Ligne 50A (Infrabel)

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Ligne 50A
Bruxelles - Ostende
Image illustrative de l’article Ligne 50A (Infrabel)
Carte de la ligne
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Villes desservies Bruxelles, Gand, Bruges, Ostende
Historique
Mise en service 1838 – 1933
Concessionnaires Chemins de fer de l'État belge (1838 – 1838)
Infrabel (SNCB) (depuis 1838)
Caractéristiques techniques
Longueur 114,3 km
Vitesse de référence 160 km/h (tronçon Bruxelles - Gand à 140 km/h, en cours de relèvement)
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 3000 V continu
Nombre de voies 2 (4 voies entre Gand et Bruges, en cours (2011) de quadruplement entre Bruxelles et Sint-Katarina-Lombeek (Denderleeuw)dans le cadre du projet RER)
Signalisation Lumineuse latérale SNCB + TBL1+
Trafic
Propriétaire Infrabel
Exploitant(s) SNCB
Trafic Voyageurs (Omnibus, InterCity, Thalys)
Fret (essentiellement du port de Zeebruges)
Schéma de la ligne

La ligne 50A est une ligne de chemin de fer belge reliant Bruxelles (gare du Midi) à Ostende, sur la côte belge. Si elle porte un seul numéro d'indice, elle se compose de deux tronçons à l'histoire et aux caractéristiques bien différentes : Entre Bruxelles et Gand, il s'agit d'une ligne express dépourvue de passages à niveaux et d'arrêts intermédiaires construite entre les deux guerres et doublant la ligne 50 (qui relie elle Gand à la gare de Bruxelles-Nord via Alost), alors qu'entre Gand, Bruges et Ostende, il s'agit du tracé originel, datant des débuts de chemin de fer en Belgique 1838.

Sur le tronçon Gand - Denderleeuw - Bruxelles converge un important trafic de voyageurs vers la capitale en provenance ou à destination de la côte belge (lignes 51/A/B vers Zeebruges, Knokke, Blankenberge via Bruges, 73 vers La Panne via Gand et Dixmude) et des provinces de Flandre-Occidentale et Flandre-Orientale en général (lignes 58 vers Eeklo via Gand, 75 vers Courtrai via Gand et Waregem, 89 vers Courtrai via Denderleeuw et Audenarde, 90 vers Grammont via Denderleeuw et Ninove, 122 vers Zottegem via Gand)

Bien qu'elle comporte un tronçon "express", sa vitesse de référence fut longtemps limitée à 140 km/h, qui était la norme lors de sa construction (elle était alors parcourue par des convois en traction vapeur). Le tracé rectiligne n'imposant toutefois pas de gros travaux pour relever la vitesse (si ce n'est de redéfinir toute la signalisation afin que la longueur des cantons soit compatible avec une vitesse et donc une distance de freinage supérieure). La vitesse de référence ne sera portée dans un premier temps qu'à 160 km/h afin de ne pas en réduire trop drastiquement la capacité. Les 200 km/h seront proposés ultérieurement sur les sections portées à 4 voies.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Le 28 aout 1838 : Inauguration du tronçon Ostende - Gand (qui n'est alors pas relié directement à la capitale, mais bien via la ligne 53 vers Malines). Ce tronçon fait partie de la branche ouest de la "croix de malines", le premier projet de réseau ferré public belge.
  • En 1856, un nouvel itinéraire entre Gand et Bruxelles via Alost, Denderleeuw et Jette est parcourable dans sa totalité, il s’agit de la Ligne 50 dont l’itinéraire est sinueux et ne permet pas de rouler à grande vitesse.
  • Le 1er juin 1923, un tronçon express reliant Gand à Denderleeuw, sur la Ligne 50 est inauguré[1]. Il permet s’affranchir de la traversée de plusieurs bifurcations (Merelbeke, Schellebelle, Alost...) et de nombreuses gares intermédiaire desservies par les trains omnibus. Un contournement de Denderleeuw est réalisé dans la foulée jusque Sint-Katarina-Lombeek où un raccordement, désormais disparu, existait sur la Ligne 50 en direction du nord de Bruxelles.
  • Le 1er mai 1933, ce tronçon express est prolongé entre la bifurcation de Sint-Katarina-Lombeek (qui est alors remaniée avec la création d’un raccordement en direction de Denderleeuw) et la gare de Bruxelles-Midi[1].

À l'époque, la jonction nord-midi n'unissait pas encore les principales gares de la capitale. Cette nouvelle ligne permettait ainsi de meilleures correspondances aux voyageurs transitant par la gare de Bruxelles-Midi.

  • Le 27 février 1954, l'électrification du tronçon Bruxelles - Gand est mise en service, suivi le 26 juin par le reste de la ligne.
  • Depuis 1994, Infrabel passe progressivement le tronçon Gand - Bruges à 4 voies. En effet, la capacité de ce dernier arrive à saturation, notamment parce que les trafics rapides de passagers y côtoient les trafics marchandises venant du port de Zeebruges et le trafic omnibus. La fin des travaux est prévue pour 2018.
  • Depuis 2005, Infrabel porte également le tronçon Bruxelles - Denderleeuw à 4 voies dans le cadre du projet de RER Bruxellois. Ce choix peut paraitre étonnant vu qu'aucun arrêt ne se trouve sur cette section. Un arrêt unique sera toutefois ajouté à hauteur d'Anderlecht (hôpital Erasme), en correspondance avec le métro bruxellois, desservi par des rames RER qui desserviront la région densément peuplée entre Ninove, Denderleeuw et Alost.

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

De nombreux ponts permettent de traverser divers cours d'eau : Le canal Bruxelles-Charleroi à la sortie de la capitale, la Dendre à proximité de Denderleeuw, l'Escaut et la Lys près de Gand ainsi que de nombreux canaux en Flandre.

En outre, le fait que le tronçon "express" entre Bruxelles et Gand évite tout passage à niveaux contribue à multiplier le nombre de passages supérieurs et inférieurs pour la circulation automobile ou pour se raccorder à d'autres lignes de chemin de fer (à la place de bifurcations à niveau).

La construction de la section entre Bruxelles et Sint-Katarina-Lombeek fut, avec la ligne 26, l’occasion de réaliser un grand nombre d’ouvrages en béton armé alors que jusqu'ici la construction en brique ou en métal dominait[2]. Beaucoup de ces ponts ont cependant disparu lors de la mise à quatre voies de la ligne[3]. Il existait également un pont Vierendeel (également disparu) qui permettait d’enjamber les faisceaux du dépôt de Forest.

Mais c'est surtout le viaduc de la Pede qui constitue un ouvrage remarquable et classé avec ses 26 arches en béton. Il fut porté de 2 à 4 voies par le renforcement de ses fondations et la pose de chevalements en métal sur chaque pilier afin de disposer une voie supplémentaire "en encorbellement" de part et d'autre des deux voies existantes.

Projets futurs[modifier | modifier le code]

  • Une fois les travaux de mise à 4 voies terminés, la vitesse sur les deux "voies rapides" sera portée à 200 km/h.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ligne 50A », sur www.belrail.be (consulté le 15 janvier 2018)
  2. Bulletin du Congrès Général des Chemins de fer, Vol IX et X, 1927 - 1928, p. 513-528 ; 746-773
  3. « Panoramio - Photo of Travaux RER », sur www.panoramio.com (consulté le 15 janvier 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]