Callengeville

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Callengeville
Église de Callengeville-Bosc-Geffroy.
Église de Callengeville-Bosc-Geffroy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Neufchâtel-en-Bray
Intercommunalité Pays Neufchâtelois
Maire
Mandat
Philippe Peltier
2014-2020
Code postal 76270
Code commune 76122
Démographie
Population
municipale
524 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 40″ nord, 1° 31′ 15″ est
Altitude Min. 154 m – Max. 231 m
Superficie 17,13 km2
Localisation

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Callengeville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'Entre-Bray-et-Picardie, le village se trouve traversé par la nationale menant de Foucarmont à Neufchâtel-en-Bray.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été constituée en 1973 par la fusion de Bosc-Geffroy et des Essarts-Varimprés.

Le nom Callengeville, mentionné en 1500, est emprunté à un hameau de Bosc-Geffroy. Il s'agit vraisemblablement d'un toponyme créé à la fin du Moyen Âge à partir d'un lieu voisin Callenge (le Calenge 1419), encore porté par une ferme.

Calenge est la forme normanno-picarde équivalente de l'ancien français chalenge, discussion, attaque, défi et juridiquement : réclamation, litige. Cet ancien lieu-dit fait sans doute référence à une « terre litigieuse »[1]. L'ancien français chalenge est issu du latin calumnia qui a également donné la forme savante calomnie. Ce terme, passé en anglais, a été réemprunté à l'anglais au XIXe siècle avec la graphie challenge et au sens de « défi, compétition »

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a été desservi par la ligne de chemin de fer secondaire Amiens - Aumale - Envermeu de 1906 à 1947.

Les foulées de callengeville, organisées tous les ans et qui consistent en deux courses à pied et une marche, perpétuent ce sens de « défi, compétition ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Philippe Peltier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 524 habitants, en augmentation de 8,71 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1861 1876 1881 1886
390 229 390 396 387 396 337 321 382
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
332 300 302 310 321 306 297 275 248
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
267 255 253 252 462 466 491 455 472
2011 2014 - - - - - - -
505 524 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Bosc-Geffroy. Cet édifice religieux date de la fin du XVe siècle. Il est construit en pierre blanche du pays. Il a beaucoup souffert au XVIIIe siècle et c’est à cette époque qu’a été utilisée la brique rouge pour le réparer. L’ensemble symbolise une croix avec le clocher à la croisée. A l’entrée, de part et d’autre, deux bénitiers sur pied en bois attirent l’attention. Les bancs datent du XIXe siècle, la nef est plus basse que le chœur et les nefs latérales, très basses elles aussi, sont recouvertes de voûtes en bois. L’archivolte de l’entrée du chœur est un travail de la Renaissance, malheureusement mutilé. Vers la nef, deux armoiries sont superposées : l’une est l'« arme » des Dauvet de Mainneville et l’autre représente les « armes » accolées de Guillaume de Groulard et de Marie de Sublet des Noyers. Le chœur est voûté et l’abside offre cinq fenêtres partagées par un meneau surmonté de compartiments flamboyants. Entre chaque fenêtre, un cordon porté sur une tête d’ange sert de console. La réunion de ces cordons forme un faisceau qui se perd à la clé de voûte. Chaque ange porte un des instruments de la Passion du Christ. En 1845, la fenêtre du chevet a été enrichie d’une verrière où sont représentés : Saint-Sixte, pape et martyr, et Saint-Laurent, diacre et patron de la paroisse, fêté le 10 août. Dans le sanctuaire, un autel en bois du XIXe siècle, toujours existant, est remplacé par un autel moderne en pierre. En octobre 2005, par un arrêté municipal, l’église a été interdite au public. La base du clocher, rongée par l’humidité, menace de s’effondrer. La charpente du clocher et la maçonnerie fissurées ont été refaites. Après ces travaux, la première messe a été célébrée le 29 novembre 2007.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .