Code Quantum

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Code Quantum
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Logo de la série
Titre original Quantum Leap
Genre Série de science-fiction
Création Donald P. Bellisario
Production Donald P. Bellisario
Acteurs principaux Scott Bakula
Dean Stockwell
Musique Mike Post (générique), Velton Ray Bunch
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine NBC
Nb. de saisons 5
Nb. d'épisodes 96
Durée 3 × 90 minutes
91 × 46 minutes
Diff. originale

Code Quantum (Quantum Leap) est une série télévisée américaine en 91 épisodes de 46 minutes, 2 épisodes de 90 minutes et un pilote de 90 minutes créée par Donald P. Bellisario, diffusée du 26 mars 1989 au 5 mai 1993 sur le réseau NBC.

En Belgique, elle a été diffusée de 1991 à 1995 sur RTL TVI puis aussi sur Club RTL ou encore Plug TV et au Luxembourg, elle a été diffusée de 1991 à 1993 sur RTL TV puis en France, elle a été diffusée à partir du [1] sur Série Club, puis du [2] au sur M6. Rediffusion sur Série Club, M6, W9, 13e rue, Syfy (France), France 4, entre le et le sur Téva[3] et dès le sur Paris Première.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'origine, Brandon Tartikoff (nouveau président de NBC), voulait mettre à l'antenne des séries plus novatrices que celles des autres chaînes. Donald Bellisario lui propose alors une anthologie. Mais ce genre de fiction se vendant mal en syndication, le producteur y ajoute le thème du voyage dans le temps. En s'inspirant de deux livres consacrés au sujet: le roman "Time and again" de Jack Finney, et "Coming of the Age of the Milky Way" de Timothy Ferris. Toutes ces idées donnent naissance à Code Quantum ou Quantum Leap en VO (littéralement Saut quantique). En physique, un saut quantique étant dans un atome, le passage d'un électron d'un état d'énergie donné à un état d'une autre énergie.[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1995[5], le docteur Samuel Beckett dit « Sam », scientifique de génie, a émis l'hypothèse qu'il est possible de voyager dans le temps au cours de sa propre vie. Voulant prouver que sa théorie est juste, il tente l'expérience sur lui-même en entrant dans l'accélérateur temporel. Mais cela tourne mal. Désormais, Sam saute d'une époque à une autre, au cours de la seconde moitié du 20e siècle aux États-Unis.

Souffrant d'une amnésie partielle liée à sa propre identité, il est aidé par le contre-Amiral Al Calavicci, qui lui apparaît sous forme d'hologramme. Al tient dans sa main « l'Interrogateur[6] », un commutateur multicolore lui permettant d'entrer en contact avec Ziggy. Cet « ordinateur hybride » exécute le projet « Code Quantum » et les renseigne sur le contexte historique de chaque voyage dans le temps.

Convaincu que son périple n'est pas dû au hasard, mais que Dieu ou une force inconnue décide de ses sauts spatio-temporels, Sam Beckett essaie de réparer les erreurs du passé; intervenant dans la vie d'individus dont il occupe les corps (hommes, femmes, parfois animaux). Espérant à chaque fois, que son prochain saut le ramènera à sa propre époque.

Exceptions[modifier | modifier le code]

Certaines personnes peuvent voir, entendre ou ressentir la présence d'Al et/ou Sam tels qu'ils sont, à savoir :

  1. Les animaux
  2. Les enfants de moins de 5 ans
  3. Les anges
  4. Les personnes sensibles aux ultrasons ou basées sur la même fréquence que Sam
  5. Les personnes proches de la mort
  6. Les personnes dans un état d'ébriété très avancé
  7. Les personnes déficientes mentalement
  8. Les médiums

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Acteurs et actrices célèbres invités[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

À travers la série, Sam Beckett voyage à diverses époques et empêche des évènements dramatiques comme des accidents ou des vies gâchées. Il en arrive même à changer l'avenir de sa propre famille au début de la saison 3, notamment en sauvant la vie de son frère aîné Tom au Vietnam, évènement qui aurait abouti à la destruction de sa famille (la mort de son père, le mariage de sa sœur avec un homme violent et alcoolique).

La saison 4 se révèle plus sombre. En effet elle traite des sujets plus sensibles de la société comme les actions du Ku Klux Klan, une affaire de viol ou encore une série de meurtres perpétrés par un psychopathe. L'épisode Cauchemar reste le plus troublant. Sam y incarne un inspecteur de police qui enquête sur un assassinat en étant victime de mauvais rêves.

La série se radoucit à la saison 5 mais semble tourner un peu plus vers l'incohérence et l'illogique. Lors de sa dernière mission, le Barman (symbolisant Dieu) nommé Al, fait comprendre à Sam qu'il peut rentrer chez lui quand il le veut. Il décide alors, contre toute attente, d'aller prévenir Beth, la première femme d'Al Calavicci, que son mari est vivant et qu'il reviendra. Il se transmute en avril 1969 auprès de Beth. L'épilogue indique de ce fait que Beth ne s'est finalement pas remariée et a attendu le retour d'Al. À l'époque présente (2000), ils ont quatre filles et en sont à leur 39ème année de mariage.

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Les seuls effets spéciaux de la série concernent les déplacements dans le temps et les divers passages d'Al à travers les décors. Si les déplacements se font simplement sous une simple lumière brillante dans les cinq premiers épisodes de la saison 1, l'effet est un peu amélioré à partir du sixième. Au fil des autres saisons, les effets spéciaux prennent davantage d'ampleur, la production ayant alors un meilleur budget.

Absence de fin ?[modifier | modifier le code]

La série comporte cinq saisons. Dans la dernière minute du dernier épisode de la cinquième saison, il est écrit en toutes lettres : « Le Dr Sam Beckett n'est jamais rentré chez lui », ce qui tend à indiquer que Sam continue de voyager dans le temps indéfiniment. Les producteurs ont dû se contraindre à modifier le montage de l'épisode et à rajouter ce texte, à la suite de l'annonce de l'arrêt de la diffusion par la chaîne NBC qui finançait et diffusait cette série.

On peut l'interpréter comme l'absence d’une fin traditionnelle qui mettrait un terme aux aventures de Sam Beckett : ce dernier semble donc poursuivre indéfiniment ses missions dans le temps.

Pour autant, ce dernier épisode constitue une vraie conclusion aux cinq saisons, dans le sens où il permet à Sam de rencontrer un être spirituel (Dieu ?) qui serait celui qui guidait ses missions depuis le début. Cet "être spirituel", ayant pris l'apparence d'un gérant de bar où se croisent plusieurs personnages que Sam a croisés dans d'anciens épisodes, lui fait comprendre le sens de ses voyages temporels et lui donne la faculté de voyager dans le temps sans l'aide de la machine temporelle, en donnant à Sam le pouvoir de contrôler ses destinations et de voyager dans son propre corps. Le premier voyage temporel de Sam lui permet de corriger son erreur de l'épisode 22 de la saison 2, en prévenant l'épouse de Al, que celui-ci est vivant (porté disparu au Vietnam) et qu'il va revenir, ce qui a pour conséquence qu'Al et Beth restent mariés et sont parents, mettant fin au personnage de Al tel que nous le connaissions, éternel dragueur et cumulant les divorces.

Rationalisation post-créative[modifier | modifier le code]

La « rationalisation post-créative »[7],[8],[9] est un concept imaginé par Donald Bellisario qui consiste à justifier a posteriori, une idée de scénario auprès du téléspectateur. Deux questions résultent de ce concept : la théorie de la ficelle et le sexe de Ziggy.

Théorie de la ficelle[modifier | modifier le code]

S'appuyant sur cette technique, Bellisario limite les voyages dans le temps de son héros à sa durée de vie. Ainsi naît la « théorie de la ficelle », selon laquelle l'existence de chacun est comparable à une ficelle. Un bout de la ficelle représente la naissance, et l'autre, la mort. À la suite de son saut dans le temps, la ficelle de Sam est maintenant mise en pelote, et chaque moment de sa vie s'entrechoque sans aucune chronologie. C'est une explication particulièrement ingénieuse, car elle limite les sauts dans le temps au XXe siècle, à quelques exceptions près. Ce qui permet de conserver Sam dans des périodes où sa présence reste crédible aux yeux du téléspectateur (pas de rencontre avec des dinosaures ou de vaisseaux spatiaux) mais aussi de limiter les coûts au niveau des décors et des trucages. Cependant, l'épisode Les Tuniques bleues (The Leap Between the States) se déroule en 1862 en pleine Guerre de sécession. Le personnage de Al précise que le voyage dans le temps a pu être possible grâce au fait que Sam ait été transmuté dans le corps de son ancêtre. L'ADN étant proche, la transmutation fut alors possible[7].

Ziggy, homme ou femme ?[modifier | modifier le code]

S'appuyant toujours sur cette idée, Donald Bellisario opère un changement radical concernant Ziggy, l'ordinateur hybride. Jusqu'à la troisième saison, il est sous-entendu que Ziggy est de sexe masculin. Mais à partir du premier épisode de la quatrième saison, sa voix est féminine. Quand la question est posée à Bellisario, le producteur répond que Sam ne se souvenait pas qu'il avait doté Ziggy d'une personnalité féminine et qu'Al n'a jamais voulu le contredire, Sam ayant suffisamment de troubles provoqués par les sauts[10].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Coffrets DVD[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Plusieurs romans ont été publiés aux Etats-Unis à partir de l'année 1990 dont cinq ont été traduits en français aux éditions J'ai lu :

  • Code Quantum - Tome 1 : Prélude, Ashley McConnell, J'ai lu, 1996 (ISBN 2-2772-4235-7)
  • Code Quantum - Tome 2 : Pilote, Julie Robitaille, J'ai lu, 1996 (ISBN 2-2772-4236-5)
  • Code Quantum - Tome 3 : Le Mur, Ashley McConnell, J'ai lu, 1996 (ISBN 2-2772-4237-3)
  • Code Quantum - Tome 4 : Le Fantôme et le détective, J'ai lu, 1996 (ISBN 2-2900-4290-0)
  • Code Quantum - Tome 5 : Le Jugement du fléau, Mélanie Rawn, J'ai lu, 1996 (ISBN 2-2900-4330-3)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Petit, « Guides des épisodes de Code Quantum », Génération Séries, no 40,‎ , p. 63 (ISSN 1167-136X)
  2. « Code Quantum - L'Encyclopédie des séries TV », sur Toutelatele.com (consulté le 3 décembre 2012)
  3. http://www.toutelatele.com/code-quantum-de-retour-au-quotidien-pour-la-rentree-de-teva-51708
  4. « Donald Bellisario, l'homme des séries. Rencontre avec le concepteur de Magnum et de Quantum Leap. Itinéraire d'un créatif. », sur lemonde.fr
  5. Martin Winckler, « Code Quantum 1ère partie », Génération Séries, no 39,‎ , p. 52 (ISSN 1167-136X)
  6. Traduction française du mot "Handlink" dans l'épisode 1 de la saison 4 "Bond en arrière"
  7. a et b Christophe Petit, « Code Quantum: les coulisses du temps », Génération Séries, no 39,‎ , p. 56 (ISSN 1167-136X)
  8. « Code Quantum lexique », sur fanfictions.net
  9. « Quantum Leap Trivia #328 », sur http://quantumleapanalyses.tumblr.com
  10. Christophe Petit, « Code Quantum: les coulisses du temps », Génération Séries, no 39,‎ , p. 59 (ISSN 1167-136X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Autres séries télévisées sur le même thème[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées des années 1970 sur le même thème[modifier | modifier le code]

Dans les deux bandes dessinées des années 1970 qui suivent, le héros est transporté malgré lui dans une époque historique à chaque début d'épisode, comme le héros de Code Quantum.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Le Coffre fort, nouvelle écrite en 1995 par Greg Egan et publiée dans le recueil Axiomatique, le héros se réveille chaque jour dans le corps d'une nouvelle personne depuis sa plus jeune enfance.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Marcel, Code Quantum - Itinéraire d'un ange gardien, Coll. Le Guide du Téléfan, 1995 (ISBN 2-87795-049-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]