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Metropolis (film, 1927)

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Metropolis
Description de cette image, également commentée ci-après
Logotype du film.
Titre original Metropolis
Réalisation Fritz Lang
Scénario Fritz Lang et Thea von Harbou, adapté du roman Metropolis de Thea von Harbou
Acteurs principaux Alfred Abel
Brigitte Helm
Gustav Fröhlich
Rudolf Klein-Rogge
Sociétés de production UFA (Universum-Film AG)
Pays de production Drapeau de la république de Weimar République de Weimar
Genre Science-fiction
Durée 153 min (version originale en 1927)
148 min (version restaurée en 2010)
Sortie 1927

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Affiche française de 1927.

Metropolis est un film de science-fiction allemand réalisé par Fritz Lang, sorti en 1927.

Film muet en noir et blanc, il oscille entre l'expressionnisme et la nouvelle objectivité. Adapté du roman original de Thea von Harbou, le scénario est coécrit par celle-ci et Fritz Lang, mariés à l'époque. Brigitte Helm, Gustav Fröhlich, Alfred Abel et Rudolf Klein-Rogge figurent parmi les premiers rôles. Le film est produit aux studios de Babelsberg par UFA (Universum-Film AG).

Échec critique et commercial à sa sortie tandis qu'il est, à l'époque, le film le plus cher de l'histoire du cinéma, il est rapidement amputé. Il est progressivement réhabilité durant la deuxième moitié du XXe siècle, au point d'atteindre le statut de chef-d'œuvre majeur de l'histoire du cinéma, ce dont témoignent ses multiples influences jusqu'à nos jours, notamment dans la culture populaire. Plusieurs fois restauré, il devient en 2001 le premier film inscrit sur le registre international Mémoire du monde de l’UNESCO.

Statue reproduisant l'androïde du film à Babelsberg, en Allemagne.

En 2026, Metropolis est une mégapole divisée entre la ville haute, où vivent les dirigeants et leurs familles dans le luxe, et la ville basse, où les ouvriers maintiennent en marche les machines qui font vivre la cité. La devise qui gouverne l’ensemble est énoncée d’emblée : « Entre le cerveau et les mains, le médiateur doit être le cœur. ». Le film se décompose en trois actes : Auftakt (Prélude), Zwischenspiel (Intermède) et Furioso.

Auftakt (Prélude)

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Freder Fredersen, fils du maître de Metropolis, Joh Fredersen, mène une existence oisive dans les Jardins éternels de la ville haute. Un jour, une jeune femme de la ville basse, Maria, apparaît avec un groupe d’enfants ouvriers à qui elle veut montrer ceux qui vivent dans l’abondance. Les gardiens chassent les intrus, mais Freder est troublé par Maria et décide de la retrouver.

En descendant pour la première fois dans la ville des machines, Freder découvre les conditions de travail épuisantes des ouvriers. Il assiste à une explosion de la machine M, provoquée par le rythme de travail démesuré ; dans sa vision hallucinée, la machine se transforme en Moloch, un monstre auquel les ouvriers sont sacrifiés. Revenant à la réalité devant les corps transportés sur des brancards, il remonte prévenir son père de l’accident et de la souffrance des ouvriers. Joh Fredersen, qui vient de recevoir des plans mystérieux trouvés sur des ouvriers morts, reste indifférent au sort des travailleurs et congédie violemment son secrétaire Josaphat pour n’avoir pas signalé l’accident à temps.

Freder rattrape Josaphat, qui s'apprêtait à se tirer une balle dans la bouche, et lui donne l’adresse de son appartement pour qu’il l’y attende. Alors que Joh Fredersen charge son espion de suivre les déplacements de son fils, ce dernier se rend de nouveau dans la ville basse où il voit un ouvrier, Georgy, matricule 11811, au bord de l’effondrement devant sa machine. Il lui propose d’échanger leurs vêtements et leurs places, et qu'il aille de l'attendre chez lui avec Josaphat. Alors que Freder commence son travail harrassant, Georgy monte dans sa voiture et, en chemin, décide à la place d'aller au cabaret Yoshiwara pour goûter aux plaisirs de la ville haute, suivi discrètement par l'espion.

Joh Fredersen, intrigué par les plans récupérés sur les ouvriers, se rend chez l’inventeur Rotwang, qui vit dans une maison ancienne coincée entre les tours de la ville. Le savant lui montre un être-machine (dont la fabrication lui a coûté la main droite, remplacée par une prothèse mécanique) androïde créé dans l’espoir de rendre vie à Hel, la femme qu’il a aimée et que Joh lui a prise, et qui est morte en mettant au monde Freder (Rotwang a par ailleurs dans sa maison un mémorial qui lui est consacré). Rotwang identifie les plans comme un chemin menant aux catacombes où les ouvriers se réunissent en secret.

Libéré de son travail après la relève, Freder descend dans les catacombes, guidé par un plan trouvé dans la poche de Georgy. Là, il découvre Maria en train de parler aux ouvriers. Devant les hommes exténués, elle raconte la légende de la tour de Babel : le cerveau qui conçoit, les mains qui exécutent, et l’absence de médiateur qui provoque la catastrophe. Elle annonce que ce dernier viendra un jour, et Freder se reconnaît dans cette mission. Joh Fredersen et Rotwang, qui ont suivi le chemin des plans et espionnent la réunion, assistent à ce discours sans que Joh ne reconnaisse son fils dans la foule. A la fin de la réunion, Freder se présente à Maria, qui le reconnaît également comme étant le médiateur attendu. Alors que Joh demande à Rotwang de donner à l’être-machine l'apparence de la jeune femme pour briser la confiance que les ouvriers lui accordent, Maria donne rendez-vous à Freder le lendemain, dans la cathédrale. Peu après, elle est capturée par Rotwang.

Zwischenspiel (Intermède)

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Freder, ignorant l’enlèvement de Maria, se rend dans la cathédrale pour la retrouver. Là, il entend la prédication d’un moine sur l’Apocalypse, les trompettes des anges et la venue du Jugement dernier. Les paroles du prédicateur se mêlent déjà dans son esprit aux images de violence qu’il a observées. Revenant de Yoshiwara, Georgy est arrêté par l'espion de Joh, qui trouve sur lui l'adresse de Freder, et ordonne à l'ouvrier de retourner à son poste et d'oublier toute cette histoire. Freder rentre chez lui, où il retrouve Josaphat, qui lui apprend que Georgy n'est jamais venu. En repartant, lui et l'espion se croisent dans l'ascenseur sans se voir, et ce dernier, qui retrouve chez lui le béret de Georgy, tente d'acheter puis intimide Josaphat pour le convaincre de ne plus aider Freder.

Maria est séquestrée par Rotwang chez lui. Alors que le savant vient la chercher pour son expérience, Maria se débat et hurle à l'aide, ce qui alerte Freder, qui passait devant la maison à ce moment là. Dans son laboratoire, Rotwang transfère l’apparence de Maria à l’être-machine. Peu après, Freder trouve Rotwang et le confronte pour savoir où est Maria, et le savant lui répond qu'elle est chez Joh. Freder y court, et trouve son père en compagnie de la fausse Maria. Persuadé que Maria l’a trahi au profit de son père, il sombre dans le désespoir et s’effondre, pris de fièvre et de visions.

Au cabaret Yoshiwara, où a été organisée par Rotwang une réception pour la présenter, la fausse Maria danse devant les hommes puissants de Metropolis et les ensorcelle par sa sensualité. Pendant ce temps, alité, Freder délire. Il voit la Mort jouer de la faux et les sept péchés capitaux prendre vie autour de la fausse Maria triomphante. La prédication apocalyptique du moine s’entremêle à ces visions de débauche : les signes de fin des temps semblent se matérialiser.

Sa fièvre de folie passée, Freder retrouve Josaphat, qui lui apprend que l'espion de Joh terrorise la cité des machines depuis dix jours, et des actions inconsidérées des financiers, fascinés par la fausse Maria, qui se battent entre eux voire même mettent fin à leurs jours. Partout, la cité haute se laisse entraîner dans un tourbillon de désir et de décadence. Les jardins éternels sont abandonnés, tous les notables se rendant soir après soir au Yoshirawa voir la fausse Maria qui continue d'attiser la jalousie, la violence et la folie parmi les notables, qui se battent pour elle et perdent tout sens moral.

Alors que Freder décide d'aller avec Josaphat dans les catacombes, Joh demande à son espion de laisser agir les ouvriers, quoi qu'ils fassent cette nuit afin que, comme l'explique Rotwang à la vraie Maria, de justifier ensuite une répression dans le sang. Dans les catacombes, devant les travailleurs qui attendaient des paroles d’espoir, la fausse Maria prêche non plus la réconciliation mais la destruction. Puisque selon ses dires le médiateur n'est pas venu, elle incite les ouvriers à abandonner toute patience et à laisser mourir les machines. Freder intervient alors et l'interpelle, l'accuse de ne pas être Maria. Les ouvriers, reconnaissant là le fils de Joh et enragés par le discours de la fausse Maria, l'attaquent. L'un d'eux tente de le poignarder, mais Georgy s'interpose et est tué. Pendant ce temps, Rotwang exulte devant Maria, ivre de son triomphe sur Fredersen : il se réjouit d’avoir doublement trahi ce dernier, en lui cachant que son fils veut devenir le médiateur des travailleurs et qu’il est amoureux de Maria. Mais Joh Fredersen, qui a tout entendu, attaque son rival et le laisse pour mort, Maria en profitant pour s'enfuir.

Conduits par la fausse Maria, les ouvriers se lancent à l'assaut des machines. Grot, le gardien de la machine-cœur, qui alimente Metropolis, a été averti par les signaux d’alarme : pour la protéger, il ferme les portes. Il reçoit un appel de Joh Fredersen, qui lui ordonne d'ouvrir les portes : le contremaître obéit à contrecœur, puis se place lui-même en travers du passage pour essayer d’apaiser les ouvriers. Personne ne l’écoute. Sous l’impulsion de la fausse Maria, la machine-cœur est mise hors de contrôle puis détruite ; la fausse Maria s’enfuit discrètement vers la ville haute, tandis que, dans la cité des machines, l’inondation commence.

Au même moment, la véritable Maria arrive dans la cité des machines et commence à rassembler les enfants abandonnés par leurs parents partis à la révolte. La machine-coeur détruite, le courant est coupé dans tout Metropolis. L'espion de Joh apprend à son maître que son fils se trouve dans la ville basse, avec les ouvriers. Freder retrouve Maria et, avec l'aide de Josaphat et Grot, ils évacuent les enfants vers la ville haute, échappant à l'inondation.

Alors que les ouvriers dansent devant les machine dévastées, Grot les interpelle et leur demande où sont leurs enfants, et les incite à se retourner contre celle qui les a poussés à la révolte et conduit à détruire les machines qui leur étaient indispensables. Dans la ville haute, la fausse Maria jubile, portée en triomphe par la haute sociétée décadante. Chez lui, Rotwang reprend ses esprits, et jure à la défunte Hel de "la" ramener chez lui.

La foule en furie poursuit la vraie Maria, qui était restée en arrière et qu'ils prennent pour la « sorcière » qui a causé la perte de leurs enfants. Elle parvient à les semer dans le cortège de la fausse Maria, qui est capturée à sa place. Toujours hilare, elle est traînée jusqu’à une place publique et attachée à un bûcher, au grand désespoir de Freder, retenu par les ouvriers, qui croit qu'on brûle sa bien-aimée.

Rotwang, devenu fou, retrouve Maria et la poursuit jusqu'aux hauteurs de la cathédrale de Metropolis. Pendant ce temps, les flammes consument la fausse Maria, dont l'apparence humaine se désagrège et laisse apparaître la carcasse métallique de l’être-machine aux yeux des ouvriers sidérés. Freder aperçoit Maria poursuivi par Rotwang sur les toits. Il fonce à son secours et se bat contre le savant. Joh Fredersen, mis au courant par Josaphat, s'est rendu sur les lieux. Alors que Grot s'apprête à le prendre à partie, Josaphat l'arrête et l'informe que tous les enfants sont sauvés. Tous finalement assistent à la mort de Rotwang, qui finit par perdre l’équilibre et chute dans le vide.

Au pied de la cathédrale, les ouvriers, menés par Grot, font face à Joh Fredersen. Les deux hommes, confus, n'osent même pas se rapprocher. Maria intervient, et rappelle alors la devise énoncée dès le début : le médiateur entre le cerveau et les mains doit être le cœur. Freder s’avance, prend la main de son père et celle de Grot, et les unit.

Fiche technique

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Affiche française du film.

Distribution

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Le générique cite également les personnages suivants sans attribuer de noms aux interprètes :

Tournage : une superproduction

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Une automobile Rumpler Tropfenwagen comme celle utilisée dans le film.

Metropolis coûte au total environ six millions de reichsmarks, ce qui en fait le film le plus cher de l'histoire du cinéma à sa sortie[1],[2]. Il traduit la volonté de la UFA de concurrencer les superproductions hollywoodiennes[3].

Le tournage de Metropolis commence le . Le casting a sélectionné nombre de personnes inconnues n'ayant aucune expérience du cinéma, comme Brigitte Helm, âgée de dix-neuf ans au moment du tournage.

Le tournage du film a été une expérience très éprouvante pour les acteurs en raison des demandes formulées par le réalisateur Fritz Lang. Pour la scène où la ville des travailleurs est inondée, Helm et cinq cents enfants provenant des quartiers les plus pauvres de Berlin ont dû travailler durant quatorze jours dans une piscine d'eau que Lang a intentionnellement maintenue à une température basse.

Lang exige souvent de retourner la même scène à de multiples reprises. Par exemple, le tournage de la scène où Freder doit s'effondrer aux pieds de Maria a pris trois jours. Lang a exigé de la tourner tellement de fois qu'à la fin, Gustav Fröhlich tenait à peine debout. Autres anecdotes qui démontrent du sens du réalisme de Lang, pour la scène où Maria brûle sur un bûcher, Lang ordonne d'allumer un réel brasier (où la robe de Helm commença à prendre feu) ou encore quand il ordonne à ses assistants de jeter de puissants jets d'eau lors du tournage de l'inondation de la ville des travailleurs.

Environ 620 kilomètres de pellicule furent utilisés, pour 350 heures d'enregistrements. Une cinquantaine d'automobiles ont été utilisées dans le film[réf. nécessaire]. 36 000 figurants sont mobilisés[4]. Parmi eux figure l'écrivain et scénariste Curt Siodmak, qui était journaliste en 1927 et qui s'était fait engager afin d'assister au tournage.

Le tournage se termine le , soit un total de 310 jours et 60 nuits.

C'est possiblement sur le tournage de ce film que Fritz Lang perdit un œil[5].[source insuffisante]

Effets spéciaux

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L'expert des effets spéciaux de l'époque, Eugen Schüfftan, véritable pionnier, crée des effets visuels inédits pour Metropolis. Parmi les effets utilisés, il réalise des miniatures de la ville, un appareil photo sur une balançoire et utilise plus particulièrement l'effet Schüfftan[6]. Pour ce dernier, il utilise des miroirs inclinés pour créer l'illusion que les acteurs occupent des décors géants. Cette invention sera utilisée deux ans plus tard par Alfred Hitchcock dans Chantage sorti en 1929[7].

Le Maschinenmensch, le robot construit par Rotwang pour ressusciter l'amour perdu de Joh, a été créé par le sculpteur Walter Schulze-Mittendorff. Un moulage en plâtre a été pris sur le corps de l'actrice Brigitte Helm et le costume a ensuite été fabriqué à partir du moulage. Une découverte fortuite d'un matériel appelé « bois plastique » (une substance malléable ayant l'aspect du bois qui sert de remplissage) a permis à Schulze-Mittendorff de construire un costume en métal avec les articulations en « bois plastique »[8]. Malgré cette innovation, Helm se plaint d'être mal à l’aise, car le costume est trop rigide et lui donne des ecchymoses[9].

Bande originale

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La musique de Metropolis a été composée par Gottfried Huppertz et a été conçue pour être exécutée par un orchestre symphonique en accompagnement du film. Huppertz s'est inspiré de Richard Wagner et Richard Strauss, ainsi que de quelques symphonies dites « modernistes », telles que la Symphonie numéro 6, opus 23 de Nikolaï Miaskovski, pour décrire la ville des travailleurs. Il utilise aussi le célèbre motif grégorien du Dies iræ (à l'origine chanté au cours de l'office des morts) pour illustrer certaines scènes faisant intervenir La Mort. Huppertz cite d'abord les deux premiers vers de la première strophe de cette séquence liturgique, puis, avant la fin du second, s'en éloigne un peu et les développe, à l'orchestre. Il les reprendra de différentes manières plus loin. Il fait entendre également, toujours à l'orchestre, le troisième vers (« Coget omnes ante thronum ») de la troisième strophe Tuba mirum (ce « Coget omnes » est proche du troisième vers de la première strophe, seule diffère la montée plus importante du début). Plus tard, Huppertz citera également l'hymne national français, La Marseillaise. Sa musique a joué un rôle de premier plan durant le tournage du film, puisque durant le déroulement de nombreuses scènes, le compositeur accompagnait en direct au piano pour obtenir un certain effet sonore en fonction du scénario et du jeu des acteurs.

La bande-son a été réenregistrée pour la réédition du film en DVD en 2001 par l'orchestre Rundfunksinfonieorchester Saarbrücken mené par Berndt Heller. Cette version correspond à la version musicale reconstruite prévue à l'origine. En 2007, le 1er et , la partition du film original est jouée en direct par l'Orchestre symphonique de la Radio VCS qui accompagne la version restaurée du film dans les cinémas Brenden à Vacaville, en Californie. La bande-son est également enregistrée dans une orchestration en salle pour la première fois aux États-Unis en par l'orchestre Bijou sous la direction de Leo Najar dans le cadre d'un festival du film expressionniste allemand à Bay City dans le Michigan. Un enregistrement est aussi effectué dans le cadre du Traverse City Film Festival à Traverse City dans le Michigan, en [10].

Pour le réenregistrement de 2010, qui correspond le plus à la version d'origine, la bande-son est enregistrée pour la sortie en DVD par l'Orchestre symphonique de la Radio de Berlin dirigé par Frank Strobel, qui a également réalisé la première de la version reconstruite par le Friedrichstadtpalast à Berlin[11].

Autres bandes-son

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Nonobstant la musique originale de Gottfried Huppertz, de nombreux artistes ont voulu donner leur propre vision musicale de Metropolis. Ces bandes-son alternatives peuvent être jouées lors de ciné-concerts ou enregistrées et diffusées avec une édition spéciale du film :

Sortie : échec critique et commercial et amputations rapides

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Publicité néo-zélandaise pour le film en 1928.
Publicité brésilienne pour le film en 1930.

À sa sortie, le film est un échec critique et commercial, en Allemagne et ailleurs[12]. Alors que la presse spécialisée allemande critique sévèrement le film après la première projection du à Berlin, la version originale de 153 minutes est très vite modifiée[13]. Le film est raccourci pour sa sortie dans le reste du pays, dans l’espoir d’une meilleure réception[13]. Une seconde version allemande sort en août 1927[13].

En décembre 1926, avant même la première allemande, Paramount, distributeur américain du film, décide de raccourcir l’œuvre pour adapter le scénario et la durée au marché américain[13]. Channing Pollock est chargé de l'opération : il ampute le film de nombreux passages, américanise les noms des personnages, réécrit des cartons et remonte certaines scènes[13]. C'est ce montage qui tiendra lieu désormais de référence[14]. Paramount crée également une autre version, très proche de la version américaine, pour la Grande-Bretagne et le Commonwealth[13].

Les négatifs originaux disparaissent dès cette période[13].

Colorisation et nouvelle bande-son de Giorgio Moroder

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En 1984, lorsque le compositeur Giorgio Moroder entreprit de le coloriser, il ne restait que 80 minutes de bobines (1 h 20) sur les 153 initiales (2 h 33)[15]. De plus, il l'accompagna d'une nouvelle bande-son à laquelle participèrent des groupes ou chanteurs célèbres comme Queen (le clip de Radio Ga Ga, célèbre tube de ce groupe — pourtant absent de la bande-son dont il est ici question — est d'ailleurs articulé autour de nombreuses séquences tirées du film), Adam and the Ants ou Jon Anderson (titre "Cage Of Freedom").

Le critique Noël Simsolo reconnaît l'intérêt de la version mais fait part de son incompréhension à l'égard de la nouvelle bande-son[4].

Réhabilitation tardive et restaurations

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Le film est progressivement considéré comme un chef-d'œuvre, notamment pour ses aspects précurseurs et sa dimension épique[12],[16].

Dans une interview donnée en 1965, Fritz Lang se réjouit du succès des projections de Metropolis à la Cinémathèque française, et de ses films en général[4].

Un gros travail de recherche et de reconstitution fut lancé à la fin des années 1980, rassemblant les diverses versions disponibles (dont certaines retrouvées dans des collections privées) et aboutissant à une version rénovée par la cinémathèque de Munich, en noir et blanc, de h 58, avec une nouvelle orchestration classique, qui fut projetée en 1995, pour les cent ans du cinéma. Pour remplacer les scènes manquantes, avaient été ajoutées quelques photographies de tournage, recadrées.

À la suite d'une nouvelle restauration du film en 2001, initiée par la fondation Friedrich-Wilhelm-Murnau (Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung), Metropolis devient le premier film inscrit sur le Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO[12]. L'UNESCO estime alors que le film est devenu « le symbole d'un modèle d'architecture cinématographique du futur »[12].

Enfin, à l'issue d'une longue enquête d'une vingtaine d'années[17] le , la fondation Murnau, propriétaire des droits du film, annonce que la quasi-totalité des scènes manquantes, soit environ 25 minutes, ont été retrouvées au Musée du cinéma de Buenos Aires. Il s'agit d'une copie en 16 mm presque intégrale de 148 minutes. Cette copie dont les images sont très altérées tronque une partie du cadrage original, mais restitue les plans coupés et l'ordre des séquences dans leur montage d'origine. Le , la nouvelle version restaurée, de 148 minutes, a été projetée simultanément à Berlin dans le cadre de la 60e Berlinale, à l'ancien opéra de Francfort et sur la chaîne Arte, accompagnée par sa partition musicale d'origine écrite en 1926 par Gottfried Huppertz, exécutée en direct par l'orchestre symphonique de la Radio de Berlin. Après plus de 80 ans de recherches, versions tronquées et plusieurs restaurations, on peut enfin voir une version quasi intégrale, en tout cas proche de celle conçue par Fritz Lang en 1927[17],[18].

Muet, Metropolis est avant tout un film musical dont les images sont une véritable visualisation des sons. La restauration du film a été effectuée non seulement grâce aux indications de montage, mais aussi, surtout et directement grâce à la partition musicale qui a permis de retrouver le tempo de la vision initiale de Fritz Lang[15].

Inspiration

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Skyline de la ville de New-York en 1912

Metropolis a initié une large gamme d'effets spéciaux et de plateaux de tournage, allant d'une énorme cathédrale gothique à une skyline d'une ville futuriste. Dans une interview, Fritz Lang explique : « Le film est né de ma première vue avec les gratte-ciels de New-York en  ». Il décrit ainsi sa première impression de la ville, Lang dit que : « Les immeubles semblaient être comme un voile vertical, scintillant et très léger, comme un décor luxueux, suspendu dans un ciel sombre pour éblouir, distraire et hypnotiser »[19] et « C'est en admirant la réverbération de l'éclairage public sur les rues et les hauts buildings que j'ai conçu Metropolis »[20].

Fritz Lang a été influencé par l'artiste Paul Citroen et, plus particulièrement, par un de ses photomontages intitulé Metropolis (1923) ainsi que par le film soviétique de science-fiction Aelita, de Yakov Protazanov, sorti en 1924, adaptation du roman d'Alexis Nikolaïevitch Tolstoï. Le film Metropolis est aussi directement inspiré de la ville futuriste d'Antonio Sant'Elia (1888-1916), un architecte italien du mouvement futuriste. L'apparence de la ville est fortement inspiré par le mouvement Art déco[réf. nécessaire], cependant il incorpore des éléments d'autres mouvements[Lesquels ?].

L'androïde Futura, être artificiel créé par l'inventeur Rotwang pour redonner vie à son aimée perdue, est inspiré par la "gyneïde" Hadaly, de l'Ève future d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam, créée à l'image de l'amante du héros de la nouvelle.

Esthétique : entre expressionnisme et nouvelle objectivité

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Fritz Lang et Thea von Harbou dans leur appartement à Berlin, écrivent le scénario de Metropolis.

Metropolis est couramment considéré comme un film expressionniste, bien que Fritz Lang ait déclaré qu'il ne l'était pas, que l'expressionnisme soit un mouvement dépassé au moment où le film est réalisé, et qu'un seul film, Le Cabinet du docteur Caligari — que Fritz Lang a failli réaliser —, soit caractérisé comme expressionniste par les historiens du cinéma[21]. Ce rattachement à l'expressionnisme s'appuie sur « l'importance des décors dessinés, sur les jeux d'ombres et de lumières, sur les effets spéciaux utilisés pour rendre la vie psychique et physiologique de Freder au moment où il est atteint par une forte fièvre d'origine psychosomatique »[21].

Selon le journaliste Jacky Bornet, « Metropolis est à la charnière de l’expressionnisme et la « nouvelle objectivité », nouvelle tendance déterminante pour ce qu’il allait advenir du Cinéma ». S'il relève que « le traitement de l’image n’est pas fantasmagorique, mais réaliste », ce qui tend à éloigner le film de l’expressionnisme, il ajoute que « des éléments attestent toutefois d’une revendication expressionniste, telle la salle des catacombes où se réunissent les ouvriers pour écouter Maria, avec ses croix déployées en éventail, les ombres qui se glissent dans les souterrains, les rues sombres, les diagonales de lumières et d’ombre sur les gratte-ciel »[22].

Selon Noël Herpe, critique et historien du cinéma, Metropolis ne relève pas de l'expressionnisme : « De l'expressionnisme, Fritz Lang ne s'est guère souvenu que dans une séquence, il est vrai sublime : celle où le savant fou Rotwang, caché dans les catacombes, traque une proie féminine dont il va faire son automate. On reconnaît là les dernières lueurs du caligarisme, un mouvement auquel fut associé le jeune Lang et qui lui a légué son imaginaire fantastique. Mais, pour le reste, il lorgne plutôt du côté de la nouvelle objectivité, cette tendance politique et sociale qui s'empare vers 1925 des cinéastes allemands »[14].

Giovanni Lista, historien et critique d'art, rattache le film au futurisme[21].

Interprétation politique

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Thea von Harbou, autrice du roman original et coscénariste du film qui rejoindra plus tard le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, est créditée, avec les producteurs du film, du message final du film qui, à travers la poignée de mains scellant un nouveau pacte entre le capital et le travailleur sur le parvis de l'église, prône l'ordre et une « collaboration de classes » (renvoyant à la doctrine fasciste) plutôt que la lutte des classes, par la médiation de l'amour entre Freder et Maria[3],[4],[21],[13]. Slátan Dudow, collaborateur pendant le tournage, quitte le projet en signe de réprobation envers la morale du film, qui contredit ses convictions marxistes[4].

S'il indique avoir aimé tourner le film, Fritz Lang se désolidarisera de ce message, déclarant notamment en 1959 : « Je n'aime pas Metropolis. C'est faux, la conclusion est fausse, je ne l'acceptais déjà pas quand je réalisais le film »[21],[13],[4]. Selon son récit, une fois le Troisième Reich installé et après avoir réalisé Le Testament du docteur Mabuse qu'il présente comme « antinazi », il refuse la proposition que lui fait Joseph Goebbels de prendre la direction du cinéma allemand, avant de quitter l'Allemagne[3],[21]. Selon la Cinémathèque française, « son apport personnel se situe sans doute plus dans le choix des thèmes (l’homme face à son destin, la mort, les légendes romantiques) et dans le traitement des motifs (travail sur l’architecture et traitement réaliste de thèmes fantastiques) »[13]. Le critique Jean-Michel Frodon estime cependant que « la distribution des rôles attribuant toutes les dérives idéologiques à Thea von Harbou afin de sauver absolument Lang est un peu trop arrangeante pour être entièrement honnête » : renvoyant à la biographie de Fritz Lang par Patrick McGilligan (en) (Fritz Lang, The Nature of the Beast), il souligne les « atermoiements » et « hésitations » du réalisateur « sur la conduite à suivre » durant cette période, ce qui « contredit la geste légendaire, mais ne fait peser sur Lang aucun réel soupçon de compromission avec le régime nazi »[3].

Références religieuses

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Les références religieuses sont nombreuses[23],[24].

Après l'explosion dans l'usine, Freder voit la machine se muer en Moloch, une divinité se repaissant du sang des sacrifices humains.

Dans l'"Intermède", Freder écoute dans une cathédrale le prêche d'un moine sur l'Apocalypse et plus particulièrement sur la chute de Babylone et la grande prostituée, avec affichage des pages correspondantes ainsi que l'illustration représentant Babylone. Dans la même cathédrale on peut voir la Mort et les Sept péchés capitaux personnifiés. Plus tard, au club, après que les pages décrivant Babylone aient été montrées une seconde fois, l’androïde ressemblant à Maria est représentée habillée exactement de la même manière, juchée sur une bête à sept têtes et dix cornes et effectuant des danses tout aussi impudiques les unes que les autres.

Enfin le thème du sermon de Maria dans les catacombes, là où les premiers chrétiens faisaient leur culte, est sur le thème de la tour de Babel[25].

Accueil critique

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Fritz Lang (1969)
  • H. G. Wells voit dans Métropolis « un ramassis d'à peu près tous les clichés, sottises et platitudes possibles »[26].
  • Francis Courtade écrit même en 1962 « Metropolis est une œuvre fasciste, pré-nazie »[27].
  • Luis Buñuel, en 1927, est moins catégorique : « Metropolis n'est pas un film unique. Metropolis, ce sont deux films collés par le ventre, mais avec des nécessités spirituelles divergentes, d'un extrême antagonisme. Ceux qui considèrent le cinéma comme un discret conteur d'histoires éprouveront avec Metropolis une profonde déception. Ce qui nous est raconté est trivial, ampoulé, pédant, d'un romantisme suranné. Mais, si à l'anecdote nous préférons le fond “plastico-photogénique” du film, alors Metropolis comblera tous les vœux, nous émerveillera comme le plus merveilleux livre d'images qui se puisse composer. (…)
    Mais en revanche, quelle enthousiasmante symphonie du mouvement ! Comme chantent les machines au milieu d'admirables transparences, “arc-de-triomphes” par les décharges électriques ! Toutes les cristalleries du monde, décomposées romantiquement en reflets, sont arrivées à se nicher dans les canons modernes de l'écran. Les plus vifs scintillements des aciers, la succession rythmée de roues, de pistons, de formes mécaniques jamais créées, voilà une ode admirable, une poésie toute nouvelle pour nos yeux. La Physique et la Chimie se transforment par miracle en Rythmique. Pas le moindre moment statique. Les intertitres mêmes, qui montent et descendent, tournent, décomposés bientôt en lumières ou dissipés en ombres, se fondent au mouvement général : eux aussi parviennent à être image. »
    [28]

Le film est un échec critique comme financier au moment de sa sortie avec une recette brute estimée de 75 000 reichsmarks pour un budget estimé de 5 000 000 reichsmarks soit 1,5 % de recette par rapport au budget.

Cet échec menace de mettre en faillite la société de production Universum Film AG (UFA)[2].

Récompenses et distinctions

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Le magazine américain Empire le classe à la douzième place dans son classement des « 100 meilleurs films du cinéma mondial » en 2010, et à la deuxième place dans son classement des 100 meilleurs films muets.

La société de production Kino International (en) est récompensée par un prix spécial lors de la 68e cérémonie des New York Film Critics Circle Awards pour la qualité de la version restaurée de 2002.

Impacts sur la culture populaire

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Metropolis est un des premiers films de science-fiction, dont l'histoire et les images ont influencé toute la production ultérieure.

  • Après Madonna avec Express yourself, c'est au tour de Lady Gaga de reprendre des thèmes de Metropolis dans Alejandro[29]et Paparazzi[30].
  • Dans 2046, de Wong Kar-wai, la ville du roman de science-fiction du personnage principal ressemble clairement à Metropolis[31].
  • Dans la bande dessinée Un grand silence frisé (1978), tome quatre du Génie des alpages de F'murr, Romuald projette de « civiliser » les brebis — lire : « exorciser [ses] problèmes personnels » — en les sacrifiant à Moloch[32].
  • Dans le spectacle Timeless 2013 de Mylène Farmer, l'entrée en scène ainsi que la tenue de la première partie, sont directement inspirés du film Metropolis.
  • Dans l'arc Dressrosa du manga One Piece, il y a le même thème avec une ville basse cachée où des jouets travaillent sans relâche pendant que la ville haute vit dans le luxe et le bonheur.
  • Dans l'univers de Superman, la ville principale se nomme Metropolis.
  • Dans plusieurs jeux vidéo de la série Ratchet and Clank, une partie de l'action se déroule sur la planète Kerwan, une planète entièrement recouverte d'une immense cité, elle aussi nommée Metropolis.
  • Dans un autre genre, le clip musical Que sera de Wax Tailor reprend les scènes de Metropolis, tout comme le clip de Radio Ga Ga de Queen[33],[34],[35].
  • De même, la séquence où Rotwang, l'inventeur, donne au robot l'apparence de Marie a été recyclée par le Rocky Horror Picture Show[36].
  • La série de mangas de Yukito Kishiro Gunnm, reprend cette dialectique : Zalem (correspondant à la ville haute), la cité supérieure où vit l'élite dans le luxe et une insouciance sous contrôle et, au pied de cette cité volante, Kuzutetsu (correspondant à la ville basse) où l'intrigue se met en place dans ses bas-fonds. D'ailleurs, Gally, l'héroïne, se nomme Aelita dans un de ses rêves ainsi que dans la version américaine[37].
  • La tour du commissariat de Blade Runner est la copie conforme (angle de vue compris) d'une des tours de Metropolis.
  • Le décor et certains accessoires de Dark City d'Alex Proyas[38],[39],[40], par exemple l'horloge, s'inspirent de Metropolis[41],[42].
  • Le design de C-3PO dans Star Wars possède une nette ressemblance avec le robot du film, George Lucas s'en étant inspiré ouvertement pour créer son robot androïde[43],[44]. Par ailleurs, la ressemblance est encore plus forte sur le concept-art de Ralph McQuarrie.
  • Le film argentin en noir et blanc Telepolis (titre original : La Antena), sorti en 2007, qui met en scène le quotidien d'une ville de science-fiction dont les habitants ont perdu la voix, est rempli de références à Metropolis. Il s'attaque de manière engagée au pouvoir de la télévision dans le contrôle des masses à l'époque contemporaine, et son réalisateur a rendu explicitement hommage à l'expressionnisme allemand et au traitement dans Metropolis des questions autour du pouvoir de la technique.
  • Le laboratoire de Frankenstein (1931) est inspiré de celui de Rotwang, avec ses nombreux arcs électriques.
  • Le robot du film Roboforce de David Chung et produit par Tsui Hark est un hommage avoué à l'androïde de Metropolis qui se nomme également Maria[réf. nécessaire].
  • Le titre de l'album The Mediator Between Head and Hands Must Be the Heart du groupe de metal Sepultura est une référence directe à la dernière réplique du film.
  • Le vidéo-clip Express Yourself de Madonna réalisé par David Fincher en 1989 reprend l'intrigue du film ainsi que certains décors (la ville haute, la ville basse, la machine actionnée par les ouvriers, etc.)[45].
  • Les développeurs de BioShock, jeu vidéo plébiscité par la critique, se sont fortement inspirés de l'œuvre de Lang pour créer leur ville sous-marine, Rapture[46].
  • On reconnaîtra les ouvriers qui descendent vers les machines dans les écoliers à la chaîne de The Wall du groupe Pink Floyd[réf. nécessaire][47],[48],[49].
  • Metropolis est le nom d'une chanson (1992) ainsi que d'un album concept (1999) du groupe de métal progressif Dream Theater.
  • Metropolis est également le titre d'un roman policier historique de Philip Kerr publié en 2019 à Londres par les éditions Quercus. Durant son enquête, l'inspecteur Bernie Gunther a l'occasion de rencontrer Thea Von Harbou, co-scénariste du film éponyme. Lors de leur entretien à l'hôtel Adlon, Thea Von Harbou évoque les aspects sociologiques et culturels du Berlin des années 1920 qui inspireront Fritz Lang dans la réalisation de Metropolis.
  • Roland Emmerich s'est directement inspiré du film de Fritz Lang — son film de chevet — pour le design du logo de son studio de production Centropolis[50].
  • Metropolis est parfois cité parmi les films qui inspirent certaines théories du complot – tout comme d'autres films tels que 1984, JFK, Eyes Wide Shut et Blade Runner[51],[52].
  • Lors de sa tournée The After Hours til Dawn (2022–2026), le chanteur canadien The Weeknd expose une statue géante inspirée de Metropolis au centre de sa scénographie, conçue par Hajime Sorayama[53].

Expositions

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Notes et références

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  1. Patrick Saint-Paul, « Le «Metropolis» de Fritz Lang revit », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  2. a et b Nathalie Versieux, « «Metropolis», cité ressuscitée », sur liberation.fr, (consulté le ).
  3. a b c et d Jean-Michel Frodon, La projection nationale : cinéma et nation, Odile Jacob, , 248 p. (lire en ligne), p. 68-71.
  4. a b c d e et f « Metropolis, la science-fiction selon Fritz Lang », sur ina.fr, (consulté le ).
  5. « Liste de borgnes »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. (en) Bonnier Corporation, Popular Science, , 162 p. (lire en ligne), p. 143.
  7. (en) « Blog », sur The British Museum (consulté le ).
  8. Walter Schulze-Mittendorff, Sculptor & filmmaker: The Metropolis Robot.
  9. Patrick McGilligan, Fritz Land: The Nature of the Beast, 1997, pp. 115–116
  10. Traverse City Record Eagle 'Film Festival Outtakes 8/03/09
  11. DVD details of the 2010 reconstructed version
  12. a b c et d Anne Demoulin, « Cinq choses à savoir sur Metropolis de Fritz Lang », sur lexpress.fr, (consulté le ).
  13. a b c d e f g h i et j « Zoom sur le robot de Metropolis, Fritz Lang, 1926 », sur Cinémathèque.fr, (consulté le ).
  14. a et b Noël Herpe, « À la recherche de "Metropolis" », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  15. a et b "Le futur retrouvé", présentation de l'exposition à la Cinémathèque française, Thibaut Matrat, le 4 janvier 2012, à lire sur L'Intermède.
  16. Jacky Bornet, « Metropolis : le chef-d'œuvre de Fritz Lang redécouvert », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  17. a et b Christine Legrand, « Vingt ans d'enquête en Argentine pour retrouver le trésor de Fritz Lang », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  18. Télérama no 3134 du 3 février 2010.
  19. Lang(2003)
  20. Minden, Michael; Bachmann, Holger (2002). Fritz Lang's Metropolis: Cinematic Visions of Technology and Fear. New York: Camden House. (ISBN 978-1-57113-146-1).
  21. a b c d e et f Pascal Vacher, « Réécriture de Babel dans Metropolis de Fritz Lang », dans Véronique Léonard-Roques, Jean-Christophe Valtat, Les mythes des avant-gardes, Presses Universitaires Blaise Pascal, (lire en ligne), p. 491-493.
  22. Jacky Bornet, « "Metropolis" redécouvert », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
  23. Jean-Loup Bourget, Fritz Lang, Ladykiller, Humensis, (ISBN 978-2-13-064030-1, lire en ligne)
  24. Véronique Léonard-Roques et Jean-Christophe Valtat, Les mythes des avant-gardes, Presses Univ Blaise Pascal, (ISBN 978-2-84516-227-3, lire en ligne), p. 494-500
  25. (en) Steven Sanders, The Philosophy of Science Fiction Film, University Press of Kentucky, (ISBN 978-0-8131-7281-1, lire en ligne), p. 167
  26. Jürgen Müller, Les Films des années 20, Taschen
  27. Fritz Lang, Francis Courtade, Paris : Terrain Vague, 1962
  28. Gaceta Literaria, Madrid, 1927-1928
  29. http://www.chartsinfrance.net/Lady-GaGa/news-72197.html
  30. « Pourquoi Lady Gaga veut-elle tellement être un cyborg? », sur popenstock.ca (consulté le ).
  31. https://www.sebmagic.com/article-metropolis-de-fritz-lang-1925-65919401.html
  32. Un grand silence frisé (BNF 34615612) p. 34
  33. http://lesnouveauxcinephiles.over-blog.com/article-quand-le-clip-fait-son-cinema-wax-tailor-que-sera-40280209.html
  34. https://freddiemercuryforever.fr/chanson-radio-gaga.html
  35. http://cosmofiction.unblog.fr/2015/03/20/musique-radio-gaga-queen/
  36. (en) Russell Blackford, Science Fiction and the Moral Imagination: Visions, Minds, Ethics, Cham, Springer, , 203 p. (ISBN 978-3-319-61683-4), p.40
  37. https://blog.fnac.ch/pop-culture/gunnm-ou-le-rve-cyberpunk/
  38. http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Dark-City-2083.html
  39. https://www.scifi-universe.com/critiques/2971/dark-city
  40. https://www.avoir-alire.com/dark-city-la-critique-du-film
  41. https://www.ecranlarge.com/films/dossier/1002157-dark-city-le-film-d-alex-proyas-reste-un-classique-vertigineux
  42. https://alarencontreduseptiemeart.com/dark-city/
  43. https://www.rtbf.be/article/metropolis-un-futur-vieux-de-95-ans-10911685
  44. https://www.erudit.org/fr/revues/cb/2001-v19-n4-cb1092010/33719ac.pdf
  45. https://paradisehunterblog.wordpress.com/2019/12/22/express-yourself-le-clip/
  46. https://merlanfrit.net/Metropolis-en-bouillie
  47. https://maze.fr/2020/05/le-film-culte-pink-floyd-the-wall-art-totalitaire/
  48. https://www.lumensart.com/articles/2021/2/5/swm3unhqa0mf9e461u1rbfgdlpmmzx
  49. https://www.nostalgie.fr/actus/musique/pink-floyd-retour-sur-leur-chef-d-oeuvre-the-wall-351524
  50. https://www.yumpu.com/de/document/view/26308986/roland-emmerich-metropolis-live-14-9-20-uhr
  51. https://legrandcontinent.eu/fr/2021/02/28/le-complotisme-maladie-de-lart/
  52. https://www.lepoint.fr/sciences-nature/blade-runner-les-predictions-du-film-etaient-elles-vraies-11-11-2019-2346459_1924.php
  53. (en) Jennifer Goldberg, « 'A futuristic wizard prophet': The Weeknd delivered music and mystery at his 2025 Phoenix tour launch », Phoenix New Times,‎ (lire en ligne Accès libre)
  54. http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/metropolis/index.html

Bibliographie

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  • Jacques Belmans, La ville dans le cinéma : de Fritz Lang à Alain Resnais, Bruxelles : De Boeck, 1978, 288 p., collection Univers des sciences humaines, vol. 11
  • Yves Laberge, « La double réception du film Métropolis de Fritz Lang », Cinémas, vol. 8, no 3,‎ , p. 31–52 (lire en ligne)
  • Philippe Lemieux, « Métropolis revisitée », Ciné-Bulles, vol. 19, no 4,‎ , p. 42–45 (lire en ligne)
  • DVD Metropolis (MK2 éditions)
  • Le roman Metropolis de Thea von Harbou, Préface et traduction de Jean-Claude Heudin, Science-eBook.com, Paris, 2012.
  • Marc Moquin (dir.), Construire Métropolis : Histoire du film-monument de Fritz Lang, Potemkine Films, , 243 p. (ISBN 9782494366008).

Articles connexes

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Liens externes

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