Catherine Pozzi

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Catherine Pozzi
Catherine Pozzi at 18.jpg

Catherine Pozzi, en costume de cavalière, à Pau, vers 1900

Biographie
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Catherine Pozzi, née le à Paris et morte dans la même ville le , est une poétesse et femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catherine Pozzi naît dans « le milieu du Tout-Paris aristocratique et bourgeois de la fin du XIXe siècle » [1] de Samuel Pozzi, d'une famille protestante, chirurgien, premier titulaire de la chaire de gynécologie à la faculté de médecine de Paris, et de Thérèse Loth-Cazalis, « héritière de la grande bourgeoisie catholique lyonnaise, apparentée par sa mère au poète Henri Cazalis (Jean Lahor) et au peintre Frédéric Bazille »[2].

La famille, brillante et cultivée, reçoit et fréquente les salons parisiens où l'on rencontre des artistes, des écrivains (Leconte de Lisle, Alexandre Dumas fils, José-Maria de Heredia …) [3], des hommes de science ou des hommes politiques. Georges Clemenceau est un ami de Samuel Pozzi. Catherine aura deux frères cadets, Jean (né en 1884), qui deviendra diplomate, et Jacques (né en 1896). Jeune, elle étudie avec des précepteurs ; elle suit des cours de piano avec Marie Jaëll [4], pratique le tennis et l’équitation. Dès l’âge de 10 ans, elle commence à tenir un premier Journal [5].

En 1907, elle étudie un trimestre à Oxford, au Saint Hugh's College, une institution alors réservée aux jeunes filles. Mais bien qu'admise à revenir à l'automne, elle renoncera, sous la pression de sa mère, à y poursuivre ses études [6].

En janvier 1909, à 26 ans, elle épouse, sans conviction, un jeune commis d'agent de change à la Bourse de Paris, Édouard Bourdet, de cinq ans son cadet, qui allait rapidement devenir un auteur dramatique à succès [7]. En octobre 1909 naît leur fils Claude [8].

Durant l'été 1912, apparaissent les symptômes de la tuberculose dont, déjà asthmatique, elle souffrira désormais jusqu’à sa mort [9]. En 1913, elle fait la connaissance d'André Fernet, auditeur au Conseil d'État, jeune auteur de deux pièces de théâtre, avec lequel « elle vécut une relation amoureuse platonique et qui mourut pendant la guerre » [10]. À partir de 1916 et jusqu'à sa mort, au 1er janvier de chaque année, Catherine Pozzi ouvrira son journal par une invocation à André Fernet : « Ma vie, mon esprit... » [11].

En 1918, alors qu'elle réside à Montpellier avec sa mère, elle apprend que son père a été assassiné par un de ses anciens patients [12].

Elle passe avec succès en octobre 1919, à 37 ans, les examens de la première partie du baccalauréat [13]. Reçue à la deuxième partie en octobre 1927, « elle décide d'entreprendre des études de biologie à la Faculté des Sciences à Paris » [14].

Elle est l’amie de Rainer Maria Rilke avec qui elle correspondra en 1924-1925 [15], Anna de Noailles, Jean Paulhan (rédacteur en chef de La Nouvelle Revue française), Colette, Henri de Régnier, Pierre Jean Jouve entre autres.

Elle entame en 1920 une liaison tumultueuse avec Paul Valéry, qui durera huit ans et donnera lieu à une importante correspondance. La rupture avec celui-ci l'éloignera du Paris des salons et provoquera chez elle un pénible sentiment de solitude.

Au début des années trente, elle se lie avec Raïssa - qui « me plaît absolument » - [16] et Jacques Maritain [17] - « grand plaisir de l'intelligence » - [18], ainsi qu'avec Louis Massignon. Très affectée par la maladie qui la fait souffrir, elle écrit à ce dernier, en 1931 : « Je suis un des points singuliers par où la souffrance de la planète rayonne » [19].

Elle meurt à Paris le , minée par la tuberculose, la morphine et le laudanum. Elle est inhumée aux côtés de sa mère au cimetière Beauferrier de Bergerac [20], en Dordogne, non loin de la propriété familiale de La Graulet [21] où elle fit tant de séjours : « La Graulet ! La Graulet ! Quand serai-je là-bas ? Loin de Paris et de ses misères, La Graulet, champs verts pleins de fleurs, herbes hautes qui vous cachent tout entier, sources pures courant sous la mousse... repos, repos, repos sous les vieux arbres ! Loin, loin, loin, bien loin de Paris et de ses misères. Oh mon cher Périgord ! »[22].

Cette « grande jeune femme, gracieuse et laide » (Jean Paulhan) [23], élégante, sportive, lucide, mais aussi intransigeante et orgueilleuse, fut toute sa vie, face à la souffrance, assoiffée d’absolu - « ma soif exaspérée d'amour » - [24] et tourmentée du besoin de croire.

Ses traits ont été fixés dans un tableau de Raymonde Heudebert[25].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Catherine Pozzi est connue surtout pour six poèmes, publiés en 1935, après sa mort, dans la revue Mesures[26] et qu’elle considérait comme son testament littéraire : Ave, Vale, Scopolamine, Nova, Maya et Nyx. De ces poèmes qu'elle commença à écrire en 1926, « selon sa stricte volonté, un seul, Ave, a été publié de son vivant dans la NRF du 1er décembre 1929 » [27]. Le dernier, Nyx (« la nuit » en grec), composé « d’un trait », le 5 novembre 1934 « un mois avant de mourir, est inspiré par un sonnet de Louise Labé, elle aussi « de Lyon et d'Italie », à qui il est dédié [28].

Elle écrit une nouvelle épistolaire autobiographique, Agnès, publiée dans la NRF le 1er février 1927 « sous les initiales énigmatiques C.K. » et que Jean Paulhan qualifie de « fraîche merveille » [29]. Selon Lawrence Joseph, un de ses biographes, « la rédaction finale d'Agnès date de la dernière phase de [ses relations avec Valéry] et témoigne d'un effort pour s'arracher à la domination intellectuelle de Valéry » [30]. À son imaginaire amant - « Mon cher, cher amour, mon amour au dur sourire » - qu'elle appelle pour ainsi dire à l'existence, Agnès dit par avance : « Je vous donnerai toutes les lettres dès que je vous rencontrerai, quand vous existerez vraiment. Vous saurez tout de suite si, oui ou non, je vaux l'amour. » Pour se demander ensuite : « Tout cet amour qui n'est pris par personne, qui sait où il va ? » [31]. La nouvelle, dédiée à Audrey Deacon (1884-1904), « une Américaine belle et fantasque » rencontrée en 1903 [32], connaîtra immédiatement un grand succès.

Elle laisse « une sorte d'essai métaphysique » [33] commencé vers 1915 et resté inachevé : Peau d’âme, qui portera longtemps (dans son Journal) le titre De libertate et répond, suivant ses propres termes, à « l'aube du désir d'écrire pour cette âme-là ... (...) la future moi, le corps de l'âme de moi qui aura besoin de MOI...» [34]. Selon Pierre Boutang qui en fit un long commentaire, « l'Idée qui la tient, où le livre, son livre, s'est fait plus qu' une personne : devenu le champ d'une lutte pour l'immortalité - l'immortalité personnelle est plus que la personne qu'elle fait échapper au temps » [35]. Peau d'âme fut publié dès 1935, avec une introduction de Gérard d'Houville (Marie de Régnier) [36]. Dans un compte-rendu de Peau d'âme publié par la NRF (1er mars 1936), Julien Lanoë écrit : « L'allure de Catherine Pozzi, sa vitesse légère, sa démarche noble, sa lumineuse désinvolture donnent un prix inestimable à ce testament si particulier » [37].

En 1929-1930, elle écrira pour Le Figaro quelques articles scientifiques [38], ainsi qu'une longue présentation, sous le titre Nous, vus de l'Est ..., de l'ouvrage de son ami Ernst Robert Curtius sur La France. Introduction à la culture française [39].

Plus récemment, la publication en 1987 de son Journal (1913-1934) puis, en 1995, de son Journal de jeunesse (1893-1906) « a permis la seconde naissance de cet écrivain inclassable, poète, diariste mais aussi nouvelliste, essayiste, épistolière » [40].

Ses correspondances avec Rainer Maria Rilke, Jean Paulhan ou Ernst Robert Curtius [41] ont été publiées et abondamment commentées. Ce qui a été publié de sa correspondance avec Paul Valéry ne représente en fait qu’une petite partie des lettres échangées, celles ayant survécu au souhait exprimé par Catherine Pozzi dans son testament que ces lettres soient détruites [42].

Le 6 juillet 2003, dans la série « Une vie, une œuvre », France-Culture a diffusé une émission consacrée à Catherine Pozzi, produite par Catherine Soullard.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « L’horreur de ma vie, c’est la solitude. Parce que je suis une infirme. Je ne puis pas joindre les autres, jamais. De là, ces intoxications par un sentiment, et ces débauches de matière spirituelle. » (Journal, 15 mai 1927)
  • « Ce qui ne peut devenir nuit ou flamme, il faut le taire. » (Journal, 18 octobre 1921)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Catherine Pozzi[modifier | modifier le code]

  • Catherine Pozzi, Très haut amour - Poèmes et autres textes, éd. de Lawrence Joseph et Claire Paulhan, Gallimard, coll. « Poésie » n° 378, Paris, 2002, 156 p. (ISBN 9782070421053)
  • Catherine Pozzi, Poèmes, Gallimard, coll. Métamorphoses n° 55, Paris, 1959, 48 p. (ISBN 2070252248)
  • Catherine Pozzi, Œuvre poétique, texte établi par Lawrence Joseph, La Différence, coll. « Littérature », Paris, 1988, 180 p. (ISBN 9782729103194)
  • Catherine Pozzi, Agnès, présentation de Lawrence Joseph, La Différence, coll. « Minos », Paris, 1988 et 2e éd. 2002, 64 p. (ISBN 9782729114138)
  • Catherine Pozzi, Peau d'âme, préface de Lawrence Joseph, La Différence, coll. « Philosophia perennis », Paris, 1990, 144 p. (ISBN 9782729104740)
  • Catherine Pozzi, Rainer Maria Rilke, Correspondance 1924-1925, présentation de Lawrence Joseph, La Différence, coll. « Littérature », Paris, 1990, 93 p. (ISBN 9782729104726)
  • Catherine Pozzi & Jean Paulhan, Correspondance 1926-1934, édition établie par Françoise Simonet-Tenant, Éditions Claire Paulhan, coll. « Pour mémoire », Paris, 1999, 216 p. (ISBN 9782912222060)
  • Catherine Pozzi, Paul Valéry, La flamme et la cendre - Correspondance, édition de Lawrence Joseph, Gallimard, coll. « Blanche », Paris, 2006, 720 p. (ISBN 9782070772544)
  • Catherine Pozzi, Journal : 1913-1934, préface de Lawrence Joseph, texte établi et annoté par Claire Paulhan, Ramsay, Paris, 1987, 678 p. Réédition chez Seghers en 1990. Reprise en 1997, sous nouvelle couverture rempliée rouge, par les Éditions Claire Paulhan. Réédition chez Phébus, coll. « Libretto », Paris, 2005 (édition augmentée, 798 p.), (ISBN 9782752900449)
  • Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893-1906, Éditions Verdier, Paris, 1995. Édition reprise, en 1997, sous nouvelle couverture rempliée coquille, par les Éditions Claire Paulhan, 290 p. (ISBN 9782912222022)

Biographies et études[modifier | modifier le code]

  • Agnès Besson, Lou Andreas-Salomé, Catherine Pozzi, Deux femmes au miroir de la modernité, L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », Paris, 2010, 378 p. (ISBN 9782268069333)
  • Pierre Boutang, Karin Pozzi et la quête de l'immortalité, La Différence, coll. « Mobile Matière », Paris, 1991, 343 p. (ISBN 9782729106546)
  • Nicolas Cavaillès, L'Élégance et le Chaos - Correspondance de Catherine Pozzi avec Raïssa et Jacques Maritain, Hélène Kiener, Audrey Deacon, Éditions Non Lieu, Paris, 2011, 268 p. (ISBN 9782352701033)
  • Mireille Diaz-Florian, Catherine Pozzi. La vocation à la nuit, préface de Claire Paulhan, Aden, coll. « Le cercle des poètes disparus », Bruxelles, 2008, 347 p. (ISBN 9782848400150)
  • Lawrence Joseph, Catherine Pozzi. Une robe couleur du temps, La Différence, Paris, 1988, 340 p. (ISBN 9782729103187)
  • Anne Malaprade, Catherine Pozzi, architecte d'un univers, Larousse, coll. « Jeunes talents » Paris, 167 p. 1994 (ISBN 9782035200310)
  • François-Bernard Michel, Prenez garde à l'amour - Les muses et les femmes de Paul Valéry, Grasset, coll. « Cahiers Rouges », Paris, 2003, 220 p. (ISBN 9782246653295)
  • Françoise Simonet-Tenant, Catherine Pozzi : le Journal comme laboratoire de l'oeuvre, Item - En ligne, mis en ligne le 01 septembre 2007
  • Françoise Simonet-Tenant, Le cahier août-décembre 1927 de Catherine Pozzi, Genesis - En ligne, 32 | 2011, mis en ligne le 25 septembre 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claire Paulhan, Avant-propos, in : Catherine Pozzi,Très haut amour - Poèmes et autres textes, Poésie / Gallimard, Paris, 2002, p. 7
  2. Claire Paulhan, Repères biographiques, in : Catherine Pozzi,Très haut amour - Poèmes et autre textes, Poésie / Gallimard, Paris, 2002, p. 111
  3. Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893-1906, Éditions Claire Paulhan, Paris, 1997, p. 12
  4. Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893-1906, Éditions Claire Paulhan, Paris, 1997, p. 188. En 1914, Catherine Pozzi publiera un article sur Le problème de la beauté musicale et la science du mouvement intelligent: l'œuvre de Marie Jaëll - BNF Gallica. Voir : Les Cahiers Alsaciens, N° 14, Strasbourg, 1914, p. 96 et suiv.
  5. Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893 - 1906, Éditions Verdier, Paris, 1995. Édition reprise, en 1997, sous nouvelle couverture rempliée coquille, par les Éditions Claire Paulhan
  6. Lawrence Joseph, Préface à Catherine Pozzi, Journal 1913 - 1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 15
  7. C'est au cours de leur voyage de noces à Cannes que Bourdet se met à écrire Le Rubicon, la pièce qui va le lancer et qui « reflète, de toute évidence, la situation du jeune homme : son personnage principal, Germaine, est une épousée de fraîche date dont le mari n'a pas su faire la conquête. » Voir : Lawrence Joseph, Préface à Catherine Pozzi, Journal 1913-1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 16. Compte-rendu de la pièce de Bourdet - « une très jolie chose » - dans : Journal amusant, 29 janvier 1910, p. 11 et dans Comœdia illustré, 1er mars 1910, p. 306
  8. Catherine Pozzi et Édouard Bourdet se sépareront dès la fin de la Première Guerre mondiale, leur divorce étant prononcé en 1921. Voir : Claire Paulhan, Repères biographiques, in : Catherine Pozzi, Très haut amour - Poèmes et autres textes, Poésie / Gallimard, Paris, 2002, p. 113. Sur Édouard Bourdet et Catherine Pozzi, voir également sur le site de l'Association de la Régie Théâtrale : Geneviève Latour, Édouard Bourdet ou L'Ideal témoin du XXe siècle
  9. Lawrence Joseph, Préface à Catherine Pozzi, Journal 1913-1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 17
  10. Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893-1906, Éditions Claire Paulhan, Paris, 1997, p. 246. André Fernet, né en 1886, ancien élève de l'École des Sciences Politiques, pilote aviateur durant la Première Guerre mondiale, « est tué au cours d’un combat aérien le 1er juin 1916 aux commandes du Caudron G4 n° 2474, dans les environs de Château-Bréhain (Moselle).» Croix de guerre avec palme, citation à l'ordre de l'armée (1915), chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Voir : Portrait d'André Fernet (1886 - 1916)
  11. Excepté en 1927 et 1931. Pierre Boutang fait une analyse de L'invocation à André Fernet, ses variantes de 1917 à 1934, in : Karin Pozzi et la quête de l'immortalité, La Différence, « Mobile Matière », Paris, 1991 p. 307 et suiv.
  12. Catherine Pozzi, Journal 1913-1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 111
  13. « Enfin, étonnante expérience. Ils m'ont donné la Mention. » Voir : Catherine Pozzi, Journal : 1913-1934, Éditions Ramsay, Paris, 1987, p. 112
  14. Claire Paulhan, Repères biographiques, in : Catherine Pozzi, Très haut amour - Poèmes et autres textes, Poésie / Gallimard, Paris, 2002, p. 112-113. « Des sciences, pour faire après de la philosophie. » avait-elle répondu à l'examinateur de son épreuve orale de philosophie qui, après l'avoir félicitée pour son écrit « Vous avez fait un devoir remarquable » s'enquérait « Serait-ce très indiscret de ma part de vous demander ce que vous allez faire à présent ? » Voir : Catherine Pozzi, Journal : 1913-1934, Éditions Ramsay, Paris, 1987, p. 396
  15. Catherine Pozzi, Rainer Maria Rilke, Correspondance 1924-1925, prés. Lawrence Joseph, La Différence, coll. « Littérature », Paris, 1990
  16. 24 février 1931. Voir : Catherine Pozzi, Journal 1913 - 1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 607
  17. Voir : Nicolas Cavaillès, L'Élégance et le Chaos - Correspondance de Catherine Pozzi avec Raïssa et Jacques Maritain, Hélène Kiener, Audrey Deacon, Éditions Non Lieu, Paris, 2011
  18. Catherine Pozzi, Journal 1913-1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 606
  19. Lettre à Louis Massignon, 20 mars 1931. Cité d'après : Jacques Keryell (sous la dir.), Louis Massignon et ses contemporains, Éditions Karthala, Paris, 1997, p. 54
  20. Collectif Sarka-SPIP, « BERGERAC (24) : cimetière Beauferrier - Cimetières de France et d'ailleurs », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le 12 novembre 2016)
  21. La propriété de La Graulet fut apportée en dot dans la famille Pozzi par Inès Escot-Meslon, la mère de Samuel Pozzi. Voir : Lawrence Joseph, Préface à Catherine Pozzi, Journal 1913 - 1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 11
  22. 12 mars 1898. Voir : Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893-1906, Éditions Claire Paulhan, Paris, 1997, p. 136
  23. Jean Paulhan, Lettre à Dominique de Roux, fac-similé reproduit dans : Dominique de Roux, Maison jaune, Christian Bourgois Éditeur, Paris, 1969, p. 145
  24. 29 mai 1905. Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893-1906, Éditions Claire Paulhan, Paris, 1997, p. 250
  25. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, Tome 7 page 18.
  26. Mesures, N° 3, 15 juillet 1935. Voir : Mesures - Cahiers trimestriels (1935-1940)
  27. Claire Paulhan, Avant-propos, in : Catherine Pozzi, Très haut amour - Poèmes et autres textes, Poésie / Gallimard, Paris, 2002, p. 14
  28. On peut lire dans le Journal de Catherine Pozzi (5 novembre 1934) : « Je ne sais quoi m'a fait prendre Louise Labbé (sic) et d'un trait j'ai écrit pour cette fille de mon pays, sur une consonance d'elle : NYX ». Le poème qui porte la dédicace suivante : « À Louise aussi de Lyon et d'Italie », commence ainsi : « Ô vous mes nuits, ô noires attendues... », faisant en effet référence au Sonnet II de Louise Labé : « Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés / Ô chauds soupirs, ô larmes épandues / Ô noires nuits vainement attendues / Ô jours luisants vainement retournés ! » (transposition en français moderne). Voir : Claire Paulhan, préface à Catherine Pozzi, Très haut amour - Poèmes et autres textes, Gallimard, Paris, 2002, p. 15. Catherine Pozzi était originaire de Lyon par sa mère et d'Italie par la famille de son père
  29. Lawrence Joseph, Préface à : Catherine Pozzi, Agnès, La Différence, coll. "Minos", Paris, 2002, p.12
  30. Lawrence Joseph, Préface à : Catherine Pozzi, Agnès, La Différence, coll. "Minos", Paris, 2002, p. 11
  31. Catherine Pozzi, Agnès, La Différence, coll. "Minos", Paris, 2002, p.22-23
  32. Lawrence Joseph, Préface à : Catherine Pozzi, Agnès, La Différence, coll. "Minos", Paris, 2002, p. 9. Ida Audrey Deacon, née à Paris dans une famille bien connue de Boston , aux États-Unis, fut éduquée en France et en Angleterre, après le divorce - dans des circonstances dramatiques - de ses parents. Elle était la deuxième de quatre filles dont l'aînée, Gladys (1881-1977), fut célèbre pour sa beauté. Catherine Pozzi la rencontra en Engadine durant l'été 1903 : « Elle s'appelait Audrey Deacon. Je l'ai aimée. Je n'avais jamais rien aimé. Nous nous sommes vues deux mois tout le jour de tous les jours ; elle m'a écrit un an. Elle est morte à 19 ans à Florence en criant mon nom. » Voir : Catherine Pozzi - Paul Valéry, La flamme et la cendre - Correspondance (Édition de Lawrence Joseph), Gallimard, Paris, 2006, p. 107 et Catherine Pozzi, Journal de Jeunesse 1893 - 1906, Éditions Verdier, Paris, 1995, p. 233 - 241
  33. Jean Paulhan, Lettre à Dominique de Roux, fac-similé reproduit dans : Dominique de Roux, Maison jaune, Christian Bourgois Éditeur, Paris, 1969, p. 145
  34. Catherine Pozzi, Journal 1913-1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 579.
  35. Pierre Boutang, Karin Pozzi et la quête de l'immortalité, La Différence, « Mobile Matière », Paris, 1991, p. 53
  36. Catherine Pozzi (C.K.), Peau d'âme, Introduction de Gérard d'Houville, Éditions R.A. Corrêa, Paris, 1935
  37. Julien Lanoë, Peau d'âme; Poèmes, par Catherine Pozzi, La Nouvelle Revue Française, N° 270, 1er mars 1936, p. 429-430
  38. Catherine Pozzi, Journal 1913-1934, Éditions Claire Paulhan - Phébus Libretto, Paris, 2005, p. 767
  39. Le Figaro, 20 juillet 1930 - BNF Gallica
  40. Françoise Simonet-Tenant, Introduction à Catherine Pozzi & Jean Paulhan - Correspondance 1926 - 1934, Éditions Claire Paulhan, Paris, 1999, p. 7
  41. Lawrence Joseph (éd.) Ernst Robert Curtius : Lettres à Catherine Pozzi (1928-1934). Actes du Colloque de Mulhouse et Thann, janvier 1992. Éditions Honoré Champion, Paris, 1995, p. 329 - 392
  42. « Je veux et entends que les lettres et papiers de la main de Mr. Paul Valéry soient détruits par mon exécuteur testamentaire, devant témoin ». Selon le procès-verbal dressé par le notaire de Catherine Pozzi : « il a été brûlé, tant dans une cheminée d’une pièce au rez-de-chaussée que dans les foyers du chauffage central de l’immeuble sis à Paris 47 avenue d’Iéna : neuf cent cinquante-six lettres, dessins et photos provenant de Monsieur Paul Valéry et trois cent quatre-vingts lettres émanant de Madame Pozzi. » Voir : Catherine Pozzi - Paul Valéry, La flamme et la cendre - Correspondance (Édition de Lawrence Joseph), Gallimard, Paris, 2006, p. 23