Drevant

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Drevant
Drevant
Le théâtre gallo-romain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Patrick Bigot
2020-2026
Code postal 18200
Code commune 18086
Démographie
Population
municipale
549 hab. (2019 en diminution de 2,83 % par rapport à 2013)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 39″ nord, 2° 31′ 33″ est
Altitude Min. 153 m
Max. 250 m
Superficie 4,84 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Amand-Montrond
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Amand-Montrond
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Détail de la façade du prieuré

Drevant est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire, dans un environnement naturel préservé (zone natura 2000) et proche de la sortie autoroute A71 (Saint-Amand-Montrond).

Drevant est un important site gallo-romain.

Le Moyen-âge revêt une importance majeure dans la constitution du village où le prieuré, site clunisien, a joué un rôle essentiel ; cela représente plus de 7 siècles d'implantation monastique qui ont façonné le paysage.

Drevant est l'une des dix-neuf communes de Cœur de France, riches en intérêt patrimonial et touristique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Drevant est situé sur la rive droite du Cher.

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Drevant est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Amand-Montrond, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[4] et 11 794 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,4 %), prairies (19,8 %), zones urbanisées (19,2 %), terres arables (16,7 %), forêts (4 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée Derventum en 1217. Composé celtique basé sur dervo, chêne et le suffixe de localisation [?] -ent- que l'on retrouve dans les Nogent (Novientum). L'étymon indo-européen *deru- (avec le sens polysémique de solide, ferme comme un arbre) se retrouve en effet dans le sens de chêne, l'arbre par excellence, dans le gaulois dervos semblable au breton dero-dervenn et au gallois derw - derwen[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Drevant conserve les traces d'une forte activité cultuelle de la période gallo-romaine. L'amphithéâtre, souvent considéré à tort comme un lieu de spectacles sanglants (fauves, gladiateurs), s'inscrit dans un ensemble religieux complet et cohérent :

  • espace sacré comprenant 2 fana associés à une source ;
  • sanctuaire des eaux, parfois considéré comme un établissement thermal ;
  • aqueducs alimentant le sanctuaire, en provenance de la source de Meslon à Coust et du Chignon à Colombiers.

Le site est à l'écart de la voie antique, qui se trouve sur l'autre rive du Cher.

On ignore le nom de la ou des divinités honorées dans ce lieu, mais son étendue et sa position géographique en font un des lieux sacrés les plus importants de la cité des Bituriges (voir les musées de Saint-Amand-Montrond et de Bourges).

Une nécropole médiévale a été fouillée entre le prieuré et l'église paroissiale.

À l'époque féodale, l'amphithéâtre est réutilisé pour servir de base à une forteresse dépendant de la seigneurie de Charenton (creusement d'un puits dans le sol de l'arène et fondation d'un bâtiment ).

Ebbe de Charenton donne en 1055 à l'abbaye creusoise du Moûtier-d'Ahun, l'église primitive; elle y établit un prieuré cure. Il aura une importance économique pour le village, liée (entre autres) à la viticulture, propice sur les coteaux du Cher.

La commune possédait au XIXe siècle un important terroir viticole, dont il subsiste de nombreuses « loges de vigne ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mai 2020 Bernard Jamet[12]   Retraité de l'enseignement
mai 2020 En cours Patrick Bigot[12],[13]   Ancien artisan, commerçant ou chef d'entreprise

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 549 habitants[Note 3], en diminution de 2,83 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304453497256204194188216250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
269276323308301306306308343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307343306305290247212249235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
260283355486533610621631580
2014 2019 - - - - - - -
565549-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'agglomération secondaire gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Le site antique de Drevant comprend deux fana, un établissement thermal et un théâtre.

Les ruines gallo-romaines (thermes 1, thermes 2, théâtre et sanctuaire dit forum, la basilique civile, au sud du sanctuaire) sont classées parmi les monuments historiques : liste de 1840[19]. La summa cavea du théâtre est classée parmi les monuments historiques : arrêté du 6 août 1992. Inscription sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques : arrêté du 16 09 1991, annulée. Peuvent être considérés comme classés sur la liste de 1840, les éléments fouillés par Hazé : le premier édifice thermal, à cheval sur les parcelles AN 59 et 62 (école communale, propriété de la commune), et sur le domaine public communal non cadastré ; le second édifice thermal, à cheval sur les parcelles AN 82 335 (propriétés d'une personne privée), et sur le domaine public communal non cadastré ; le théâtre : n'était alors visible que la cavea, parcelle AN 274 (propriété de l’État) ; le sanctuaire appelé forum, parcelles AN 275 (propriété de l’État), AN 55 et 56 (propriétés d'une personne privée) et sur le domaine public communal non cadastré, ainsi que sur les parcelles ZI 33, 34, 35 (propriétés d'une personne privée). Le classement du 6 août 1992 a ajouté la parcelle AN 67, correspondant à la summa cavea du théâtre (propriété de l’État). D'autres parcelles correspondant à la summa cavea, propriétés privées, restent à protéger.

Le prieuré de Drevant[modifier | modifier le code]

Détail de la façade du prieuré

Le prieuré roman, dépendance de l'abbaye de Moutier-d'Ahun (Creuse), avec façade ouvragée de style poitevin (beaux modillons). La façade du prieuré est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques (arrêté du 2 mars 1926). En 2015, le prieuré de Drevant, membre de la Fédération européenne des sites clunisiens, a fêté les 960 ans de l'acte de donation à l'abbaye du Moutier-d'Ahun. En 2018, ses rendez-vous culturels sont labellisés par le ministère de la Culture pour l'année européenne du patrimoine culturel et il reçoit en 2020 et 2021 le label "Nouvelles Renaissances" de la région Centre val de Loire.

Pont sur le Cher entre Drevant et La Groutte (D97)

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église : chœur du XVe siècle, horloge XVIIIe à une aiguille en façade, acrotère provenant du site gallo-romain ,escalier menant au clocher XIX ème; ruban du patrimoine en 2004 pour renovation enduit intérieur.
  • Le pont du Cher, de style Eiffel, construit par la société Hachette et Driout de Saint-Dizier, inauguré le 17 avril 1898, enjambant le Cher vers La Groutte sur 84 m.

Le canal de Berry[modifier | modifier le code]

  • Le canal de Berry passe à Drevant ; il y longe le Cher qu'il surplombe (à voir : le pont-levis de Marigny, en bois).

Patrimoine rural[modifier | modifier le code]

  • Granges à auvent ;
  • Loges de vignes ;
  • Puits.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Drevant possède une Maison du Patrimoine qui accueille des expositions.

Chaque année, durant les deux jours du premier week-end du mois de juillet, ont lieu Les Derventiales. Ce festival attirant plus de 2 000 visiteurs rassemble plusieurs troupes de reconstitution historique travaillant sur le thème des Celtes et des Romains. Ils font revivre l'artisanat, le domaine militaire, la vie de camp, donnant un aperçu de ce qu'était la vie de tous les jours au temps de nos ancêtres.

  • Le sentier de César, randonnée pédestre et équestre en mars ;
  • Les 5 heures de Drevant, course nationale de motos verte par équipage en juin ;
  • Fête de Drevant et vide-greniers en juin ;
  • Fête du canal en août ;
  • Journées du Patrimoine en septembre ;
  • Concert musical à l'église, en novembre ;
  • Marché de Noël en décembre ;
  • Rendez vous culturels du Prieuré de Drevant. CRHEA : cercle de recherches historiques et expression artistique du domaine du prieuré de Drevant.

Georges Simenon s'est inspiré de son passage à Drevant dans son roman Maigret et le tueur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Saint-Amand-Montrond », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France, CNRS éditions, (lire en ligne), p. 87.
  12. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le ).
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  14. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  19. Notice no PA00096786, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]