Vecquemont

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Vecquemont
Saint-Martin.
Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Amiens-3
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Somme
Maire
Mandat
Jean-Louis Bruxelle
2014-2020
Code postal 80800
Code commune 80785
Démographie
Population
municipale
542 hab. (2014)
Densité 290 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 57″ nord, 2° 27′ 07″ est
Altitude Min. 22 m – Max. 50 m
Superficie 1,87 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.vecquemont.fr/

Vecquemont est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vecquemont est presque enclavée dans le village de Daours. Elle n'est bordée que par trois communes : Daours, Blangy-Tronville et Lamotte-Brebière[1].

Le territoire communal est étiré : il ne mesure qu'un kilomètre dans sa plus grande largeur, sur quatre kilomètres de longueur[1].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

Féculerie[modifier | modifier le code]

Vecquemont abrite un site de la société Roquette Frères : une féculerie de pomme de terre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Un cartulaire du chapitre nous fournit Veschemonz en 1153.

Dans un cartulaire de Saint-Laurent, de la même année, 1153, Vesquemont est relevé[2].

Evesquemont aurait pu signifier maison, village de l'évêque[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les tourbières du village ont permis de découvrir des objets antiques : monnaies, poteries[1]...

En 1153, le village accorde un droit de pâturage pour les animaux des habitants de Camon[1].

Dom Grenier nous apprend que le seigneur de Vecquemont et de Daours était à la bataille de Bouvines, en 1214[1].

Au lieu-dit le Fort, un moulin à eau est signalé sur un bras de la Somme. Il est cependant disparu à la fin du XIXe siècle[1].

Des fouilles permettraient peut-être de découvrir à quoi correspondent les ruines découvertes en 1872, au lieu-dit le Templier[1].

En 1668, le sieur de Longueval achète le village aux seigneurs de Picquigny[1].

Les communes de Vecquemont, Daours et Bussy ont mis cinquante années pour régler leurs problèmes de partage des marais après la Révolution[1].

En 1899, les revenus procurés par les marais permettent à la collectivité de ne pas avoir recours à l'imposition[1].

En 1876, on abandonne l'exploitation de la tourbe[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vecquemont Blason D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux gerbes de blé du même liées de gueules et en pointe d'une vache d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, la commune relève de l'Administration et de la Justice de paix du canton de Querrieux.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (), tous les mariages du canton sont prononcés au chef-lieu, conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI ().

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours en 1933   Constant Bertout[3]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Pierre Banach[4]    
2014[5] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Louis Bruxelle    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 542 habitants, en diminution de -1,09 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
224 251 253 247 264 291 306 321 286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
289 308 283 271 308 305 288 272 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221 225 219 228 198 204 212 216 223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
216 287 415 485 440 497 558 548 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école de Vecquemont fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) qui associe les écoles des communes de Vecquemont et d’Aubigny. Elle dépend de la zone B, de la circonscription Amiens 1, et de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale de la Somme (DSDEN).

Pour l'année scolaire 2015-2016, les trois classes composées de 70 élèves de CE2, CM1 et CM2 sont situées à Vecquemont dans l'école primaire publique appelée L'école filante[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint Martin, construite en pierre du pays sur une élévation de terrain, était jusqu'en 1865, entourée de son cimetière. Elle a été reconstruite à plusieurs époques, comme en témoignent les quatre colonnes du côté gauche de la nef qui supportent la voûte, alors que de l'autre côté cette voûte repose directement sur la muraille extérieure.

Une tour-clocher forme la façade ouest ; avec un médaillon à l'effigie de saint Martin, elle porte la date de 1633. À l'intérieur, elle constitue un porche dont la voûte en pierre supporte le local du sonneur.

L'abside semi-circulaire, est éclairée par deux petites verrières percées dans la voûte. Les voûtes de l'abside et de la nef ne sont pas dans le même alignement, dénotant un décalage dans les périodes de construction ; celle de la nef est supportée par des entraits et poinçons.

Le dallage de la nef et du chœur, est en larges dalles de pierre.

Après l'abandon du cimetière, la translation des tombeaux dans le nouveau, ayant entraîné un abaissement du niveau du sol autour de l'église, un perron composé de quatre marches en grès, d'une plateforme en briques posées de champ et d'un mur de soutènement, ont été réalisés.

En 1994, d'importants travaux de consolidation et de restauration, ont été effectués[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart Histoire des églises de la vallée de l'Hallue Bibliothèque municipale d'Amiens Louis Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Liens internes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur du village, M. Quevron, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, Lire en ligne.
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Amiens, 1867-1878, tome 2, p. 374 Lire la fiche 190/267 sur le site des Archives départementales de la Somme.
  3. Annuaire administratif du département de la Somme, 1933.
  4. Réélu pour le mandat 2008-2014 : [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 25 avril 2009)
  5. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. Site communal
  11. Archives départementales de la Somme. Série 99 O