Camille Roqueplan

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Camille Roqueplan
CamilleRoqueplan.jpg

Louis Huart, Portrait de Camille Roqueplan.

Naissance
Décès
(à 52 ans)
Paris
Nom de naissance
Camille Joseph Etienne Roqueplan
Nationalité
Activités
peintre, lithographe +
Maîtres
Élèves
Mouvement
A influencé

Camille Joseph Étienne Roqueplan, dit parfois Étienne Rocoplan, (son nom de naissance est Rocoplan) né le à Mallemort et mort le à Paris[1], est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de François-Hilarion Rocoplan (1773-1833) et de Marie-Thérèse Douneau, (1771-1841), il est le frère de Nestor Roqueplan et de Zénobie Roqueplan épouse de Jean-Baptiste Henriot

Dès son enfance, Roqueplan montra des dispositions pour le dessin, et au collège, sans avoir jamais eu de maître, il corrigeait souvent les ouvrages de ses camarades. Vers l’âge de dix-huit ans, il commença à prendre des leçons de peinture.

Mais assez bizarrement, lorsque le père de Roqueplan, voyant le goût de son fils, l'encouragea à faire de la peinture sa profession, Roqueplan éprouva une grande répugnance à suivre cette décision. Il voulait bien faire de la peinture un délassement, mais non pas un état. Forcé de cultiver la peinture, Roqueplan prit tellement les ateliers en dégoût que, pour échapper à la profession qu’on voulait lui donner, il se mit à étudier la médecine.

Roqueplan trouva peu séduisante la nature que l’on étudie dans les amphithéâtres d’anatomie et il ne passa même pas d’examen. Il devint ensuite commis au ministère des finances, dans les bureaux où son père occupait un emploi, mais le séjour du jeune commis dans les bureaux du ministère fut de courte durée.

Après ces essais infructueux, Camille Roqueplan décide de revenir à la peinture. Il suit les cours de M. Maillard. Ce maître, après avoir donné à son jeune élève les premières notions du paysage, l’engage à aller prendre, auprès d’un autre professeur, des leçons pour la figure et les études académiques. Suivant ce conseil, Roqueplan devient l’un des élèves les plus assidus de l’atelier d’Abel de Pujol.

Un jour pourtant, l’affection particulière que Pujol portait à son élève faillit encore une fois le décourager de ses études, alors que le maitre avait accordé à l’élève la permission de venir voir un tableau qu’il venait d’achever. Ce tableau avait pour sujet : Joseph expliquant les songes. Deux personnages de cette composition étaient entièrement dans l’ombre ; l’effet du clair-obscur était parfaitement rendu, et cet effet même parut d’une si grande difficulté au jeune élève que le courage vint encore à lui manquer et, désespérant d’atteindre un talent aussi difficile, il voulut de nouveau renoncer à son art. Ce ne fut qu’avec beaucoup de peine qu’on parvint à faire reprendre courage à Roqueplan, et à persévérer dans ses études.

Après Pujol, Roqueplan eut pour professeur Antoine Gros, qui ne témoigna pas à son élève la même affection que le premier maître. Roqueplan resta trois ans dans son atelier sans recevoir de lui le moindre encouragement. C’est à peine même si Gros lui donnait une bien courte leçon quand arrivait son tour.

Après avoir concouru pour le prix de Rome, Roqueplan, de son propre mouvement, sortit de l’atelier de Gros, et se mit à travailler suivant sa fantaisie. Il s’amusa à peindre des tableaux de paysage, pour mettre à profit les premières leçons qu’il avait reçues de Maillard. Ce genre de peinture le détermina à faire un voyage dans le Dauphiné et il travailla beaucoup dans cette région. De retour à Paris, il exécuta un grand paysage avec figures, qu’il exposa au Salon, où cet ouvrage lui valut une médaille d’or.

Roqueplan est le premier peintre qui, à l’époque où les romans de Walter Scott jouissaient de leur plus grande vogue, sut emprunter certains sujets d'histoire à l'écrivain comme dans Les Puritains d'Écosse, toile inspirée par son roman Old Mortality (1816). Il commença par faire une scène de l’Antiquaire, tableau de grandeur demi-nature, gravé et lithographié.

Camille Roqueplan épouse Joséphine-Coralie Prissette le 24 avril 1844 à Paris, de leur relation avant mariage est née Camille-Élise-Marie Rocoplan (dit Roqueplan) le 5 septembre 1835, qui épouse d’Amédée-Louis-Henri Prévost le 10 novembre 1860 à Paris 9e. Amédée Prévost, maire du 6e arrondissement de Paris.

Mme Prévost-Roqueplan, était artiste peintre, chevalier de la Légion-d'honneur, elle décède à l’âge de 103 ans, doyenne de la Société des Artistes français, en mars 1938. Mme Prévost-Roqueplan et sa fille Juliette tinrent un salon littéraire (à Paris et à Montfort-l’Amaury), que fréquentèrent des auteurs comme Anatole France, Gustave Kahn, Jehan Rictus, Albert Samain et Laurent Tailhade.

Il est inhumé au cimetière Montmartre, avec ses parents, son frère Nestor, sa soeur Zénobie et leurs familles, 21e division, avenue Berlioz.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Jeune fille avec des fleurs (1843), Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Œuvres non localisées[modifier | modifier le code]

Tombe de Camille ROQUEPLAN & Nestor ROQUEPLAN - Cimetière Montmartre

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources biographiques[modifier | modifier le code]

  • Biographie des deux frères Roqueplan dans le Vapereau « Dictionnaire universel des contemporains, Etc...... ; Gustave Vapereau,... ; 1858 », pages 1491 et 1492
  • Biographie de Camille Roqueplan « Histoire des peintres de toutes les Écoles : École Française ; Charles Blanc ; 1861 », pages 56 à 58
  • Portraits d'artistes, Camille Roqueplan par Augustin Daligny, « Revue des beaux-arts », 1855 , pages 404 et 405
  • Vente des tableaux et dessins laissés par Camille Roqueplan par Jules Lecomte, « Le Nouvelliste » 8 décembre 1855
  • Camille Roqueplan, « Remarques sur la technique de quelques peintres provençaux par Ferdinand Servian ; 1924 », pages 35 à 41, Camille Roqueplan vu par sa fille, artiste peintre, page 39
  • La mort de Camille Roqueplan « Le Figaro » du 7 octobre 1855, pages 1 et 7
  • Jean Jaurès et Laurent Tailhade chez Mme Prévost-Roqueplan « Bulletin de la Société d'études jaurésiennes / [dir. publ. Jean Rabaut] », juillet 1985
  • La mort, à l’âge cent trois ans de Mme Prévost-Roqueplan, « Journal des débats politiques et littéraires », 5 mars 1938

Liens externes[modifier | modifier le code]