Association étudiante en France

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En France, il existe plusieurs types d’associations ayant vocation à regrouper des étudiants : association de filière, syndicales, politiques, religieuses, culturelles, etc. Elles peuvent être regroupées sous le terme standard d’association étudiante.

Historique[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les étudiants prennent l'habitude de se réunir en nation selon leurs provenances.

Des Association générale des étudiants se constituent dans plusieurs villes à partir de la fin du XIXe siècle. La plus ancienne association étudiante toujours en activité est la Conférence Olivaint fondée en 1874 à Paris.

Organisation des associations[modifier | modifier le code]

Cas général[modifier | modifier le code]

Les associations étudiantes sont pour la plupart organisées sous le régime des association loi de 1901 comme la plupart des autres associations françaises.

Les associations ayant leur siège en Alsace-Moselle sont soumises au statut d'association de droit local alsacien-mosellan.

Organisations représentatives[modifier | modifier le code]

La qualification d’Organisation étudiante représentative a été créée par la Loi Jospin (loi no 89-486 du 10 juillet 1989 d'orientation sur l'éducation).

Cette loi prévoyait dans son article 13 que : « Sont regardées comme représentatives les associations d'étudiants qui ont pour objet la défense des droits et intérêts matériels et moraux, tant collectifs d'individuels, des étudiants et, à ce titre, siègent au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ou au Centre national des œuvres universitaires et scolaires. Elles bénéficient d’aides à la formation des élus. Elles sont associées au fonctionnement de l’observatoire national de la vie étudiante qui rassemble des informations et effectue des études concernant les conditions de vie matérielle, sociale et culturelle des étudiants ».

Une organisation étudiante est aujourd'hui officiellement considérée comme représentative au niveau national à partir du moment où elle dispose d’élus au Centre national des œuvres universitaires et scolaires ou au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. C’est au prorata de ce nombre d’élus qu’elles reçoivent une part importante de leurs financements, des subventions accordées au titre de la formation des élus (de l'ordre de 23 000 euros par élu national).

En 2008, les 5 organisations représentatives au regard de la loi Jospin se sont réparties une enveloppe de 1 135 000 €[1]

En 2014 les associations représentatives sont, dans cet ordre : l’Union nationale des étudiants de France, la Fédération des associations générales étudiantes, Promotion et défense des étudiants, et le Mouvement des étudiants. La Confédération étudiante a perdu le statut d'organisation représentative en 2013 lorsqu'elle n'a pas déposé de liste pour les nouvelles élections CNESER.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Valérie Becquet, Fondements et dimensions de la participation associative des étudiants à l'université, Université de Caen,‎ mars 2001, thèse de doctorat
  • Valérie Becquet, L’Univers des associations étudiantes, FNDVA,‎ 1998
  • Didier Fischer, L’Histoire des étudiants en France de 1945 à nos jours, Flammarion,‎ 2000
  • Guillaume Houzel, Le Pari des étudiants,‎ mars 2002, rapport sur le développement du bénévolat étudiants au ministre de l'Emploi et de la Solidarité et au ministre de l’Éducation nationale
  • Marie Masi, « La mosaique du syndicalisme étudiant », Vie universitaire, no 62,‎ juin 2003
  • Alain Monchablon, Histoire de l'UNEF, PUF,‎ 1983
  • Le Rapport des jeunes à l'engagement, ministère de la Jeunesse, de l’Éducation et de la Recherche,‎ septembre 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]