Chapelle de la Madeleine (Penmarch)

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Chapelle de la Madeleine
Chapelle de la Madeleine.
Chapelle de la Madeleine.
Présentation
Culte Catholique romain
Type chapelle
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant Gothique de Cornouaille
Protection Logo monument historique Classé MH (1956)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Ville Penmarc'h
Coordonnées 47° 49′ 19″ nord, 4° 19′ 14″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Chapelle de la Madeleine

La chapelle de la Madeleine est située en Penmarc'h, en pays Bigouden, dans le département du Finistère, en région Bretagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construite du XIIe au XVIe siècle sur le site d'une ancienne léproserie, elle est d'abord placée sous le vocable de saint Étienne, avant d'être dédiée à sainte Marie-Madeleine à l'occasion de son agrandissement au XVIe siècle[1].

Traditionnellement les cordiers étaient réputés descendre de lépreux, ils étaient appelés caquins ou cacous et devaient habiter à l'écart des villages dans des « caquineries » (le lieu-dit « Valordi », situé près de la Pointe de la Torche en Plomeur, signifie en breton « maladrerie », « léproserie » et est proche de la chapelle de la Madeleine):

« Depuis au moins le XVe siècle, le métier de cordier est le monopole des parias, considérés comme les descendants des lépreux : ils vivent dans des hameaux séparés, ont des lieux de culte ainsi que des cimetières qui leur sont réservés. (...) La chapelle de la Madeleine, aujourd'hui en Penmarc'h, leur est manifestement destinée. En effet, les toponymes « La Madeleine » sont synonymes de noms de lieux comme « La Maladrerie » (léproserie) et sainte Madeleine est la patronne des cordiers[2]. »

La disposition des différents bassins et de la rigole de trop-plein de la fontaine de la Madeleine, située à proximité, indique qu'il s'agissait d'une fontaine de rinçage de torons à cordes[2].

La chapelle appartint longtemps à la paroisse de Plomeur. Au moment du Concordat, en 1802, elle est rattachée à celle de Penmarc'h[1].

Cette chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [3].

Description[modifier | modifier le code]

La chapelle est d'un style gothique, typique de la Cornouaille.

La nef date, croit-on, de 1416[1]. Elle n'a pas de bas-côtés. On y trouve des chapiteaux anciens aux motifs géométriques et végétaux, ainsi qu'une Pietà de la fin du XVe siècle[4].

L'abside entrait dans la partie est de la chapelle actuelle. Le haut de la chapelle est un ajout du XVIe siècle.

Le pignon ouest est surmonté d'un clocher à jour, terminé par une flèche. L'accès s'effectue par des escaliers extérieurs[1].

Vitraux[modifier | modifier le code]

Jean Bazaine découvre Saint-Guénolé en octobre 1936. Vers 1950, il y installe un atelier. Il réside là six mois par an, jusqu'à sa mort en 2001. Il entreprend le dessin des vitraux de la chapelle lors de sa réfection ; ils sont inaugurés le [5].

Fontaines de dévotion[modifier | modifier le code]

La chapelle est construite sur une importante source qui débouche à l'ouest de l'édifice par une fontaine, la célèbre feunteun Sant Pustach (fontaine Saint-Pustache), réputée guérir les enfants souffrant de pustules[1].

La Madeleine possède une deuxième fontaine de dévotion, hors de l'enclos[4].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]