César de Cock

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César de Cock
César De Cock by Gustave Vanaise.png
Portrait de César de Cock par Gustave Vanaise.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Influencé par
Fratrie
Distinctions
Médailles au Salon en 1867 et 1869.
Paysage de la rivière Lys (1863), musée des beaux-arts de Gand.

César de Cock, né en 1823 à Gand où il est mort en , est un peintre et graveur belge, actif en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille de Cock.

Fils d'un petit tailleur de Gand, frère cadet de Xavier de Cock, élève à l'École des Beaux-Arts de Gand, il s'adonne d'abord et principalement à la musique et au chant, puis, atteint de surdité, il se consacre exclusivement à la peinture. Appelé en France par son frère Xavier, il devient l'élève de Daubigny et de François-Louis Français.

Peintre de scène de genre, de nature morte, animalier, paysagiste et aquarelliste, César de Cock se lie d'amitié avec Corot, Rousseau, Diaz et Troyon[1].

Bientôt les De Cock, gens simples, grands travailleurs, bons compagnons, sont admis à Paris aussi bien par les organisateurs d'expositions officielles que par les marchands, comme s'ils étaient des Français d'origine. Le critique d'art Bourgeat notera « César est à Corot ce que Xavier est à Daubigny ». Le premier est plus fin, plus poète que le second et celui-ci se montre plus ferme, plus chaud, plus vigoureux que l'autre. Edmond About dira que Daubigny et Corot doivent voir dans César et Xavier De Cock « non des copistes mais des compagnons de combat inspirés ». Corot appelle César « son benjamin ». Théophile Gautier consacrera — selon sa méthode de critique versifiée — un de ses sonnets à La cressonnère, une toile de César de Cock très remarquée au Salon de 1886.

Il passe par Paris où il séjourne une courte période, puis à Gasny dans l'Eure. Il participe régulièrement aux salons, notamment à Paris où il obtient des médailles en 1867 et 1869. Ses voyages l'ont conduit à peindre à Barbizon à partir de 1860, à Veules-les-Roses, dans les bois de Meudon puis au pays de la Lys.

Durant la guerre de 1870, il se réfugie à Deurle qu'il quitte aussitôt le conflit terminé. En 1880, il se fixe définitivement à Gand, mais va fréquemment peindre sur les bords et aux environs de la Lys.

L'influence de son maître Edmé-François Daubigny et de François-Louis Français peut se voir dans ses paysages, mais aussi le goût des forêts aux verts nuancés d'Hobbema, tout en se rapprochant de l'impressionnisme[2],[3],[4].

En 1900, il est nommé officier de l'Ordre de Léopold[5].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire de la peinture flamande et hollandaise du Moyen Âge à nos jours, Paris, Éditions Larousse, , 493 p. (ISBN 2037400152), p. 101
  • Dictionnaire de la peinture, vol. 1, Larousse-Bordas, , 2497 p. (ISBN 2037500114), p. 425
  • Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 8, Gründ, , 958 p. (ISBN 2700030184), p. 739
  • <span class="ouvrage" id="Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours1995">Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours, Renaissance du livre, , 466 p. (ISBN 2804120120), p. 1-466
  • Dictionnaire biographique illustré des artistes en Belgique depuis 1830, Arto, , 491 p. (ISBN 2960008804), p. 1-491
  • Paul Haesaerts, Laethem-Saint-Martin : Le village élu de l'art flamand, Anvers, Fonds Mercator, , 523 p.
  • André De Ridder, Laethem-Saint-Martin, colonie d'artistes, Bruxelles, Lumière, , 381 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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