Charles Malfray

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Charles Malfray (Eugène-Charles-Alexandre), est un sculpteur français né le 19 juillet 1887 à Orléans et mort le 28 mai 1940 (à 52 ans).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de tailleurs de pierres et d'architectes, son père lui-même tailleur de pierre, Charles Malfray fait son apprentissage chez le maître orléanais Alfred Lanson. Élève de l'École des Beaux-Arts d'Orléans, il en sort premier. À dix-sept ans il suit les cours de l'École des Arts décoratifs de Paris et de l'École des Beaux-arts, fréquentant les milieux artistiques de Montmartre.

Attiré par l'art de Rodin et de Bourdelle, Charles Alexandre Malfray survit en 1916 à l'enfer de la bataille de Verdun où il est gazé.

En 1920, il obtient le deuxième second grand prix de Rome, le premier prix revenant à Charles Georges Cassou.

Cette même année 1920, il crée les Monuments aux morts de Pithiviers et d'Orléans, dont le modernisme est extrêmement discuté. Ruiné par ces travaux, malade des suites de la guerre, il abandonne presque la sculpture. Mais en 1931 son ami Maillol le désigne comme son successeur à l'Académie Ranson. Tandis que Bissière y enseigne la peinture et la fresque, Malfray a durant les années suivantes pour élèves dans son atelier Étienne Martin, François Stahly, et Jean Le Moal vient y travailler.

Charles Malfray retrouve alors le chemin de la création. Soutenu par le ministre de l'Éducation Jean Zay, il reçoit plusieurs grandes commandes, notamment Le Printemps pour le Palais de Chaillot. Venu y soigner une vieille tante, il meurt subitement en 1940 lors d'un passage à Dijon, dans la boutique d'un pharmacien.

Le nom de Charles Malfray a été donné à une rue d'Orléans.

Jugement[modifier | modifier le code]

« Les figures de Malfray font corps avec la masse de la pierre. Il ne fait pas de charme : sa sculpture est solidement construite, elle est terrienne, comme la Beauce dont Malfray est issu. Ses femmes ont des membres lourds, des figures en largeur, une chevelure opulente avec des recherches décoratives évoquant celles de la statuaire grecque. »

Olga Fradisse, conservateur des musées d'Orléans, préface à Hommage à Charles Malfray, Orléans, Musée des Beaux-Arts, 1967.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Lyon, Musée des beaux-arts, Torse de nageuse.
  • Orléans, Musée des beaux-arts, La Danse (bronze), Femme assise (bronze), Le Baiser (plâtre), La Beauce (plâtre), Torse de baigneuse (plâtre), Homme marchant avec une besace (plâtre), Torse de femme (plâtre), Deux baigneuses (plâtre), La Danse (plâtre): Nu couché (sanguine), Jeunes femmes (sanguine), Groupe de trois figures (sanguine), Nu assis (sépia).
  • Paris, Musée national d'art moderne, La Danse, 1939.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques de Laprade, Charles Malfray, dessins et sculptures, Mourlot, Paris, 1945.
  • Charles Malfray, préface d'André Chamson, Paris, Petit Palais, 1947.
  • Vente Atelier Charles Malfray, Paris, (Maîtres Bellier & Ader, experts Schoeller & Pacitti) 20 avril 1951, 154 numéros.
  • Vente Atelier Charles Malfray (deuxième vente), Paris, (Maîtres Bellier & Ader, experts Schoeller & Pacitti) 13 juin 1951, du n° 155 au n° 312.
  • Charles Malfray, texte de Waldemar George, Paris, Musée Rodin, 1966.
  • Hommage à Charles Malfray, Orléans, Musée des Beaux-Arts, 1967. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Catalogue raisonné des sculptures de Charles Malfray - mémoire de Maîtrise par Françoise Galle - Paris 1971 - (sous la direction de René Jullian) [1]
  • Sculptures et dessins de Charles Malfray - Première partie d'un Doctorat par Françoise Galle - Paris 1973 (sous la direction d'André Laude)
  • Montparnasse années 30 - Bissière, Le Moal, Manessier, Étienne-Martin, Stahly & les autres… Éclosions à l’Académie Ranson, Rambouillet, Palais du roi de Rome, Éditions Snoeck (ISBN 978-90-5349-796-8)

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