Jeanne Galzy

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Jeanne Galzy
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Portrait de Jeanne Galzy âgée de 18 ans
Nom de naissance Jeanne Baraduc
Naissance
Montpellier, France
Décès
Montpellier, France
Nationalité Drapeau de France Française
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Jeanne Galzy, née Jeanne Baraduc en 1883 et morte en 1977, est une femme de lettres françaiseRomancière et biographe, elle est aussi poétesse, essayiste, critique littéraire (membre du Prix Femina) et dramaturge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne Galzy est née Louise Jeanne Baraduc le à Montpellier. Ses parents sont Léon Baraduc, négociant en mercerie de gros, et Émilie Blanche Guillot[1]. Jeanne Galzy est le nom de son arrière grand-mère. Sa sœur cadette Berthe a écrit deux romans pour enfants. Jeanne grandit à Montpellier dans un milieu protestant, y commence des études supérieures en auditrice bénévole. Elle poursuit ses études supérieures en montant à Paris : elle est Sévrienne et sort de l'École normale supérieure titulaire d'une agrégation de lettres classiques[1]

Durant ses premières années d'enseignement, elle souffre d'une maladie des os (la tuberculose osseuse, dite la maladie de Pott) qui la conduit en convalescence à Berck[1]. Elle se sert de cette expérience pour écrire Les Allongés, qui emporte le Prix Femina en 1923, devant Henri de Montherlant et Joseph Kessel[2]. Elle écrit par la suite de nombreux romans, dont L'Initiatrice aux mains vides en 1929[3] et Jeunes filles en serre chaude en 1934[4] où elle aborde le thème du lesbianisme[5].

En 1969, elle commence une tétralogie située en Camargue, dans le milieu protestant au début du XXe siècle, La Surprise de vivre[6].

Elle devient membre du jury du Prix Femina dans les années 1940 et le reste jusqu'à sa mort en 1977.

Jeanne Galzy a donné son nom à un bâtiment de l'Université Montpellier III, à un Club de loisirs pour le troisième âge et une impasse, à Montpellier[2], ainsi qu'à une impasse à Jacou et une rue à Baillargues.

Elle meurt le à Montarnaud[7] et est inhumée au cimetière protestant de Montpellier[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Ensevelie, Mercure de France, 1911.
  • Les Allongés, Payot, 1919 ; réédition F. Rieder et cie, 1924 ; rééd. Ferenczi et fils ; rééd. Gallimard, 1975.
  • La Femme chez les garçons, F. Rieder et cie, 1924 ; réédition Ferenczi et fils, 1932
  • La Grand Rue, Rieder et cie, 1925 ; réédition Ferenczi et fils.
  • Le Retour dans la vie, F. Rieder et cie, 1926 ; réédition Ferenczi et fils.
  • Sainte Thérèse d'Avila, 1927.
  • Les Démons de la solitude, 1931.
  • L'Initiatrice aux mains vides, Ed. Rieder, 1929.
  • Jeunes filles en serre chaude, Gallimard, 1934.
  • Le Village rêve, NRF, 1935.
  • Catherine de Médicis, NRF « Leurs figures », 1936.
  • Les Démons de la solitude, Rieder, 1936.
  • Margot, reine sans royaume, NRF « Leurs figures », 1939.
  • Les Oiseaux des îles, NRF, 1941.
  • Pays perdu, NRF, 1943.
  • Diane de Ganges, Lyon, Gutenberg, 1945 ; rééd. sous le titre Le Dieu terrible, Diane de Ganges, SEPE, Paris, 1949. — biographie de Diane de Joannis de Chateaublanc
  • La Cage de fer, NRF, 1946.
  • George Sand, Julliard, 1950.
  • La Femme étrangère, 1950.
  • L'Image, Gallimard, 1952.
  • La Jeunesse déchirée, 1952.
  • Le Parfum de l'Œillet, Gallimard, 1956.
  • Celle qui vint d'ailleurs, 1958.
  • La Fille, 1961
  • La Surprise de vivre
    • La Surprise de vivre, Gallimard NRF, 1969 ; Double Interligne, 1997.
    • Les Sources vives : la surprise de vivre II, NRF, 1971.
    • La Cavalière : la surprise de vivre III, NRF, 1974 ; Double Interligne, 2000.
    • Le Rossignol aveugle : la surprise de vivre IV, NRF, 1976.
  • J'écris pour dire que je fus... Poèmes 1910-1921, Inclinaison, 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Huard, Jeanne Galzy, romancière ou la surprise de vivre, Éditions Inclinaison, (ISBN 9782916942094, OCLC 424138272)[8].
  • Jacques Proust, « Eloge de Mme Jeanne Galzy », Bulletin de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, vol. Tome 10,‎ .
  • Jacques Angleviel, Montpellier du Second Empire à la guerre de 14-18 d’après l’œuvre de Jeanne Galzy, Mémoire de maîtrise, Université de Montpellier III, .
  • Paula Dumont, Entre femmes - 300 œuvres lesbiennes résumées et commentées, Éditions l'Harmattan, .
  • Michèle Verdelhan-Bourgade, « Jeanne Galzy ou comment la région devient roman », Bulletin de l'Académie des Sciences et des Lettres de Montpellier., vol. 48,‎

Divers[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Huard 2009
  2. a et b « Jeanne Galzy : découverte d'une grande romancière », Marie France, magazine féminin,‎ (lire en ligne)
  3. a et b « Jeanne Galzy et les autrices aujourd'hui, Languedoc-Roussillon livre et lecture », sur www.lr2l.fr (consulté le 12 février 2018)
  4. Valérie Triweiler, « Littérature érotique: Libres et sensuelles... », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Jennifer Waelti-Walters, Damned Women: Lesbians in French Novels, 1796-1996, McGill-Queen's Press - MQUP, (ISBN 9780773521100, lire en ligne)
  6. « pierresvives | Jeanne Galzy, romancière montpelliéraine », sur pierresvives.herault.fr (consulté le 12 février 2018)
  7. Raymond Huard, Jeanne Galzy, romancière, ou, La surprise de vivre, Inclinaison, 2009, p. 163
  8. Andréani, Roland, « La vie et l’oeuvre de Jeanne Galzy : Huard (Raymond), Jeanne Galzy romancière ou la surprise de vivre, Uzès, Inclinaison, 2009 », Annales du Midi, vol. 121, no 267,‎ (lire en ligne)