Jean Ier de Viennois

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Jean Ier de Viennois
Jean Ier de Viennois (Album du Dauphiné).
Jean Ier de Viennois (Album du Dauphiné).

Titre Dauphin de Viennois
(1269-1282)
Autre titre Comte d’Albon, de Grenoble, d’Oisans, de Briançon et d’Embrun
Prédécesseur Guigues VII
Successeur Anne et
Humbert Ier
Biographie
Dynastie Maison capétienne de Bourgogne, rameau du Viennois
Naissance
château de Bonneville
Décès
château de Bonneville
Père Guigues VII, dauphin de Viennois
Mère Béatrice de Faucigny
Conjoint Bonne de Savoie

Dauphin of Viennois Arms.svg

Jean Ier de Viennois, né en 1264, mort à château de Bonneville le , d’une chute de cheval, est dauphin de Viennois, comte d’Albon, de Grenoble, d’Oisans, de Briançon et d’Embrun de 1269 à 1282. Il est le fils de Guigues VII, dauphin de Viennois, et de Béatrice de Faucigny.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean et le fils du dauphin de Viennois, Guigues VII, et de Béatrice de Faucigny (aussi appelée Béatrice de Savoie)[1], fille du comte Pierre II de Savoie.

Lors de la guerre de succession opposant Béatrice de Savoie, dite « la Grande Dauphine », à son oncle, Philippe de Savoie, frère et héritier du comte de Savoie Pierre II, et sa tante, Béatrice de Thoire-Villars, la Grande Dauphine et son fils sont capturés[2],[3].

Âgé de cinq ans à la mort de son père, ce fut sa mère qui prit la régence[4].

Après avoir été promis à la fille de Robert II de Bourgogne, il est fiancé à Bonne de Savoie (1275 - †1300), fille d’Amedée V, comte de Savoie et de Sibylle de Baugé. Le mariage a lieu en 1280[1],[5].

Il meurt deux ans plus tard, le jeudi 24 septembre 1282, dans les environs de Bonneville, des suites d'une mauvaise chute de cheval[6],[7],[8],[1],[2], sans laisser de descendance. D'après son testament, le Dauphiné revient à sa sœur Anne, dite aussi Anne de Bourgogne (1255-1298), et à son époux, Humbert de la Tour du Pin, qui devient dès lors Humbert Ier de Viennois[2]. En réalité, la Grande Dauphine fait de leur fils Jean l'héritier[6].

Afin d'accueillir la sépulture de son unique fils, Béatrix fonde, au sud de la ville de Taninges, une chartreuse pour accueillir la dépouille de son fils et prier pour son âme[9] (Charte de fondation du )[10]. En attendant la fin des travaux de l'ensemble et notamment du caveau funéraire, le corps de Jean est déposé dans l'abbaye de Sixt[11]. Cependant, lors des fouilles archéologiques exécutées dans les années 1970 afin de réhabiliter la Chartreuse, aucun corps ne fut retrouvé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Carrier, La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge : Économie et société (fin XIIIe début XIVe siècle), L'Harmattan, coll. « Logiques historiques », , 620 p. (ISBN 978-2-74751-592-4), p. 29. .
  • Hilaire Feige, « Histoire de Mélan », Mémoires et documents, vol. 20,‎ , p. 518 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gilles-Marie Moreau, Le Saint-Denis des Dauphins : Histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble, L'Harmattan, , 293 p. (ISBN 978-2-29613-062-3), p. 20-21.
  2. a, b et c Carrier 2001, p. 36.
  3. Feige 1898, p. 12.
  4. Feige 1898, p. 13.
  5. Feige 1898, p. 13-14.
  6. a et b Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », (ISBN 978-2-8420-6342-9, présentation en ligne), p. 67.
  7. Feige 1898, p. 14.
  8. Société d'histoire et d'archéologie de Genève, Bulletin, Volume 9, 1949, p. 11.
  9. Feige 1898, p. 15.
  10. Feige 1898, p. 23.
  11. Feige 1898, p. 31.