Pont Vierendeel

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Un pont Vierendeel est un pont basé sur une structure en échelle de type Vierendeel. Ces ponts n'ont pas de maillages triangulaires comme les ponts en treillis classiques, mais ont des maillages rectangulaires. De plus, les liaisons étant rigides, contrairement aux structures en treillis habituelles, la structure résiste mieux aux contraintes de flexion[réf. nécessaire].

Les ponts Vierendeel ont été peu construits en dehors de la Belgique, car ce type de structure requiert plus de matière et était difficile à calculer avant l'arrivée des ordinateurs.

La structure "Vierendeel" est généralement employée dans les constructions où le maillage triangulaire des structures treillis classiques interférerait avec son esthétique ou ses fonctionnalités (ouvertures). Par ailleurs, les éléments constitutifs étant plus massifs (poutres peu nombreuses de forte épaisseur) qu'un assemblage de treillis, l'ensemble résiste bien à la corrosion.

Le premier pont métallique à structure Vierendeel, le pont du Waterhoek, a été construit en 1902 à Avelgem en Belgique d'après la conception et les calculs mis au point par Arthur Vierendeel en 1896. Le directeur du Service belge des Essais de Ponts, Paul Christophe, a mené plusieurs expérimentations sur ce procédé, notamment au pont de Rouillon sur la Meuse[1] (1907). Il y a beaucoup de ponts Vierendeel en Belgique en acier ou en béton, la plupart ayant été conçus par les élèves de Vierendeel (professeur d'université de génie civil).

Pont tournant Vierendeel près de Bruges.

Exemples de ponts Vierendeel[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Christophe, « Essai des matériaux », La Houille Blanche, vol. 13, no 6,‎ , p. 161-163 (DOI 10.1051/lhb/1914030)

Liens externes[modifier | modifier le code]