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Beauval-en-Caux

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Beauval-en-Caux
Beauval-en-Caux
Croix sur son emplacement initial
(49° 45′ 02″ N, 1° 03′ 20″ E).
Blason de Beauval-en-Caux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes Terroir de Caux
Maire
Mandat
Éric Dujardin
2020-2026
Code postal 76890
Code commune 76063
Démographie
Gentilé Beauvalais
Population
municipale
464 hab. (2023 en évolution de −5,5 % par rapport à 2017)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 52″ nord, 1° 00′ 55″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 147 m
Superficie 15,53 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Luneray
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Beauval-en-Caux
Géolocalisation sur la carte : France
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Beauval-en-Caux
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Beauval-en-Caux
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Beauval-en-Caux

Beauval-en-Caux est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie

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Localisation

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La commune est située dans le pays de Caux.

Carte de la commune.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Vienne[1],[Carte 1].

La Vienne, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Saâne à Ambrumesnil, après avoir traversé neuf communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Beauval-en-Caux[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 928 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ectot-lès-Baons à 19 km à vol d'oiseau[9], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Beauval-en-Caux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,4 %), prairies (25,7 %), forêts (8 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Beauval-en-Caux résulte de la fusion de Beaunay et de Sainte-Geneviève-en-Caux[17] par arrêtè préfectoral du 13 août 1965[18].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancte Genovefe en 1155[19], Beaunay en 1793[20], Beauval-en-Caux en 1965.

Beaunay est attesté sous les formes Belnaco entre 1060 et 1066[21], Belnaicus en 1088[22].

Beauval, (la « belle vallée »), dans la vallée de la Vienne, affluent de la Saâne. Si le mot val est aujourd'hui masculin, le mot latin vallis est féminin.

Le pays de Caux est une région naturelle de Normandie.

Commune constituée par la fusion en 1965 de Beaunay et de Sainte-Geneviève-en-Caux.

Politique et administration

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Liste des Maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1813 1846 Pierre Alexandre Baudouin    
1965 1988 Michel Lehoucq    
1988 1995 Louis Houard    
1995 2008 Jean-Pierre Passemar RPR  
2008 juillet 2020[23] Philippe Wemaere SE  
juillet 2020[24] en cours
(au 10 août 2020)
Éric Dujardin SE  

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2023, la commune comptait 464 habitants[Note 4], en évolution de −5,5 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540494564525550518518562557
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
552537495468428421388391346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332330318294262264265295304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
318521457398412436411412461
2015 2020 2023 - - - - - -
492463464------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • Église Saint-Pierre de Beaunay (XIIe-XIIIe siècles) : située à proximité d'une grande motte féodale. Fonts baptismaux à cuve octogonale en pierre du XIIe siècle. Le clocher à bulbe en tuffeau est placé au-dessus du portail.
  • Église Sainte-Geneviève : le clocher a été aménagé à même le mur de la façade occidentale. Le clocher-mur roman de cette église est unique en Seine-Maritime. On en dénombre seulement trois au nord de la Loire.
  • La croix calvaire actuellement en place en bas de l'église à l'intersection des routes de Bacqueville-en-Caux et de Val-de-Saâne n'est pas à sa place initiale. Elle a été amenée ici dans les années 1970. Autrefois et depuis son origine, elle se trouvait dans la plaine de Bennetot - La Vâtine à l'intersection de deux vieux chemins aujourd'hui aliénés.

Châteaux et manoirs

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  • Le château de Beaunay (XVIe-XVIIe-XVIIIe siècles) : acquis en 1579 par Jacques Dyel, à sa mort, il lègue le domaine à son neveu Jen Dyel, Baron d'Auffay. Il y construit le manoir au XVIIe siècle. En 1808, le baron Charles Levavasseur, grand capitaine d'industrie et député de la circonscription en devient propriétaire. Le château est désigné aujourd'hui « château des Étangs ».
  • Le château Blanc (XIXe siècle) : situé à Sainte-Geneviève et construit vers 1810, il fut remanié vers 1860. Le bâtiment a été établi à l'emplacement d'une ancienne ferme si l'on en juge par l'importance du colombier.
    • Le colombier (XVIIe siècle) : au château Blanc, les soubassements en grès de ce pigeonnier sont les soubassements d'une cave semi-enterrée dont la coupole convexe forme le sol bombé du bâtiment en cylindre. La porte d'accès est ornée d'un réticulatum asymétrique en grès et silex formant un damier[28].
  • Le manoir du Bosc-Renoult (XVIe-XVIIIe) : haute maison de maître, au toit d'une taille égale à celle de la façade, sur laquelle sont accolés au XVIIe siècle de petits pavillons. La façade est en briques rouges et brunes vernissées croisillonnées.
  • Le puits de Beaumont est en grès, de 35 mètres de profondeur qui s'inspire des clos-masures : un toit en chaume qui déborde sur le corps de l'édifice à pans de bois.
  • Les jardins du château de Beaumont[29]

Patrimoine naturel

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Site classé

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Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Armes de Beauval-en-Caux

Les armes de la commune de Beauval-en-Caux se blasonnent ainsi :

D'argent au sautoir d'azur chargé d’un chêne arraché d'or, cantonné, en chef, d'un trèfle et en pointe d'un lion léopardé, à dextre d'une tête d’aigle arrachée contournée à senestre d’une merlette le tout de gueules.

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Beauval-en-Caux » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. « Fiche communale de Beauval-en-Caux », sur sigessn.brgm.fr (consulté le ).
  2. Sandre, « La Vienne ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Beauval-en-Caux et Ectot-lès-Baons », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Beauval-en-Caux ».
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rouen », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. Christian Guerrin - Les compléments toponymiques dans les noms de communes de Seine-Maritime [article], Nouvelle revue d'onomastique, Année 2000, page 320.
  18. Dictionnaire topographique du département de seine-maritime - CTHS.
  19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 1586.
  20. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Jean Adigard des Gautries-Fernand Lechanteur, Les noms des communes de Normandie - V [article] Annales de Normandie Année 1962, page 5.
  22. François de Beaurepaire de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, A. et J. Picard, , p. 39.
  23. « Le maire de Beauval-en-Caux, Philippe Wemaere, n’est pas candidat à sa succession : Le maire sortant Philippe Wemaere ne se présente pas aux élections municipales de mars 202 », Paris-Normandie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Liste des maires »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  28. Serge Rouverand (préf. Philippe Manneville), Colombiers en Seine-Maritime, Darnétal, Petit à petit, , 130 p. (ISBN 2-914401-54-X), p. 113.
  29. Notice no IA76002231, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Le chêne de la ferme de Socquentot à Beauval-en-Caux », sur Carmen - L'application cartographique au service des données environnementales (consulté le ).
  31. Henri Gadeau de Kerville, « Le Chêne de la ferme de Socquentot, à Belmesnil (Seine-Inférieure) », dans Vieux Arbres de Normandie, fasc. 11, p.150-152
  32. Jeroen Pater, Les Arbres remarquables d'Europe, Rodez, Éditions du Rouergue, , 191 p. (ISBN 2-84156-783-4, OCLC 421638500).
  33. Didier Mouchel, Les Vieux Arbres de la Haute-Normandie, Henri Gadeau de Kerville photographe, Bonsecours, Point de vues, , 160 p. (ISBN 2-915548-00-5, OCLC 493499642), p. 6-7, 32, 70.