Brion (Vienne)

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Brion
Brion (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Roland Thévenet
2014-2020
Code postal 86160
Code commune 86038
Démographie
Gentilé Brionnais
Population
municipale
233 hab. (2016 en diminution de 5,67 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 23″ nord, 0° 27′ 42″ est
Altitude Min. 109 m
Max. 141 m
Superficie 16,08 km2
Localisation

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Brion est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Brionnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Brion présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose [2] :

  • d'argile à silex peu profonde pour 43 %, de Terres fortes pour 19 % et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 19 % sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de groies superficielles pour 18 % dans les plaines. Les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Clouère sur une longueur de 6 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue −17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Roland Thevenet    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 233 habitants[Note 1], en diminution de 5,67 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264232276291323375374371386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360369400400437425511491467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416391405379377361346309302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
299278224203197203237242248
2016 - - - - - - - -
233--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 15 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il y a 13 exploitations agricoles en 2010 contre 9 en 2000. C'est une des rares communes du département de la Vienne qui a vu le nombre d'exploitations augmenter.

Les surfaces agricoles utilisées ont, paradoxalement, très légèrement diminué et sont passées de 917 hectares en 2000 à 911 hectares[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10].

59 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et surtout maïs pour les 3/4), 8 % pour les oléagineux (colza) , 10 % pour le fourrage et 1 % reste en herbes[9].

6 exploitations en 2010 (contre 5 en 2000) abritent un élevage d'ovins (320 têtes en 2010 contre 745 têtes en 2000)[9]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11]. L'élevage de volailles a disparu en 2010 (94 têtes sur trois fermes en 2000)[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune de Brion possède un souterrain-refuge situé sous l'église communale. Ce souterrain daterait du XIIe ou XIIIe siècle. De nos jours, son entrée est condamnée mais il fut accessible au public pendant très longtemps (jusqu'à la réhabilitation de la voirie)[12].

L'entrée du souterrain se trouve au pied du transept nord de l'église. Elle permet d'accéder aux différentes salles présentent sous l'édifice. La pièce principale du refuge se trouve juste sous la nef, permettant ainsi aux réfugiés d'écouter la messe. De nos jours le souterrain compte trois pièces, l'ensemble est entièrement sous l'église, mais on peut distinguer deux portes, l'une sur la face Ouest et l'autre sur la face Est du refuge, pouvant déboucher sur d'autres pièces ou bien sur des couloirs menant vers des sorties assez éloignées permettant ainsi aux réfugiés de fuir en sécurité. La tradition raconte qu'il déboucherait dans une grotte située dans le jardin de la Baumière[13],[14].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[15], il y a deux arbres remarquables sur la commune qui sont des chênes pédonculés.

Plateau de Fontcoudreau[modifier | modifier le code]

Le plateau de Fontcoudreau est situé à une dizaine de kilomètres à l’est de Gençay. Le site est à cheval sur plusieurs communes : Brion, Dienné, Saint-Laurent-de-Jourdes, Saint-Maurice-la-Clouère et de Vernon. C'est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [16] qui couvre 6 % de la surface communale de Brion.

Le relief du plateau est très homogène. Son altitude moyenne est de l’ordre de 130 mètres. Il est constitué de calcaires et d’argiles lacustres. Sur ces sols de « terres fortes » très argileux, tantôt saturés ou calcaires, tantôt acides et riches en cailloux et blocs de meulières, plusieurs dizaines de mares ont été créées autrefois par l’homme pour l’extraction de marne. Ces mares sont dispersées au sein d’un paysage semi-naturel où les prairies pâturées et les haies bocagères dominent, interrompues par quelques bosquets.

Elles constituent de nos jours un habitat de choix pour une faune d’amphibiens d’une diversité exceptionnelle (12 espèces différentes recensées) qui a justifié son classement et sa protection. Y ont été recensés:

  • le Triton crêté : c’est une espèce menacée dans toute l’Europe de l’Ouest. On peut le découvrir dans la quasi-totalité des mares du plateau. De fortes densités, jusqu’à plus d’une centaine d’individus sur des mares dont la surface n’excède pas quelques m², ont pu être constatées par les naturalistes. Le Triton crêté est caractérisé par sa grande taille et sa face ventrale jaune maculée de taches noires. Cette espèce affectionne surtout les paysages ouverts tels que les prairies en zones bocagères, pourvus de mares assez profondes, bien éclairées et munies de berges en pente douce. C'est sur ces berges qu'ont lieu la ponte et le développement de ses larves. Devenus adultes, les tritons crêtés mènent une vie terrestre durant la plus grande partie de l’année en dehors des 3-4 mois que dure la période de reproduction marquée par des rituels de parade spectaculaires. Diurnes à l’état larvaires, ils deviennent nocturnes une fois adultes et se nourrissent alors de petits mollusques, de vers, de larves diverses et de têtards des autres amphibiens. D’octobre à mars, ils hivernent dans des galeries ou sous des pierres. Ils mènent, alors, une vie au ralentie au cours de laquelle ils ne se nourrissent pas. La raréfaction des paysages agricoles traditionnels avec l’arrachage des haies, les remembrements, le comblement des mares et la reconversion des prairies naturelles en cultures constituent aujourd’hui les principales menaces pesant sur l’espèce. Le maintien de réseaux de mares présentant des connexions entre elles (prairies naturelles, corridors de haies) et permettant le brassage des populations est une des conditions indispensables à sa survie.
  • le triton marbré,
  • la Rainette verte dont plus de 100 individus ont pu être comptés sur une seule mare de 100 m2 en zone bocagère,
  • le Crapaud calamite qui se reproduit quant à lui dans les prairies et les jachères inondées.
  • La Grenouille de Lesson ,
  • la Pélodyte ponctué.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vienne Nature, Arbres remarquables de la Vienne, Poitiers, Atlantique éditions de l’Actualité Scientifique Poitou-Charentes, , 192 p. (ISBN 2-911320-11-5), page 62

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  12. On peut malgré tout le visiter virtuellement grâce à ce film réalisé par le Centre Culturel La Marchoise : http://vimeo.com/47925531
  13. Des oies entrées à Brion en seraient sorties à la Baumière
  14. On peut trouver davantage d'informations dans le livre Brion-Gençay de Jacques Pineau, ancien maire et habitant de Brion
  15. Poitou-Charentes Nature, 2000
  16. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011