Coust

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Coust
Coust
Église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Pascal Collin
2020-2026
Code postal 18210
Code commune 18076
Démographie
Gentilé Coustois
Population
municipale
441 hab. (2018 en diminution de 3,5 % par rapport à 2013)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 36″ nord, 2° 35′ 50″ est
Altitude Min. 153 m
Max. 247 m
Superficie 21,89 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Amand-Montrond
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dun-sur-Auron
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Coust est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Coust est située au sud du département du Cher, en bordure de l'Allier sur la limite du Berry et du Duché de Bourbon dans la vallée du Chignon, qui jusqu'aux ravages causés par le phylloxéra au XIXe siècle, était plantée de vignes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Chignon passant à Touzelle.

Coust alimente en eau potable une partie du canton de Charenton-du-Cher et la ville de Saint-Amand-Montrond. La station de pompage est située à proximité de l'église. Les eaux y sont bonnes car elles viennent du Massif central. La commune s'étend sur une surface de 2 740 hectares, arrosée à l'ouest par le Cher, et traversée par les ruisseaux[1] du Châtelier, des Fourneaux, des Bachats, le Coutard et le Chignon. Jadis, ce dernier alimentait un grand étang entre le Pied de Coust et l'église. Il faisait tourner la roue du moulin de Touzel puis celui du Petit Paris avant d'atteindre ce qui fut le moulin de Rouchat. Il longe ensuite le Petit Marçais et se jette dans la Marmande à hauteur du moulin de la Saulzaie après avoir traversé le canal de Berry. Par le passé, ce ruisseau était essentiel pour Saint-Amand car il alimentait les douves du château édifié par Ebbes de Charenton puis celles de l'enceinte de Saint-Amand-sous-Montrond.

Les lavoirs

On en compte trois sur la commune. L'un, à voir bien qu'actuellement à l'abandon, se trouve derrière l'église, et est alimenté en eau par une source renfermée dans un cube de pierre de taille. Il existe aussi un lavoir de construction récente dans le bourg. Le troisième est situé au lieu-dit Beaufitu (voir Meslon). Les deux lavoirs anciens sont des lavoirs ouverts, c'est-à-dire que les bassins d'eau ne sont pas abrités.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Coust est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54 %), terres arables (38,2 %), forêts (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), zones urbanisées (1,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village était Costrum (probablement du latin castrum qui désigne une petite place fortifiée) en 1147, Cost en 1231, Costo en 1284 ou Coustz en 1545 puis en 1648 (H Boyer, Dictionnaire toponymique du Cher), tandis que sur la carte de Cassini, Changy était Changy aux Bourgeois.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1569, Nicolas de Nicolay décrit la cité dans sa Générale description du Bourbonnais comme « paroisse et justice en laquelle sont les maisons seigneuriales de Creuzet et Bonnais, situé sur un haut, et contient 19 feux. »

Coust sur la carte de Cassini vers 1780.

Dès 1813, il fut envisagé d'intégrer la commune de Changy. C'est en 1823 que Changy est réunie à Coust (et en partie à Lételon), en même temps que l'est Meslon.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On trouve du mobilier du paléolithique inférieur dans les sédiments du Cher. Un fragment de molaire de mammouth a été découvert près de la rivière tandis que divers objets néolithiques sont signalés sur les reliefs adjacents, et quelques outils en silex pressignien sur Cortel, où fut aussi découverte une épée datant de l'âge du fer, dont un moulage est conservé au Musée d'Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye. D'anciens tumuli ont été fouillés à la fin du XIXe siècle (voir les musées du Berry à Bourges et Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond).

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Le torque de bronze trouvé à Coust.

Le Chignon ainsi que l'eau de la source de Meslon, furent captés par deux aqueducs gallo-romain qui alimentaient le sanctuaire de Drevant. Tout proche, un lieu-dit conserve le toponyme Fontjouan' (peut-être fons Jovis). Un des deux aqueducs est visible près du pont-canal de la Tranchasse.

La voie romaine reliant Derventum à Bourbon-l'Archambault passait par "Le Pilori", et probablement par "les Cris de Montjalon".

Des antiquités gauloises sont conservées au musée Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond. Elles furent trouvées dans les lieux-dits Touzelle, le Creuzet, Meslon et Cortel à la fin du XIXe siècle. Parmi ces objets, des ossements, des bracelets mais aussi du mobilier. Au musée du Berry à Bourges est exposé un torque trouvé à Coust et datant d'environ 580 ans avant notre ère. Aux Grands Cris, des vestiges de bâtiments gallo-romains furent mis au jour, le site n'est plus visible.

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

On note sur la commune un presbytère ancien devenu maison particulière ainsi qu'un hôtel particulier, menaçant la ruine et un pigeonnier du XVe siècle à Cortel, semblable à celui du musée Saint-Vic. Sont aussi à voir les très nombreuses granges à auvent berrichonnes, à deux ou trois pans que l'on retrouve principalement en Berry et parfois dans les régions frontalières.
Un prieuré du XIIIe siècle, aujourd'hui disparu, dépendait de l'abbaye Notre-Dame-de-Bellavaux de Charenton. Il est fait mention dans ses archives d'une prieure de Coustz (1545, liasse 24), ce qui laisse présumer son existence encore à cette époque.

Meslon[modifier | modifier le code]

La source gallo-romaine dite de Meslon, située à Beaufitu, attire bon nombre de personnes venant toujours s'y ravitailler en eau, en dépit du fait que la qualité de son eau n'y soit plus mesurée depuis quelques années. Elle offre aux marcheurs un point de détente à l'ombre du lavoir qui la canalise. En contrebas, le hameau de Meslon présente un ensemble médiéval homogène composé d'une forteresse primitive construite du XIe au XVe siècle, d'un hôtel particulier du XVe siècle et d'un moulin à eau. Un remarquable pigeonnier dominait le hameau, en dépit de son état de ruine, il s'élève toujours à une dizaine de mètres, pour un diamètre intérieur d'environ 9 mètres, et compte plusieurs centaines de niches. Sa construction remonterait au XVe siècle.

Dans le Dénombrement des fiefs du Bourbonnais de 1503, l'écuyer Jehan Barbarin fait aveu à la duchesse de Bourbon de "son hoste de Meslon, grange, vacherie, foussez, mothe, coulombiers, vignes, estable et plusieurs autres choses..." et d'une rente annuelle de 30 livres.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821
156258304136*/
(Source : Cassini[9])

Changy[modifier | modifier le code]

Cette ancienne commune fut intégrée à Coust en 1823,

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821
175183215181
(Source : Cassini[9])

La seigneurie de Changy est à son apogée en 1477. Le maréchal de France Philippe de Culant en est alors seigneur, ainsi que de Saint-Amand, Lételon et Meslon. Changy comprenait Braize et l'étang de Saint-Bonnet, et fut, à l'instar de Drevant, un vignoble réputé pour la quantité de vin qu'il produisait, plus que pour ses qualités gustatives.

XVIIIe[modifier | modifier le code]

Coust a vu naître en 1758, Jacques Guéry, engagé le 1er septembre 1776 dans l'armée française (régiment d'Hainaut), combattant pour l'indépendance américaine. Il trouva la mort en campagne le 13 août 1778 devant Newport lors d'une sortie de l'escadre d'Estaing[10].

XIXe[modifier | modifier le code]

Un vestige du pont métallique du XIXe siècle est conservé près du nouveau pont sur le Cher, les signatures de plusieurs ouvriers sont gravées dans le métal de la poutrelle principale. On peut voir sur les communes voisines de Drevant et d'Épineuil-le-Fleuriel, des ponts de construction similaire à celui-ci, remplacé dans les années 1990 par un pont plus large permettant le passage de véhicules plus lourds.

Comme dans la plupart des régions rurales, le Berry a vu de nombreuses croix s'élever aux croisements de ses sentiers. Ainsi sur la commune, outre une croix de mission en bois, on note une vingtaine de croix des plus simples en pierre calcaire aux plus raffinées alliant minéral et fer forgé, qui marquent à cette époque encore l'omniprésence de la religion catholique.

Croix de sentier à La Bedoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Coust fait partie de la Communauté de communes du Berry charentonnais, créée en 1999.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1837 1840 M. Rey - Médecin, conseiller général
1849 1855 M. Lepinat - -
1855 1884 M. Rey - -
1884 1895 M. Aupy - -
         
1965 1995 Guy Pateux - -
1995 2001 Fernand Roger - -
2001 2014 Philippe Aucouturier - -
mars 2014 En cours Pascal Collin[11],[12]   Contremaître, agent de maîtrise

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 441 habitants[Note 3], en diminution de 3,5 % par rapport à 2013 (Cher : −2,64 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213203213208615676663665652
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
646642709685712704725749725
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
707713707598592546501503493
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
503503518460506475467466465
2013 2018 - - - - - - -
457441-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Entre 1821 et 1831, on remarque que la population est quasiment multipliée par trois, fait coïncidant avec l'absorption des communes de Changy et Meslon en 1823.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose essentiellement sur l'agriculture mixte.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • L'école maternelle et primaire de Coust.
  • L'école de Coust offre chaque jour de classe un service de garderie destiné à ses élèves.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Stade de football communal
  • Court de tennis communal
  • Terrain de pétanque
  • La portion du GRP Saint-Amandois qui passe par Coust compte parmi les plus vallonnées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Projets[modifier | modifier le code]

À partir de 2007, un projet d'implantation entre Coust et la commune voisine de Lételon (Allier) d'un parc éolien de 7 générateurs était à l'étude. Les essais effectués par le biais d'un mât de mesures d'une quarantaine de mètres installé par la société Valorem n'étant pas concluants, le projet a finalement été abandonné.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • Le comité des Fêtes de Coust, organise chaque année des randonnées, et assure l'animation du village.
  • Depuis 2004 et chaque été fin juillet, l’association Accordéon en Chansons de Coust organise un festival de plein air axé autour de l'accordéon et de la variété française, ainsi qu'une brocante.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château du Creuzet et son hameau, inscrits aux monuments historiques depuis le 14 janvier 2014.

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  • Fontaine de Meslon, d'où partait un aqueduc en direction du site gallo-romain de Drevant[18] (Derventum).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Les 2112 Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine. Warrington Dawson Journal de la Société des Américanistes Année 1936 Volume 28 Numéro 28-1
  11. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Notice no PA00096781, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Croix de cimetière », notice no PA00096780, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. C.-L.-G. Mallard, in Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, 30, 1906, p. 24-25.