Constitution du Luxembourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Constitution du Luxembourg
Description de cette image, également commentée ci-après
Révision de la Constitution du 17 octobre 1868.
Présentation
Titre Loi du 17 octobre 1868 portant révision de la Constitution du 27 novembre 1856.
Référence Mémorial A n° 23 de 1868
Pays Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Langue(s) officielle(s) Français
Type Constitution
Branche Droit constitutionnel
Adoption et entrée en vigueur
Régime Grand-Duché de Luxembourg
Gouvernement Gouvernement Servais
Signature
Signataire(s) Gustave d'Olimart (Secrétaire pour les Affaires du Grand-Duché), Emmanuel Servais (Ministre d'État, Président du Gouvernement), Édouard Thilges (Directeur-général des Affaires communales), Henri Vannérus (Directeur-général de la Justice), Alexandre de Colnet d'Huart (Directeur-général des Finances), Guillaume III (Roi Grand-Duc de Luxembourg)
Publication
Version en vigueur

Lire en ligne

Légilux

La Constitution du Luxembourg est la loi fondamentale du Luxembourg.

Historique[modifier | modifier le code]

1868[modifier | modifier le code]

La Constitution du , toujours en vigueur à l’heure actuelle, rétablit initialement l’équilibre entre le pouvoir exécutif que le Roi Grand-Duc continuait à détenir et le pouvoir législatif qu’il partageait de nouveau avec la Chambre des Députés. Progressivement, la puissance souveraine n’est plus détenue par le Roi Grand-Duc, mais réside dans la Nation.

1919[modifier | modifier le code]

Le , à la suite de la Première Guerre mondiale, la Constitution a fait l’objet d’une révision visant à introduire le principe démocratique selon lequel la souveraineté réside dans la Nation et le suffrage universel. Il est ainsi mis fin au suffrage censitaire[N 1] et les hommes et les femmes, remplissant les conditions d’électeurs, sont admis au même titre aux urnes.

1945-1988[modifier | modifier le code]

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale en 1945 jusqu’en 1988, la Constitution a été modifiée à neuf reprises. Parmi ces révisions constitutionnelles, il convient de relever notamment :

  • la révision du [1], qui, suite aux événements des deux guerres mondiales, a modifié le statut international du pays, en supprimant à l’article 1er de la Constitution la neutralité perpétuelle du Grand-Duché de Luxembourg. En outre, depuis 1948, l’article 11 de la Constitution garantit les droits naturels de la personne humaine et de la famille, le droit au travail, les libertés syndicales ainsi que d’autres droits ;
  • la révision du [2],[3] a eu pour objet de modifier l’article 37 de la Constitution et d’introduire un nouvel article 49bis afin de permettre à notre pays d’adhérer aux traités européens prévoyant la dévolution temporaire de pouvoirs souverains à des organisations internationales ;
  • la révision du [4] a réduit l’âge de l’électorat actif et passif de 21 à 18 ans respectivement de 25 à 21 ans ;
  • la révision du [5] a, entre autres, modifié l’article 107 relatif aux communes, en consolidant les pouvoirs des communes comme collectivités territoriales autonomes gérant leur patrimoine et leurs intérêts propres ;
  • la révision du [6],[7],[8] a actualisé les formules de serment du Grand-Duc et du Régent, des députés et des fonctionnaires par la suppression du bout de phrase « Ainsi Dieu me soit en aide ».

depuis 1988[modifier | modifier le code]

Depuis 1988, le rythme des révisions constitutionnelles s’est accéléré, si bien qu’entre 1988 et 2008, la Constitution a connu 24 cycles de modifications. Parmi ces modifications, on peut citer notamment :

  • la fixation à 60 du nombre des députés en 1988 ;
  • la réforme du Conseil d’Etat, la création des juridictions administratives et de la Cour constitutionnelle en 1996 ;
  • l’abolition de la peine de mort en 1999 ;
  • la création de la base constitutionnelle en vue de l’approbation du Statut de la Cour Pénale Internationale en 2000 ;
  • la réforme des dispositions sur le pouvoir réglementaire et l’inscription dans la Constitution des établissements publics en 2004 ;
  • la reformulation des règles relatives à l’immunité des députés et des conditions pour lever celle-ci en 2006 ;
  • la réforme des dispositions sur la nationalité luxembourgeoise en 2008 ;
  • la suppression de la prérogative du Grand-Duc de sanctionner les lois en 2009.

Proposition d'une nouvelle Constitution[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Suffrage restreint dans lequel l’électorat est réservé à ceux qui ont une certaine fortune constatée par le paiement d’une certaine somme d’impôt direct (cens), Vocabulaire juridique de Cornu.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]