Baisemain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Denis Thatcher effectuant un baisemain à la première dame Nancy Reagan (1988)

Le baisemain, baise-main, ou baise main[1], est un geste de courtoisie, de politesse, de respect, d'admiration ou encore de dévouement d'un homme envers une dame, d'un vassal envers son suzerain.

Ce geste consiste pour l'homme à s'incliner profondément, voire à plier humblement le genou et la nuque devant la dame, et à saisir délicatement la main de cette dernière afin de porter celle-ci à ses lèvres pour y porter silencieusement et le plus respectueusement possible ses lèvres en signe d'hommage,

Le baisemain « à la française » ne doit se pratiquer, en principe, que dans un lieu fermé, lors de réunions, de réceptions, etc., jamais dans la rue[2]. L'homme est censé prendre l'initiative. Selon les règles classiques, seules les femmes mariées ou les femmes célibataires de position importante ou âgées peuvent recevoir cet hommage[2]. L'homme en s'inclinant ou en s'agenouillant prend délicatement la main de la dame, la porte respectueusement à ses lèvres. Cette main n'est normalement pas gantée en dehors des tenues de soirée[2].

Dans certains pays, le baisemain fait partie de la demande en mariage. Dans ce cas, le fiancé s'agenouille d'abord devant sa future belle-mère afin de lui demander officiellement sa fille en mariage. Si celle-ci lui accorde sa permission, elle lui tend sa main à baiser que son futur gendre porte alors respectueusement à ses lèvres. Ensuite, le fiancé met un genou en terre devant sa fiancée et lui demande sa main. Si celle-ci est accordée, le fiancé lui glisse alors l'alliance au doigt et, toujours agenouillé, lui baise la main et l'alliance. Ce geste symbolise ainsi son respect et son dévouement à sa dame devenant son épouse.

Dans certaines cultures d'Asie du Sud et du Sud-Est notamment, le baisemain est pratiqué dans d'autres contextes : par des enfants envers leurs parents, grands-parents ou professeurs, par la belle-fille envers sa belle-mère, voire par l'épouse envers son mari.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Larousse, le Robert et André Jouette ne donnent que « baisemain » ; le TLFi donne « baise(-)main ».
  2. a, b et c Savoir vivre, Savoir plaire, Sélection du Reader’s Digest, 1975, p. 273.

Voir aussi[modifier | modifier le code]