Constitution du Royaume-Uni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le [[droit <adj>]] image illustrant la politique image illustrant le Royaume-Uni
Cet article est une ébauche concernant le droit, la politique et le Royaume-Uni.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

La constitution du Royaume-Uni est un ensemble de règles constitutionnelles non codifiées issues de la loi, de la jurisprudence, d'usages constitutionnels. Les premières règles établies remontent au Moyen Âge et le Royaume-Uni est aujourd'hui l'un des deux seuls États occidentaux à être resté fidèle à une Constitution largement coutumière[1]. Parmi ces règles coutumières : le droit de dissolution de la Chambre des communes par le Premier ministre, ou la démission de l'ensemble du Cabinet lorsque sa politique est remise en cause par les Chambres, qui ne figurent dans aucun texte.

En vertu du principe de souveraineté du parlement, il n'existe pas de contrôle de constitutionnalité et le parlement conserve juridiquement le pouvoir de modifier par une simple loi les institutions du royaume ainsi que les droits fondamentaux des sujets.

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de ces règles sont anciennes :

« La Constitution du Royaume-Uni a commencé à prendre forme dans les temps les plus anciens. Ses origines remontent, selon certains, à 1215, lors de la signature de la Grande Charte par Jean sans Terre. D'autres évoquent la conquête de l'Angleterre par Guillaume de Normandie en 1066. Mais l'on pourrait tout aussi bien prendre pour point de départ les années 449 à 584, lorsque des Angles, des Saxons et des Jutes venant de Germanie y ont établi leurs premiers royaumes, selon les chroniqueurs de l'époque. »

— André Émond, Constitution du Royaume-Uni, Des origines à nos jours[2]

Textes fondamentaux[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs textes fondamentaux qui font partie de la constitution :

  • la Magna Carta ou Grande Charte en 1215 (où le roi renonce à certains pouvoirs au profit des barons et des communes et se déclare lié par la loi, notamment certaines procédures légales, comme l'interdiction de l'emprisonnement arbitraire, complété en 1679 par l'Habeas Corpus),
  • Bill of Rights en 1689, qui fonde la monarchie constitutionnelle anglaise en accordant des droits fondamentaux aux citoyens et résidents (à ne pas confondre avec sa version américaine plus connue),
  • Act of Settlement ou Acte d'établissement en 1701 (organise la succession au trône),
  • Parliament Act ou Acte du Parlement en 1911, modifié en 1949 (relatif au pouvoir respectif des deux chambres, qui limite les pouvoirs de la Chambre des Lords au profit de la Chambre des communes).
  • Fixed-term Parliaments Act 2011 (en) qui fixe les conditions de dissolution de la Chambre des communes

Autres textes officieux[modifier | modifier le code]

Peu connus en dehors du Royaume-Uni, il existe également des textes qui, de facto, participent à une forme de codification des usages dans les institutions britanniques :

  • Le Manuel du Cabinet[3] (The Cabinet Manual), un recueil de textes qui définissent les usages, les procédures et les pratiques du Gouvernement britannique ;
  • Le « Traité sur le droit, les privilèges, procédures et usages du Parlement » (Erskine May: Parliamentary Practice), qui définit les usages et procédures au sein du Parlement britannique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'autre est la Nouvelle-Zélande, qui s'appuie sur le modèle britannique ; voir : Constitution de la Nouvelle-Zélande
  2. André Émond, Constitution du Royaume-Uni, Des origines à nos jours, Wilson & Lafleur, 2009, 599 p. (ISBN 978-2-89127-893-5).
  3. https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/60641/cabinet-manual.pdf

Liens externes[modifier | modifier le code]