Berlin-Dahlem

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Berlin-Dahlem
Berlin-Dahlem
L'université libre de Berlin
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Berlin
Ville Berlin
Arrondissement municipal Steglitz-Zehlendorf
Code postal 14169, 14195
Démographie
Population 16 819 hab. (01/2017)
Densité 2 005 hab./km2
Géographie
Coordonnées 52° 27′ 29″ nord, 13° 17′ 15″ est
Altitude 50 m
Superficie 839 ha = 8,39 km2
Localisation
Localisation de Berlin-Dahlem

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Berlin-Dahlem

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Berlin-Dahlem
Domaine Dahlem (Domäne Dahlem)

Berlin-Dahlem (Dahlem) est un quartier berlinois du sud-ouest de Berlin (Allemagne), faisant partie de l'arrondissement de Steglitz-Zehlendorf. .

Il est limitrophe des quartiers de Zehlendorf, Steglitz, Lichterfelde-West et du Forst Grunewald (la forêt du Grunewald).

La paroisse de Dahlem date du XIIIe siècle. Pendant la séparation de la ville, ce quartier faisait partie du l'ancien district de Zehlendorf, situé à Berlin-Ouest.

Banlieue résidentielle entourée de verdure, Dahlem abrite plusieurs musées prestigieux, réunis sous le nom de Musées de Dahlem et rattachés au réseau des Musées nationaux de Berlin : Musée ethnologique, Musée d'art asiatique, Musée des cultures européennes. Le cimetière de Dahlem abrite les sépultures de nombreuses personnalités artistiques.

C'est aussi à Dahlem que se trouvent l’Institut Max-Planck et le siège de l'Université libre de Berlin (Freie Universität Berlin), dont le bâtiment administratif situé non loin de l'université elle-même (52° 26′ 52″ N, 13° 17′ 09″ E) fut occupé de 1945 à 1990 par l'« État-major allié de Berlin » (en anglais : Allied Staff Berlin - ASB, ou en allemand : Alliierten Stabes Berlin) qui assurait la direction quadripartite de la ville après la Seconde Guerre mondiale.

Origine[modifier | modifier le code]

Le nom de Dahlem existe dans de nombreuses régions d’Allemagne comme à Lüneburg ou encore dans le canton de la Eifel à Bitburg-Prüm.

Historiquement c’est aux VIIIe – IXe siècle que l’on peut lire „Dahlem“ sur des écrits.

Mais vers Lüttisch, à la frontière belge, il existe également un Dalhem.

Les linguistes supposent que le nom Dahlem vient de la racine indogermanique „dhel“ et de „Tal“. De ce fait Dahlem signifie „Talheim“ ( et peut être traduit en français par la „Vallée de la maison“).

Cependant le Dahlem de la région de Saxe a des origines slaves dont la racine est le mot „Dol’ane“ et qui se traduit par les habitants de la vallée.

Alt-Berlin-Koelln.jpg

Mais encore il faut savoir que le Alt-Berlin ( le village Berlin d’origine, qui a fusionné avec le village de  Cölln pour faire la ville de Berlin au Moyen Âge) était plus au nord que Dahlem.

Ce qui suppose qu’il n’y a pas d’origine sorbe ou slave.

Les historiens supposent aussi que les premiers habitants de Dahlem venaient de Dahlen qui est un quartier de la ville de Stendal.

Historique[modifier | modifier le code]

Dahlem depuis les débuts[modifier | modifier le code]

Les slaves colonisent durant le mouvement des populations, au VIe siècle, l’est jusqu’à la Mark Brandenburg (la marche de Brandenbourg).

Durant cet exode de population, ils annexent la population germanique restante.

En 930, la population allemande reprend l’est de l’Elbe.

Plus tard, en 1157, Albrecht der Bär (Albrecht l’ours) issu de la maison d’Ascanie, recolonise toute la région de la Mark Brandenburg.

Ses arrière-petit-fils Johann I. et Otto III rachetèrent les terres du Dahlem d’aujourd’hui.

Un certain Locator s’engage auprès du Margrave/marquis pour donner aux futurs colons des habitations pour vivre dans Dahlem.

Pour cela le marquis lui promet une exonération d’impôts locaux/habitation.

Les nouveaux habitants qui étaient des paysans avaient pour mission de bâtir des maisons, de cultiver des champs et d’abattre du bois dans le Grunewald.

Ceci démontre que la création rurale de Dahlem était allemande et non slave, du fait que les slaves bâtissaient leurs villages près de cours d’eau comme la ville de Köpenick ( Est de Berlin avec un milieu très humide dû aux cours d’eau, lacs etc.)

Dorfkirche Dahlem 05.jpg

Pour dater officiellement Dahlem, il faut se reporter au cadastre/plan de l’église qui date entre 1200-1230.

Le quartier proche de Zehlendorf (Cedelendorp) date lui de 1242.

Le mot de Dahlem („Dalm“) fut écrit pour la première fois dans le Landbuch (sorte de cadastre des terres) de l’Empereur Karls IV en 1375.

Cependant l’empereur ne recevait pas d’impôt du fait que la famille Von Milow possédait ses terres.

Il faut retracer aussi l’histoire importante qui concerne la famille Von Milow.

Les Von Milow avaient reçu les terres de Dahlem par les Wittelsbach pour des services reçus.

C'est donc sur ces terres et celle du château du seigneur, aujourd’hui le Landhaus sur la Domäne Dahlem habitant un musée de plein air, que les paysans et notables garderont leurs bêtes.

Claus Von Milow mourra en 1482 ce qui eut pour effet que les terres seront transférées à la famille des Von Spiel qui avait déjà une vingtaine d’écuries sur les terres du Landhaus.

Ils posséderont plus de 2 000 écuries sur les 52 hectares, qui ont été annexés aux habitants de Steglitz.

Les Von Spiel se convertiront au protestantisme, ce qui explique la présence de l’église de St. Annen près du Landhaus.

Suite à des différents entre nobles évangéliques et catholiques, la famille Von Spiel vendra le ses terres pour 3300 Taler (argent de l’époque) à Georg Adam von Pfuel.

Son neveu Cuno Hans von Willmerstorff qui habitait à Schmagendorf alors déménagera à Dahlem plus tard.

Suite à la guerre de Trente ans, le dernier des Willmerstorff vendra à son tour Dahlem et Schmargendorf au comte Friedrich Heinrich von Pedewils.

Au XIXe siècle,  Carl Friedrich von Beyme rachètera pour 80000 Taler les terres du Domäne Dahlem.

Après sa mort, sa fille Charlotte Gerlach vendra 1841 à nouveau au fisc prussien.

Ce qui en fait des terres royales de au 1er juillet 1901.

Les prussiens  veulent bâtir à partir de 1901 un Oxford allemand où habite l’élite intellectuelle et les notables de la région.

L’évolution dès 1901[modifier | modifier le code]

Dès le début de l’année 1901, Dahlem subit positivement de nombreux changements.

Dahlem est d’abord départagé en plusieurs parties par la commission royale spécialisée en agriculture.

Il y a par conséquent une multitude de nouvelles cultures agraires, telles que l’avoine ou l’orge qui seront cultivées.

L’infrastructure elle aussi évoluera.

Les petites routes deviendront de grandes allées reliant Dahlem à Schmargendorf, Steglitz, les autres routes seront pavées.

La société anglaise de gaz va en 1903 ensuite installer des lampadaires partout dans Dahlem.

Tout cela sur le modèle de l’architecte Walter Kyllmann.

De nombreuses villas sont construites, en tout plus d’une cinquantaine en 1905.

En 1914/15 Dahlem compte 384 villas et et 539 parcelles vendues.

Ces villas porteront le nom des architectes telles que le Landhaus Huth, Deckert, etc.

De 1905 à 1914 de nombreux nouveaux établissements sont bâtis telle que de nombreuses écoles et lycées.

Comme le Arndt-Gymnasium, Getraudenschule, la Königin-louise Stiftung.

Du fait de l’augmentation de la population, un nouveau cimetière est construit. Ex. L’aggrandissement du Dorffriedhof dans la Königin-Luisestraße 54

Pour exemple, parmi les personnes notables qui y reposent, on peut citer le sociologue Dr. Rudy Dutschke.

L’amélioration des infrastructures et la création de nouveau établissements ne sont pas les seules améliorations.

Un des plus intéressants projets est la création d’une cité savante.

On peut citer l’établissement royal des jardins (Königliche Gärtnerlehranstalt Peter Lenné), l’institut biologique agraire ou encore le renommé institut de pharmacologie etc.

Leur renommée est indiscutable comme celle de leurs savants, on peut le voir avec la synthèse d’ammoniaque de Fritz Haber qui a donc aidé à fabriquer les premiers engrais et en conséquence, il a obtenu le prix nobel de chimie en 1911.

Ces établissements appartiennent aujourd’hui à la Freie Universität ou sont devenus des établissements scolaires comme pour la OSZ Peter Lenné.

Cependant le cadre idyllique s’estompe durant la première guerre mondiale.

L’annexion vers Berlin[modifier | modifier le code]

Apres la Première Guerre mondiale débuta la république de Weimar.

Le 1er octobre 1920, Dahlem sera annexé dans le cadre du projet du Groß-Berlin et donc s’appellera Berlin-Dahlem et sera englobé dans l’arrondissement de Zehlendorf.

C’est lors de cette époque que Dahlem subira un énième changement.

On va construire encore plus de bâtiments pour la population locale, ainsi que l’archives secrètes de Prusse (Geheimes Staatsarchiv), deux nouvelles églises (Saint Bernard et Jesus christ). Le cimetière de forêt à l’extrémité du Grunewald sera agrandi et le métro desservira Dahlem Dorf.

De plus la Faculté Libre agrandira sa célèbre Kaiser-Wilhelm-Gesellschaft.

Les sciences vont atteindre des étapes majeures comme avec les théories de l’oxigenation des cellules d’Otto Warburg au sein de la Kaiser-Wilhelm-Gesellschaft.

Gedenktafel Thielallee 1 (Dahle) Martin Niemöller.jpg

Dahlem durant le national-socialisme[modifier | modifier le code]

Avant le début de la Shoah, Dahlem avait une école privée juive Kaliski jusqu’au point de devenir une école fédérale de Berlin.

L’école fut fermée après que Charlotte Kaliski et Heinrich Selver émigrèrent aux Etats-Unis en 1938 et que l’holocauste sévit.

Dahlem ne fut pas épargné par le mouvement de la NSDAP. La quasi totalité des habitants d’origine juive ont fui ou ont été dépossédé de leurs biens.

Tel que le célèbre scénariste Ludwig Fulda ou des juristes tels que Dr Arthur Zardern et Ernst Hagelberg.

De ce fait l’élite nazie reprit ses villas pour y habiter comme Martin Bormann, Heinrich Himmler, Richard Walther Darréetc.. Et les personnalités publiques comme Leni Riefenstahl.

Martin Niemöller.

Cependant de nombreux fonctionnaires et politiciens qui n’étaient pas du parti restèrent et par conséquent perdront « par obligation » la carte du parti.

La faculté libre elle aussi subira les méfaits nazis.

Le critère de sélection sera basé sur le racisme, des professeurs renommés seront renvoyés.

Et une nouvelle science basée sur l’idéologie nazie prendra le dessus.

Ainsi l’institut d’anthropologie, d’eugénique et des sciences sur l’hérédité, où d’immondes expériences seront faites ou encore l’institut de recherches de l’hygiène raciale.

Les archives secrètes de Prusse sera une des plaques tournantes pour les demandes de recherche d’État civil arien.

Toutefois, une résistance menée par des religieux, scientifiques et bourgeois apparaitra.

Un exemple est le prêtre Martin Niemöller qui créa, dans l’église Jésus Christ de Dahlem, le Pfarrernotorden (l’ordre du secours des prêtres) qui assista les prêtres d’origine juive.

Niemöller fut dénoncé et tué par la Gestapo.

Mais la résistance va demeurer et s’intensifier.

Le juriste Oskar Umrath mènera le groupe de résistance « neu-Beginnen ».

Et d’autres résisteront à leur tour petit a petit tel que Erich Hoepner, Fritz Elsas, Otto Lenz, Lisa Meitner.

Durant Seconde Guerre mondiale, Dahlem a subi des attaques aériennes, notamment un bombardement de la Royal Air Force, le .

Le Arndt Gymnasium, l’institut de Chemie et les habitations seront bombardés intensivement.

Entre le 23 et , l’Armée rouge entre dans Dahlem pour progresser lentement vers le centre de Berlin et libérer ce quartier.

Le renouveau après 1945[modifier | modifier le code]

2012-07 AlliiertenMuseum 01 anagoria.JPG

Suite à la capitulation du et la fin de la guerre, Dahlem deviendra territoire américaine.

Zehlendorf dont Dahlem fait partie sera effectivement la partie américaine des alliés.

Les anciennes infrastructures militaires du Grunewald deviendront des bases militaires américaines.

Cependant, entre le 5 et le , Dahlem était départagé par les américains et les soviétiques.

Les alliés américains construiront plus de 11 000 nouveaux bâtiments et réquisitionneront 4 000 bâtiments pour héberger les familles des militaires.

Des familles américaines notables comme le diplomate Richard Kerry, père de John Kerry vivront ici.

Des écoles  américano-allemandes seront construites, aujourd’hui école européenne telles que la Quentin-Blake Grundschule, la Berlin american Highschool.

En 1953, les Américains avec l’aide des autres alliés créeront le musée des Alliés toujours existant aujourd’hui.

Bâtiments historiques[modifier | modifier le code]

Dahlem Königin-Luise-Straße U-Bahn Dahlem-Dorf-002.JPG

Dahlem est l’épicentre des musées et du savoir via les sciences et les centres de recherches de la FU.

En 1987, la station de métro Dahlem-Dorf est sacré plus belle station de métro d’Europe par le Japon.

Pour cause les bancs sont des sculptures de Wolf Van Roy, appelées les Liebespaare (couple amoureux).

Le couple amoureux de Rolf Van Roy.

Liste des bâtiments historiques :

Musées :

Les bâtiments de la FU :

Berlin Dahlem Postamt HDR.jpg

dont font partie :

Personnalités[modifier | modifier le code]

WP Brigitte Horney.jpg
  • Karl-Eduard von Schnitzler (1918–2001), ancien journaliste de la RDA et créateur de l’émission  Der schwarze Kanal
  • Brigitte Horney (1911–1988), actrice
  • Hanno Hahn (1922–1960), historien d’art et Fils de Otto Hahn
  • Konrad Kraske (1926–2016), politicien (CDU)
  • Maurus Berve OSB (1927–1986), moine benedictin
  • Götz von Boehmer (* 1929), juriste et ambassadeur
  • Paul Mersmann der Jüngere (1929–2017), sculpteur, peintre et écrivain
  • Edgar Ott (1929–1994), acteur
  • Nora von Collande (* 1958), actrice et écrivaine

Personnes ayant un lien avec Dahlem[modifier | modifier le code]

  • Adolf Jandorf (1870–1932), fondateur du  KaDeWe; Vivait avec dans la villa de la  Gelfertstraße 32–34.
  • Ludwig Fulda (1862–1939), dramaturge et traducteur, victime de la NSDAP, vivait à Dahlem.
  • Arthur Zarden (1885–1944), expert financier et secrétaire Generale aux finances de la République de Weimar. Victime du nazisme vivant à Dahlem.
  • Max Baldner (1887–1946), violoncelliste, professeur de musique. Victime du nazisme vivant à Dahlem.
  • Gustav Stolper (1888–1947), économiste, journaliste et homme politique libéral. Victime du nazisme vivant à Dahlem.
  • Bruno Asch (1890–1940), homme politique local. Victime du nazisme vivant à Dahlem.
  • Kurt Hueck (1897–1965), botaniste et directeur de l’institut de l’agriculture de Dahlem. A été aussi victime du nazisme.
  • Fritz Lang (1890–1976), régisseur et scénariste vivant dans la Schorlemerallee 7.
  • Toni Stolper (1890–1988), journaliste
  • Camilla Spira (1906–1997), actrice vivant à Dahlem et victime du nazisme.
  • Brigitte Helm (1908–1998), actrice connu pour son rôle dans Metropolis vivant dans la Schorlemerallee 12.
  • Hildegard Knef (1925–2002), actrice et chanteuse ; survivra la dernière semaine de guerre dans la villa de la Gelfertstraße 37, oú vivait son amant le dramaturge Ewald von Demandowsky (1906–1946).

Population[modifier | modifier le code]

Le quartier comptait 16 819 habitants le selon le registre des déclarations domiciliaires[1], c'est-à-dire 2 005 hab./km2.

Transports[modifier | modifier le code]

Outre le métro, le quartier est desservi par les lignes d'autobus X83 et M11.

Stations de métro[modifier | modifier le code]

Les stations de métro à Berlin-Dahlem, toutes desservies par la ligne Berlin U3.svg sont Dahlem-Dorf, Podbielskiallee, Breitenbachplatz, Thielallee et Oskar-Helene-Heim.

Notes et références[modifier | modifier le code]