Sery (Ardennes)

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Sery
Sery (Ardennes)
Panorama, pris d'une position au sud de la commune, dans la vallée du Plumion, permettant de distinguer (au centre) l'église et le château, puis, derrière, les Monts de Séry
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Intercommunalité Communauté de communes des crêtes préardennaises
Maire
Mandat
Sébastien Laurent
2020-2026
Code postal 08270
Code commune 08415
Démographie
Gentilé Gaudiauds, Gaudiaudes [1]
Population
municipale
348 hab. (2018 en augmentation de 0,29 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 03″ nord, 4° 20′ 58″ est
Superficie 18,57 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Signy-l'Abbaye
Législatives Première circonscription
Localisation
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Sery

Sery (nommée également Séry localement) est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sery fait partie d'une région naturelle appelée le Porcien. Le village s'est d'ailleurs appelé Sery-en-Porcien, même si cette appellation n'est plus usitée. Le Porcien est une région rurale, légèrement vallonnée, formant une transition nette entre la Champagne crayeuse et ses grandes étendues dénudées, d'une part, et le bocage des crêtes préardennaises d'autre part[2].

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La partie Nord Ouest du territoire communal est constituée d'une butte, appelée Les Monts de Sery, avec une altitude atteignant 155 m. Cette partie domine la vallée d'une rivière, le Plumion, qui traverse le territoire communal du Nord-Est au Sud-Ouest, la rivière étant à environ 80 m d'altitude. De l'autre côté de la rivière, le relief remonte avec une butte plus étendue, appelée La Côte de Champagne, limite de la Champagne crayeuse, en dehors du territoire communal pour l'essentiel et s'étendant sur plusieurs autres communes. La partie habitée du bourg est en partie sur le versant des Monts de Sery, et pour une deuxième partie, plus basse, dans la vallée du Plumion. Différents ruisseaux alimentent le Plumion, dont le ruisseau de Mesmont ou ruisseau de GrandChamp qui s'étend sur 14,6 km et sur sept communes dont Sery[3],[4].

Principaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Au nord des habitations du village, sur la butte appelée Les Monts de Sery, à l'extrémité est de cette butte, un lieu-dit bien connu s'intitule Camp romain, interprété comme le rappel d'une occupation à l'époque gallo-romaine. Un autre lieu-dit des Monts de Sery, plus à l'ouest, est la Côte de Sainfoin (le sainfoin est une plante fourragère probablement cultivée là autrefois). Un écart au nord-est, vers Mesmont, s'appelle Beaumont-en-Aviotte (de awia, l'eau). À l'est, un autre écart, sur la route D 3 vers Novion-Porcien s'intitule La Malmaison. Un manoir, entouré de bâtiments de services disposés en carré, y est construit à la fin du XVIIe siècle par le seigneur de Mesmont et de la Malmaison, et est vendu comme bien national lors de la Révolution de 1789. Au sud du territoire communal se trouvent la Ferme de Couversy (une ancienne cense appartenant longtemps à des religieux de Laon et vendue comme bien national, là encore, lors de la Révolution de 1789) et le Moulin de Séry, moulin à eau sur le Plumion. Un moulin à vent a existé également sur une butte légèrement à l'est du village (un moulin en bois, à pivot, élevé sur charpente, avec cabestan, détruit pendant la Première Guerre mondiale). Un lieu-dit Le Moulin à Vent subsiste[5],[6].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les voies de communications sur Séry sont des voies routières, des routes départementales. Il s'agit en particulier de la D 3 allant notamment de Château-Porcien à Novion-Porcien, deux communes un peu plus importantes du Porcien, en passant par Inaumont. Deux autres départementales traversent le territoire communal, la D10, du nord au sud, et la D35, arrivant de l'ouest (Les Monts de Sery) pour se diriger vers le nord-est et Mesmont.

Une ancienne voie romaine, parallèle à la D3, à quelques mètres de cette voie, est encore partiellement observable, par exemple par des lignes au sol avec les matériaux de construction remontant à la surface suite à des travaux agricoles. C'est une voie romaine dite «secondaire», mais pour autant relativement importante puisqu'elle reliait Reims à Warcq, à la Meuse, et au-delà à Cologne et à la Hanse. Elle a été utilisée jusqu'au Moyen Âge[7],[8],[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Sery est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ernest Nègre, dans son ouvrage consacré à la Toponymie générale de la France, indique sur Séry (écrit avec un accent sur le e) que l'origine de ce nom vient d'un nom propre romain, Serius, auquel le suffixe acum a été ajouté. Il cite différentes variantes mentionnées au fil des siècles dans les textes, comme Siriacum en 1237, Ceris en 1242, Seris en 1275[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hypothèse d'une occupation romaine du site dit du Camp romain a été formulée à plusieurs reprises, mais elle n'a pas été vérifiée[15],[16]. Au Ve siècle, la région subit des invasions de peuples germaniques : l'Empire romain s'écroule.

Des seigneurs Guy de Sery (Guy Ier, Guy II) sont évoqués au XIIe siècle dans la chronique de Gislebert de Mons, ayant des liens familiaux avec les châtelains de Mézières et les sires de Rumigny, et vassaux du comte de Château-Porcien. Il s'agit d'alleutiers qui se sont rendues maîtres de plusieurs domaines fonciers dont la terre de Sery[17],[18]. Guy III de Sery pourvoit la Vieille Ville (le village dans sa partie basse) d'une charte de franchises en 1236. La Franche Ville (le village dans sa partie haute) est, à l'époque, un nouveau village qui dépend d'une charte communale dite « loi de Vervins ». Les deux régimes sont différents[16]. Durant les siècles suivant, la seigneurie ainsi constituée s'émiette : quelques décennies avant la Révolution française, le curé de Séry, répondant à une enquête épiscopale, compte 18 seigneurs en 1774, dont un seul réside sur place[19],[20]. En 1607 d'ailleurs, Sery, Beaumont en Aviotte et La Malmaison sont représentés dans un Album de Croÿ parmi les terres du Porcien, dont cette famille de Croÿ est suzeraine[16],[21].

Il y a eu aussi deux châteaux édifiés durant l'Ancien régime, l'un près de l'église, qui subsiste, avec deux tours coiffées de poivrière, et un autre, aussi dit « château du bas », près de la route de Nouvion. Le château du bas, ayant souffert de la Première Guerre mondiale, est vendu comme ruines et sert pour partie à une exploitation agricole dans l'entre-deux-guerres. Les dernières tours sont utilisées pour leurs pierres.

Plusieurs épidémies touchent ce village au fil des siècles, dont une des plus importantes est la peste en 1636/1637 qui fait 70 victimes en quelques mois. Un incendie important détruit la moitié du village au début du XIXe siècle, en 1807 ou 1808 (année différente selon les sources). Le village est envahi à chaque conflit franco-allemand des XIXe et XXe siècles, notamment, pour des durées variables, à partir de 1815, 1870, 1914, 1940. Un monument aux morts, surmonté comme souvent de la statue d'un poilu, est inauguré en 1921, suite à la guerre de 1914-1918. Lors de la Seconde Guerre mondiale, un incendie détruit à nouveau en 1940 une partie importante du village. La WOL ou Wirtschaftoberleitung, organisme du ministère allemand de l'agriculture, chargé d'exploiter les terres sur certains territoires occupées, intervient également dans cette commune. En 1985, la Poste ferme son bureau sur place[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Françoise Lebrun    
mars 2001 mars 2014 Bernard Menu[22]    
mars 2014 mai 2020 Jacqueline Monteil    
mai 2020 En cours Sébastien Laurent [23]    
Les données manquantes sont à compléter.

Élections nationales[modifier | modifier le code]

À titre indicatif, lors de l'élection présidentielle française de 2017, 7 candidats ont réunis plus de 1 % des 169 suffrages exprimés dans cette commune : Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière (1,01 %), Nicolas Dupont Aignan de Debout la France (5,03 %), Benoît Hamon du Parti socialiste (7,04 %), Jean-Luc Melenchon pour La France insoumise (7,54 %), Emmanuel Macron pour En Marche ! (15,08 %), Francois Fillon pour Les Républicains ( 22,61 %) et Marine Le Pen pour le Front national (parti français) (32,41 %). Le taux de participation est de 84,45 % pour ce 1er tour dans cette commune. Au second tour de cette même élection, Marine Le Pen obtient 59,76 % des suffrages exprimés à Sery, contre Emmanuel Macron qui rassemble sur sa candidature, en ce lieu, 40,24 % de ces suffrages[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2018, la commune comptait 348 habitants[Note 2], en augmentation de 0,29 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0231 0121 1791 0601 1641 1451 1851 1591 138
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 0321 0041 043938937906853782750
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
707622598551542450399358402
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 -
313314268287324344357348-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Séry s'est réduite fortement de 1850 à 1990 (1 159 habitants recensés en 1846 pour 258 habitants en 1990) sous l'effet de l'urbanisation et de l'exode rural en France. Guy Féquant écrit en 2000 : « Vers 1850, Sery était un bourg de onze cents habitants. Il en reste trois cents qui flottent dans leur village comme dans un vêtement trop ample »[3],[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cette commune ne dispose plus d'établissements scolaires[30].

Des écoles maternelles existent à Rethel, ou Château-Porcien, Tourteron, Coucy, Saulces-Monclin[30]. Les écoles primaires à Rethel, Novion-Porcien, Wasigny, ou encore Novy-Chevrières.

Les collèges les plus proches sont à Rethel (privé ou public), Sault-lès-Rethel, Signy-l'Abbaye, ou encore Attigny. Pour les lycées, ils sont à Rethel y compris un lycée agricole[30].

Ces différentes communes des Ardennes sont situées dans l'Académie de Reims, qui dépend de la zone B[30].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est en zone rurale et l'activité agricole y est toujours significative mais le nombre de fermes, d'exploitants agricoles et d'employés dans ce secteur d'activité s'est concentré au XXe siècle, avec une certaine industrialisation de l'agriculture, similaire à ce qui s'est passé dans toute la France, et avec une réduction de l'activité d'élevage (ovin et bovin dans cette commune). L'Insee, en 2015, ne compte plus dans la commune que cinq agriculteurs exploitants[3],[31].

Un inventaire des métiers dans le village en 1883, à une époque où la population était encore proche du millier d'habitants, mentionne un nombre significatif de métiers du commerce et de l'artisanat qui ont disparu localement durant ce XXe siècle : le nombre d'agriculteurs et de salariés agricoles vivant avec leur famille et travaillant sur place favorisait la pérennité d'autres types d'emplois, qui, depuis, ont décliné. Cet inventaire de 1883 cite ainsi comme métiers exercés dans la commune un aubergiste, trois bouchers, deux boulangers, trois charrons, un bourrelier, un coquetier (marchand ambulant d'oeufs, beurre, lait, volailles, légumes, ..), quatre cafetiers, six débitants de boissons, trois épiciers, un marchand de faïence, un ferblantier, un quincaillier, une draperie/rouennerie, deux cordonniers, trois tailleurs d'habits, deux perruquiers (mais un coiffeur subsiste), trois merciers, un marchand de grains, trois maréchaux-ferrants, un tonnelier, un vannier, des marchands de bois à brûler et de charbon, etc.[32].

Cet inventaire indique également des métiers du bâtiment ( un arpenteur-géomètre, des couvreurs, des maçons, des charpentiers, des vitriers, des peintres en bâtiments) : des entreprises locales et des salariés travaillant dans la commune ou à proximité subsistent également, ainsi, en 2020 qu'un paysagiste. Enfin, l'inventaire de 1883 cite, outre un curé et une sage-femme, des emplois dans l'administration (un appariteur, un garde champêtre, trois institutrices ou instituteurs, notamment). Les emplois dans l'administration, l'enseignement et la santé représentent désormais en 2015, selon l'Insee, dans ses statistiques dites «Connaissance locale de l'appareil productif (Clap)» un tiers des emplois de la commune, mais ne sont plus, pour une partie significative, exercés localement : il n'y a plus par exemple à Sery d'écoles, de bureau de poste, et d'administration autre que l'administration municipale[31],[32].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel des Monts de Sery[modifier | modifier le code]

Ces monts sont réputés pour leurs points de vue, leur flore et leur faune, et intriguent par leur histoire. Ce site, qui domine une vallée et une voie romaine, a sans doute un intérêt archéologique qui n'a pas fait l'objet d'études pour l'instant. Montagne Solaire du Rethélois, et Montagne des fées, il constitue un lieu associé à des légendes locales[33],[34]. Les feux de la Saint-Jean, christianisation de la fête païenne du solstice d’été, sont encore pratiqués à Sery, et constituent peut-être un reliquat de ces légendes liées au solstice d’été[34].

Géologiquement, cette butte résulte du recouvrement du Porcien par des couches de craie, et s'est trouvée séparée de la Champagne crayeuse par des millénaires d'érosion. Des pratiques agricoles humaines (culture et élevage) l'ont ensuite lentement façonnée pour lui donner un relief en terrasses où chaque terrasse est séparée par un talus de 1 à 6 mètres de hauteur. Sur ces talus, des pelouses sèches et des haies se sont développées au fil des siècles. Mais avec l'abandon du pâturage et des cultures en terrasses, dans les années 1950 et 1960, ces talus et les secteurs en pelouse se sont embroussaillés. À partir de ces mêmes années 1960, le développement d'une agriculture intensive en lieu et place d'approches extensives a fait régresser les haies, les surfaces en prairie et les lignes des talus. Les pelouses ne couvrent plus que 10 % de la superficie du site au début du XXIe siècle alors qu'elles représentaient encore 50 % de cette superficie en 1949. À l'inverse, des zones boisées fruticées ou en bois occupent 65 % de cette superficie alors qu'elles n'en couvraient que 5 % un demi-siècle plus tôt[4]. Les pelouses sèches permettaient le développement d'une diversité écologique, floristique (des orchidées, notamment, qui ne supportent pas les engrais azotés) et faunistique (oiseaux et papillons). Une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (la ZNIEFF 210009354) a été mise en place pour inventorier ces spécificités et protéger ce qui en subsiste[35].

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église du Moyen Âge a été restaurée à la Renaissance, pour le transept et le chœur[36]. Elle possède, sur le mur sud, un très bel ensemble de statues dit " Litanies de la Vierge" ainsi qu'une statue en bois[37] du XVIIIe siècle.
  • Le château de Séry dans la rue devant l'église. Dit aussi château du haut, c'est un logis en pierres blanches encadré de deux tours coiffées d'une poivrière. Il a sa chapelle castrale. Sur la gouache de 1607, dans Album de Croÿ, où il est représenté dans la vue du village à cette époque, à côté de l'église, il était flanqué de trois ou quatre tours. Il a appartenu avant la Révolution de 1789 à différentes familles, parmi les nombreux seigneurs de Sery, notamment la famille Le Danois (dont Gérard Le Danois qui rend aveu en 1470 à Antoine de Croÿ), la famille de Beaufort, la famille de Failly, la famille d'Ivory, etc.[21].
  • Le bâti dans le bourg : un nombre significatif de granges attenantes à des fermes-habitations ou indépendantes, et quelques maisons à pans de bois et torchis, caractéristiques des maisons anciennes du Porcien[38].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert de Séry (1686-1733), né à Sery-en-Porcien et mort à Paris, peintre français.
  • Jean-Baptiste Choisy (1742-1820), homme politique révolutionnaire et cultivateur, y est né. Il devient cultivateur de la ferme d'Arcefays (en Argonne) puis député du tiers état pour le baillage de Châlons sur Marne en 1789 et un des rares cultivateurs de l'Assemblée constituante de 1789. Il redevient d'ailleurs cultivateur de la ferme d'Arcefays en 1791, à la fin de son mandat de député dans cette assemblée.
  • Achille Paroche (1868-1933), tireur sportif, médaillé olympique et champion du monde, y est né.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/ardennes-08
  2. Octave Guelliot, Géographie traditionnelle et populaire du département des Ardennes, Librairie Emile Nourry, , 410 p., p. 149-156
  3. a b et c Guy Féquant, « Le Ciel des Bergers », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 3-4 (ISSN 0758-3028)
  4. a et b Yoann Collery et Lionel Dubief, « Le patrimoine naturel des Monts de Sery », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 7-10 (ISSN 0758-3028)
  5. Martine Illaire et Sylvie Laverdine, « Lieux de mémoire », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 26-30 (ISSN 0758-3028)
  6. Marie-France Barbe, Sylvie Laverdine et Françoise Parizel, Moulins des Ardennes par monts et par vaux, Charleville-Mézières, Éditions Terres Ardennaises, , 232 p. (ISBN 978-2-905339-90-4 et 2-905339-90-X), p. 27, 31, 44
  7. Philippe Bureau, « La voie romaine de Sery (08) », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 15-16 (ISSN 0758-3028)
  8. Jean-Pierre Penisson, « les voies de communication dans les Ardennes à l'époque romaine », Terres ardennaises, no 24,‎ , p. 33-42 (ISSN 0758-3028)
  9. Nicole Perrin, « les voies romaines de Reims à Trêves et de Reims à Cologne dans les Ardennes », Revue historique ardennaise, no 1,‎ , p. 1-25
  10. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  11. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 6 novembre 2020)
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz,, (lire en ligne), p. 588
  15. Pascal Sabourin, Entre Romania et Francia, les Ardennes aux Ve-VIe siècles, Charleville-Mézières, Terres Ardennaises, , 40 p. (ISBN 2-905339-48-9)
  16. a b c et d « Quelques repères historiques », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 5 (ISSN 0758-3028)
  17. (fr + la) Gislebert de Mons, Chronicon Hanoniense [« Chronique du Hainaut »], Bruxelles, Kiessling, , LI-432 p., In-8° (lire en ligne), p. 142, 157, 343, 377,403
  18. Pascal Sabourin, « Origines de la seigneurie de Sery », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 39 (ISSN 0758-3028)
  19. Pascal Sabourin, « La seigneurie de Sery dans la seconde moitié du XIVe siècle », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 40-42 (ISSN 0758-3028)
  20. Jean-Pierre Marby, « Les seigneurs de Sery aux XVIIe et XVIIIe siècles », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 42-43 (ISSN 0758-3028)
  21. a et b Philippe Seydoux, Gentilhommières et maisons fortes en Champagne : Marne et Ardennes, t. 1, Paris, éditions de la Morande, , 320 p. (ISBN 2-902091-30-3), « Sery », p. 112-113
  22. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  24. « Résultats de l'élection présidentielle 2017. Sery (08270), Ardennes », sur L'Express
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. Françoise Lebrun, « À propos d'hier et de demain », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 1-2 (ISSN 0758-3028)
  30. a b c et d « Écoles à Sery(08270) », sur journaldesfemmes.fr
  31. a et b « Statistiques locales. Zone d'étude Sery », sur Institut national de la statistique et des études économiques
  32. a et b « Les métiers d'autrefois : Sery en 1883 », Terres ardennaises, no 24,‎ , p. 65 (ISSN 0758-3028)
  33. « Mont de Sery », sur Ardennes. com (site du conseil départemental des Ardennes)
  34. a et b Yanny Hureaux, Le guide des Ardennes, La Manufacture, , p. 87
  35. « Pelouses des Monts de Sery », sur Inventaire national du patrimoine naturel
  36. Hubert Collin, Les Églises anciennes des Ardennes, Édition de l'office départemental du tourisme des Ardennes, , 178 p., « Séry (Saint-Jean-Baptiste », p. 150-152
  37. « statue », notice no PM08000522, base Palissy, ministère français de la Culture
  38. Christelle Milhau et Joëlle Pautevin, « Le bâti », Terres Ardennaises, no numéro hors-série consacré à Sery-en-Porcien,‎ , p. 33-37 (ISSN 0758-3028)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]