Baisemain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Denis Thatcher effectuant un baisemain à la première dame Nancy Reagan (1988).
Le Baisemain polonais, par Johann Joachim Kändler, milieu du XVIIIe siècle, Musée national de Varsovie.

Le baisemain, baise-main, ou baise main[1], est un geste de courtoisie, de politesse, de respect, d'admiration ou encore de dévouement d'un homme envers une dame, d'un vassal envers son suzerain.

Définition[modifier | modifier le code]

Ce geste consiste pour l'homme à s'incliner profondément, voire à plier humblement le genou et la nuque devant la dame, et à saisir délicatement la main de cette dernière afin de porter celle-ci à ses lèvres pour y porter silencieusement et le plus respectueusement possible ses lèvres en signe d'hommage.

Baisemain à la française[modifier | modifier le code]

Cette pratique est une invention récente et ne s'est répandue qu'au début du XXe siècle[2]. Elle s'inspire d'une tradition médiévale qui consistait pour un vassal à baiser la main de son seigneur[3].

Le baisemain « à la française » ne doit se pratiquer, en principe, que dans un lieu fermé, lors de réunions, de réceptions, etc., mais jamais dans la rue[4] ou dans un lieu public (restaurant par exemple)[5]. C'est à la femme de prendre l'initiative. Selon les règles classiques, seules les femmes mariées ou les femmes célibataires de position importante ou âgées peuvent recevoir cet hommage[4].

Après que la femme a tendu la main, l'homme doit s'incliner, jambes serrées, et saisir délicatement la main de la femme afin de l'effleurer du bout de son menton, sans l'embrasser réellement[5]. Cette main n'est normalement pas gantée en dehors des tenues de soirée[4].

Autres coutumes[modifier | modifier le code]

Dans certains pays, le baisemain fait partie de la demande en mariage. Dans ce cas, le fiancé s'agenouille d'abord devant sa future belle-mère afin de lui demander officiellement sa fille en mariage. Si celle-ci lui accorde sa permission, elle lui tend sa main à baiser que son futur gendre porte alors respectueusement à ses lèvres. Ensuite, le fiancé met un genou en terre devant sa fiancée et lui demande sa main. Si celle-ci est accordée, le fiancé lui glisse alors l'alliance au doigt et, toujours agenouillé, lui baise la main et l'alliance. Ce geste symbolise ainsi son respect et son dévouement à sa dame devenant son épouse.

Dans certaines cultures d'Asie du Sud et du Sud-Est notamment, le baisemain est pratiqué dans d'autres contextes : par des enfants envers leurs parents, grands-parents ou professeurs, par la belle-fille envers sa belle-mère, voire par l'épouse envers son mari.

Port de la chevalière « en baise-main »[modifier | modifier le code]

Le port de la chevalière dit « en baise-main » est celui où le motif est orienté vers l'ongle.

Ce port signifie symboliquement que le cœur de la personne est libre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Larousse, le Robert et André Jouette ne donnent que « baisemain » ; le TLFi donne « baise(-)main ».
  2. « Le baisemain, cet usage bien français qui entend rompre avec l'uniformisation de la poignée de main », sur Atlantico.fr (consulté le 21 novembre 2018)
  3. Territorial, « Fiche pratique n° 1. Poignée de main, baisemain, bises... Le meilleure manière de saluer - Guide des usages, du protocole et des relations publiques », sur www.territorial.fr (consulté le 21 novembre 2018)
  4. a b et c Savoir vivre, Savoir plaire, Sélection du Reader’s Digest, 1975, p. 273.
  5. a et b « Le baisemain, ringard ou tendance? », Point de Vue,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2018)

Articles connexes[modifier | modifier le code]