Jacques Monory

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Jacques Monory
Jacques Monory 2009.jpg
Jacques Monory en 2009.
Naissance
Décès
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Jacques Monory est un artiste peintre français né le à Paris et mort le dans la même ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vue sur l'installation Jacques Monory à la Richard Taittinger Gallery dans le Lower East Side (2018).

Jacques Monory naît le [1],[note 1] à Paris

Après une formation de peintre-décorateur à l'école des Arts appliqués de Paris, Jacques Monory travaille dix ans chez l'éditeur d'art Robert Delpire, où il se trouve en contact avec l'univers de la photo.

Il est l'un des principaux représentants du mouvement de la figuration narrative qui, au milieu des années 1960, s'est opposé à la peinture abstraite avec, notamment, les peintres Hervé Télémaque, Erró, Bernard Rancillac, Peter Klasen, Eduardo Arroyo, Valerio Adami[2]. Profondément préoccupé par la violence de la réalité quotidienne, les tableaux de Monory suggèrent des atmosphères lourdes et menaçantes[3]. Les thèmes sont développés à travers des séries et les images qu'il utilise sont directement issues de la société contemporaine. Des emprunts photographiques et cinématographiques, le recours à la monochromie, la froideur de la touche et de la composition caractérisent un style singulier et engagé dans la représentation, et baignent souvent dans un camaïeu de bleu.

Jacques Monory réalise plusieurs films dont le premier EX-, film expérimental en 1968[4] puis, Brighton Belle 1974, La Voleuse 1984, Le moindre geste peut faire signe 1988.

Il meurt le dans sa ville natale[5]. Il est inhumé au cimetière de Château-Chalon où il aimait se rendre chaque été pour peindre et se ressourcer dans sa résidence.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Document bleu, éditions Chorus 1970,
  • Diamondback, Christian Bourgois éditeur 1979,
  • Rien ne bouge assez vite au bord de la mort (avec Daniel Pommereulle), éditions Pierre Bordas et fils 1984,
  • Quick, 3 petites nouvelles sinistres, éditions Monsieur Bloom 1987,
  • 3'30, éditions Jannink 1993,
  • Angèle, éditions Galilée 2005,
  • Ecrits, entretiens, récits, Jacques Monory, Beaux-Arts de Paris éditions 2014.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Séries de peintures, selon le site officiel de l'artiste[6]:

  • 1966 : La Fin de Madame Gardénia
  • 1968-1969 : Meurtres
  • 1969-1971 : Velvet Jungle
  • 1970-1972 : Dreamtigers
  • 1971-1972 : Mesures
  • 1971-1974 : N.Y. et U.S.A.
  • 1972 : Rêves
  • 1972-1974 : Les Premiers Numéros du catalogue mondial des images incurables
  • 1973-1976 : Hommage à Caspar David Friedrich
  • 1974-1975 : Opéras glacés
  • 1974-1975 : Death Valley
  • 1976 : Catastrophes
  • 1976-1977 : Technicolor
  • 1978-1979 : Ciels, Nébuleuses et Galaxies
  • 1980 : Fuite
  • 1982-1983 : Toxiques
  • 1983-1990 : Fragile
  • 1984-1986 : Le Peintre
  • 1985-1986 : La Voleuse
  • 1986-1987 : Tanatorolls
  • 1987-1994 : Alptraum
  • 1988-1990 : Métacrime
  • 1988 : Jardinage
  • 1990-1991 : Noir
  • 1991-1996 : Énigmes
  • 1997-1999 : Ang.
  • 1999 : Documents
  • 1999-2003 : Nuit
  • 2000 : Tremblements
  • 2001-2002 : La Vie imaginaire de Jonq Erouas Cym
  • 2000-2001 : Baisers
  • 2002-2005 : Couleur
  • 2003 : Monophonie
  • 2005-2007 : Folies de femmes
  • 2006-2008 : Abréviation du vide
  • 2006 : Roman-photo
  • 2007 : Voitures de rêve
  • 2008 : Tigres
  • 2010 : Peintures sentimentales
  • 2011-2013 : Noir et Bleu

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles (sélection)[modifier | modifier le code]

Expositions collectives (sélection)[modifier | modifier le code]

  • 2000 : « La Figuration narrative »[note 5], villa Tamaris Pacha, La Seyne-sur-Mer ;
  • puis à Bergen Art Museum, Bergen, Danemark ; Kunts Muséum of Bergen, Norvège ; Reykjavik Art Museum, Reykjavik, Islande
  • 2001 : « Les Années Pop », MNAM, Centre Pompidou, Paris
  • 2004 : « Boulgakov ou l'Esprit de Liberté », musée des beaux-arts d'Ukraine, Institut français d'Ukraine Kiev (avec Erró et Peter Klasen).
  • 2006 : « La Figuration narrative dans les collections publiques, 1964-1977 », musée des beaux-arts d'Orléans et musée des beaux-arts de Dole
  • 2006 : « Noir c'est la vie…comme un polar », CAC, abbaye Saint-André de Meymac
  • 2008 : « Figuration narrative, 1960-1972 », galeries nationales du Grand Palais, Paris et IVAM de Valencia en Espagne
  • 2008 : « La Figuration narrative », galerie Anne-Marie et Roland Pallade, Lyon
  • 2009 : « In-Finitum », Palazzo Fortuny, Piazza San Marco Venezia, Fondazione Musei Civici di Venezia
  • 2011 : « Never the Same River (Possible Futures, Probable Pasts) », choisi par Simon Starling, Camden Art Centr, Londres
  • 2011 : « Hyper Real die Passion des Realen in der Malerei und Fotografie » MUMOK Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien, Autriche
  • 2012 : « La peinture française contemporaine, combinaisons de l'histoire », musée d'art contemporain, Perm, Russie
  • 2012 : « Extra-Large » (organisé par le Centre Pompidou), Grimaldi Forum, Monaco
  • 2012 : « Les locataires » (avec Alain Lapierre), galerie L'Isba, Perpignan
  • 2012 : « Les horizons perdus de Stanislas Rodanski », bibliothèque municipale de Lyon
  • 2013 : « Pens(e)z Cinéma », CAC, abbaye Saint-André de Meymac
  • 2013 : « Gobelins par Nature - Éloge de la Verdure », galerie des Gobelins, Paris
  • 2013 : « Les aventures de la vérité », Fondation Maeght, Saint-Paule de Vence.
  • 2014 : « Visages. Picasso, Magritte, Warhol », Centre de la Vieille Charité, Marseille.
  • 2014 : « De Giacometti à Tapies, Fondation Maeght/0 nas de collection », Domaine de Kerghéhennec, Bignan.
  • 2014 : « Face à l'œuvre », 50e anniversaire de la Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence
  • 2015 : « C'est la nuit! », Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer
  • 2015 : « Retour sur l'abîme, l'art à l'épreuve du génocide », Le 19, Montbéliard.
  • 2015 : « La Résistance des Images », Patinoire Royale de Bruxelles
  • 2016 : " Sacrebleu. Le bleu dans les arts du Moyen-Age à nos jours ", Musée des beaux-arts d'Arras
  • 2017 : " L’esprit français, Contre-cultures, 1969-1989 ", Maison Rouge, Paris.
  • 2017 : " Le Baiser de Rodin à nos jours ", Musée des Beaux-arts de Calais.
  • 2017 : " Roman-Photo ", MUCEM Marseille

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « L'état civil indique 1924 mais sa biographie d'artiste a longtemps mentionné 1934. À l'origine de cette falsification, il y a le désir de participer à un concours ouvert aux artistes de moins de 30 ans. » in présentation de l'exposition « CQFD : Ce qu'il faut découvrir » au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine (2005-2006). Fascicule d'accompagnement de l'exposition.
  2. L'exposition est conçue sur le thème de la nuit, élément principal de son travail qui englobe toutes les peurs. Les peintures issues de différentes séries récentes ou spécialement réalisées sont présentées sur fond noir, de façon cinématographique pour faire contraste avec les grandes œuvres de Rebeyrolle accrochées dans les autres salles. Sont exposées 9 toiles de 2,50 x 4,00 m et 25 tableaux de 1 x 1 m dont les « multiples » à la dimension de l'original. Comme à son habitude, Monory utilise la photo, fait une peinture qu'il re-photographie et la restitue comme une reproduction glacée de la peinture, bouclant ainsi le processus.
  3. Exposition à caractère rétrospectif comportant une cinquantaine de peintures de 1965 à 2000.
  4. Texte du catalogue par Jean-Christophe Bailly.
  5. À cette occasion, parution de La Figuration narrative par Jean-Louis Pradel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Jouffroy, « Monory Jacques », dans Encyclopædia Universalis (lire en ligne)
  2. « LA FIGURATION NARRATIVE », sur mediation.centrepompidou.fr (consulté le 2 janvier 2017).
  3. Valérie Duponchelle et Aurélia Vertaldi, « Jacques Monory, le film noir de la peinture », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  4. « EX- - Light Cone », sur lightcone.org (consulté le 2 janvier 2017).
  5. « Décès du peintre Jacques Monory », sur lefigaro.fr, (consulté le 18 octobre 2018).
  6. Site officiel de l'artiste.
  7. « Monory, Jacques », sur ledelarge.fr (consulté le 18 octobre 2018).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les rencontres avec Natalie Mei, Jacques Monory », Area revue no 1, p. 15, 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]