Dominique Ouattara

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Dominique Ouattara
Dominique Ouattara en 2016.
Dominique Ouattara en 2016.
Première dame de Côte d'Ivoire
Depuis le
(7 ans, 6 mois et 7 jours)
Prédécesseur Simone Gbagbo
Biographie
Nom de naissance Dominique Claudine Nouvian
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Constantine (Algérie)
Conjoint Alassane Ouattara
Profession Chef d'entreprise

Dominique Ouattara, née Dominique Claudine Nouvian, née le à Constantine (Algérie), est une ivoirienne d'origine française. Elle est l'épouse d’Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire, et de ce fait la Première dame de Côte d'Ivoire. Chef d'entreprise dans le passé, elle est également présidente de la Fondation Children of Africa, qu'elle a créée en 1998.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et vie privée[modifier | modifier le code]

Elle naît le , à Constantine, en Algérie[1],[2]. Elle appartient à une famille de cinq enfants[3]. Son père est de confession catholique et sa mère est juive[4]. Elle est de confession catholique[5],[6].

Après un baccalauréat en sciences économiques obtenu en 1972 à l'académie de Strasbourg, Dominique Nouvian s’oriente vers les langues et obtient un DEUG de langues en 1975, option économie à l’université Paris X. Elle obtient un diplôme d'administrateur de biens obtenu à la FNAIM à Paris en 1987, puis suit une formation d'expert immobilier à Paris en 1989[7].

Dominique Nouvian s'installe en Côte d'Ivoire en 1975 avec son premier mari, Jean Folloroux, professeur au lycée technique d'Abidjan, avec lequel elle a deux enfants. Son mari meurt en 1984. Leur fils aîné, Loic Folloroux, fut directeur de la branche africaine du groupe Armajaro Trading Limited, une société spécialisée dans le trading sur le cacao et matières premières[8], dont il rachètera les filiales francophones pour ensuite créer sa propre entreprise. Sa fille, Nathalie Folloroux, est directrice de la programmation chez Canal + International[9],[10].

Elle rencontre en 1985 Alassane Ouattara, vice-gouverneur de la BCEAO à Dakar[11] ; elle l'épouse le , à la mairie du 16e arrondissement de Paris[12], entourée d'amis de longue date tels que Jean-Christophe Mitterrand et Martin Bouygues[13],[14], notamment. Elle est par ailleurs de confession chrétienne[12],[15].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Dominique Ouattara commence sa carrière professionnelle dans l'immobilier. En 1979, elle devient PDG du groupe AICI International[16]. Dominique Ouattara implante, en 1989, AICI en Europe en choisissant la France comme vitrine européenne. Après une première antenne parisienne, AICI poursuit son développement dans le sud de la France, dès 1991, avec le lancement d’une agence à Cannes. En 1993, un cabinet de gestion de syndic de copropriétés, « Malesherbes Gestion », qui gère plus de 200 immeubles parisiens, complète l’expansion du Groupe AICI International. AICI International poursuit son développement en 2001, en s’installant au Gabon puis en 2006 au Burkina Faso[16].

En parallèle, Dominique Ouattara est nommée, en 1996, PDG & CEO d’EJD inc., société qui gère l’Institut Jacques Dessange à Washington. En 1998, elle acquiert les franchises Jacques Dessange aux États-Unis et devient alors PDG de French Beauty Services qui gère toutes les franchises américaines de la marque.

Première dame de Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

À la suite de l'élection à la présidence de la République d'Alassane Ouattara, elle cesse ses activités de chef d'entreprises, démissionne de toutes ses fonctions professionnelles et cède les franchises Dessange USA au Groupe Dessange Paris, pour se consacrer exclusivement à sa fonction de Première dame de Côte d’Ivoire et à sa Fondation Children of Africa[17].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Fondation Children of Africa[17][modifier | modifier le code]

En 1998, Dominique Ouattara créé la Fondation Children Of Africa, dont le but est de venir en aide aux enfants africains. La princesse Ira de Fürstenberg en est la marraine. La fondation, qui intervient dans 11 pays d’Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire[18], évolue dans 4 secteurs : la santé, l’éducation, le social et les centres subventionnés.

Un des plus importants projets de la fondation est la construction de l'hôpital mère-enfant de Bingerville. La première pierre de l'édifice est posée en 2013[19]. Bâti sur une parcelle de 4,9 hectares[20], cet hôpital — qui compte 130 lits et places — doit aider à résorber les difficultés d’accès aux soins et contribuer à réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile[21]. Il est inauguré en mars 2018[20].

Le 7 juin 2018, Dominique Ouattara inaugure le centre d’accueil pour enfants en détresse de Soubré[22]. Il s'inscrit dans un projet de la Fondation d'ouvrir 3 centres dans des zones stratégiques de la Côte d'Ivoire (Soubré, Bouaké et Ferkéssédougo)[23], afin de répondre à la question de l’absence de structure de transit et d’encadrement pour les enfants victimes de traite et d’exploitation en Côte d’Ivoire avant leur intégration dans leur famille d’origine.

Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l'exploitation et le travail des enfants (CNS)[modifier | modifier le code]

Le 3 novembre 2011, Dominique Ouattara est nommée présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants[24] (CNS), par le président de la République. La mission de ce comité est de suivre et d’évaluer les actions du gouvernement en matière de lutte contre l’exploitation des enfants. Les activités du CNS et de ses partenaires conduisent à l’adoption successive de deux plans d’action nationaux (2012-2014 puis 2015-2017) pour réduire de manière significative les pires formes de travail des enfants dans le pays[25]. Le troisième plan se tient de 2017 à 2019[26]. En juillet 2012, le Département d’Etat américain publie son rapport 2012 sur la traite des personnes qui montre la progression de la Côte d’Ivoire en catégorie 2 dans le classement, catégorie des pays qui ne sont pas entièrement conformes aux normes minimales de la loi TVPA, mais qui font des efforts importants dans ce sens[27].

Elle initie en octobre 2017, à Abidjan, une conférence des Premières dames d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, sur le thème de la lutte contre les violences, l’exploitation, la traite et le travail des enfants[28].

Fonds d'appui aux femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI)[modifier | modifier le code]

En décembre 2012, Dominique Ouattara lance le Fonds d'appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI)[29], pour le financement des microprojets des femmes. Ce fonds vise à améliorer le revenu des femmes, faciliter leur indépendance financière, renforcer leur capacité entrepreneuriale et lutter contre le chômage. En 2018, plus de 150 000 femmes[30] bénéficient de ce fonds en Côte d’Ivoire[31].

Grâce notamment à ce fonds, Dominique Ouattara reçoit en mars 2016 de la Chambre de commerce américaine, le « U.S.-Africa Business Center Outstanding Leaders’ Award »[32]. Le prix récompense les actions en faveur de la promotion de l'entrepreneuriat féminin.

Ambassadrice de l’ONU-SIDA[modifier | modifier le code]

Le 18 décembre 2014, Dominique Ouattara est nommée ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA, pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et pour la promotion du traitement pédiatrique[33].

Autres[modifier | modifier le code]

Dominique Ouattara est adhérente de l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le Sida (OPDAS)[34]. Elle assiste à diverses réunions dans le cadre de son adhésion, notamment une réunion des Premières dames à Deauville (France), en mai 2011, à Bamako (Mali) en octobre 2011, ou encore lors de la 7e Conférence africaine sur la santé et les droits sexuels à Accra (Ghana[35] en février 2016).

Elle est également adhérente de l’Association Synergie africaine.

Décoration[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Commandeur ribbon.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1989 : « Présidente d’Honneur de la Chambre Syndicale des Agents Immobiliers de Côte d’Ivoire » (CSDAIM).
  • 2000 : « Meilleure femme d’affaires de l’année 2000 », dans le cadre des Leading Women Entrepreneurs of the World[38].
  • 2008 : « Prix International Panafricain ICS 2007-2008 de la meilleure Présidente de Structure de Bienfaisance de l’Afrique de l’Ouest pour ses actions d’éducation, de formation et d’assistance aux enfants déshérités et aux femmes en difficultés »[39].
  • 27 mai 2009 à Abidjan : Officier de l'ordre du mérite de la solidarité pour ses actions caritatives de secours social et d'assistance humanitaire.
  • 2011 : « Prix de la Fondation Crans Montana », en collaboration avec l’Unesco et l’Isesco, remis par Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco[40],[41].
  • 2012 : « Prix de la World Cocoa Fondation (WCF)», à Washington D.C, pour son engagement en faveur du bien-être des enfants.
  • 2013 : Fait partie des « 25 femmes les plus influentes du business en Afrique » selon Jeune Afrique[42].
  • 2014 : Ambassadrice spéciale de l'ONUSIDA pour l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant.
  • 2016 : « US - Africa Business Center Outstanding Leader's » remis par la chambre de commerce américaine pour son engagement et ses actions humanitaires en faveur de l'entrepreneuriat féminin[43].
  • 2017 : Prix « Global Impact Leadership Awards » remis par le Center of Economic and Leadership Development au siège des Nations Unies à New-York, pour son action en faveur de la lutte contre le travail des enfants et l’autonomisation des femmes[44].
  • 2018 : en mars, « prix d'honneur All Africa » pour son engagement en faveur du leadership féminin, concrétisé notamment par les actions sociales qu’elle a initiées dans le cadre de la Fondation Children Of Africa[45] ; en mai, « prix spécial CNP d'excellence » décerné par l'Autorité Nationale de la Presse (ANP) pour ses appuis en faveur de la presse en Côte d'Ivoire[46].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dominique Ouattara, première dame d'affaires », sur Slate Afrique (consulté le 12 mars 2014).
  2. « Dominique Ouattara, main de fer et gant de velours », sur La Libre Belgique, (consulté le 12 mars 2014).
  3. Deutsche Welle (www.dw.com), « Qui est Dominique OUATTARA? | DW | 03.11.2015 » (consulté le 1er octobre 2018)
  4. « Dominique Ouattara, une "première dame" d'influence », sur Le Monde Afrique, (consulté le 2 février 2016)
  5. « Dominique, la colombe de Ouattara », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  6. « Dominique Ouattara : jamais sans Alassane », sur geopolis.francetvinfo.fr (consulté le 1er octobre 2018)
  7. expert immobilier, à Paris en 1989.
  8. [1]
  9. « Télévision : les séries africaines crèvent l’écran », sur Le Monde.fr (consulté le 1er octobre 2018)
  10. « PHOTOS - Exclusif - Dominique Ouattara (Première Dame de Côte d'Ivoire) et sa fille Nathalie Folloroux - Dîner de gala à l'occasion du 20ème anniversaire de la fondation », purepeople.com,‎ (lire en ligne)
  11. « Dominique Ouattara | Première dame de côte d'ivoire », sur www.dominiqueouattara.ci (consulté le 8 avril 2016)
  12. a et b « La revanche des Ouattara », Le Parisien, 17 avril 2011.
  13. Philippe Bernard, « Entre M. Sarkozy et M. Ouattara, une amitié de 20 ans », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. Philippe Bernard, « Dominique Ouattara, une “première dame” d'influence », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  15. - Biographie de la première dame ivoirienne
  16. a et b « AICI International »
  17. a et b « Children Of Africa »
  18. « Femme de devoir, femme au cœur d’or : Dominique Ouattara, femme de l’année 2015 », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  19. « abidjan.net »
  20. a et b « Côte d'Ivoire: Présentation générale de l'hôpital mère-enfant de Bingerville qui sera inauguré vendredi », sur KOACI (consulté le 16 mai 2018)
  21. http://news.abidjan.net/h/584304.html
  22. Isabelle somian, « Soubré: La Première Dame offre un centre d’accueil pour enfants victimes de traite et d’exploitation », Fratmat,‎ (lire en ligne)
  23. « Pour son soutien aux enfants en détresse : Children of Africa projette la construction de 3 Maisons d’accueil », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  24. « CNS »
  25. « Travail des enfants : un nouveau plan d’action du CNS pour un coût de 12 milliards de FCFA », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  26. « La première Dame félicitée pour ses actions de lutte contre le travail des enfants », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  27. « Intensification de la lutte contre le travail des enfants : Les Usa saluent les efforts du gouvernement ivoirien », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  28. Philippe Kouhon, « Dominique Ouattara « championne d’Afrique » de lutte contre le travail des enfants - AFRIKIPRESSE - Actualité Afrique », sur www.afrikipresse.fr (consulté le 5 octobre 2018)
  29. « FAFCI »
  30. APANEWS, « Autonomisation des femmes : 1,5 milliard FCFA dégagé par la Première dame ivoirienne - Apanews.net », sur apanews.net (consulté le 1er octobre 2018)
  31. « Côte d'Ivoire: Journée internationale de la femme, Dominique Ouattara augmente le FAFCI de Cocody de 150 millions de FCFA », sur KOACI (consulté le 16 mai 2018)
  32. http://news.abidjan.net/h/586464.html
  33. « UNAIDS », sur unaids.org
  34. http://www.freespiritmedia.com/OAFLA/indexfrench.html
  35. https://www.youtube.com/watch?v=g2FtiJs45oI
  36. « Le Chef de l’Etat a élevé le Président de la République libanaise à la Dignité de Grand Croix de l’ordre National au cours d’un dîner- gala », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  37. « Coopération/ Le Portugal salue les performances réalisées par la Côte d’Ivoire : La visite d’État du Président Alassane Ouattara, au Portugal, prend fin aujourd’hui », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  38. Dominique Ouattara Femme de business, Femme de cœur « En 2000, elle reçoit à Venise le prix Leading Women Entrepreneurs of the World ».
  39. Mme Dominique OUATTARA (Pdte de Children of Africa) : “Je dédie ce prix aux membres et aux bénévoles de la Fondation” "Mme Dominique OUATTARA, présidente fondatrice de Children of Africa, a reçu le prix international panafricain ICS (Inter africaine de communication et de sondage) 2007-2008 de la meilleure structure de bienfaisance de l'Afrique de l'ouest. "
  40. Mrs. Alassane Ouattara, First Lady of the Ivory Coast will be the Guest of Honour of the South-South Cooperation Forum "Mrs. Allasane Ouattara, First Lady of the Ivory Coast will be among the Guests of Honour of the forthcoming South-South Cooperation Forum to take place in Brussels. "
  41. Dominique Ouattara distinguée : Voici les Coulisses de Bruxelles « À l’occasion de l’Assemblée annuelle des Premières Dames, dans le cadre de la 5e assemblée annuelle du Forum Crans Montana sur l’Afrique et le monde arabe, le Prix de la Fondation Crans Montana a été remis le 16 février 2011 à Bruxelles à Madame Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire. »
  42. « Les 25 femmes les plus influentes du business en Afrique » (consulté le 15 mai 2013)
  43. « Promotion de l’entrepreneuriat féminin : La Chambre de commerce américaine prime Dominique Ouattara pour son leadership », Abidjan.net,‎ (lire en ligne)
  44. « Excellence: Dominique Ouattara reçoit le prix du Global Impact Leadership Awards », FratMat,‎ (lire en ligne)
  45. (en) « Le prix d'honneur AllAfrica Leadership Féminin décerné à la Première dame de Côte d'Ivoire | Côte d'Ivoire / AIP », sur aip.ci (consulté le 9 avril 2018)
  46. APANEWS, « Prix CNP 2018: Fraternité Matin désigné meilleur organe de presse d'informations générales - Apanews.net », sur apanews.net (consulté le 16 mai 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]