Saint-Pierre-les-Étieux

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Saint-Pierre-les-Étieux
Saint-Pierre-les-Étieux
Église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Claude Aubailly
2020-2026
Code postal 18210
Code commune 18231
Démographie
Population
municipale
726 hab. (2018 en augmentation de 1,26 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 20″ nord, 2° 35′ 40″ est
Altitude Min. 161 m
Max. 291 m
Superficie 27,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Amand-Montrond
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dun-sur-Auron
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Pierre-les-Étieux

Saint-Pierre-les-Étieux est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune s'étend sur les deux coteaux de la vallée de Germigny.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Arpheuilles Rose des vents
Saint-Amand-Montrond N Charenton-du-Cher
O    Saint-Pierre-les-Étieux    E
S
Colombiers Coust

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-les-Étieux est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,7 %), terres arables (16,3 %), forêts (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), zones urbanisées (2,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anctus Petrus de Estellis en 1147, Saint Pierre des Exteux en 1311, Saint Pierre des esteufs en 1436, Saint Pierre des Estefus en 1568, Saint Pierre des Estieufs en 1667, Beauval pendant la Révolution française (Dictionnaire toponymique d'H Boyer).

Saint-Pierre-les-Etieux comprenait un prieuré dont la nomination relevait de l'abbesse de Charenton. Il fut rattaché à l'abbaye en 1503. En 1306, Isabelle de Culant prend la charge de ce prieuré à la mort de son titulaire Guillaume de la Châtre, archidiacre de Bourbon. En 1365, la prieure est Catherine de l'abbaye de Charenton. En 1410, c'est Jeanne de Fontenay. Le , messire Jean Padeloup devient le curé de Saint Pierre ayant obtenu les lettres de nomination de Madame Gilberte de Beauverger de Montgon, abbesse de l'abbaye royale de Notre-Dame-de-Charenton. Il succède à Jean Varin.

En 1569, Nicolas de Nicolay décrit dans sa Générale description du Bourbonnais la cité comme « paroisse en laquelle est la maison seigneuriale de Touzel ; et contient 238 feux. »; chastel, terre et justice de Chandeuil, Changy, vassal d'Ainay non ayant justice, sieur de Touzelle.

Au lieu-dit les Massés, il y avait une commanderie templière et à Asnières, une grange servait à l'office des protestants au XVIe siècle.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Beauval[8].

À Fontemeurant, un trésor mérovingien a été découvert à la fin du XIXe siècle.

En 1941, l'abbé G. Chevereau prend sa retraite à l'âge de 54 ans, il était en place depuis 1933. L'église est fermée, la cure est vendue, la paroisse est desservie par le curé de Charenton.

En 1999, on découvre un site gallo-romain grâce à des travaux réalisés dans la partie ouest du bourg.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason ville fr Saint-Pierre-les-Étieux (Cher).svg

Les armoiries de Saint-Pierre-les-Étieux se blasonnent ainsi :

De sinople à la fasce ondée abaissée d'argent, surmontée de deux clés d'or passées en sautoir.

Redessinées par : Pascal Vagnat

Économie[modifier | modifier le code]

Les activités anciennes portent sur les moulins (Basconneau), les forges de Boutillon (arrêt en 1860) et la tuilerie mécanique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793   M. Jouannin -  
1808 1830 Joseph Virmaux Chevalier -  
1837 1855 M. Chasserat -  
1884 1895 Jacques Arnoux -  
mars 2001 mai 2020 Bertrand Desnoix[9]   Retraité salarié du secteur privé
mai 2020 En cours Claude Aubailly[9],[10]   Ancien cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 726 habitants[Note 3], en augmentation de 1,26 % par rapport à 2013 (Cher : −2,64 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0258978511 0971 1891 2461 2101 3001 302
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3191 2751 3411 2681 2831 3311 3491 4391 308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2991 3081 2811 0881 0431 037892846820
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
882833692636759791758735709
2018 - - - - - - - -
726--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre, église romane du XIIe siècle, dédiée à saint Pierre. Édifiée au cours de la première moitié du XIIe siècle. Situé au sud du chœur, l'oratoire daterait du XIe siècle. Le clocher était composé d'une tour carrée divisée en 4 étages surmontée d'une longue flèche qui dominait à près de 50 mètres et qui s'est effondrée au début du XXe siècle. Une maquette reconstituant l'ensemble est visible à l'intérieur de l'église. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [14].

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Le Père Éternel est une sculpture qui date du XVIe siècle. Elle est placée au-dessus du porche de l'église mais elle n'est pas visible de l'extérieur. Sur cette sculpture est représenté Dieu le Père, penché sur ses fidèles, il tient le monde dans sa main.

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Manoir[modifier | modifier le code]

Manoir: il date du XVe siècle. Le manoir fortifié d'Asnières est composé de cinq tours et notamment d'un pavillon rectangulaire flanqué de deux tours tronquées avec un rez-de-chaussée et un premier étage, une tour d'escalier, des fenêtres à meneaux croisées. Son nom vient d'un mot latin « Asinarias » qui signifie « endroit où l'on élève des ânes ». La toiture est couverte de tuile. En 1531, François de Touzelle est propriétaire du château. En 1560, les terres et la seigneurie de Touzelles sont vendues par Antoine de Touselles et Marguerite de Bridiers sa femme à Gabrielle de Fournoux, dame de compagnie de Mme de Brichanteau. En 1603, François d’Huissel, écuyer, sieur de Beauregard et de Touselles est propriétaire du château. Avec le mariage de Marie d’Huissel et Charles des Magnoux, le château entre dans cette famille en 1699 jusqu'à la Révolution. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1931[15].

Croix[modifier | modifier le code]

Il y a cinq croix à Saint-Pierre-Les-Étieux.

Le bénitier: il provient du cimetière situé près de l'église. Il a été trouvé dans la terre et est très ancien. En forme de croix, il a été creusé au sommet pour contenir l'eau bénite. Il est entreposé dans la chapelle de l'église.

La croix celtique: elle se situe dans l'angle de la rue Froide et de la rue Chaude. Elle provient de l'ancien cimetière qui se trouvait à côté de l'église. Cette croix était posée au-dessus d'une tombe.

On trouve une croix identique dans le cimetière.

Il y a une croix située en face du cimetière, c'est une croix de mission. Elle a été restaurée en 1982.

La croix de carrefour est situé au lieu-dit Morins. Elle a été posée par Louis Chapelard en 1878.

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Le pigeonnier[modifier | modifier le code]

Le pigeonnier a été créé dans les années 1400. Il est fait de pierres et d'enduit. Il faisait partie d'un manoir de cinq tours.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020).
  10. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Église Saint-Pierre », notice no PA00096893, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Manoir », notice no PA00096895, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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