Drevant

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Drevant
L'amphithéâtre gallo-romain.
L'amphithéâtre gallo-romain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Bernard Jamet
2014-2020
Code postal 18200
Code commune 18086
Démographie
Population
municipale
563 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 39″ N 2° 31′ 33″ E / 46.6942, 2.5258 ()46° 41′ 39″ Nord 2° 31′ 33″ Est / 46.6942, 2.5258 ()  
Altitude Min. 153 m – Max. 250 m
Superficie 4,84 km2
Localisation

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Drevant

Drevant est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée Derventum en 1217. Composé celtique basé sur dervo, chêne (cf. breton dervenn, chêne) et le suffixe de localisation [?] -ent- que l'on retrouve dans les Nogent (Novientum).

Histoire[modifier | modifier le code]

Drevant conserve les traces d'une forte activité cultuelle de la période gallo-romaine. L'amphithéâtre, souvent considéré à tort comme un lieu de spectacles sanglants (fauves, gladiateurs) s'inscrit dans un ensemble religieux complet et cohérent :

  • espace sacré comprenant 2 fana associés à une source ;
  • sanctuaire des eaux, parfois considéré comme un établissement thermal ;
  • aqueducs alimentant le sanctuaire, en provenance de la source de Meslon à Coust et du Chignon à Colombiers ;
  • éloignement de la voie antique (sur l'autre rive du Cher).

On ignore le nom de la ou des divinités honorées dans ce lieu, mais son étendue et sa position géographique en font un des lieux sacrés les plus importants de la cité des Bituriges (voir les musées de Saint-Amand-Montrond et de Bourges).

Une nécropole médiévale a été fouillée entre le prieuré et l'église paroissiale.

À l'époque féodale, l'amphithéâtre est réutilisé pour servir de base à une forteresse dépendant de la seigneurie de Charenton (creusement d'un puits dans le sol de l'arène et fondation d'une chapelle castrale).

Ebbe de Charenton donne en 1055 à l'abbaye creusoise du Moûtier-d'Ahun une terre pour la construction d'un prieuré.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977   Bernard Jamet    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 563 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304 453 497 256 204 194 188 216 250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
269 276 323 308 301 306 306 308 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307 343 306 305 290 247 212 249 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
260 283 355 486 533 610 621 631 580
2011 - - - - - - - -
563 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines gallo-romaines : thermes 1, thermes 2, théâtre et sanctuaire dit forum, la basilique civile, au sud du sanctuaire, sont classées parmi les monuments historiques : liste de 1840[3].

Les summa cavea du Théâtre sont classées parmi les monuments historiques : arrêté du 6 août 1992.

Inscription sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques : arrêté du 16 09 1991, annulée.

Peuvent être considérés comme classés sur la liste de 1840, les éléments fouillés par Hazé : le premier édifice thermal, à cheval sur les parcelles AN 59 et 62 (école communale, propriété de la commune), et sur le domaine public communal non cadastré ; le second édifice thermal, à cheval sur les parcelles AN 82 335 (propriétés d'une personne privée), et sur le domaine public communal non cadastré ; le théâtre : n'était alors visible que la cavea, parcelle AN 274 (propriété de l’État) ; le sanctuaire appelé forum, parcelles AN 275 (propriété de l’État), AN 55 et 56 (propriétés d'une personne privée) et sur le domaine public communal non cadastré, ainsi que sur les parcelles ZI 33, 34, 35 (propriétés d'une personne privée). Le classement du 6 août 1992 a ajouté la parcelle AN 67, correspondant à la summa cavea du théâtre (propriété de l’État). D'autres parcelles correspondant aux summa cavea, propriétés privées, restent à protéger.

La façade Ouest de la chapelle du prieuré Saint-Julien est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 2 mars 1926.

  • Le canal de Berry passe à Drevant, il y longe le Cher qu'il surplombe.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Chaque année, durant les deux jours du premier week-end du mois de juillet ont lieu Les Derventiales. Ce festival attirant plus de 2000 visiteurs rassemble plusieurs troupes de reconstitution historique travaillant sur le thème des Celtes et des Romains. Ils font revivre l'artisanat, le domaine militaire, la vie de camp, donnant un aperçu de ce qu'était la vie de tous les jours au temps de nos ancêtres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. « Notice no PA00096786 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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