Cantley

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Cantley
Hôtel de ville de Cantley.
Hôtel de ville de Cantley.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Outaouais
Subdivision régionale Les Collines-de-l'Outaouais
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Madeleine Brunette
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Cantléen, enne
Population 10 699 hab.[1] (2016)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 00″ nord, 75° 47′ 00″ ouest
Superficie 12 836 ha = 128,36 km2
Divers
Code géographique 82020
Localisation
Localisation de Cantley dans Les Collines-de-l'Outaouais
Localisation de Cantley dans Les Collines-de-l'Outaouais

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Cantley
Logo de la municipalité.

Cantley est une municipalité du Québec située dans la MRC des Collines-de-l'Outaouais, dans l'Outaouais[2]. Elle constitue une banlieue des villes de Gatineau et Ottawa, à l’intérieur de la région de la capitale nationale. Le siège de la Municipalité de Cantley est situé au 8, chemin River, à Cantley. Selon le recensement de 2014, la population de Cantley était de 10 412 habitants, alors qu’elle était de 9 880 habitants en 2011[3]. La municipalité est située à 13 km du centre-ville d’Ottawa et est délimitée par la ville de Gatineau (au sud-est), la rivière Gatineau (à l’ouest), la ville de Val-des-Monts (au nord-est).

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine de l'appellation est encore débattue. Certains disent qu'on l'aurait attribuée en souvenir d'une paroisse du comté de Norfolk, en Angleterre. Cette théorie repose sur l'idée que la première vague de colons serait arrivée de cette paroisse.

La seconde théorie serait que cette municipalité fut nommée en l'honneur du colonel Cantley, un officier de l'armée britannique qui a travaillé à la construction du canal Rideau[4]. Selon cette théorie, le Colonel John By, qui était superviseur de la construction du Canal Rideau dans les années 1820, aurait distribué des terres qui appartenaient à la Couronne à quelques personnes à la suite de la construction du canal. Il en aurait distribué une à un certain Colonel Cantley, un de ses plus hauts gradés. Cette terre était située à l’intérieur des limites actuelles de Cantley. Le colonel Cantley s’y serait donc installé au début des années 1830 et la municipalité serait nommée ainsi en son honneur[5].

Le Colonel John By.

Histoire de la municipalité[modifier | modifier le code]

Les pionniers[modifier | modifier le code]

Les premiers colons à s’installer à Cantley auraient été Andrew Blackburn et ses deux fils, qui seraient arrivés sur le territoire en 1829, à une époque où Cantley était nommée Hamilton’s Neighbourhood et faisait partie du village de Hull, qui était un lieu frontière du Canada[6]. Toujours dans les années 1830, une liaison entre Cantley et le monde extérieur était assurée à l’aide d’un bateau, un service appelé Kirk's Ferry en l'honneur de son fondateur, Thomas Kirk[5]. Cela a facilité la colonisation du territoire, qui a continué dans les années 1840, surtout grâce aux colons d’origine irlandaise[5]. En 1889, Hamilton’s Neighbourhood devient Hull-Est, une municipalité bien réputée pour ses mines de phosphate et de mica[6].

Avec cette vague de colonisation, deux priorités s’imposaient pour les citoyens, qui étaient pour la majorité des fermiers : la religion et l’éducation. C’est ainsi qu’en 1869, l’Église Sainte-Élisabeth est construite sur le chemin portant le même nom, elle qui est l’une des plus vieilles églises catholiques en Outaouais[6]. En 1877, c’est l’Église protestante Saint Andrew qui est construite[6], elle qui est encore debout quoique fermée depuis quelques années. Des écoles furent également construites, la première se trouvant sur la ferme de monsieur Thomas Brown[5]. Successivement, il y eut des écoles protestantes, anglicanes, méthodistes et catholiques, jusqu’à ce que soit créée l’école Sainte-Élisabeth vers la fin des années 1950[5]. C’est d’ailleurs une des trois écoles primaires qui est toujours sur le territoire de Cantley.

Une fusion controversée[modifier | modifier le code]

En 1975, Hull-Est s’appelle maintenant Touraine et est annexée à la nouvelle ville de Gatineau , ce qui ne plaît pas à beaucoup de citoyens du secteur Touraine. En effet, les résidents disent qu’ils paient trop de taxes pour le nombre de services qu’ils reçoivent, eux qui sont en périphérie de Gatineau, en milieu rural. C’est en 1983, à la suite des dépôts des nouveaux taux de taxes foncières, que commence à s’organiser le soulèvement dans le secteur de ce qui va devenir Cantley[7]. C’est également durant cette année que se crée le « Comité du Regroupement des Contribuables Ruraux », qui a pour mandat de créer une municipalité indépendante[8]. Ils réussissent leur pari, puisqu’en 1989, Cantley est officiellement créée.

L'indépendance et le premier conseil municipal[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu l’indépendance, l’étape suivante était de nommer un des élus municipaux pour diriger la municipalité. C’est ainsi que le 19 mars 1989, le premier conseil municipal est élu. Il est composé du maire, Bernard Bouthillette, et des conseillers municipaux Denis Prud’homme, Michel Pélissier, Nora Prud’homme, Rosalie Bernier, Heinz Pilz et Denis Charron[8].

Élus municipaux et administration municipale[modifier | modifier le code]

La municipalité de Cantley est composée de six districts, qui sont chacun représentés par un conseiller municipal. Lors des dernières élections, c’est Madeleine Brunette qui a été élue mairesse de la municipalité. Les conseillers suivants ont été élus pour l’aider à accomplir ses fonctions de mairesse :

  • Aimé Sabourin dans le district 1 (District des Monts) ;
  • Marcel Beaudry dans le district 2 (District des Prés) ;
  • Albert Potvin dans le district 3 (District de la Rive) ;
  • Sarah Plamondon dans le district 4 (des Parcs) ;
  • Louis-Simon Joanisse dans le district 5 (District des Érables) ;
  • Marjolaine Gauthier dans le district 6 (District des Lacs).

Ce sont ces élus municipaux ainsi qu’une cinquantaine d’employés (cols bleus et cols blancs) qui s’occupent de l’administration de la municipalité. Il est possible d’obtenir plus de détails concernant l’administration municipale en consultant le bottin des employés de la municipalité.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Cantley, qui est très semblable à celui du reste de l’Outaouais, peut être qualifié de «climat de zone tempérée», c’est-à-dire un climat qui est dominé par des vents d’ouest et qui figure parmi les plus chauds au Québec[9]. Les températures moyennes en juillet et en janvier sont de 20,2 °C et −11,4 °C respectivement (valeurs attribuées à la Ville de Gatineau, qui est une ville limitrophe de Cantley)[9].

Les précipitations moyennes annuelles sont assez faibles : environ 902,1 mm de pluie (principalement en automne et au printemps) et 225,5 mm de neige[9].

Transports[modifier | modifier le code]

L'Église Sainte-Élisabeth (photo prise par Champlain Marcil en 1947)
L'Église Sainte-Élisabeth (photo prise par Champlain Marcil en 1947).
Autobus de Transcollines (Source : Twitter : @MayorCarylGreen).

Route principale[modifier | modifier le code]

L'artère principale de Cantley est la route 307 (aussi connue comme la montée de la Source). Ce chemin est une continuation de la rue Saint-Louis à Gatineau. Les routes collectrices comprennent le chemin du Mont-Cascades, le chemin Ste-Élisabeth, la montée des Érables et la montée St-Amour.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, la Société de transport de l'Outaouais (STO) offrait un service d'autobus entre Cantley et Ottawa du lundi au vendredi (à l'heure de pointe). Mais depuis le 15 juin 2015, c'est le service Transcollines qui dessert les municipalités de Cantley, Chelsea, La Pêche et Val-des-Monts au réseau Rapibus de la STO qui fait le lien avec OC Transpo, le réseau d'Ottawa. De plus, Transcollines offre des services de transport adapté et d'appoint dans ces municipalités en plus de L'Ange-Gardien, Notre-Dame-de-la-Salette et Pontiac. Les autobus du transporteur sont tous munis d'une connexion sans fil à internet et de supports à vélos[10].

Éducation[modifier | modifier le code]

On y trouve trois écoles primaires : l'école Sainte-Élisabeth, l'école de la Rose-des-Vents, et l'école de l'Orée-des-Bois[11]. Cette dernière a accueilli ses premiers élèves à l'automne 2014.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 2001 2006 2011 2016
5 443 5 898 7 926 9 888 10 699

Au recensement de 2016 on y a dénombré 10 699 habitants[12]. En 2006 la population s'élevait à 7 926[13]. Entre 2001 et 2006, Cantley a eu la plus grande croissance de la population dans la région soit 34,4 %. Le français est la langue maternelle de 87 % des résidents de Cantley[13].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Pêche Val-des-Monts Rose des vents
N
O    Cantley    E
S
Chelsea Gatineau

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement du Canada, 2016
  2. Gouvernement du Québec, « Cantley », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  3. Gouvernement du Canada. (2013). Cantley, MÉ, Québec (Code 2482020) (tableau). Profil de l'enquête nationale auprès des ménages (ENM), Recensement de 2011, produit no 99-004-XWF au catalogue de Statistique Canada. Récupéré le 20 octobre 2015 du site web de Statistique Canada : http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/dp-pd/prof/index.cfm?Lang=F.
  4. Cantley. Commission de toponymie du Québec
  5. a, b, c, d et e Philipps, R.A.J. (1989). L’histoire de Cantley, Cantley : Municipalité de Cantley.
  6. a, b, c et d Leroux, M. (2012). L’autre Outaouais : guide de découverte du patrimoine, Gatineau : Pièce sur pièce.
  7. Bourgeois, G. (2005). Cantley l’impossible rêve, Cantley : Gérard Bourgeois.
  8. a et b Bourgeois, G. (2005). Cantley l’impossible rêve, Cantley : Gérard Bourgeois.
  9. a, b et c Gaffield, C. (dir.) (1994). Histoire de l’Outaouais, Québec : Institut québécois de recherche sur la culture.
  10. http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/2015/06/15/001-transcolline-outoauais-autobus.shtml
  11. « Écoles primaires », sur Commission scolaire des Draveurs (consulté le 10 mars 2015)
  12. Recensement 2016
  13. a et b « Profils des communautés 2006: Cantley », sur Statistique Canada (consulté le 15 mars 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]