Saint-Secondin

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Saint-Secondin
Saint-Secondin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Jean Saumur
2014-2020
Code postal 86350
Code commune 86248
Démographie
Gentilé Saint-Secondinois
Population
municipale
552 hab. (2016 en diminution de 0,18 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 44″ nord, 0° 29′ 38″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 149 m
Superficie 38,14 km2
Localisation

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Saint-Secondin est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17, 9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, Saint-Secondin accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution, lors de la célébration de l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, en 1798[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait la commune[3], du 22 juin 1940 au 1er mars 1943, laissant le chef-lieu en zone occupée, avec la majeure partie du territoire communal. Saint-Secondin était un point d’aboutissement de filières d’évasion de Belges (filière qui partait de Liège), et de passage de la ligne de démarcation. Une grande partie de la population du village a participé à ces passages[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 réélu en 2008[5] Moïse Baudiffier PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2016, la commune comptait 552 habitants[Note 1], en diminution de 0,18 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6978307389911 1521 0981 1051 1051 097
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0701 0931 0611 0121 0781 0871 0971 0921 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1401 1621 1211 0571 022968940897857
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
749729647565525508549556550
2016 - - - - - - - -
552--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 15 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 31 exploitations agricoles en 2010 contre 44 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 3 232 hectares en 2000 à 2 910 hectares en 2010 dont 873 sont irrigables. 59 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et maïs à part égale avec un peu d'orge), 19 % pour les oléagineux (3/5 en colza et 2/5 en tournesol), 14 % pour le fourrage et 2 % restent en herbe. En 2000, deux hectares (zéro en 2010) étaient consacrés à la vigne[10].

Sept exploitations en 2010 (contre treize en 2000) abritent un élevage de bovins (792 têtes en 2010 contre 1 039 têtes en 2000)[10].

huit exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins (804 têtes en 2010 contre 3 342 têtes en 2000)[10]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11].

Un élevage de caprins s'est développé au cours de cette période : 1 188 têtes réparties sur trois fermes[10]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[12]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[13]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[11].

L'élevage de volaille est destiné à une auto-consommation : 175 têtes en 2000 réparties sur treize fermes, 39 têtes pour cinq en 2010[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musée de la machine agricole, retraçant l'histoire de l'outillage agricole, de sa naissance (traction animale) aux méthodes les plus modernes et les plus futuristes.

En 1948, pour célébrer le centenaire de la Révolution française de 1848 et de la Deuxième République, un arbre de la liberté est planté (un acacia)[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 186
  3. Jean-Henri Calmon et Jean-Clément Martin (dir.), Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, La Crèche, Geste éditions, coll. « 30 questions », (ISBN 2-910919-98-6), p. 63, carte p. 5
  4. Roger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages. (ISBN 2-7171-0838-6), p. 153
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  12. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  13. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  14. Robert Petit, op. cit., p. 226

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.