Province de Catamarca

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Province de Catamarca
Provincia de Catamarca
Blason de Province de Catamarca
Héraldique
Drapeau de Province de Catamarca
Drapeau
Province de Catamarca
Localisation de la province de Catamarca
Administration
Pays Drapeau de l'Argentine Argentine
Capitale San Fernando del Valle de Catamarca
Gouverneur Lucía Corpacci (FPV)
ISO 3166-2 AR-K
Démographie
Gentilé Catamarqueño/a
Population 367 820 hab. (2010)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Superficie 102 602 km2
Liens
Site web http://www.catamarca.gov.ar

La province de Catamarca est une province du nord-ouest de l'Argentine. Elle est entourée des provinces de Salta au nord, Tucumán et Santiago del Estero à l'est, Córdoba au sud-est, et La Rioja au sud. À l'ouest, elle est contiguë au Chili.

Sa capitale est la ville de San Fernando del Valle de Catamarca.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la conquête espagnole[modifier | modifier le code]

La sédentarisation des populations de la province se produisit il y a plus ou moins 2000 ans, comme le révèlent les découvertes de ruines de cette époque sur le site de Palo Blanco. A cette époque des localités ont vu le jour où l'on pratiquait l'irrigation, et de ce fait accumulation d'excédents agricoles. Ceci constitua le premier pas vers des sociétés hiérarchisées puis étatiques.

Approximativement depuis le XIe siècle, le terriroire de la province se peupla de différentes tribus ou partialités de l'ethnie des paziocas (ou diaguitas), dont la langue était le kakan. La partialité la plus méridionale était celle des capayans et celle de l'extrême sud-est celle des olongastas. Dans le secteur nord-ouest (Puna) se trouvaient les atacamas de langue kunza. Les paziocas ou diaguitas en arrivèrent progressivement à fonder des petites cités comme Batungasta ou encore le Shincal de Quimivil (ultérieurement ce dernier, durant l'invasion inca, fut transformé en un des principaux centres inca de la région).

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Durant une brève péríode (env. 1460 ~ 1555) les incas incorporèrent les régions occidentales de la province de Catamarca au Collasuyu, formant les provinces de Tukma (Tucumán), de Chicoana (avec capitale dans l'actuelle province de Salta) et de Kire-Kire. La construction la plus significative laissée par les incas en Catamarca est ce que l'on appelle aujourd'hui le Pucará de Aconquija, une des plus grandes forteresse du sud du Tawantinsuyu.

Si bien qu'au XVIe siècle, ce territoire était peuplé de différentes ethnies amérindiennes diaguitas dont les Indiens calchaquís, mais sous domination inca.

Article détaillé : Diaguita.

Conquête espagnole[modifier | modifier le code]

Les espagnols arrivèrent dans le territoire de la province vers 1536, avec l'expédition de Diego de Almagro qui après avoir parcouru les Vallées dites Calchaquies se dirigea vers le Chili en empruntant le Paso de San Francisco.

En 1558, Juan Pérez de Zurita fonda la ville de Londres de la Nueva Inglaterra en 1558, près du site de la ville actuelle de Belén. Il lui donna ce nom en l'honneur de l'épouse anglaise du roi Philippe II d'Espagne, Marie Tudor. S'il choisit cet endroit pour édifier la ville, ce n'était pas un hasard. Les lieux étaient en effet tout proches du Shincal de Quimivil, capitale régionale inca, et centre administratif et économique de toute la région.

Londres de la Nueva Inglaterra dut cependant être reconstruite en 1607 et 1633, ayant été rasée par deux fois par les Indiens.

La ville de San Fernando del Valle de Catamarca fut fondée beaucoup plus tard, le , par le gouverneur Fernando de Mendoza y Mate de Luna.

A la fin du XVIIIe siècle en 1776, le roi d'Espagne créa la Vice-royauté du Río de la Plata, détachant ainsi la totalité du territoire argentin actuel de la Vice-royauté du Pérou.

Conformément à la Real Ordenanza (Ordonnance royale) de janvier 1782, la Vice-royauté du Río de la Plata, fut subdivisée administrativement : Catamarca resta intégrée au sein de la Gobernación de la Intendencia de San Miguel de Tucumán. Un an et demi après, la Real Cédula du 5 août 1783 supprima la Gobernación de la Intendencia del Tucumán, et Catamarca ― de même que Tucumán, Santiago del Estero, Jujuy, Salta et la Puna ― furent réunis au sein de la nouvelle Gobernación de la Intendencia de Salta del Tucumán, avec siège du gouvernorat à Salta (à partir de 1792)[1].

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Après l'indépendance du pays[modifier | modifier le code]

Après la déclaration d'indépendance de l'Argentine, le , le territoire de l'actuelle province se vit englué dans des guerres civiles, jusqu'à ce qu'elle obtienne son autonomie le . Elle termina son unification en 1853, lorsque la Constitution de la Nation Argentine fut enfin adoptée.

En 1888 on inaugura la première ligne de chemin de fer, ce qui consolida la stabilité économique de la province.

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Géographie[modifier | modifier le code]

La province a un relief extrêmement montagneux de plus en plus élevé vers l'ouest à la frontière chilienne. On peut la subdiviser en quatre zones différentes du point de vue géologique :

Forêt de yunga. Cette zone s'étend sur la région centre-est de la province
  • La puna : occupe la portion nord-ouest de la province, à une altitude moyenne de 3 800 m. Elle est disséquée par des chaînes élevées d'origine volcanique et d'orientation nord-est vers sud-ouest, comme celle de Calalaste. Ces chaines fractionnent la Puna en plusieurs bassins occupés par de grands salars, comme le Salar de Antofalla et surtout le Salar del Hombre Muerto (riche en lithium), et dominés par d'imposants volcans, parmi les plus hauts du continent, comme l'Antofalla (6 409 m) ou le volcan appelé Cerro El Cóndor (6 373 m). À noter que la cordillère andine orientale qui borde la Puna argentine depuis la frontière bolivienne loin au nord, s'incurve ici vers l'ouest, puis passe au sud des bassins de la Puna et se fond avec la cordillère occidentale au niveau du Nevado Incahuasi (6 610 m) pour former la cordillère centrale qui va se prolonger au sud jusqu'en Patagonie.
Article détaillé : Salar del Hombre Muerto.
  • La cordillera central : occupe le sud-ouest de la province. Elle présente des sommets volcaniques très élevés - les plus hauts de la planète -, comme le Monte Pissis (de 6 795 m), les Nevados Ojos del Salado (de 6 864 m) et le Nevado Tres Cruces (de 6 749 m).
  • Les Sierras pampéennes : occupent le centre et l'est de la province. C'est un ensemble de vieilles chaînes de montagnes moins élevées qui forment des cordons orientés nord-sud et isolant ainsi des salars, tel celui de Pipanaco, ou des bassins irrigués comme celui de la ville de Catamarca. Parmi elles, il faut surtout mentionner la Sierra d'Ambato et la Sierra de Ancasti qui enserrent le bassin de Catamarca, la première à l'ouest (maximum plus ou moins 4 000 mètres d'altitude) et la seconde à l'est (1700 m).
  • Enfin dans l'extrémité sud-orientale bien arrosée de la province, on retrouve les yungas méridionales, avec des forêts pluviales chaudes comprenant une grande quantité d'espèces tant végétales qu'animales. Cette zone correspond à l'extrémité sud du domaine des yungas argentines, lesquelles constituent une longue écharpe allongée nord-sud recevant les précipitations de la mousson d'été atlantique.
Article détaillé : Yungas méridionales.

Au pied de ces yungas, encore plus à l'est, c'est le domaine de la plaine du Chaco sec, autour de la ville de Recreo et à proximité de la province de Santiago del Estero.

Article détaillé : Gran Chaco.

Enfin l'extrémité sud-est de la province (sud du département de La Paz) fait partie du domaine des Salinas Grandes, que la province partage notamment avec la province de Córdoba.

Article détaillé : Salinas Grandes (centre argentin).


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Les Vallées Calchaquíes[modifier | modifier le code]

Les vallées Calchaquíes (ou Valles Calchaquíes) sont un ensemble de vallées entourées de puissantes montagnes, s'étendant du nord au sud sur plus de 500 kilomètres de long, et qui se trouvent en province de Salta, de Tucumán et de Catamarca. Ce système comporte essentiellement quatre importantes vallées toutes quatre allongées successivement du nord au sud, à savoir :

  • au nord la vallée du río Toro.
  • au centre la vallée du río Calchaquí.
  • au centre-sud celle du río Santa María dont la partie sud ou haute vallée se trouve en province de Catamarca.
  • plus au sud enfin la vallée du río Andalgalá dont le bassin se trouve totalement en province de Catamarca.

Ces vallées étaient et sont très difficiles d'accès, ce qui a favorisé une longue résistance des amérindiens face aux assauts des troupes espagnoles.

Article détaillé : Vallées Calchaquíes.

Avant l'arrivée des espagnols l'Empire Inca ou Tahuantinsuyu avait établi, dans la vallée du río Andalgalá, une ville-forteresse, le Shincal de Quimivil d'où il dominait toute la région. Cette forteresse fut la capitale régionale de l'Empire Inca, entre 1471 et 1536. Les ruines de cet ensemble se trouvent à 4 kilomètres de la ville de Londres, non loin de la ville de Belén dans le département de Belén.

Le lieu où la ville était située consiste en un plateau entouré de montagnes et avait une superficie de près de 40 hectares.

Article détaillé : Shincal de Quimivil.

Les plus hauts volcans du monde[modifier | modifier le code]

À l'instar de plusieurs autres provinces d'Argentine, le volcanisme est très actif en province de Catamarca et les grands volcans sont nombreux.

Au nord-ouest de la province, dans le département d'Antofagasta de la Sierra, au niveau du col Paso de San Francisco (4 748 m), à la frontière chilienne, se trouve le bassin ou cuvette de la Salina de la Laguna Verde. Il a cette particularité remarquable d'être entouré par sept des douze plus hauts volcans de la planète, et au centre d'une région qui en compte bien plus.

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Au nord du bassin s'étend une haute chaîne volcanique sans nom, qui va d'est en ouest aux alentours du 27e degré de latitude sud, et s'étend sur à peine 50 kilomètres. Elle détermine une portion de la frontière avec le Chili, et comprend la plupart des géants des Andes. Citons (d'est en ouest) le Nevado Incahuasi (6 610 m), le El Fraile, le volcan El Muerto (6 488 m) , le Nevado Ojos del Salado le plus haut volcan du monde (6 891 m), le volcan Ata (6 501 m), le Nacimientos ou Walter Penck I (6 669 m) avec plus au sud le Cerro Bayo (6 436 m), le Solo (6 205 m), le Nevado Tres Cruces (6 749 m), et quelques autres encore.

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Du côté sud, le bassin est dominé par l'imposant massif du Monte Pissis, le second plus haut volcan du monde, (6 792 m) avec un peu plus au sud le tout aussi imposant Cerro Bonete (Bonete Chico) (6 759 m), et le Cerro Negro de la Laguna Verde (5 764 m). Ces sommets déterminent la limite avec la province argentine de La Rioja située plus au sud.

À l'ouest également, une série de sommets forment la frontière chilienne, dont le Puntiagudo y Llamas (5 930 m) et le Los Patos (6 239 m).

Article détaillé : Salina de la Laguna Verde.

Voies d'accès[modifier | modifier le code]

Voie routière[modifier | modifier le code]

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La province est traversée dans sa partie orientale, du sud au nord, par la route nationale 38 qui relie Córdoba à Tucumán, via les villes de La Rioja et de Catamarca. A l'ouest, au pied des Andes, la route nationale 40 suit un trajet plus ou moins parallèle du sud au nord.

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Route Nationale 40 à la hauteur d'El Eje.

Au sud-est de la province, la route nationale 60 venue de la province de Córdoba, croise les deux grandes voies nord-sud (RN 38 et RN 40) au niveau de la frontière avec la province de La Rioja, puis longeant cette frontière en direction du nord-ouest et, empruntant la vallée sauvage et impressionante du río Abaucán, traverse les Andes et aboutit au Chili voisin pour se terminer plus loin sur la côte de l'océan Pacifique. La RN 60 est la voie d'accès idéale - car passant au plus près - de la grande zone volcanique andine des plus hauts volcans de la terre.

Voie aérienne[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Catamarca (Aeropuerto Coronel Felipe Varela) se trouve sur le territoire de la localité de Las Tejas du département de Valle Viejo, à 15 km au sud du centre de la capitale provinciale San Fernando del Valle de Catamarca. En 2017 il fut utilisé par 90.192 passagers.[2]. Sa piste d'atterrissage a une longueur de 2.800 mètres. Les destinations de vol qui en partent sont l' Aeropuerto Capitán Vicente Almandos Amonacide, de la ville de La Rioja, et l'aéroport Jorge-Newbery de Buenos Aires.

Principales villes[modifier | modifier le code]

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Vue panoramique de la ville de San Fernando del Valle de Catamarca.

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Climat[modifier | modifier le code]

Climatogramme de San Fernando del Valle de Catamarca.

Le climat très continental de la ville de Catamarca est chaud et sec, quoiqu'il y tombe annuellement quelque 458 mm de pluie. Mais celles-ci sont très irrégulières et insuffisantes pour une température moyenne annuelle de 21 °C.

San Fernando del Valle de Catamarca, CT
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 27,3 25,9 23,9 20,5 16 11,5 11,5 15,3 18,3 23,5 25,3 27,3 20,5
Précipitations (mm) 99 82 62 25 6 3 14 6 12 29 60 60 458
Source : Le climat à Catamarca (en °C et mm, moyenne mensuelle)


Plus loin à l'ouest en haute montagne, les températures peuvent descendre à −30 °C. Les précipitations y sont très rares.


Dans la région du Chaco par contre, à Recreo, ville située à 490 mètres d'altitude à quelques kilomètres au nord des Salinas Grandes et à la frontière avec la province de Santiago del Estero, les précipitations mensuelles enregistrées font apparaître la faiblesse relative de celles-ci, excepté en été. Il n'en est pas moins vrai que le niveau total de ces précipitations reste fort honorable et est équivalent au niveau de celles qui arrosent la ville de Paris en France.

Recreo, CT
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Précipitations (mm) 90 76 65 52 43 35 35 32 38 51 68 78 635
Source : Les précipitations à Recreo[3] (en mm, moyenne mensuelle)


Niveau moyen mensuel des précipitations à Recreo (en millimètres par mois)
total 635

Division administrative[modifier | modifier le code]

La province est divisée en 16 départements, qui forment 36 municipes. La constitution provinciale reconnait l'autonomíe municipale.

Les 16 départements de la province sont :

Province de Catamarca, division politique
Département Superficie
(km2)
Populat.
en 2001
Populat.
en 2010
Chef-lieu
1 Ambato 1.797 4.525 4.463 La Puerta
2 Ancasti 2.412 3.082 2 917 Ancasti
3 Andalgalá 4.497 17.102 18 132 Andalgalá
4 Antofagasta de la Sierra 28.097 1.282 1 436 Antofagasta de la Sierra
5 Belén 12.945 25.475 27 843 Belén
6 Capayán 4.284 14.137 16 085 Huillapima
7 Capital 684 141.260 159 703 San Fernando del Valle de Catamarca
8 El Alto 2.327 3.400 3 570 El Alto
9 Fray Mamerto Esquiú 280 10.658 11 896 San José
10 La Paz 8.149 21.061 23 262 Recreo
11 Paclín 985 4.290 4 185 La Merced
12 Pomán 4.859 9.543 10.776 Saujil
13 Santa María 5.740 22.127 22 548 Santa María
14 Santa Rosa 1.424 10.349 12 034 Bañado de Ovanta
15 Tinogasta 23.582 22.570 22 360 Tinogasta
16 Valle Viejo 540 23.707 27 242 San Isidro
Total province 102 602 333 661 367 820 San Fernando del Valle de Catamarca
En rouge, la région Grand nord argentin

Région Grand nord argentin[modifier | modifier le code]

Un traité interprovincial de création de la Región Norte Grande Argentino (Région Grand nord argentin), a été signé dans la ville de Salta, le 9 avril 1999, entre les provinces de Catamarca, Corrientes, Chaco, Formosa, Jujuy, Misiones, Tucumán, Salta et Santiago del Estero.

L'objet primordial de ce traité est la création de la Región Norte Grande et la concrétisation de l'intégration des provinces du Nord-Ouest Argentin (NOA) et du Nord-Est Argentin (NEA), afin d'atteindre dans la réalité un système effectif de consensus et d'action conjointe entre les états signataires.

Le Conseil Régional du Norte Grande est l'organisme suprême de gouvernement régional, composé de l' Assemblée des Gouverneurs, de la Junte Exécutive et du Comité Coordinateur. Ce dernier est constitué par un représentant du NOA et un autre du NEA, les deux étant de plus membres de la Junte Exécutive. La Commission Exécutive Interministérielle d'Intégration Régionale coordonne le processus d'intégration à partir des directives des organes supérieurs déjà mentionnés.

Population[modifier | modifier le code]

  • En 1991: 264 234 habitants, dont population urbaine 184 483 et rurale 79 751.
  • En 2001: 333 661 habitants, dont population urbaine 247 001 et rurale 86 660.
  • En 2010: 367 820 habitants.

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001 2010
Province de
Catamarca
90.161 100.769 147.213 168.231 172.323 207.717 264.234 334.568 367.820
Total Argentine 4.044.911 7.903.662 15.893.811 20.013.793 23.364.431 27.949.480 32.615.528 36.260.130 40.091.359

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2003, la population était estimée à 371.459 habitants[4].

En 1895, il y avait 90 161 habitants qui peuplaient le territoire de la province soit plus de 2 % de la population du pays. Ce pourcentage tombait à moins de 1 % dès 1947 et à seulement 0,75 % en 1980. La croissance démographique a donc été fort inférieure à celle de l'ensemble de l'Argentine jusqu'aux années 1970-1980.
Plus récemment, on remarque que la population de la province a augmenté de près de 80 % entre 1980 et 2010, et affiche ainsi durant cette période un rythme d'accroissement nettement supérieur à la moyenne du pays.

La natalité observée ces dernières années dans la province (7.372 naissances en 2004, soit un taux de 20,6 pour mille) suggère que cette croissance démographique est appelée à se poursuivre dans les prochaines années.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Évolution prévue jusque 2040[modifier | modifier le code]

Cependant suite au recensement argentin de 2010, on remarque que le chiffre prévu pour 2003 n'avait pas encore été atteint en 2010. L'INDEC a fait dès lors de nouvelles estimations prévisionnelles jusqu'en 2040. Il est prévu que le chiffre de la population de la province se montera alors à 467.787 habitants, soit une augmentation de seulement 25% par rapport à 2010[5]. La croissance démographique de la province est donc appelée à ralentir nettement les prochaines décennies. La raison en est avant tout le net enclavement de la province, loin des grands axes. En effet, c'est dans la province voisine de Salta (et aussi de Jujuy) que doivent se croiser les deux grands axes continentaux "Buenos Aires-Bolivie" d'une part et "Brésil-Pacifique-Chine" d'autre part. De plus la ville de Catamarca vit dans l'ombre de sa grande voisine San Miguel de Tucumán, et la province de Catamarca, quoique d'une grande beauté, ne bénéficie guère d'une infrastructure touristique suffisante, créatrice d'emplois. Enfin les ressources en eau de la province sont très limitées et réduites, ce qui bloque son avenir d'expansion agricole et industrielle.

Résumé de l'évolution du chiffre de la population, selon les prévisions de l'INDEC, concernant les prochaines décennies jusque 2040 :

2001 2010 2020 2030 2040
Province de Catamarca 334.568 367.820 415.438 447.107 467.787
Total Argentine 36 260 130 40 091 359 45.376.763 49.407.265 52.778.477

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du río Santa María en province de Catamarca.

Parmi les peu nombreuses rivières, il faut citer :

Puis une série de petits cours d'eau ou arroyos. Ces derniers amènent essentiellement l'eau provenant de la fonte des glaciers de montagne.

Signalons encore le Río Punilla, qui a créé dans la Puna andine l'oasis d'Antofagasta de la Sierra et son petit lac.

Aires protégées[modifier | modifier le code]

Fleur de Ceibo ou Erythrina crista-galli.

Flore[modifier | modifier le code]

Sauf à l'extrémité est et sud-est de la province, la végétation correspond au désert et au semi-désert, selon la région. Dans les environs des ríos et des arroyos, on peut observer un changement de flore. La province est ainsi jalonnée d'oasis.

Dans la Puna, comprenant la moitié occidentale de la province, on trouve des arbustes bas des genres Acantholippia et Fabiana, qui alternent avec des prairies couvertes d'espèces des genres Stipa, Festuca et Panicum. Les alpages, parfois altérés en salines sous l'effet de très faible pluviosité et de l'évaporation des rares cours d'eau, présentent des espèces des genres Baccharis, Arenaria, Eleocharis y aussi des joncs (Juncus arcticus), entre autres. Les zones caillouteuses (appelées peladares) sont peuplées d'exemplaires du genre Senecio[6].

Dans la zone orientale bien arrosée des yungas méridionales, on trouve des forêts pluviales chaudes comprenant une grande quantité d'espèces . On peut citer le tipa (Tipuana tipu), le tarco ou jacaranda, le cebil (Anadenanthera colubrina), le molle (Schinus molle), l'horco, le celtis tala, le yuchán, le guayacán, le caspi, le ceibo, le chañar, le lapacho, du laurel et des fougères arborescentes.

Article détaillé : yungas méridionales.

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Dans le secteur sud-est de la province (département de La Paz, qui fait partie du Chaco sec, on trouve une végétation typique d'un climat semi-aride : l'algarrobo blanco (Prosopis alba), le mistol (Ziziphus mistol), le chañar (Geoffroea decorticans), le quebracho colorado (Schinopsis quebracho-colorado), le jacaranda, l'espinillo (Acacia caven).

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Faune[modifier | modifier le code]

Faune de la Puna[modifier | modifier le code]

Mammifères[modifier | modifier le code]

Dans la Puna altoandine, la vigogne fait bien souvent figure de maître des lieux. On y rencontre également le cerf andin, le chiot de vertu ou monito del monte (dromiciops gliroides), le chingue (Conepatus chinga), le tatou des Andes (Chaetophractus nationi), le puma andin (Puma concolor concolor), le cuy ou cochon d'Inde sauvages, le chinchilla, la viscache des montagnes, le renard de Magellan.

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Dans cette zone règnent également la vigogne (Vicugna vicugna), le lama (Lama glama), l'alpaga (Lama pacos), et le guanaco (Lama guanicoe).

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Oiseaux[modifier | modifier le code]

La Puna est une zone de grand intérêt pour ses oiseaux : flamants du Chili, flamants de James, foulques cornues, ouettes des Andes, canards huppés, sarcelles tachetées, avocettes des Andes, vanneaux des Andes et mouettes des Andes[8].

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On y trouve aussi la foulque cornue (Fulica cornuta), et certains oiseaux migrateurs comme le bécasseau à poitrine cendrée (Calidris melanotos), le bécasseau de Baird (Calidris bairdii) et le petit Chevalier (Tringa flavipes). On note aussi la présence de la foulque géante (Fulica gigantea), de l'avocette des Andes (Recurvirostra andina), et du canard huppé (Anas specularoides).

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Dans cette région altoandine, on peut aussi voir des rapaces comme le condor des Andes (Vultur gryphus) et l'aigle commun (Geranoaetus polyosoma).

La Puna héberge aussi différentes espèces de passeriformes ou oiseaux chanteurs, parmi lesquels la calandrite bergeronnette (Stigmatura budytoides), l'ada clignot (Hymenops perspicillatus), le phrygile à tête grise ou localement comesebo andino (Phrygilus gayi), le phrygile petit-deuil (Phrygilus fruticeti), le diuca gris (Diuca diuca) et la chipiu sanglé (Poospiza torquata)[12].

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Dans la Reserva Provincial de Uso Múltiple y Reserva de Biosfera Laguna Blanca, au nord du département de Belén, on observe pas moins de 22 espèces d'oiseaux, dont le pipit à plastron (Anthus furcatus)[13], le synallaxe des rocailles (Asthenes modesta), l'attagis de Gay (Attagis gayi), le cinclode à ailes blanches (Cinclodes atacamensis), le pic des rochers (Colaptes rupicola), la géositte de la puna (Geositta punensis), la géositte à ailes rousses (Geositta rufipennis), la colombe aymara (Metriopelia aymara), la colombe de Moreno(Metriopelia morenoi), le dormilon cendré (Muscisaxicola cinereus), le dormilon de Junin (Muscisaxicola juninensis), le tinamou orné (Nothoprocta ornata), le tinamou de Darwin (Nothura darwinii), le caracara montagnard (Phalcoboenus megalopterus), le phrygile à tête noire (Phrygilus atriceps), le phrygile petit-deuil (Phrygilus fruticeti), le sicale jaune (Sicalis lutea), le sicale à croupion jaune (Sicalis uropygialis), le thinocore de d'Orbigny (Thinocorus orbignyianus), le tinamou quioula (Tinamotis pentlandii), l' (Upucerthia dumetaria) et l'upucerthie andecola (Upucerthia andecola).

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Faune des yungas[modifier | modifier le code]

L'est de la province prolonge vers le sud les yungas méridionales argentines, au niveau de la Sierra d'Ambato et de la Sierra de Ancasti proches de la province de Tucumán.

Mammifères des yungas[modifier | modifier le code]

La faune de mammifères est représentée par le guanaco (Lama guanicoe), la loutre à longue queue (Lontra longicaudis), le chat des Andes (Leopardus jacobitus), l'ocelot (Leopardus pardalis), le renard d'Aszara (Lycalopex gymnocercus), le Chat de Geoffroy (Leopardus geoffroyi). On trouve également le raton crabier (Procyon cancrivorus), le petit grison (Galictis cuja), le pécari à collier (Pecari tajacu), le Daguet gris (Mazama gouazoubira), entre autres.

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Oiseaux des yungas[modifier | modifier le code]

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La zone des yungas, étant données les importantes différences d'altitude, correspond à différentes régions phytogéographiques et se distingue par sa grande richesse en oiseaux.

On a remarqué la présence de la pénélope yacouhou (Penelope obscura), de la merganette des torrents (Merganetta armata) de la grande Aigrette (Ardea alba), du perroquet appelé pione de Maximilien (Pionus maximiliani), de l'amazone à front bleu (Amazona aestiva) de la conure mitrée (Psittacara mitratus), de la buse tricolore (Geranoaetus polyosoma) du caracara huppé (Caracara plancus), du tohi citrin (Atlapetes citrinellus) et de plusieurs dizaines de passeriformes.

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On peut voir aussi la pénélope de Dabbene (Penelope dabbenei), l'érione à front bleu (Eriocnemis glaucopoides), la grallaire à gorge blanche (Grallaria albigula), le churrín de Zimmer (Scytalopus zimmeri), l'élenie bruyante (Elaenia strepera), la buse aguia (Geranoaetus melanoleucus), le fauconnet à ailes tachetées (Spiziapteryx circumcincta), l'upucerthie du Chaco (Upucerthia certhioides), le synallaxe mésange (Leptasthenura aegithaloides), le taurillon à bec jaune (Anairetes flavirostris), le taurillon mésange (Anairetes parulus), le synallaxe de d'Orbigny (Asthenes dorbignyi), le toui à bandeau jaune (Bolborhynchus aurifrons), la cataménie terne (Catamenia inornata), le chipiu de Tucuman (Compsospiza baeri), le synallaxe à front rayé (Phacellodomus striaticeps), le phrygile petit-deuil (Phrygilus fruticeti), le phrygile à tête noire (Phrygilus atriceps), le rara du Paraguay (Phytotoma rutila), le chipiu à flancs roux (Poospiza hypochondria)[14].

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On y trouve aussi plusieurs espèces menacées ou vulnérables, comme le condor des Andes (Vultur gryphus) (sur la liste des espèces menacées depuis 1977)[15], le pluvier des Andes (Phegornis mitchellii), l'amazone de Tucuman (Amazona tucumana), le martinet de Rothschild (Cypseloides rothschildi), le gaucho à queue blanche (Agriornis albicauda)[16], le cincle à gorge rousse (Cinclus schulzi), le chipiu de Tucuman (Compsospiza baeri).

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Reptiles[modifier | modifier le code]

Parmi les différents reptiles, on observe la yarará chica (Bothrops neuwiedi), la yarará grande (Bothrops alternatus), le faux corail de rombos (Oxyrhopus rhombifer), le tégu rouge (Salvator rufescens), le tégu commun (Tupinambis teguixin) et le lézard Cola Pinche Puneño (Phymaturus antofagastensis) endémique de la Puna de la province. Sur le territoire de la province on trouve aussi le Boa constrictor occidentalis. Présent également et dangereux car très agressif, le crotale cascabelle austral (Crotalus durissus terrificus).

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Amphibiens[modifier | modifier le code]

Les amphibiens sont assez nombreux dans la zone des yungas et du Chaco adjacent. Citons les grenouilles Pleurodema borellii, plusieurs espèces de Leptodactylus (Leptodactylus bufonius, Leptodactylus chaquensis, Leptodactylus gracilis, Leptodactylus mystacinus, Leptodactylus latinasus) et Telmatobius stephani, Scinax fuscovarius, ainsi que les crapauds Rhinella schneideri et Rhinella arenarum.

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Poissons[modifier | modifier le code]

Le Río Santa María, affluent important du río Salado donc sous-affluent du Paraná, héberge une série d'espèces de poissons que l'on retrouve dans l'ensemble du bassin argentin du fleuve, parmi eux : le bagre blanc (Pimelodus albicans), le dorado ou pirayú (Salminus maxillosus), deux espèces de manguruyú (Zungaro zungaro et Paulicea lutkeni), le pacú ou mbiraí-piraí (Piaractus mesopotamicus), la tararira (Hoplias malabaricus) et aussi la raie de rivière ou chucho de río (Potamotrygon motoro). Cette dernière, dont Jeremy Wade, célèbre pêcheur vedette de la série River Monsters, témoigne de la dangerosité extrême, peut être gigantesque : pas moins de 135 cm et 115 kilos.

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Dans les cours d'eau endoréiques comme le Río del Valle, l'ichtyofaune n'est pas très abondante, suite à l'utilisation massive de l'eau pour l'irrigation. Cependant les poissons prospèrent là où des retenues ont été construites. L'espèce dominante est un poisson allochtone, le poisson-moustique (pez mosquito) (Gambusia affinis). Parmi les espèces natives, il faut citer la fausse anguille (anguila del lodo marmoleada ou Synbranchus marmoratus), le poisson-chat bagre látigo (Rineloricaria catamarcensis) et la mojarra (Astyanax fasciatus)[25].

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Économie[modifier | modifier le code]

Parmi les cultures traditionnelles, il y a l'olive dont la province est la plus grande productrice du pays, la vigne[26], le tabac, les noix, la luzerne et le maïs. Parmi les cultures introduites plus récemment, citons la jojoba, le figuier de Barbarie et les figues. La production de l'élevage est réduite, mais on trouve quelques établissements laitiers de bovins dans la Valle central et à Tinogasta. La production de lait de chèvre existe aussi. L'élevage de la vigogne et des ovins est plus traditionnelle. À cela s'ajoute la production de produits artisanaux liés au tissage de vêtements et de ponchos de qualité.

Les mines[modifier | modifier le code]

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L'exploitation minière comporte l'or, le cuivre, l'argent, le lithium. Un méga-projet fort critiqué existe dans la région d'Andalgalá (or, argent, cuivre et molybdène).

Article détaillé : Andalgalá.
Article détaillé : Mine d'Alumbrera.

Il faut aussi souligner l'exploitation du gypse et l'extraction annuelle de près d'un million de tonnes de pierre calcaire. À l'ouest de la province, sur les hauts plateaux volcaniques de la Puna, les gisements de métaux non ferreux abondent, mais on commence seulement à envisager leur exploitation. Il faut dire que pour s'y rendre, il n'existe actuellement ni chemin de fer ni route asphaltée.

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Le lithium[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, on a débuté l'exploitation du lithium contenu dans le salar del Hombre Muerto au nord de la ville d'Antofagasta de la Sierra. On appelle Triangle du Lithium, l'ensemble formé par le Salar de Uyuni (Bolivie), le Salar d'Atacama (Chili) et le Salar del Hombre Muerto (Argentine). Ces trois salars situés dans la puna avec quelques autres salars tout proches concentrent plus de 85 % des réserves mondiales de lithium[27],[28].

Le salar del Hombre Muerto ou « salar de l'Homme mort », est un désert de sel situé dans le département d'Antofagasta de la Sierra et très partiellement au nord, dans la province de Salta (département de Los Andes). Il se trouve à une altitude d'environ 4 000 m. Il s'étend sur plus ou moins 588 km2[29]. La région du salar est quasi inhabitée

Un litre de saumure du salar contient 0,7 à 0,8 gramme de lithium et 7 à 8 grammes de potassium. L'exploitation du lithium y est réalisée depuis 1997. On y produit plusieurs milliers de tonnes annuelles de carbonate et de chlorure de lithium, au sein d'une entreprise , la corporation FMC, au travers de sa filiale Minera del Altiplano S.A. Les installations sont conçues pour produire 18 000 tonnes annuellement.

Le lithium est exporté à quasi 100 %. La voie d'accès et de sortie se fait par le nord du salar dans la province de Salta (route provinciale 17). Par cette route de 99 km, les sels de lithium sont acheminés vers le chemin de fer reliant San Antonio de los Cobres au col frontière du Paso Socompa (gare de Salar de Pocitos). Cette voie ferrée est la prolongation vers l'ouest du fameux train des nuages, et continue au Chili vers le port d'Antofagasta. Une fois arrivés dans cette ville, les minerais sont embarqués à destination surtout des États-Unis et de la Chine.

Article détaillé : Salar del Hombre Muerto.

Éducation[modifier | modifier le code]

Le Ministerio de Educación provincial bénéficie d'un budget alimenté par le budget national. Il se charge de l'organisation et de l'infrastructure des centres éducatifs, ainsi que du paiement des salaires aux enseignants de chaque institution, sauf celles qui ne sont pas subventionnées par l'état provincial.

L'éducation de base comporte 15 années (3 de préscolaire, 6 de primaire et 6 de secondaire). La province de Catamarca a un taux d'analphabétisme de plus ou moins 2,0 %, d'après le recensement de 2010. Elle est de ce fait une des provinces avec le plus haut indice d'alphabétisation du pays. Notons aussi que cet indice est largement supérieur à celui de bien des pays européens et surtout à celui des États-Unis.

La capitale, dont l'agglomération regroupe la majeure partie de la population provinciale, possède la plus grande quantité d'écoles et de collèges, en plus de l'Université Nationale de Catamarca.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Place de Saujil, oasis et chef-lieu du département de Pomán, dans la cuvette du salar de Pipanaco.

Le tourisme est, dans la province, une activité économique naissante, avec près de 4 000 lits dans des hôtels et d'autres types d'hébergement.

  • La ville de Catamarca constitue d'ores et déjà un centre touristique bien équipé et fort attirant, avec son architecture coloniale.
  • Ancasti offre des visites aux sites archéologiques "Quebrada de Tipán", "Campo de las Piedras"; "La Candelaria", "La Tunita", ainsi qu'aux sommets de la Sierra de Ancasti[30]. Sur la rivière qui baigne la ville un barrage a été édifié en 1956, créant un lac de 9,5 hm³. On y trouve des centaines de pêcheurs surtout le week-end.
  • Fiambalá et ses thermes : l'eau chaude y jaillit des montagnes.

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Tourisme écologique[modifier | modifier le code]

Les hautes montagnes et les nombreux volcans et autres formations géologiques devraient devenir l'attraction principale, donnant lieu à un tourisme d'aventure. Le tourisme écologique bénéficie de la Réserve de biosphère Laguna Blanca fort étendue (950 mille hectares soit près du tiers de la superficie de la Belgique) et protégeant des espèces rares ou en danger.

La petite ville d'Antofagasta de la Sierra avec son lac et son volcan, Balcones del Valle, les sommets enneigés de la Sierra de l'Aconquija, la Salina de la Laguna Verde et le col du Paso de San Francisco constituent des buts d'excursion de choix.

Tourisme culturel[modifier | modifier le code]

Tourisme archéologique[modifier | modifier le code]

  • le parc archéologique Las Huellas del Inca (les traces de l'Inca),
  • les ruines de la cité inca du Shincal de Quimivil
  • La petite ville de Londres
  • les ruines des mines d'Incahuasi sont aussi une destination de choix dans la province. Elles se trouvent aux coordonnées 25°27′S 67°10′O, à l'extrême sud-ouest du Salar del Hombre Muerto, dans le nord-est du département d'Antofagasta de la Sierra, en plein secteur de la Puna de Atacama de la province de Catamarca.
  • des sites préhistoriques avec pétroglyphes.

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Autres destinations culturelles[modifier | modifier le code]

Les attractions culturelles incluent les villes de San Fernando del Valle de Catamarca et d'Andalgalá entre autres.

Détente et repos[modifier | modifier le code]

Citons le folklore et la musique locale, ainsi que la gastronomie et notamment les fameux vins argentins.

Il existe aussi un tourisme religieux avec les pèlerinages à la Virgen del Valle ou Vierge de la vallée à Catamarca.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Estudio de impacto ambiental »
  2. Informe anual Aeropuerto Coronel Felipe Varela
  3. « Clima: Pronósticos, mapas de radar, videos y noticias »
  4. Instituto Nacional de Estadística y Censos (INDEC)
  5. Population estimée par sexe pour tout le pays et les provinces. Années 2010-2040 INDEC
  6. « Caracterización de la vegetación en la Reserva de Biósfera Laguna Blanca (Catamarca, Argentina) »
  7. On utilise également le terme alpaca, qui est moins courant, mais correspond à l'appellation quechua de l'animal. La laine qu'on en tire est plus souvent encore que l'animal appelée alpaga.
  8. « Reserva provincial y de la biosfera Laguna Blanca »
  9. Jaramillo, A. Burke, P., & Beadle, D. (2003). Birds of Chile. Christopher Helm. (ISBN 0-7136-4688-8)
  10. Taylor, P. B. (1996). Giant Coot (Fulica gigantea). pp. 209 in: del Hoyo, J., Elliott, A. & Sargatal, J. eds. (1996). Handbook of the Birds of the World. Vol. 3. Hoatzins to Auks. Lynx Edicions, Barcelona. (ISBN 84-87334-20-2)
  11. Taylor, Barry, Rails: A Guide to the Rails, Crakes, Gallinules and Coots of the World. Yale University Press (1998), (ISBN 978-0-300-07758-2).
  12. EcoRegistros Especies de Laguna Blanca
  13. Bisbita Piquicorto (Anthus furcatus) d'Orbigny & Lafresnaye, 1837 en Avibase.
  14. AICAS - Aires importantes pour la conservation des oiseaux en Argentine
  15. Birdlife.org
  16. Le gaucho à queue blanche
  17. Amphiaweb : Physalaemus biligonigerus
  18. Amphiaweb : Leptodactylus gracilis
  19. Amphiaweb : Leptodactylus latinasus
  20. Amphiaweb : Leptodactylus bufonius
  21. Amphiaweb : Leptodactylus chaquensis
  22. Amphiaweb : Rhinella schneideri
  23. Amphiaweb : Rhinella arenarum
  24. Hablemos del manguruyú...
  25. « La comunidad de peces en el Río del Valle (Catamarca,Argentina) y sus variaciones estacionales - Facultad de Ciencias Exactas de la Universidad Nacional de Catamarca »
  26. Un timbre sur la vigne dans la province
  27. FUNDAMIN – Fundación para el Desarrollo de la Minería Argentina - El Triángulo del Litio: Argentina, Chile y Bolivia poseen más del 85% de las reservas mundiales de litio.
  28. Diario El Mundo de España - ECONOMÍA | Un mineral estratégico. La guerra del litio en Chile.
  29. (es)Revista de la Asociación Geológica Argentina versión On-line, Evapofacies del Salar Hombre Muerto, Puna argentina: distribucion y genesis. (ISSN 1851-8249).'
  30. - Ancasti : Infos touristiques

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]