Beaurières

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Beaurières
Beaurières
Vue aérienne de Beaurières en août 2010.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Le Diois
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Bernard Russier
2014-2020
Code postal 26310
Code commune 26040
Démographie
Gentilé Beauriérois, Beauriéroises
Population
municipale
73 hab. (2016 en diminution de 14,12 % par rapport à 2011)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 18″ nord, 5° 33′ 34″ est
Altitude Min. 641 m
Max. 1 440 m
Superficie 24,58 km2
Localisation

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Beaurières est une commune française, située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Beauriérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Beaurières est une petite commune située à l'est du département de la Drôme, au fond d'une vallée. Elle ne compte que 73 habitants permanents, guère plus l'été, pour une superficie de 2 458 hectares.

Six communes jouxtent le village, dont une dans le département limitrophe des Hautes-Alpes[1] :

Communes limitrophes de Beaurières
Lesches-en-Diois Val-Maravel
Beaurières La Beaume
(Hautes-Alpes)
Charens Valdrôme Les Prés

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de cette commune est accidenté, et compte plus de pentes que de plaines.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux cours d’eau se rejoignent en aval du village : le Maravel, ruisseau long de 11 km, prenant sa source au village de Fourcinet (commune de Val-Maravel) et se jetant dans la Drôme[2] ; l'un de ses affluents, le ruisseau de Chauranne, dit aussi « ruisseau du col », long de 4,2 km, trouve sa source dans les contreforts du col de Cabre[3], et comprenant un sous-affluent, le ruisseau du Tuile, se jetant non loin de la RD 93 montant au col[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par la route du col de Cabre qui relie Valence et Die aux Hautes-Alpes et au Briançonnais vers l'Italie, correspondant à la route départementale 93.

Au sud-ouest, la RD 306 relie la route Valence – Gap aux sources de la Drôme, vers Les Prés et Valdrôme. La RD 150 relie le centre du village à Val-Maravel et la RD 175 à Lesches-en-Diois[1].

La ligne ferroviaire de Livron à Aspres-sur-Buëch traverse la commune. À l'est, un tunnel, creusé entre 1886 et 1891 et long de 3 764 m, permet de passer de la Drôme aux Hautes-Alpes[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Beurerias en 1280[6], Beureria aux XIVe siècle[7], Beurières en 1514[8].

Ce toponyme dérive de l'ancien occitan bevre, du gaulois bebros signifiant « castor ». Ce lieu étant propice pour les colonies de castors, "berceau de survie" dans la Vallée du Rhône, seuls, çà et là, les toponymes rappellent l'existence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Pascal Eydoux    
mars 2008 octobre 2009 (décès) Hélène Veyrier    
mars 2010 mars 2014 Pascal Eydoux    
mars 2014 En cours Bernard Russier SE Expert-comptable

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 73 habitants[Note 1], en diminution de 14,12 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259272333273300375377390371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3603963903744054261 498768425
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410395339310304325270261200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1431601011149765838586
2016 - - - - - - - -
73--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Ces statistiques témoignent de deux faits essentiels :

  • l'effondrement de la population en moins d'un siècle, divisée par 5 de 1911 à 1999,
  • le témoignage de ces données sur les conditions de vie passées.

En effet, il faut savoir aussi qu'au tournant du XIXe siècle, la population était d'environ le double de ce qu'elle devint dans la première moitié du XXe siècle.

Ce qui pose un problème simple, sachant que très peu de bâtiments ont disparu, où donc vivaient les gens ? La réponse est dans le même ordre de simplicité : ils vivaient dans les maisons actuelles. Ce qui implique qu'ils vivaient entassés à l'extrême.

Sports[modifier | modifier le code]

Des dizaines de kilomètres de sentiers existent, pour la marche ou le VTT. Le trial, qui était pratiqué il y a quelque temps sur les nombreux sentiers et parties de GR, y est aujourd'hui heureusement interdit.

Économie[modifier | modifier le code]

Beaurières en quelques décennies a beaucoup changé sur le plan économique. Le village autrefois essentiellement agricole a vu comme partout l'agriculture s'arrêter avec le départ en retraite des anciens agriculteurs. Le dernier agriculteur traditionnel avait cessé son activité au début des années 1990.

Une seule entreprise de bâtiment et travaux publics continue d'y exercer son activité.

Un artisan maçon y exerce aussi.

Le tournant du tourisme n'a pas été pris dans les années 1970. La commune voulut alors se déployer dans le tourisme et dans les années 1990 elle créa un centre de vacances situé en bordure est de son territoire. Il était à l'origine destiné principalement à l'accueil des handicapés, mais très vite il s'adressa à une clientèle plus large, tout en conservant sa vocation première. La SARL Chanteduc propose désormais l'accueil et l'hébergement au Village vacances dans 12 chalets de loisirs et un camping de 22 emplacements ombragés.

Un village sans boulanger est un village presque mort. La commune a déployé beaucoup d'efforts pour maintenir cette activité. Elle essuya plusieurs échecs. Heureusement un nouveau boulanger s'est installé en 2007. Il offre outre le pain, des produits d'épicerie, et maintient ainsi une indispensable animation commerciale. Il assure également des livraisons à domicile dans le Haut-Diois et dans les communes voisines des Hautes-Alpes.

Aujourd'hui, la commune compte un élevage de moutons en « agriculture biologique » et un éleveur de chèvres en production fromagère.

Le raccordement de Beaurières au réseau ADSL sort le village de son isolement « médiatique ». Il est désormais possible d'y pratiquer des activités à télédistance. L'entrée dans le XXIe siècle s'est poursuivie, et le village est également couvert par les réseaux de téléphones mobiles depuis 2009.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Beaurières possède un château en partie détruit, ses trois tours restantes coupées par la pente du toit reconstruit donnent à la bâtisse un aspect solide. Au milieu du château existe un escalier en colimaçon avec des marches d'une grande portée.
  • Depuis le village, il est possible d'emprunter l'ancien chemin qui conduisait au village de Fourcinet, et qui traverse le site du prieuré où subsistent derrière les ruines d'une antique demeure, les vestiges de l'abside de l'église du monastère disparu.
  • Plus haut, la route du relais vers la Fontaine de l'Ange traverse de grandes forêts de résineux, pour déboucher tout en haut sur les crêtes.
  • Le marais des Bouligons (espace naturel sensible géré par les services du Conseil Général de la Drôme) s'étend sur près de deux kilomètres le long de la rivière Drôme. Jadis l'éboulement d'énormes blocs rocheux au site du « claps » provoquait la formation de deux lacs que les habitants du lieu mirent plusieurs siècles à assécher, le marais en est le vestige et reste aujourd'hui une réserve naturelle.
  • Des sentiers balisés traversent une forêt de hêtres sur le côté sud de la commune. Les marnes calcaires et leur paysage lunaire, font aussi partie des curiosités locales.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Temple bâti par le pasteur Roman, au centre du village
Temple bâti par le pasteur Roman, au centre du village
  • un temple protestant en son centre, construit par le pasteur Roman ;
  • une église catholique en surplomb du village.

Beaurières sonne deux fois l'heure : une fois avec la cloche du temple, et une fois avec celle de l'église.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Beaurières sur Géoportail.
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Maravel (V4200640) » (consulté le 30 octobre 2015).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Chauranne (V4200660) » (consulté le 30 octobre 2015).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau du Tuile (V4201160) » (consulté le 30 octobre 2015).
  5. « Inventaire des Tunnels Ferroviaires de France : Col de Cabre » [PDF], sur tunnels-ferroviaires.org (consulté le 30 octobre 2015).
  6. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 266 - (ISBN 2600028838).
  7. Dans le Pouillé de Die
  8. Dans les archives de la Drôme, E 2228.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.