Cirque Amar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Camion Kenworth du Cirque Amar.

Le cirque Amar est un cirque fondé par Ahmed Ben Amar el Gaid, qui, malgré plusieurs changements de propriétaire, est un des chapiteaux français de cirque traditionnel les plus connus.

Historique[modifier | modifier le code]

Une tradition de danseuses orientales
Le chapiteau
Sur la corde
Les fauves

Les premières représentations en Kabylie sont l’œuvre de Ahmed Ben Amar El Gaïd, né à Bordj Bou Arreridj en 1860[1],[2]. Après ces débuts en Algérie, Ahmed Ben Amar présente en France métropolitaine son spectacle, à l'époque de danseuses du ventre, les Ouled Nails. Il se met ensuite à rêver d'un immense chapiteau itinérant où évolueraient fauves, danseuses et saltimbanques[1],[2]. En cherchant à compléter son spectacle en y présentant des fauves, il rencontre et épouse Marie-Gabrielle Bonnefoux, qui dirigeait avec son frère la « Ménagerie lozérienne » de Mende depuis 1887[3],[4].

Quelques années plus tard, Ahmed présente un spectacle de lions avec trois de ses fils, Ahmed, Abdelah et Mustapha qui, selon la réclame, sont « les plus jeunes dompteurs du monde ». Ahmed meurt en 1914 et Marie puis ses fils continuent à gérer l'entreprise. Dès 1926, « Le Grand Cirque Ménagerie Amar frères » tourne en Afrique du Nord, en Égypte et en Europe centrale[2],[5],[6].

En avril 1964, lors du passage du cirque à Châteaudun, trois éléphants, vraisemblablement énervés par le bruit d'un boulodrome tout proche, rompent leurs chaînes et s'échappent dans la rue, semant la panique et tuant un enfant de quatre ans. Ces trois animaux, alors jugés trop dangereux, sont transférés au parc zoologique de la Tête d'Or à Lyon[7]. En 1968, Mustapha Amar se résigne à abandonner la direction du cirque[8]. Jean Roche dirige le cirque jusqu'en 1972. Jacob prend le relais pendant un an, jusqu'à ce que l'enseigne du cirque soit reprise par la famille Bouglione en 1973[9]. Très populaire durant les années 1970[10], le cirque Amar fait l'objet de la reproduction de ses véhicules au 1/43e par la société de fabrication de modèles réduits Solido.

En 1991, la famille Rech-Brand s'entend avec les Bouglione pour leur louer l’enseigne « Amar ». Après cinq ans d’existence, compte tenu du succès remporté par le Cirque « Amar » sous la direction des Rech-Brand, la famille Falck loue à son tour l'enseigne aux Bouglione en 1996, ce qui force la famille Rech-Brand à adopter le nom Cirque Kino's. Le cirque Amar est aujourd'hui dirigé par la famille Falck[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le fondateur du cirque Amar est originaire de Bordj Bou-Arrérid », Liberté Algérie,‎ (lire en ligne).
  2. a, b et c « Cirque Amar : de la Kabylie à Paris », Info-Soir,‎ (lire en ligne).
  3. « Les 85 ans du cirque Amar », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  4. « Languedoc : ces femmes d’ici au destin exceptionnel », La Gazette de Montpellier,‎ (lire en ligne)
  5. « Un record dans les annales du cirque », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Henry Magnan, « Cirque Amar : prix d'excellence », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. « Les trois éléphants du Cirque Amar ont été recueillis par le zoo de Lyon », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Claude Sarraute, « Au cirque Amar », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. C. H., « Le cirque Amar », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. Patrick Séry, « Crocodiles hypnotisés et panthères valseuses au cirque Amar », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. Rosa Chaoui, « Le cirque Amar en tournée en Algérie », Le Midi libre,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Afrique du Nord illustrée, no 488, septembre 1930.
  • Michèle Barbier, Pieds Noirs Magazine, no 26, 1992.
  • François Mirallès, « Histoire de cirques » in T.A.M., no 220, 1946
  • Marcel Paviot, L'Écho d'Alger, 22 décembre 1960.
  • René Rostagny, « Deux heures avec Monsieur Amar », Archives R. Rostagny.
  • Hubert Delobette, Femmes d'exception en Languedoc-Roussillon, Le Papillon Rouge Éditeur, 2010
    portrait de Marie Bonnefoux, fondatrice du cirque Amar avec son mari Ben Amar

Lien externe[modifier | modifier le code]