Corravillers

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Corravillers
Vue partielle de Corravillers.
Vue partielle de Corravillers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Mélisey
Intercommunalité Communauté de communes des mille étangs
Maire
Mandat
Catherine Lallement
2014-2020
Code postal 70310
Code commune 70176
Démographie
Population
municipale
193 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 38″ nord, 6° 37′ 24″ est
Altitude Min. 415 m – Max. 768 m
Superficie 11,2 km2
Localisation

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Liens
Site web http://corravillers.com/

Corravillers est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Corrévrots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dernier village de Haute-Saône avant le département des Vosges, Corravillers occupe la haute vallée du Breuchin issu de la commune voisine de Beulotte-Saint-Laurent.

Par le col du Mont de Fourche (620 m), Rupt-sur-Moselle est à 7 km au nord-est.

Vers l'aval, au sud-ouest, Faucogney-et-la-Mer est à 8 km et Luxeuil à 24 km.

Le centre n'est pas très dense et la population se dissémine dans plusieurs hameaux ou écarts : la Banvoie, le Petit Corravillers, Esfoz, la Jeancôte...

Le point culminant est situé à la pointe est de la commune, dans le Bois des Ravières, non loin de la route des Forts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Rosière Rupt-sur-Moselle
(Vosges)
Rose des vents
N Ferdrupt (Vosges)
Beulotte-Saint-Laurent
O    Corravillers    E
S
La Longine Esmoulières

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est créée à la Révolution française sous le nom de Le Plain. Elle porte en 1801 la dénomination de Le Plain-de-Conavillers puis de Le Plain-de-Corravillers. Le 13 février 1974, elle prend sa dénomination actuelle de Corravillers.

Ce nom est dérivé du nom de personne germanique Conrad construit avec l’appellatif villare,domaine rural. Corraveler (1275 pouillé) Corraviller, (1336) Conravillers, 1488 (archives de HS H 436,copie)[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Plain de Corravillers était un des fiefs relevant de la terre de Faucogney, et appartenant, au XVe siècle, à la maison de Courbessaint. Il passa, par des alliances successives, aux mains de MM. de Grammont et de Saint-Mauris, qui paraissent l'avoir tenu jusqu'en 1789[2].

Le village subit d'importantes destructions lors du tremblement de terre du , d’une intensité VIII (sur l’échelle MSK de XII degrés), dont l’épicentre est localisé au voisinage de Remiremont. Ce sinistre est considéré comme l’événement majeur de l’histoire sismique des Vosges[3].

Le village fut, de 1902 à 1938, le terminus d'une des lignes des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône provenant de Vesoul. Il a été remplacé par un service d’autocars reliant le village à Vesoul, Luxeuil, Rupt sur Moselle[1].

La commune s'est dotée d'un réseau d'eau potable en 1959, qui a été inauguré le 3 avril 1962. La commune a inauguré en 2016 le raccordement du hameau d’Esfoz à ce réseau[4]. L'électricité a, elle, été installée en 1949/1950[1], après une première alimentation depuis une turbine du Moulin d'Esfoz en 1945[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la Communauté de communes des 1000 étangs.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Faucogney-et-la-Mer[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Mélisey.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des mille étangs créée fin 2002.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1811 1839 Marc Xavier Petitjean    
Les données manquantes sont à compléter.
Inconnu 1959 Capitaine Girard   Militaire
1959 mars 1995 Jean-Marie Clément (1914-2010)   Chef d'entreprise, fils du précédent maire
mars 1995 mars 2008 Henri Grandmougin    
mars 2008 en cours
(au 11 octobre 2016)
Catherine Lallement   Agent administratif
Réélue pour le mandat 2014-2020[8]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[9] :

  • total des produits de fonctionnement : 195 000 €, soit 944 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 116 000 €, soit 560 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 102 000 €, soit 492 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 54 000 €, soit 259 € par habitant.
  • endettement : 1 000 €, soit 3 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 9,75 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,62 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 24,30 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,19 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 17,70 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 193 habitants, en diminution de -3,02 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 535 584 545 742 720 778 798 836
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 712 745 672 696 708 635 593 579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605 650 650 592 580 649 642 597 572
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
516 438 388 291 233 225 198 203 193
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'association l’ASA Luronne organise une course de côte régionale au Mont-de-Fourche sur 2 [ km, avec quelques épingles et des portions rapides. Sa 34e édition a eu lieu le [13],[14]

Économie[modifier | modifier le code]

  • L'entreprise Pro-Inject spécialisée dans l’injection thermoplastique, installée dans la commune en 2002 emploie en 2014 une vingtaine de personnes, dans une ancienne filature de 1923, s'étend dans un bâtiment voisin cédé par la commune[15].
  • L'entreprise Gaio, fabricant de cuisine implanté à La Longine en 1990, et qui emploie près d'une cinquantaine de personnes en 2014[16]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cascade du Tampa.
L'église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste.
  • Cascade du Tampa, un affluent du Breuchin.
  • Église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste : église-halle du XIIIe siècle ou XIVe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle en préservant le clocher-porche et le chœur bâtis au début du XVIIe siècle. Coiffé d'une toiture en pavillon, le clocher présente successivement un portail plein cintre, un second niveau percé de fenêtres bigéminées, aujourd'hui murées, puis une chambre de sonnerie bâtie au XVIIIe siècle lors du remaniement complet de l'église.
  • La forge Clément[17] : fabrique d'outils agricoles et de charrues, en activité du milieu de XIXe siècle jusqu'en 2004[18].
  • Tissage de coton de la Société cotonnière du Breuchin, actuellement usine d'articles en matière plastique Pro Inject[19].
  • Moulin à farine dit moulin d'Esfoz, puis minoterie[20], en cours de restauration[21].
  • Monument aux morts, inaugiré en 1927 en mémoire des 94 enfants de Corravillers, La Rosière, La Montagne, La Longine morts pour la France[1]..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Corravillers Blason Coupé, au premier d'or à trois bandes de gueules et au deuxième d'or au lion de gueules couronné d'azur et tenant une épée du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(fr) : Régions, Architecture, Mobilier, Images, Vocabulaires, Collections, Bibliographie, Accès géographiques, Ethnologie, dans les Bases Mérimée, Palissy, Mémoire, ArchiDoc, Commune de Corravillers

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Notes historiques de Corravillers (source Salsa) », Commune de Corravilliers (consulté le 5 novembre 2016).
  2. La Haute-Saone, Dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, L.SUCHAUX, 1866 /
  3. J. Lambert, « Séisme du 12 mai 1682 à Remiremont dans les Vosges » [PDF], Prévention des risques, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, (consulté le 5 novembre 2016).
  4. « Le hameau d’Esfoz raccordé au réseau d’eau », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  5. « La partie la plus ancienne du Moulin d’Esfoz daterait de la première moitié du XVIIe siècle », L'Est républicain, édition deHaute-Saône,‎ (lire en ligne).
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. « Les maires de Corravillers », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 5 novembre 2016).
  8. « Réélection de Catherine Lallement », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  9. Les comptes de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Duel de générations : Automobile - Course de côte - Dimanche, au Mont-de-Fourche », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  14. « Corravillers : 34e course côte du Mont de fourche », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  15. « À la pointe de l’innovation : À Corravillers, Pro-Inject une PME de vingt salariés met sa griffe plastique sur Lysbox. Une box communicante que le Département du Loiret destine aux bénéficiaires de l’APA, soit 10.000 personnes », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  16. « Le sur-mesure, notre force » : En surfant sur la vague du luxe, Gaio, le fabricant de cuisine de La Longine, résiste à la crise », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  17. Service de l'inventaire
  18. « usine de transformation des métaux dite forge Clément, actuellement centrale hydroélectrique », notice no IA70000115, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Tissage de coton de la Société Cotonnière du Breuchin », notice no IA70000114, base Mérimée, ministère français de la Culture,
  20. « Moulin à farine dit moulin d'Esfoz », notice no IA70000116, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « du grain à moudre à Corravillers », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne) {{Avec ténacité, Eric Mourey a entrepris un long travail de restauration dans les règles de l’art. Insuffler une nouvelle vie au lieu tout en préservant le cachet. Le pari est osé.
    Il fait reconstruire le four à pain qui n’existe plus ainsi qu’une roue à auge. Tâche confiée à des Compagnons de Troyes. Il y produira de la farine de meule en bio. « Le bio est très demandé », précise-t-il.
    « J’ai refait le pont en bois et en grès des Vosges », annonce-t-il avec fierté.}}.