Santiago del Estero (province)

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Province de Santiago del Estero
Provincia de Santiago del Estero
Blason de Province de Santiago del Estero
Héraldique
Drapeau de Province de Santiago del Estero
Drapeau
Localisation de la province de Santiago del Estero
Localisation de la province de Santiago del Estero
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale Santiago del Estero
Gouverneur Claudia Ledesma Abdala (Front civique pour Santiago)
ISO 3166-2 AR-G
Démographie
Gentilé Santiagueño/a
Population 896 461 hab. (2010)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Superficie 136 351 km2
Liens
Site web http://www.sde.gov.ar

La province de Santiago del Estero est une subdivision de l'Argentine, située dans la région du Gran Chaco, dans le centre-nord du pays. Sa capitale est la ville de Santiago del Estero. En 2008 sa population était estimée à 865 546 habitants. Depuis 2005, la coalition du Front civique pour Santiago y est prédominante.

Géographie[modifier | modifier le code]

La province a une superficie de 136 351 km2, soit un quart de celle de la France. Elle fait presque totalement partie de la région très plate du Gran Chaco, avec quelques dépressions dans lesquelles se forment des étangs et des lagunes. Parmi ceux-ci, le Bañado de Figueroa, le Bañado de Añatuya, et tous ceux qui sont situés près du cours du Río Salado et du Río Dulce qui traversent la province.

Le sol, riche en sel, est en général aride et de type steppique.

Le climat est de type subtropical avec une longue saison sèche en hiver. De hautes températures sont relevées pendant toute l'année ; la température moyenne est de 21,5 °C, avec des maxima de plus de 47 °C, et des minima de -5 °C.

Pendant la saison sèche, en hiver, les précipitations moyennes n'atteignent que 120 mm, mais la moyenne annuelle atteint le chiffre acceptable de 700 mm. Ces précipitations sont plus élevées à l'est et moins abondantes à l'ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La province de Santiago del Estero est parcourue par cinq rivières principales : le río Dulce, le río Salado del Norte, le río Horcones, le río Urueña et le río Albigasta. Les deux plus importants, tant du point de vue de leur longueur que de leur débit, sont les ríos Dulce et Salado del Norte[1].

Tous ces cours d'eau naissent dans les sierras qui dominent à l'ouest la plaine du Gran Chaco. Ils ont globalement une orientation allant du nord-ouest vers le sud-est. Les río Dulce et Albigasta sont endoréiques, leurs eaux ne parvenant pas à l'océan. C'est cependant le río Dulce qui est le plus abondant - du moins dans le cadre de la traversée de la province - ; il contribue à l'alimentation de la Mar Chiquita qui doit son titre de mar au fait qu'elle est l'un des plus vastes lacs salés de la planète.

Climat[modifier | modifier le code]

Climogramme de la ville de Santiago del Estero, au centre de la province.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le biome prépondérant correspond à celui du Chaco, mais fortement modifié par l'homme.

Parmi les espèces spécifiques de la zone, citons : le caroubier, le quebracho blanc et le quebracho coloré, le yuchán (ou chorisia), le lapacho (ou Tabebuia), l' espinillo (ou Acacia caven) et le chañar (ou Geoffroea decorticans, arbuste à fruits de la famille des faboidées).

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La faune[modifier | modifier le code]

Tout au long du XXe siècle, les hommes se sont évertués à détruire la riche faune de la province. Les jaguars (ou "tigres"), ocelots, tapirs, caïmans yacarés, guanacos ont disparu. Il est devenu rare de voir les pécaris, jaguarondis, cerfs des marais, daguets gris (guazuviras), mazamas, loups à crinière (aguaraguazús), fourmiliers et tamanduas.

Sur le territoire de la province, se trouve la limite méridionale des singes du Nouveau Monde (comme le singe hurleur et le capucin), et des paresseux, mais la destruction massive de leur habitat les a presque fait disparaître le siècle dernier.

Cependant, on rencontre encore des pumas, des chats de Geoffroy (gato montès), diverses espèces de tatous dont le tatou géant, des opossums, renards d'Aszara ou aguarachays, renards des Andes, viscaches, tapetis, petits grisons, mouffettes ou zorrinos, maras du Chaco, ragondins, cobayes sauvages.

L'avifaune est nombreuse et variée : flamants, pavas de monte, ortalides du Chaco ou charatas, faucons pèlerins, caracaras chimangos, caracaras huppés (caranchos), vautours, busards, amazones à front bleu, perruches de Patagonie, cardinaux, chardonnerets.

La présence des oiseaux coureurs est encore assez importante dans la province, comme le nandou (appelé ici surí ).

Parmi les ophidiens, on trouve la dangereuse yarará grande, le redoutable crotale cascabelle, le serpent corail de l'espèce Micrurus pyrrhocryptus, ou encore l'anaconda jaune (comestible grâce à sa chair délicate). Il y a également d'autres reptiles, comme le boa constrictor, ou des lézards comme le tégu commun, des iguanes, des tortues terrestres et des geckos.

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Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001
Province de
Santiago del Estero
161.502 261.678 479.473 476.503 495.419 594.920 671.988 804.457
Total Argentine 4.044.911 7.903.662 15.893.811 20.013.793 23.364.431 27.949.480 32.615.528 36.260.130

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2003, la population était estimée à 866 576 habitants[2]. Toujours selon l'INDEC, elle se montait à 865 546 habitants en juin 2008.

En 1895, il y avait 161 502 habitants qui peuplaient ce territoire, aussi vaste que le quart de la France. Mise à part la période des années 1950, la croissance démographique a été constante tout au long du XXe siècle, mais nettement inférieure à celle du pays. La province fut sujette à une importante émigration. On estime que quelque 500 000 santiagueños vivent actuellement hors de la province[3].

Plus récemment, on remarque cependant que depuis 1990, la population de la province a légèrement augmenté par rapport à l'ensemble du pays.

Enfin la natalité observée dans la province (15 701 naissances en 2000, et 16 417 en 2004, soit un taux de 19,7 pour mille) laisse entrevoir, sauf imprévus économiques, une poursuite de la croissance démographique dans les prochaines décennies.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la province est basée sur la production primaire, spécialement le secteur agricole, qui comprend, principalement, la culture du coton (actuellement la province est la deuxième productrice après la province du Chaco), le soja, le maïs et l'oignon. Pour l'élevage, les troupeaux de bovins occupent une place privilégiée. Cette activité a essentiellement lieu dans la partie est de la province, là où le climat et les précipitations sont les plus favorables. Les caprins s'adaptent mieux au climat du reste de la province et la production de caprins atteint 15 % de la production nationale.

L'industrie du bois de quebracho et de caroubier a une certaine importance avec plus de 300 000 tonnes, dont environ 100 000 tonnes seulement sont utilisées en menuiserie, le reste partant en fumée et en charbon végétal.

Il y a peu d'industries et seulement de petite taille. Elles sont centrées surtout sur l'alimentation, les textiles et le cuir.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme a pris un bon départ, mais uniquement autour des principales attractions touristiques. Les touristes visitent Santiago del Estero, la plus ancienne ville d'Argentine, avec ses bâtiments historiques et ses musées. Dans la province, il faut signaler la ville de Termas de Río Hondo avec ses sources chaudes et ses 170 hôtels ; le barrage de Río Hondo est également une base appréciée pour les sports nautiques.

La province compte plusieurs réserves ou parcs naturels :

  • le Parc national Copo
  • quatre zones protégées : les Bañados de Figueroa, les Sierras de Ambargasta, la Sierra de Guasayan et les Sierras de Sumampa.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]