Famille du Pont de Ligonnès

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du Pont de Ligonnès
Armes de la famille.
Armes de la famille : du Pont de Ligonnès

Période XVIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Vivarais
Gévaudan
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Charges Sénéchal
Gouverneur
Fonctions militaires Officiers, gardes du roi
Fonctions ecclésiastiques Évêque
Vicaire-général
Récompenses militaires Croix de Saint-Louis
Croix de la Légion d'honneur

La famille du Pont de Ligonnès (olim Dumoulin, Dupont de Ligonnès depuis le XIXe siècle) est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Vivarais qui s'est ensuite transplantée en Gévaudan. Elle est inscrite à l'Association d'entraide de la noblesse française depuis le .

De cette famille sont issus des officiers, un vicaire général, un évêque de Rodez, des chevaliers de Saint-Louis et de la Légion d'honneur ainsi qu'un meurtrier supposé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Cette famille avait pour nom primitif Molin, ou du Moulin, nom qui tomba en désuétude au milieu du XVIIe siècle et auquel fut substitué celui de la seigneurie du Pont de Mars. À la fin du XVIIe siècle, les membres de cette famille ont abandonné leur nom primitif pour ne plus s'appeler que du Pont puis du Pont de Ligonnès pour la branche aînée, et du Molin du Fraisse pour la branche cadette[1],[2].

Le premier ancêtre connu de cette famille Pierre de Molin (ou du Moulin), seigneur du Pont-de-Mars (près de Saint-Agrève) en Vivarais et du Chambon au diocèse du Puy a épousé en 1507 Anne Vialate. Il aurait été fils de Guillaume de Molin, seigneur du Pont-de-Mars, qui avait épousé en 1475 Alarie d'Arlempdes[1],[2].

Possessions[modifier | modifier le code]

Outre ses possessions originelles en Vivarais, en 1625, un membre de cette famille hérite par alliance des terres du comté de Valon[1].

En 1669, elle hérite de la terre et Château de Ligones, paroisse de Sablières, canton de Valgorge en Bas-Vivarais[1].

Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle par héritage également, elle a eu la possession du château de Pomayrols, en Rouergue (actuel département de l'Aveyron).

En 1908, la famille Dupont de Ligonnès acquiert le château de Ressouches dans le département de la Lozère.

Noblesse[modifier | modifier le code]

La famille du Pont de Ligonnès fut maintenue noble :

  • le par l'intendant du Languedoc Claude Bazin de Bezons ;
  • le par l'intendant du Languedoc Claude Bazin de Bezons ;
  • le par l'intendant du Languedoc Nicolas de Lamoignon.

Selon Régis Valette sa noblesse remonte à 1507[3].

Cette famille n'est pas titrée mais porte proprio motu depuis 1754 les titres de courtoisie de « marquis et comte de Ligonnès »[1].

Personnalités[modifier | modifier le code]

XVIIe et XVIIIe siècles :

  • Antoine-Christophe de Molin du Pont, sénéchal et gouverneur du duché de Joyeuse ;
  • Ignace du Pont de Ligonnès, maréchal des logis des mousquetaires noirs avec brevet de mestre de camp ;
  • Raphaël Pancrace du Pont de Ligonnès, mousquetaire gris ;
  • Charles Gabriel du Pont de Ligonnès, officier de cavalerie, commandant de la garde nationale de Mende en 1795 ;
  • Antoine-Ignace du Pont de Ligonnès, chanoine-comte de Brioude en 1776, vicaire-général de Lodève, décédé en 1806.

XIXe et XXe siècles :

  • Édouard du Pont de Ligonnès, garde de la porte du roi en 1814, chevalier de la Légion d'honneur en 1815, officier, docteur en médecine, membre de la société d'agriculture de la Lozère, conseiller général. Il épouse en 1827 Sophie de Lamartine, sœur d'Alphonse de Lamartine.
  • Charles du Pont de Ligonnès (1845-1925), officier puis évêque de Rodez et Vabres.
  • Bernard du Pont de Ligonnès (1865-1936), officier d'infanterie, maire de Chanac en 1925 et conseiller d'arrondissement à Mende. Témoin de la Grande Guerre, en France puis dans les Balkans, ses souvenirs ont été publiés en 1998 sous le titre "Un commandant bleu horizon. Souvenirs de guerre de Bernard de Ligonnès, 1914-1917".

XXIe siècle :

  • Xavier Dupont de Ligonnès (1961), recherché depuis la découverte, le , des corps de sa femme et de leurs quatre enfants (ainsi que de leurs deux chiens), enterrés sous la terrasse de leur maison à Nantes.

Armes, blasons, devises[modifier | modifier le code]

  • du Pont de Ligonnès : De gueules à un heaume d'or taré de trois-quart, accompagné de trois étoiles d'argent[1].

Ces armes ont été adoptées par la commune de Saint-Germain-du-Teil, en hommage au lieutenant du Pont de Ligonnès. Elles sont également visibles dans la chapelle du château de Ressouches, sur la commune de Chanac, possession des du Pont de Ligonnès depuis 1908.

La branche aînée (éteinte) portait : D'azur à un heaume d'argent accompagné de trois étoiles d'or[1].

Ignace du Pont, dit le comte de Vallon, seigneur du Pont, a fait enregistrer en 1696 les armes suivantes : Écartelé : au 1 de gueules à un casque taré de front d'or, accompagné de trois étoiles du même, deux en chef et une en pointe ; au 2 d'azur à trois croissettes d'or, deux et un ; au 3 d'azur à deux lévriers d'argent, accolés de sable ; au 4 d'argent à trois pals de gueules[1].

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille du Pont de Ligonnès sont : d'Arlempdes (1475), Vialate (1507), de Chalendar de Cornillon (1577), (de) Truchet, de Pouzols (1580), Chapelon (1585), de Saint-Cierge (1600), de la Baume (1625), Bonet du Fraisse (1630), de Bernard de Talode du Grail, du Roure, de Combladour (1669), de Saignard, de Fay de Gerlande, de Roux de la Loubière (1712), du Serre de la Rochette (1745), de Brun de Montesquieu, de la Roche-Négly (1792), de Lamartine (1827), de Seguin de la Tour de Reyniès, Quarré de Verneuil, Bouygues (1832), de Laulanhier (1863), Saint-René-Taillandier (1900), Gourlez de la Motte, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 15, pages 123 à 126.
  2. a et b Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, volume 5, page 332.
  3. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 155.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]