Guy-Rachel Grataloup

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Grataloup
Photoslivre 071.jpg
Biographie
Naissance
(85 ans)
Nantua (France)
Nationalité
Œuvres principales

Guy-Rachel Grataloup, né le à Nantua (Ain), est un artiste français, peintre et plasticien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

  • Guy-Rachel Grataloup naît à Nantua le . Sa maison natale se trouve face aux montagnes noires de sapins, non loin du site romantique du lac de Sylans. Ce décor influencera durablement sa future recherche picturale. En 1945-1953, il fréquente le collège puis le lycée. Pendant cette période, il crée le "Journal des J3" pour la présidence duquel il sollicite le maire de Lyon, Édouard Herriot, qui accepte.
  • En 1953-1956, Guy-Rachel assiste aux cours du soir de l'École des Beaux-Arts de Lyon. À 21 ans, le jeune homme effectue son service national en Allemagne et profite de son séjour pour fréquenter les musées de Berlin. Il sera marqué par les peintres avant-gardistes qui y exposent.
  • En 1958, il participe à une exposition du groupe de l’association des étudiants lyonnais, organisée par Alain Crombecque (futur directeur du Festival d’Avignon et du Festival d’Automne à Paris), dans laquelle figurent Hugueto et Christo. Il loue à Lyon une ancienne épicerie dont il fait son atelier.

Formation artistique[modifier | modifier le code]

Premières expositions[modifier | modifier le code]

  • En 1969 il expose un hommage à Claude Monet, les « Nymphéas », présentant ses premiers frottages. Le frottage est une technique qu'il va utiliser dans toute la suite de son œuvre. En 1970, il quitte la Cité des Arts pour un atelier dans le 5e arrondissement à Paris qu'il occupe encore aujourd'hui. Il fait la connaissance de César et d'Etienne Martin.
  • Agrégé en 1970, il est nommé Directeur d’Études à l’E.N.S. de Cachan. Il sera directeur du Département d'Arts Plastiques de ce grand établissement jusqu'en 1996. Il crée avec ses élèves de l’E.N.S. le groupe « Vision Création » qui expose en 1971 au Musée d'art moderne de Céret.
  • Il se lie d’amitié avec Alice Rewald et Michael Peppiatt qui lui font connaître Francis Bacon et Michel Leiris. À partir de 1972, il s’intéresse à la théosophie et au Védanta.
  • En 1970, la galerie Marquet organise sa première exposition personnelle à Paris. Plusieurs expositions marquantes : avec Roland Topor à la galerie Marquet en 1978, avec Joël Kermarrec et Olivier Debré à la galerie Hérodiade à Saint-Étienne.

Œuvres monumentales[modifier | modifier le code]

Guy-Rachel Grataloup va réaliser de nombreuses œuvres monumentales à partir de 1980 :

  • En 1977 sa première œuvre monumentale : une mosaïque pour la Mission Laïque de Valbonne.
  • En 1980 : Mosaïque, Mosquée, Sophia Antipolis.
  • En 1982 : Vitraux, tapisseries et céramique sur le thème de l’ « Arbre de Vie », Église Saint-Jean Baptiste, Ajaccio.
  • En 1984 : Vitrail, communauté israélite, Varenne Saint-Hilaire, vitrail du nouvel Hôpital Saint-Louis, Paris, mosaïque du hall pour la Division opérationnelle des Télécommunications d'Angers.
  • En 1988 : Mosaïque de 840 m2 « Les trois Arbres », la Défense.
  • En 1992 : Mosaïques pour la station Porte-de-Clichy du RER et la station Bellefontaine du métro de Toulouse.
  • En 2011 : Vitraux Prieuré Saint-Saturnin Chevreuse
  • En 2015 : Mosaïque murale Nantua "l'Esprit du lac"

À la recherche des mondes impliés[modifier | modifier le code]

  • En 1987, il expose à la galerie Lavignes-Bastille. Il sera sélectionné avec huit artistes représentant la France à l’exposition « Les Peintres de l’Europe » organisée à Strasbourg.
  • En 1989, il s’installe à Chevreuse, dans une maison-atelier conçue par l’architecte Denis Sloan.
  • En 1990, une exposition très importante est organisée par Jacqueline Moussion dans sa galerie du Marais.
  • En 1992 la Closerie des Lilas présente une série de gouaches, d’aquarelles et de peintures de petit format sur le thème « Paradis érotiques » avec des textes de Michel Tournier, Marc Gaillard, Jean-Pierre Saccani, Michel Chaillou, Frédéric Beigbeder...
  • En 1993, il expose à la galerie du Centre.
  • En 1994, apparaît une série de tableaux célébrant la naissance de son fils. C'est à partir de cette époque que la présence de la figure devient plus évidente dans son œuvre. Cette même année, Jean-Louis Ferrier consacre une très importante analyse de l’œuvre de Grataloup « La recherche des mondes impliés » aux Éditions Ramsay.
  • À partir de 1998, il intègre dans ses toiles des métaux mats ou polis qui reflètent la réalité d’un quotidien. À l’occasion de l’exposition à la Galerie Enrico Navarra, avenue Montaigne, à Paris, parution d’une nouvelle monographie avec un texte de Michel Tournier, aux éditions Ramsay.
  • Il réalise « Jardins et femmes fleurs », aux figures pointillées monochromes. Il y ajoute des fleurs de soie créant des reflets intermédiaires sur les métaux.

Nouveau symbolisme et grandes expositions[modifier | modifier le code]

  • En 2002, une grande exposition est organisée à la Chapelle Saint-Louis de la Salpétrière à Paris. Quatre-vingt-dix œuvres sont exposées autour des peintures « Massabielle ».
  • En 2003 la ville de Lyon accueille deux expositions ; l’une à la Chapelle de la Trinité dans le cadre du mécénat Bayer, l’autre à la galerie « le Soleil sur la Place ». Une centaine de toiles y sont exposées. Grataloup se définit alors comme « un nouveau symboliste » dans la lignée des peintres qu’il admire, Puvis de Chavannes, Odilon Redon, Paul Gauguin, Munch, Klimt.
  • En , à la suite de l’exposition de la Chapelle de la Trinité, l’Association du Haut Bugey, animée par une équipe de bénévoles, décide d’honorer le peintre dans sa ville natale de Nantua. Un projet de fondation naît autour de l’œuvre de Grataloup. Un comité de soutien s’organise autour de Jacques Rigaud, Président de l’Admical, Jacques Julliard du Nouvel Observateur, l’avocat Paul Lombard, l’écrivain Michel Tournier ainsi que de nombreuses personnalités et d’industriels soucieux de soutenir ce projet.
  • En , il expose son travail « le Printemps » au « Séchoir à Peaux » à Chevreuse où il a son atelier. La presse salue son travail.
  • Juillet/ : une exposition est organisée à la « Maroquinerie », lieu d’art contemporain de la ville de Nantua. Le peintre renoue avec sa ville, illustrant ainsi le propos de Jacques Rigaud : « Il n’est pas d’œuvres sans racines (…). Les montagnes, les sapins, l’eau, issues de son imaginaire de peintre retrouvent alors leur élément naturel ».
  •  : une grande exposition « Grataloup, un nouveau symboliste », est organisée à Leverkusen près de Cologne. Cent-cinquante toiles sont exposées autour de la « Tente du Prophète », sculpture/objet de grande dimension, posée sur un désert de sable figé.
  • Eté 2006 : une nouvelle exposition est organisée à la Maroquinerie de Nantua autour de la thématique « La Route des Sapins ». Comme l’année précédente, celle-ci rencontre un vif succès.
  • - : grâce au soutien de la Banque Internationale Dexia BIL, deux grandes expositions sont présentées. Fin 2007-début 2008, il y a d'abord une grande exposition à la Galerie l’Indépendance à Luxembourg où cent nouvelles toiles sont exposées ; le catalogue est préfacé par Jacques Julliard et Vincent Ravalec. Puis en se tient une grande exposition au siège social du groupe Dexia à Luxembourg : présentation de nombreuses toiles de grands formats et des objets.
  • En , une exposition à l'Espace Moretti de Paris-La Défense autorise un retour à proximité de sa réalisation urbaine de la tour de ventilation « Galilée » ; présentation d'une nouvelle série, « Les Piscines ».
  • Fin 2011, la troisième édition des "Arts Elysées" permet l'exposition de sa nouvelle série : « Les Vides quantiques »
  •  : Grataloup réalise trois vitraux à l'occasion de la rénovation du Prieuré Saint-Saturnin à Chevreuse. Une exposition de ses toiles d'or est organisée à cette occasion jusqu'en .
  •  : il organise, dans sa ville natale de Nantua, une importante exposition autour d'une mosaïque murale : "l'Esprit du Lac". Cette réalisation urbaine, composée de milliers de tesselles, est un hommage à sa ville. "...On est catholard quand on est né à Nantua ..". "Esprit du lac es-tu là ?"
  • Juin- : le château de Vascœuil (Normandie) accueille une très importante rétrospective des œuvres du peintre. Plus de 60 toiles sont présentées aux visiteurs à travers diverses thématiques.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Lauréat de l’Institut de France pour la Casa Velázquez.
  • 1967 : Second grand prix de Rome.
  • 1992 : Palmes academiques Commandeur ribbon.svg Commandeur des Palmes académiques.
  • 2019 : Ordre des Arts et des Lettres Chevalier ribbon.svg Chevalier des Arts et des Lettres.

Monographies[modifier | modifier le code]

  • 1993 - "Grataloup, Les Mondes Impliés" - Jean-Louis Ferrier - Éditions Ramsay
  • 1998 - "Grataloup" - Préface de Michel Tournier - Éditions Ramsay
  • 2018 - "Grataloup, couleur lumière" - Milena Grataloup - Vina Éditions

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]