Francophilie

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Restaurant francophile à Münster en Allemagne.

La francophilie (ou gallophilie) désigne, chez une personne étrangère à la nation française, son goût prononcé pour les aspects culturels et civilisationnels développés par ce pays, ainsi que leur rayonnement. Les personnes concernées sont qualifiées de « francophiles ». Son terme opposé est la francophobie ou la gallophobie.

Par pays[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

Belgique

Le rattachisme ou réunionisme est un courant politique réclamant la réunion de la Wallonie et de Bruxelles (plus rarement de la Belgique entière) à la France. Ce mouvement a toujours existé dans l'État belge bien qu'ultra-minoritaire.

Le Manifeste pour la culture wallonne de 1983, réactualisé en 2003, et toute une série de discussions témoignent d'une volonté d'émancipation par rapport à l'Hexagone, une réflexion que Charles-Ferdinand Ramuz fut sans doute le premier à développer dans ce que l'on appelle aujourd'hui la Francophonie.

Roumanie

En Roumanie, les élites ont généralement été francophones et francophiles.

Le français n'a jamais été, en tant que tel, une langue officielle en Roumanie et il n'a jamais été imposé aux Roumains. Cela s'explique d'une part par l'origine commune des deux langues latines, mais aussi par l'attachement permanent des Roumains aux valeurs européennes représentées et défendues par la France. Ainsi peut-on expliquer la durabilité de la francophilie en Roumanie malgré des conditions géographiques et historiques (les décennies d'influence soviétique n'en constituent qu'un exemple).

Depuis deux siècles, la francophilie est une tradition chez les Roumains, mais les valeurs n'ont pas circulé en sens unique : les Roumains ont beaucoup reçu, mais également beaucoup donné à la France. Il suffit de citer des personnalités telles que: Georges Enesco, Constantin Brancusi, Emil Cioran, Mircea Eliade, Eugène Ionesco ou Elie Wiesel (Prix Nobel de la paix) pour déterminer l'étendue exacte de la contribution roumaine à la francophilie.

En Amériques[modifier | modifier le code]

Québec

Les termes francophile et francophilie ont, au Québec, également le sens de « qui aime la langue française » et de « fait d'aimer la langue française »[1],[2]. Les québecois éprouvent plutôt de la sympathie envers les français, leur hostilité étant plus forte envers les anglophones. Cela a toujours été le cas depuis la conquête du Québec par les anglais.

Prix de la Francophilie[modifier | modifier le code]

Il existe un Prix de la Francophilie décerné par l'Institut du Prix de Francophilie. Le Prix de Francophilie a été créé par Angelina Aïrapétoff. Le jury est composé de six personnalités :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Reznikow, Francophilie et identité tchèque (1848-1914), Honoré Champion, 2002, 754 p. (ISBN 978-2745305961)
  • Geneviève Joutard, Philippe Joutard, De la francophilie en Amérique: ces Américains qui aiment la France, Actes Sud, 2006, 287 p. (ISBN 978-2742759965)
  • Virginie Marie, Conception de la Francophonie/Francophilie en Moldavie: Représentations discursives et stéréotypes, Omniscriptum, 2015, 304 p. (ISBN 978-6131506826)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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