Institut Pierre-Simon-Laplace

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Institut Pierre-Simon-Laplace
Région Yvelines
Création 1991
Type Fédération
Siège Guyancourt
Membres CEREA, GEOPS, LATMOS,LERMA (une équipe), LISA, LMD, LOCEAN, LSCE,METIS
Directeur Hervé Le Treut
Personnes clés Pierre-Simon de Laplace
Organisations affiliées CNRS, Université Pierre-et-Marie-Curie, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, CNES, CEA, IRD, ENS, Polytechnique, Université Denis Diderot, UPEC
Site web www.ipsl.fr

L'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) est une fédération de neuf laboratoires regroupant environ 1400 membres avec à part égale : des chercheurs, des ingénieurs et des étudiants. L'institut est placé sous l'autorité d'Hervé Le Treut depuis le premier janvier 2009. Le climatologue Jean Jouzel[1], vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2007, a dirigé l'institut entre 2000 et 2008. Gérard Mégie a créé l'IPSL et l'a dirigé entre 1991 et 2000.

Pierre-Simon de Laplace[modifier | modifier le code]

Pierre-Simon de Laplace (1749-1827) était un mathématicien, astronome et physicien français.

Il a apporté des contributions fondamentales dans différents champs des mathématiques, de l’astronomie et de la théorie des probabilités et il est un des scientifiques les plus influents de son temps, aussi par sa contribution à l’affirmation du déterminisme. Laplace, en fait, donne l’impulsion finale à l’astronomie mathématique reprenant et étendant le travail de ses prédécesseurs dans son œuvre en cinq volumes Mécanique céleste (1799-1825). Ce chef-d’œuvre a transformé l’étude géométrique de la mécanique développée par Newton en celle basée sur l’analyse mathématique.

En 1799 il est nommé ministre de l'Intérieur sous le Consulat. Napoléon Ier, en 1806 lui confère le titre de comte de l’Empire. Il est nommé marquis en 1817, après la restauration des Bourbons[2].

Article détaillé : Pierre-Simon de Laplace.

Une fédération de laboratoires[modifier | modifier le code]

Photo équipement IPSL
Équipement du SIRTA (Site Instrumental de Recherche par Télédétection Atmosphérique) à l'École polytechnique.

L'IPSL est composé des 9 laboratoires suivants :

  • le Centre d'Enseignement et de Recherche en Environnement Atmosphérique (CEREA)
  • le laboratoire Géosciences Paris-Sud (GEOPS)
  • le Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations spatiales (LATMOS)
  • une équipe du Laboratoire d’Études du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique et Atmosphères (LERMA)
  • le Laboratoire inter-universitaire des systèmes atmosphériques (LISA)
  • le Laboratoire de météorologie dynamique (LMD)
  • le Laboratoire d'océanographie et du climat : expérimentation et approches numériques (LOCEAN)
  • le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE)
  • le laboratoire Milieux environnementaux, transferts et interactions dans les hydrosystèmes et les sols (METIS)

Missions de l'IPSL[modifier | modifier le code]

Les membres de l'institut s'intéressent aux évolutions du climat, de l'effet de serre et de la couche d'ozone. Ils étudient la pollution de l'air et des océans. Dans une perspective plus large, ils analysent les processus qui régissent la transformation des environnements des planètes du système solaire.

Implantation à Guyancourt en 2009[modifier | modifier le code]

Les 500 membres sont regroupés sur les sites de Jussieu à Paris et de Guyancourt dans les Yvelines.

L'implantation à Guyancourt s'effectue sur le terrain d'une des anciennes ferme de Troux dans le quartier des Garennes. L'architecte Michel Rémon réutilise une partie des bâtiments de l'ancienne ferme dont la maison de maître et réalise un bâtiment neuf sur trois niveaux abritant les laboratoires et chercheurs. Ce site accueille la direction centrale de l'institut et deux laboratoires. Le coût global est de 29 millions d'euros pour un équipement d'une surface utile de 8 950 m2, les travaux débutent en septembre 2007. En mars 2009, 250 à 300 chercheurs et ingénieurs étudient les sciences de l’univers à quelques centaines de mètres de l'université de Versailles-Saint-Quentin[3].

Gérard Mégie (1946-2004) ancien directeur de l'IPSL entre 1991 et 2000, puis président du CNRS est un des artisans de cette nouvelle implantation.

Le centre de modélisation du climat[modifier | modifier le code]

Créé en 1995[4], le centre de modélisation du climat de l’IPSL a pour objectifs de développer le modèle climatique de l’IPSL et de réaliser les simulations climatiques pour améliorer la compréhension du climat et de sa variabilité. Il réalise et diffuse de nombreuses simulations climatiques, notamment les simulations réalisées dans le cadre du projet d'intercomparaison des modèles couplés (CMIP pour Coupled Model Intercomparison Project).

Le modèle climatique de l'IPSL: IPSL-CM[modifier | modifier le code]

Du fait du large spectre de processus représentés dans le modèle climatique de l’IPSL (dynamique, physique, et biogéochimique), ce modèle peut être considéré comme un modèle du système Terre (ESM pour Earth System Model)[5]. Il a pour composantes:

  • Le modèle d’atmosphère : LMDZ
  • Le modèle d’océan : NEMO
  • Le modèle de surface continentale: ORCHIDEE
  • Le modèle de chimie troposphérique : INCA
  • Le modèle de chimie stratosphérique : REPROBUS
  • Le coupleur : OASIS, dont la fonction est de gérer l’échange des données entre les composantes atmosphérique et océanique (i.e. entre les modèles LMDZ et NEMO).

La version du modèle de l’IPSL utilisée pour la participation de l’IPSL à la cinquième phase du projet CMIP est IPSL-CM5[5]. Il en existe plusieurs configurations de complexités variables en termes de processus et interactions représentées. La configuration utilisée pour la réalisation des projections climatiques sur le XXIe siècle dans le cadre de CMIP5 est IPSL-CM5A-LR.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Jouzel, sentinelle du climat », Le Monde, 23 août 2007
  2. Biographie de l’Académie française
  3. Source : Le moniteur des travaux publics et du bâtiment du 30 novembre 2007 page 29
  4. « Home », sur icmc.ipsl.fr (consulté le 1er novembre 2016)
  5. a et b (en) J.-L. Dufresne, M.-A. Foujols, S. Denvil et A. Caubel, « Climate change projections using the IPSL-CM5 Earth System Model: from CMIP3 to CMIP5 », Climate Dynamics, vol. 40,‎ , p. 2123–2165 (ISSN 0930-7575 et 1432-0894, DOI 10.1007/s00382-012-1636-1, lire en ligne)