Cirque Pinder

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Cirque Pinder
logo de Cirque Pinder
Logo du Cirque Pinder

Création 1854
Fondateurs George Pinder et William Pinder
Personnages clés Charles Spiessert, Jean Richard et Gilbert Edelstein
Forme juridique SAS
Siège social Sucy-en-Brie
Drapeau de France France
Direction Frédéric et Sophie Edelstein
Activité Spectacles vivants
Effectif 127 personnes
Site web www.cirquepinder.com

Chiffre d'affaires 5 980 000 €

Le cirque Pinder est un cirque traditionnel français fondé en 1854 au Royaume-Uni par les frères William et George Pinder. À l’origine, il porte le nom de « cirque Britannia », du nom du navire dont les voiles ont servi à réaliser le chapiteau. Il change plusieurs fois de propriétaire au cours de son histoire, et est ainsi successivement dirigé par Charles Spiessert, Jean Richard et la famille Edelstein. La mascotte de ce cirque est l’éléphant.

Installé en France depuis 1904, sa tournée commence toujours mi-janvier ou mi-février à Tours[1] et se termine à Paris entre la mi-novembre et la mi-janvier.

Historique[modifier | modifier le code]

Les frères Pinder, fondateurs 1854-1928[modifier | modifier le code]

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En 1854, en Angleterre, George et William Pinder, spécialistes de l’art équestre, créent leur propre cirque. Un cirque qui, à l’origine, ne portait pas le nom de Pinder, mais celui de Britania, du nom d’un navire dont la voile était devenue la bâche du chapiteau des deux frères. Après avoir tourné quelque temps en Angleterre, une concurrence importante conduit le cirque à s’expatrier en Hollande au printemps 1868 et c’est en septembre qu'il foule pour la première fois le sol français, pour se rembarquer quelques semaines plus tard pour l’Angleterre. Il s’ensuit en 1869 une tournée en Angleterre et, en fin de saison, le retour vers la France. L’habitude est prise, et les allers et retours entre la France et l’Angleterre se multiplient avant l’implantation définitive en France, en 1904, sous la direction d’Arthur Pinder, fils de William Pinder.

Charles Spiessert, deuxième propriétaire 1928-1971[modifier | modifier le code]

En 1928, à la suite du décès d’Arthur en 1924, le cirque est repris par Charles Spiessert, qui sera à sa tête jusqu'à sa mort en 1971[2].

À l’occasion de la vente aux enchères du 16 juillet 1928, Charles Spiessert, descendant de forains hongrois, se rend acquéreur du matériel du chapiteau et des animaux du Cirque Pinder.

Très vite, ce passionné de mécanique va moderniser son cirque et proposer des spectacles de grande qualité. En 1932, il achète une propriété à Chanceaux-sur-Choisille, un petit village à quelques kilomètres de Tours, propriété qui va lui permettre d’établir une base arrière pour son cirque. Après la Seconde Guerre mondiale, le Cirque Pinder sous sa direction va connaître ses heures de gloire, avec des spectacles de plus en plus beaux, un matériel routier à la pointe du progrès et surtout le succès avec le concours de l’ORTF et les jeux radiophoniques.

Dans les années 1960, le cirque Pinder est le partenaire de l’ORTF et porte le nom de « cirque Pinder-ORTF »[3],[4]. Il accueille Roger Lanzac pour l’émission de radio Le Jeu des 1000 francs et l’émission télé La Piste aux étoiles quand elle n’est pas tournée au Cirque d'Hiver à Paris.

En 1971, Charles Spiessert décède. Ses enfants reprennent le flambeau, mais le cirque, qui traverse une crise financière, sera finalement vendu à la fin de l’année 1971 au comédien Jean Richard.

Jean Richard, troisième propriétaire 1972-1983[modifier | modifier le code]

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Au début de l’année 1972, le comédien Jean Richard devient le troisième propriétaire du Cirque Pinder et dès le début de la tournée, son nom apparaît en couleur bleue sur tous les véhicules du Cirque. Le cirque devient alors le cirque « Pinder Jean Richard ».

Le 10 mai 1973, Jean Richard est victime d’un grave accident de la route, et c’est alors que les difficultés financières vont commencer. Également propriétaire du parc d’attractions La Mer de sable à Ermenonville, du Cirque Jean Richard qu’il a créé en 1969, mais également du Nouvel Hippodrome de Paris, il connaît des difficultés pour gérer l'ensemble de ses affaires, d’autant qu’il continue dans le même temps sa carrière d'acteur, en tenant notamment la vedette de la série Les Enquêtes du commissaire Maigret. .

Après un premier dépôt de bilan en 1978, Jean Richard ne peut empêcher un second quelques années plus tard.[5] Le 17 juin 1983, les Cirques Pinder et Jean Richard, ainsi que le nom commercial Jean Richard, seront vendus à Gilbert Edelstein.

Gilbert Edelstein, depuis 1983[modifier | modifier le code]

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En 1983, Gilbert Edelstein, ancien collaborateur de Jean Richard, rachète les actifs de l’entreprise après la faillite de ce dernier. Gilbert Edelstein est issu d’une famille de négociants en tissus et non, comme c’est souvent le cas, d’une famille de cirque.

D’abord organisateur de concerts de rock dans les années 1960, il ouvre par la suite un restaurant à Lyon, ville dont il est originaire. C’est là qu’un ami, André Vylar lui présente le comédien Jean Richard. Jean Richard lui propose un poste de commercial ainsi que la gestion publicitaire, poste qu’il occupera pendant sept ans avant de fonder sa propre société «  Promogil », société pour promouvoir le Cirque et notamment les produits dérivés auprès de plusieurs Cirques, notamment Amar et Bouglione. Bien aidé par son épouse Andrée, il réorganise le Cirque Pinder, modernise la gestion et renoue rapidement avec le succès populaire et financier, pour en faire en quelques années la première entreprise itinérante de Cirque de France et d’Europe. En 1998 il achète au sud de Paris sur la commune de Perthes-en-Gâtinais une grande propriété qui comprend un château, un corps de ferme et 130 hectares de bois, qui va lui servir d’une part de base arrière pour son Cirque (atelier mécanique et peinture) et d’autre part à créer un parc d’attraction sur le thème du Cirque, baptisé « Pinderland», dont l’ouverture est prévue pour avril 2015.

Aujourd’hui, son fils, Frédéric Edelstein, en est le directeur : son numéro de dressage, avec seize lions et tigres, est unique au monde, il présente actuellement un nouveau groupe de fauves qui est composé uniquement de lionnes et lions blancs, ce numéro est aussi unique au monde[6]. La sœur de ce dernier, Sophie Edelstein, exerce la fonction de directrice artistique du cirque. Elle est également connue pour ses numéros de magie et ses participations dans des émissions de télévision, comme La France a un incroyable talent.

Le 2 mai 2018, la société Promogil qui exploite le cirque Pinder est placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Créteil[7].

Artistes et numéros[modifier | modifier le code]

Condamnation[modifier | modifier le code]

En 2010, le cirque Pinder a été condamné par le tribunal de grande instance de Valence à 6 000 € d'amende et à la confiscation de deux éléphantes d'Asie, Saba et Dehli, et de Baghera, un jaguar noir, pour « exploitation irrégulière d’un établissement détenant des animaux non-domestiques », « utilisation non-autorisée d'animaux non-domestiques » et « défaut de certificats de capacité »[8],[9]. La cour d'appel de Grenoble a confirmé le jugement augmentant l'amende à 15 000 €, sans retenir toutefois la confiscation des animaux[10],[11]. Les associations à l'origine de la plainte dénoncent la pression exercée par les Edelstein pour que des décisions politiques interviennent dans le processus judiciaire[12]. La cour de cassation casse ensuite le jugement[13].

En 2011, le cirque Pinder passe à nouveau devant la justice à la suite d'un contrôle de l'ONCFS, qui constate la non présentation des certificats intracommunautaires de six tigres et donc l'impossibilité de justifier de leur provenance, ainsi qu'une différence entre l'effectif réel du groupe de tigres et l'effectif officiel du registre du cirque[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « On dresse bien les éléphants », Jean-Pierre Thiollet, Le Quotidien de Paris, 10 février 1981.
  2. http://burguscircus1.free.fr/spiessert_1.htm
  3. http://circus-collection.blogspot.com/2012/03/cirque-pinder-ortf-1969.html
  4. http://circus-collection.blogspot.com/2012/03/cirque-pinder-1968.html
  5. « Cirques : quand Maigret perd la piste », Jean-Pierre Thiollet, Le Quotidien de Paris, 8-9 mai 1982.
  6. “Les chapiteaux font leur show”, Jean-Pierre Thiollet, France-Soir, 12 novembre 2011
  7. « Information Ouest France le cirque Pinder placé en liquidation judiciaire », sur Ouest France,
  8. « Pinder condamné à cause de ses animaux : pro et anti cirque se déchirent », Huffington Post.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Pinder : " c'est difficile de cacher deux éléphants " », La Dépêche.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Pinder condamné pour détention illégale d’animaux », Huffington Post.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Pinder condamné à 15000 euros d’amende », Le Dauphiné.com,‎ (lire en ligne)
  12. « Quand le cirque Pinder se pose en victime "Je t’admire, oppresseur, criant, oppression ! " », Huffington Post.fr,‎ (lire en ligne)
  13. « Pradinas. Le cirque Pinder soutient les gérants du parc animalier », La Dépêche.fr,‎ (lire en ligne)
  14. « Les cages aux tigres dans les “griffes” de la justice », Le Dauphiné.com,‎ (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Spessardy, Face aux fauves chez Pinder, Guy Authier, 1978, 279 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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