John Pilger

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John Pilger
Image illustrative de l’article John Pilger
John Pilger en août 2011

Naissance (79 ans)
Sydney, Australie
Nationalité australienne
Profession journaliste, scénariste et réalisateur
Spécialité correspondant de guerre
Récompenses Prix Sophie et Journalist of the Year
Site internet http://johnpilger.com/
Médias
Pays Australie
Fonction reporter
John Pilger

John Pilger, né le à Sydney (Australie, est un journaliste, scénariste et réalisateur australien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pilger a été correspondant de guerre au Viêt-nam, au Cambodge, en Égypte, en Inde, au Bangladesh et au Biafra. L'un de ses premiers films, Year Zero (Année Zéro) a attiré l'attention de la communauté internationale sur les violations des droits de l'Homme commises par les Khmers rouges au Cambodge.

Carrière[modifier | modifier le code]

Pilger a obtenu de nombreux prix de journalisme et d'associations des droits de l'Homme (le Prix Sophie en 2003), dont, deux fois, le prix britannique du Journalist of the Year.

Cet activiste anti-guerre n'a de cesse de rappeler la responsabilité de ceux qui savent, des « intellectuels », aux misères et aux violences du monde :

« Briser le mensonge du silence n’est pas une abstraction ésotérique mais une responsabilité urgente qui incombe à ceux qui ont le privilège d’avoir une tribune[1]. »

En outre, John Pilger possède son propre site web[2] où il communique ses idées et ses craintes. Selon Conspiracywatch, il est considéré comme controversé, n'hésitant pas à accuser l'administration américaine de financer un coup d'État en Ukraine lors de la crise ukrainienne débutée en 2013[3] : selon lui, « l'administration Obama a dépensé 5 milliards de dollars pour un coup d'État contre le gouvernement élu[4] » .

Critiques de son travail[modifier | modifier le code]

Georges Monbiot, journaliste au Guardian, écrit que John Pilger est « célèbre pour propager propagande et mensonges » concernant la guerre civile syrienne. John Pilger a suggéré au sujet de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun que le gouvernement syrien n'aurait pas pu mener l'attaque - Pilger prétend que le régime a détruit son arsenal chimique en 2014 - et Pilger a maintenu que « les djihadistes à Khan Sheikhoun jouent avec du sarin et des gaz neurotoxiques.... depuis des années », affirmations dont Georges Monbiot estime qu'elles ne reposent sur aucune preuve crédible[5].

Selon le journaliste Brian Whitaker, John Pilger soutient l'« explication simpliste » que la Syrie et la Russie sont agressées par les occidentaux, que les médias et gouvernements mentent, à l'exception de quelques « conteurs de vérités » désignés, comme Pilger lui-même, le controversé Robert Fisk et le journaliste d'investigation Seymour Hersh, ainsi que Vanessa Beeley qui « écrit des articles trompeurs sur la Syrie ». Pilger décrit Vanessa Beeley comme une excellente journaliste qui a son « soutien sans réserve ». John Pilger estime qu'en occident l'information sur la guerre en Syrie est de la propagande, et que ce phénomène est une « grande tradition », citant comme autres exemples le déclenchement de la guerre au Vietnam et la guerre en Irak en 2003. Il affirme n'avoir jamais connu d'époque auparavant où la pensée dominante était à ce point impliquée dans un « déluge de propagande », visant selon lui la Russie[6].

Le chercheur Azeem Ibrahim affirme que John Pilger fait partie des journalistes qui, par la couverture qu'ils font du conflit en Syrie, permettent à Bachar el-Assad de poursuivre ses crimes. Selon lui, Pilger a participé à semer la confusion : « en décrivant toute opposition à Assad comme « Al Qaeda » et en peignant Assad comme la véritable victime de l'agression américaine, ils ont brouillé les cartes. Les arguments en faveur d'une action contre Assad reçoivent moins d'audience publique grâce au travail de leurs plumes »[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Last Day (1975)
  • Aftermath: The Struggles of Cambodia and Vietnam (1981)
  • The Outsiders (avec Michael Coren, 1984)
  • Heroes (1986)
  • A Secret Country (1989)
  • Distant Voices (1992 et 1994)
  • Hidden Agendas (1998)
  • Reporting the World: John Pilger's Great Eyewitness Photographers (2001)
  • The New Rulers of the World (book)|The New Rulers of the World (2002)
  • Tell Me No Lies: Investigative Journalism and its Triumphs (2004)
  • Freedom Next Time (2006)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Pilger, « Négation d’Holocauste, ou le silence de ceux qui savent », sur Investig'Action, (consulté le 11 décembre 2014)
  2. http://johnpilger.com/
  3. « Washington a-t-il vraiment dépensé 5 milliards de dollars pour financer un « coup d’Etat » en Ukraine ? », Conspiracywatch,‎ (lire en ligne)
  4. (en) John Pilger, « Why the Rise of Fascism is Again the Issue », CounterPunch,‎ (lire en ligne)
  5. (en) George Monbiot, « A lesson from Syria: it’s crucial not to fuel far-right conspiracy theories | George Monbiot », sur the Guardian, (consulté le 26 septembre 2018)
  6. (en) « Telling it like it isn't: John Pilger and the Syria truthers », al-bab.com,‎ (lire en ligne)
  7. (en-US) Azeem Ibrahim, « How the hard left's useful idiots are supporting Assad's war crimes », sur Huffington Post, (consulté le 26 septembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]