Christopher Isherwood

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Christopher Isherwood
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Christopher Isherwood (à gauche) et W. H. Auden (à droite), photographiés par Carl Van Vechten, 1939
Nom de naissance Christopher William Bradshaw-Isherwood
Naissance
Disley, comté de Cheshire
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès (à 81 ans)
Santa Monica, Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur
Genres

Œuvres principales

  • Adieu à Berlin
  • Un homme au singulier
Signature de Christopher Isherwood

Christopher Isherwood est un écrivain britannique, naturalisé américain en 1946, né le à Disley (comté de Cheshire) et mort le à Santa Monica (Californie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Un an après le mariage de sa mère Kathleen et de son père Frank revenu de la guerre des Boers, Christopher Isherwood voit le jour à Wyberslegh Hall, High Lane à Disley. Dans sa petite enfance, il habite à divers endroits au gré des affectations de son père qui est lieutenant-colonel dans l'armée britannique. De 1914 à 1918, il étudie à l'école Saint-Edmund dans le Surrey où il rencontre W. H. Auden dont il restera l'ami tout au long de sa vie. En , son père est tué en menant un assaut désespéré lors de la deuxième bataille d'Ypres. De 1919 à 1922, il étudie à Repton School où il fait la connaissance de Edward Upward. De 1923 à 1925, lors de ses études au Corpus Christi College de Cambridge, Auden lui fait connaître Stephen Spender avec lequel il était à l'université d'Oxford. Il quitte cet établissement en 1925 sans obtenir de diplôme, car il échoue délibérément à ses examens.

Pendant cinq ans, il va vivre avec le violoniste français André Mangeot en tant que secrétaire de son quatuor à cordes. Simultanément, il va gagner sa vie en donnant des cours particuliers, de 1928 à 1929, étudier la médecine au King's College à Londres qu'il va quitter au bout de six mois et à l'occasion conseiller Auden qui lui envoie ses poèmes pour qu'il les commente. En 1928, il écrit sa première nouvelle All the conspirators, un pastiche de la littérature à la mode, dont l'anti-héros est un jeune homme étouffé psychologiquement par sa mère.

Berlin[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative au no 17 de la Nollendorfstraße dans le quartier de Schöneberg, rappelant le séjour d'Isherwood dans cette maison de Berlin.

Rejetant l'élite conservatrice britannique qui ne comprendrait pas son attirance pour les hommes, en 1929, il se réfugie à Berlin, capitale culturelle de l'entre-deux-guerres et de la République de Weimar, où il compte passer quelques semaines avec Auden[1]. Il va y rester jusqu'en 1933, année où le parti nazi prend le pouvoir et le chasse d'Allemagne.

Deux ans auparavant, en 1931, il avait rencontré Jean Ross, une actrice et chanteuse britannique, qui lui servira de modèle pour Sally Bowles, Gerald Hamilton qui lui servira de modèle pour M. Arthur Norris et, en septembre, le poète William Plomer lui fait rencontrer Edward Morgan Forster qui devient rapidement son mentor (ce dernier lui léguera, en 1970, à sa mort, les droits d'auteur de Maurice). En 1932, il rencontre Gerald Heard et, la même année, publie Le Mémorial (The Memorial) qui exprime par le biais de la fiction les conflits qui l'opposent à sa mère.

Pendant quatre ans, il enseigne l'anglais et cède sans retenue à sa passion pour les beaux jeunes hommes dans cette société allemande très permissive. Ainsi, il fera la connaissance d'Heinz Neddermeyer, son premier grand amour[2]. Il écrit sur la vie sexuelle underground à Berlin, ce qui servira à John Henry Mackay pour écrire The Hustler (Le Prostitué)[3]. Ces années sont décrites dans Adieu à Berlin (Berlin Stories), recueil de nouvelles, paru en 1945, incluant Mr. Norris change de train (Mr. Norris Changes Trains, 1935), Sally Bowles (1937) et Adieu à Berlin (Goodbye to Berlin, 1939). L'œuvre, adaptée au théâtre sous le titre I Am a Camera (en) par John Van Druten, dont la première a lieu le à Hartford dans le Connecticut, est suivie, le même mois, d'une reprise sur Broadway. En 1955, une première version cinématographique est réalisée par Henry Cornelius, sous le titre Une fille comme ça (I am a camera), et en 1966, à New York, John Kander et Fred Ebb en font une comédie musicale ayant pour titre Cabaret, adaptée au cinéma, en 1972, par Bob Fosse, également sous le titre Cabaret, où Sally Bowles, incarnée par Liza Minnelli, vaut à cette dernière l'Oscar de la meilleure actrice.

Une plaque commémorative sur la maison où vécut Isherwood, au no 17 de la Nollendorfstraße dans le quartier de Schöneberg, rappelle son séjour à Berlin.

Avant-guerre[modifier | modifier le code]

Durant les années précédant la Seconde Guerre mondiale, il voyage à travers l'Europe ; il séjourne notamment à Copenhague et à Sintra. Il collabore aussi à l'écriture de trois pièces de théâtre avec Auden : Le Chien sous la peau (1935), L'Ascension de F6 (1937) et Sur la frontière (1938). C'est pendant cette période qu'il écrit Le Lion et son ombre (1938), titre emprunté à une nouvelle qu'il comptait écrire et qui devient le récit semi-autobiographique de son enfance et de sa jeunesse.

En 1938, Auden et Isherwood voyagent en Chine ravagée par la guerre civile et l'invasion japonaise ce qui leur fournira la matière pour écrire Journal de guerre en Chine (1939).

Vie américaine[modifier | modifier le code]

Après un premier voyage aux États-Unis en , il quitte à nouveau Londres avec Auden, le , et débarque aux États-Unis le 26 janvier. Le couple passe quelques mois à New York, mais au printemps, Isherwood s'installe en Californie où il gagne sa vie en écrivant des scénarios pour Hollywood et en donnant des cours tandis que Wystan Auden demeure sur la côte Est. L'exil américain de l'écrivain est diversement apprécié par la presse britannique en des temps où la Grande-Bretagne s'apprête à déclarer la guerre à l'Allemagne.

À Hollywood, en 1939, Isherwood continue ses rencontres spirituelles avec l'historien Gerald Heard, fondateur du monastère de Trabuco Canyon qu'il avait offert à la Vedanta Society de Californie du Sud. Il adhère à la philosophie hindouiste Védanta partagée notamment par Aldous Huxley, Bertrand Russell, Christopher Wood, John Yale et Jiddu Krishnamurti. Grâce à Huxley, Isherwood se lie d'amitié avec le compositeur russe Igor Stravinsky.

En , il hérite de Wyberslegh Hall, le manoir élisabéthain que ses ancêtres, des fermiers prospères avaient acheté au XVIe siècle et donne ce bâtiment, situé dans un vaste parc humide, à son frère Richard. La même année, il embrasse la religion hindouiste à la suite de sa rencontre avec Swami Prabhavananda. Le livre Mon gourou et son disciple (My Guru and His Disciple) relate cette relation décisive dans la vie de l'écrivain britannique et les nombreuses traductions de textes de cette philosophie qu'il va faire tout au long de son existence vont dès lors influencer son œuvre littéraire.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il affiche ses positions de pacifiste et, pendant le conflit, de 1941 à 1942, il se rend à Haverford en Pennsylvanie, dans un foyer quaker, où il travaille avec des réfugiés allemands en tant qu'objecteur de conscience. En 1943, il se rend dans un Centre Vedanta où il reste 6 mois. Il rencontre par hasard, dans une librairie de Los Angeles, Ray Bradbury, des Chroniques martiennes duquel il fait une critique élogieuse. Cela stimule la carrière de l'écrivain de science-fiction et marque le début d'une amitié entre les deux hommes.

Le , il obtient la citoyenneté américaine, ce qui l'oblige à faire son service militaire mais, faisant valoir son volontariat de 1941 à 1942 auprès de réfugiés européens dans un foyer quaker, il obtient le statut d'objecteur de conscience. Il vit avec le photographe William (Bill) Caskey avec lequel il voyagera à travers l'Amérique du Sud en 1947. Il en tireront un livre Le Condor (1949), dont le texte est d'Isherwood et les photographies de Caskey.

Donald Bachardy

En 1953, le jour de la Saint-Valentin, (le 14 février), à 48 ans, il rencontre Don Bachardy âgé de 18 ans, au milieu d'amis sur la plage de Santa Monica. Jusqu'à sa mort, Isherwood, malgré des crises, partagera la vie de ce portraitiste américain[4]. Ce couple, en raison de la différence d'âge fera jaser, mais ils arriveront à s'intégrer à la société californienne et se feront de nombreux amis. Au début de leur vie commune, Isherwood écrit Le Monde au crépuscule, méditation d'un jeune écrivain sur les échecs de sa vie conjugale et ses désirs homosexuels que Bachardy tape à la machine à écrire. Leur vie commune est illustrée par le film Chris & Don: A Love Story (2007)[5].

De 1959 à 1962, Isherwood est sollicité pour donner des cours d'écriture au Los Angeles State College (aujourd'hui l'Université d'État de Californie à Los Angeles), puis, de 1965 à 1966, aux campus de l'université de Californie à Santa Barbara, à Riverside et à Los Angeles.

Quand sa mère meurt à 91 ans, le , il refuse de se rendre à son enterrement. Il continue de vivre en Californie où il situe Un homme au singulier, paru en 1964, sans doute son roman le plus connu et qui raconte la journée de George, un homosexuel d'âge mûr qui se retrouve seul après la mort de son ami. Ce récit sera adapté au cinéma par Tom Ford en 2009 sous le titre A Single Man. Toujours en 1964, Isherwood participe comme scénariste au film de Tony Richardson, Le Cher Disparu, d'après le roman de Evelyn Waugh, une satire d'une ironie grinçante sur le business des entreprises privées de pompes funèbres aux États-Unis.

En 1973, W. H. Auden et Jean Ross meurent.

Il est nommé au Nebula Award en 1975 pour le scénario de Frankenstein: The True Story, téléfilm réalisé par Jack Smight, et obtient la médaille Brandeis pour l'ensemble de son œuvre. En 1976, Christopher and his Kind est publié et Heinz qui, entre-temps, s'est marié et est devenu père d'un petit Christophe en hommage à leur amitié, en est très choqué ; ils ne se reverront plus. Swami Prabhavananda disparaît à la même époque, puis c'est au tour de son frère Richard en 1979.

En 1981, on lui diagnostique un cancer de la prostate qui l'emportera le , chez lui, à Santa Monica en Californie. Bachardy, devenu un dessinateur renommé, exécute pour la postérité les derniers portraits de son compagnon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • All the Conspirators (1928)
    Publié en français sous le titre Tous les conspirateurs, traduit par Léo Dilé, Julliard, 1968 ; réédition, Paris, UGE, coll. « 10/18. Domaine étranger » no 1452, 1981 (ISBN 2-264-00390-1) ; réédition, Paris, Fayard, 2012 (ISBN 978-2-213-66670-9) ; réédition, Paris, Grasset, coll. « Les cahiers rouges », 2015 (ISBN 978-2-246-85083-0)
  • The Memorial (1932)
    Publié en français sous le titre À quatre temps, traduit par Henri de Briel et Guillot de Saix, Paris, éditions Nagel, coll. « Les grands romans étrangers », 1945 ; réédition sous le titre Le Mémorial, dans une nouvelle traduction par Michel Doury, Paris, C. Bourgois, 1988 (ISBN 2-267-00534-4) ; réédition, Paris, C. Bourgois, coll. « 10/18. Domaine étranger » no 2139, 1990 (ISBN 2-264-01362-1) ; réédition, Paris, C. Bourgois, 2001 (ISBN 2-267-01593-5)
  • The Last of Mr. Norris (1935), paru en 1945 sous le titre Mr. Norris changes Trains dans le recueil de nouvelles Berlin Stories
    Publié en français sous le titre Mr. Norris change de train, traduit par Léo Dilé, Julliard, coll. « Cahier des saisons », 1964 ; réédition, Paris, UGE, coll. « 10/18. Domaine étranger » no 1419, 1981 (ISBN 2-264-00351-0) ; réédition, Paris, Fayard, 2012 (ISBN 978-2-213-66668-6) ; réédition, Paris, Grasset, coll. « Les cahiers rouges », 2014 (ISBN 978-2-246-81139-8)
  • Lions and Shadows : an education in the '20 (1938), roman semi-autobiographique
    Publié en français sous le titre Le Lion et son ombre, traduit par Maurice-Ian Hilleret, Paris, le Sagittaire, 1947 ; réédition, Paris, le Sycomore, 1984 (ISBN 2-86262-226-5) ; réédition, Paris, Minerve, coll. « Domaine étranger », 1988 (ISBN 2-86931-018-8) ; réédition sous le titre Le Lion et son ombre : une éducation dans les années 1920, dans une nouvelle traduction par Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, Fayard, 2012 (ISBN 978-2-213-66664-8) ; réédition, Paris, Grasset, coll. « Les cahiers rouges », 2016 (ISBN 978-2-246-85082-3)
  • Prater Violet (1945)
    Publié en français sous le titre La Violette du Prater, traduit par Léo Dilé, Julliard, coll. « Cahier des saisons », 1967 ; réédition, Paris, UGE, coll. « 10/18. Domaine étranger » no 1436, 1981 (ISBN 2-264-00365-0) ; réédition, Paris, Fayard, 2013 (ISBN 978-2-213-66671-6) ; réédition, Paris, Grasset, coll. « Les cahiers rouges », 2014 (ISBN 978-2-246-85081-6)
  • The World in the Evening (1954)
    Publié en français sous le titre Le Monde au crépuscule, traduit par Ludmila Savitzky, Paris, Denoël, 1956 ; réédition, Paris, Denoël, 1983 (ISBN 2-207-21194-0) ; réédition, Paris, Fayard, 2013 (ISBN 978-2-213-66667-9)
  • Down There on a Visit (1962)
    Publié en français sous le titre L'Ami de passage, traduit par Michel Ligny, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1964 ; réédition, Paris, Fayard, 2013 (ISBN 978-2-213-66661-7)
  • A Single Man (1964)
    Publié en français sous le titre Un homme au singulier, traduit par Léo Dilé, Paris, Hachette, coll. « Bibliothèque anglaise », 1980 (ISBN 2-01-006505-0) ; réédition, Paris, Seuil, coll. « Points. Roman » no 138, 1984 (ISBN 2-02-006719-6) ; réédition, Paris, Fayard, 2010 (ISBN 978-2-213-65491-1) ; réédition, Paris, Grasset, coll. « Les cahiers rouges », 2014 (ISBN 978-2-246-85080-9)
  • A Meeting by the River (1967)
    Publié en français sous le titre Rencontre au bord du fleuve, traduit par Léo Dilé, Paris, Flammarion, coll. « Bibliothèque anglaise », 1982 (ISBN 2-08-064443-2) ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Domaine étranger » no 3335, 2001 (ISBN 2-264-03187-5) ; réédition, Paris, Fayard, 2014 (ISBN 978-2-213-66669-3)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The Mortmere Stories (1920), nouvelles écrites en collaboration avec Edward Upward dont une seule fut publiée de son vivant. Certaines furent résumées dans Le Lion et son ombre, mais l'intégralité ne fut publiée qu'en 1994.
  • Goodbye to Berlin (1939), reprend la nouvelle Sally Bowles de 1937. Recueil réédité en 1945, avec Mr. Norris change de train, sous le titre Berlin Stories
    Publié en français sous le titre Intimités berlinoises, traduit par Ludmila Savitzky, Paris, Éditions de la revue "Fontaine", coll. « La Malle de la Manche » no 2, 1946 ; réédition de la même traduction sous le titre Adieu à Berlin, Paris, Hachette, coll. « Bibliothèque anglaise », 1980 (ISBN 2-01-006504-2) ; réédition, Paris, J'ai lu no 1213, 1981 (ISBN 2-277-21213-X) ; réédition, Paris, Seuil, coll. « Points. Roman » no 503, 1992 (ISBN 2-02-013012-2) ; réédition, Paris, Hachette littératures, 2002 (ISBN 2-01-235645-1) ; réédition, Paris, LGF, coll. « Le Livre de poche. Biblio » no 3394, 2004 (ISBN 2-253-13094-X) ; réédition, Paris, Fayard, 2013 (ISBN 978-2-213-66672-3) ; réédition, Paris, Grasset, coll. « Les cahiers rouges », 2014 (ISBN 978-2-246-81138-1)
  • Exhumations (1966), recueil regroupant des nouvelles, articles et poèmes
    Publié en français sous le titre Les Joyaux de l'architecture belge, Paris, LGF, coll. « Le Livre de poche. Biblio » no 3401, 2004 (ISBN 2-253-09925-2)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • The Dance of Death (1933), pièce en 1 acte écrite en collaboration avec W. H. Auden
  • The Dog Beneath the Skin (1935), (littéralement : Le chien sous la peau), aussi parue sous le titre ou Where is Francis?, pièce de théâtre en 3 actes écrite en collaboration avec W. H. Auden
  • The Ascent of F6 (1937) (littéralement: L'Ascension de F6), pièce de théâtre écrite en collaboration avec W. H. Auden et adaptée à la télévision (voir ci-dessous)
  • On the Frontier (1938) (littéralement: Sur la frontière), sa dernière pièce de théâtre écrite en collaboration avec W. H. Auden

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • People One Ought to Know (entre 1925 et 1930), 18 poèmes illustrés par Sylvain Mangeot, âgé de 11 ans, fils du violoniste André Mangeot, édités en 1982
  • The Intimate Journals of Charles Baudelaire (1930), traduction en anglais des "Journaux intimes (1851-1862)" de Charles Baudelaire
  • A Penny For The Poor (1937), réédité sous le titre Threepenny Novel, traduction en collaboration avec Edmond I. Vesey du "Roman de Quat'sous" de Bertolt Brecht
  • Sally Bowles (1937)
  • Journey to a War (1939), écrit avec W. H. Auden
    Publié en français sous le titre Journal de guerre en Chine, suivi du Journal de voyage et de poèmes de W.H. Auden, traduit par Béatrice Vierne, Monaco/Paris, Éditions du Rocher, coll. « Anatolia », 2003 (ISBN 2-268-04436-X)
  • The Song of The God : the Bhagavad Gita (1944) traduction avec Swami Prabhavananda de "La Bhagavad-Gita" de S. Radhakrishnan
  • Jacob's Hands (1944), scénario écrit avec Aldous Huxley pour le cinéma, édité en 1998
  • Vedanta For The Western World (1944)
  • Shankara's Crest-Jewel of Discrimination (1947), en collaboration avec Swami Prabhavananda
  • The Condor and the Cows (1949), journal de voyage en Amérique du Sud
    Publié en français sous le titre Le Condor, Paris, Rivages, coll. « Bibliothèque étrangère Rivages » no 28, 1990 (ISBN 2-86930-367-X)
  • Vedanta for Modern Man (1951)
  • What Vedanta Means to Me (1951)
  • How to Know God : the Yoga Aphorisms of Patanjali (1953), en collaboration avec Swami Prabhavananda et Patañjali.
  • Great English Short Stories (1957), anthologie rassemblée et éditée par Isherwood
  • An Approach to Vedanta (1963)
    Publié en français sous le titre Une approche de Vedânta, traduit par Daniel Bismuth, Monaco/Paris, éditions du Rocher, 2003 (ISBN 2-268-04445-9)
  • Ramakrishna and his Disciples (1965)
  • Essentials of Vedanta (1969)
  • Kathleen and Frank (1972) (Kathleen et Frank) biographie de ses parents.
  • My Guru and his Disciple (1980), récit autobiographique
    Publié en français sous le titre Mon gourou et son disciple, traduit par Léo Dilé, Paris, Flammarion, coll. « Bibliothèque anglaise », 1982 (ISBN 2-08-064442-4) ; réédition, Paris, Flammarion, coll. « 10/18. Domaine étranger » no 3472, 2002 (ISBN 2-264-03233-2) ; réédition, Paris, Fayard, 2014 (ISBN 978-2-213-66666-2)
  • October (1983), journal intime
    Publié en français sous le titre Octobre, traduit par Gilles Barbedette, Marseille, Rivages, 1984 (ISBN 2-903059-46-2) ; réédition, Paris, Payot & Rivages, coll. « Rivages poche. Bibliothèque étrangère » no 284, 1999 (ISBN 2-7436-0553-7)
  • The Wishing Tree (1986)
  • Where Joy Resides : An Isherwood Reader (1989), anthologie comprenant en texte intégral La Violette du Prater et Un homme au singulier, des chapitres de L'Adieu à Berlin, L'Ami de passage et Le Lion et son ombre, ainsi que des extraits de Exhumations, Kathleen et Frank et Mon gourou et son disciple
  • Diaries: 1939-1960 (1996)
  • Lost Years: A Memoir 1945-1951 (2000)
  • Kathleen and Christopher (2005), lettres à sa mère
  • Isherwood on Writing (2007)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Scénariste au cinéma[modifier | modifier le code]

Scénariste à la télévision[modifier | modifier le code]

Adaptations de ses œuvres par des tiers[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

  • 1961 : Wise Guy, épisode 28, saison 1 de la série télévisée américaine First Person (en), scénario de Mavor Moore d'après la nouvelle éponyme d'Isherwood
  • 2011 : Christopher and His Kind, téléfilm britannique réalisé par Geoffrey Sax, adaptation du roman semi-autobiographique Lions and Shadows : an education in the '20 et du recueil de nouvelles Adieu à Berlin ; le scénario, signé Kevin Elyot, s'attache surtout à la vie de Isherwood avec W. H. Auden

Acteur[modifier | modifier le code]

Interviews dans des documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

  • 1966 : A Stravinsky Portrait, téléfilm documentaire américain réalisé par Richard Leacock et Rolf Liebermann
  • 1970 : E.M. Forster 1879-1970, téléfilm documentaire britannique
  • 1976 : Mémories of Berlin: The Twilight of Weimar Culture, téléfilm documentaire canadien réalisé par Gary Conklin
  • 1978 : Charles Laugton, épisode 5, saison 2 de la série télévisée documentaire américaine The Hollywood Greats

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Norman Page, Auden and Isherwood: The Berlin Years, Palgrave Macmillan, 1998.
  2. Jonathan Bates, Hello to Berlin, The Telegraph, 18 mai 2004.
  3. Hubert Kennedy, John Henry Mackay, glbtq encyclopedia.
  4. Peter Parker, Isherwood, Picador, 2004.
  5. Chris & Don: A Love Story sur Imdb

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Norman Page, Auden and Isherwood: The Berlin Years, 2000
  • (en) Peter Parker, Isherwood: the Biography, 2004
  • (en) Bamber Gascoigne, Christopher Isherwood (1906-1986) - Byname of Christopher William Bradshaw-Isherwood for Books and Writers.
  • (en) Conversations with Christopher Isherwood, édited by James J. Berg and Chris Freeman.
  • Christopher et Heinz, téléfilm britannique de Geoffrey Sax, 2010, avec Matt Smith dans le rôle de Christopher Isherwood : la vie et les relations d'Isherwood avec Heinz, employé à la voirie à Berlin, avec Jean Ross et d'autres.

Liens externes[modifier | modifier le code]