Namasté

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Salutation d'égal à égal, la forme la plus courante du namasté-

Namasté ou namaskar ou namaskaram (नमस्ते ou नमस्कार) est un mot translittéré du sanskrit et communément employé pour saluer, pour dire bonjour et au revoir en Inde[1] et au Népal. Néanmoins, en zones rurales, l'équivalent de « bonjour » peut être « Râm-râm », répétition du nom de Râma (un avatar du dieu Vishnou), ou « Vanakkam » dans le sud de l'inde.

Signification[modifier | modifier le code]

Namasté signifie « salutation » tandis que namaskar a une signification plus religieuse (littéralement « Je salue – ou je m'incline – devant votre forme »). L'expression est souvent traduite par « Je salue le divin qui est en vous » même si ce n'est pas une traduction littérale. Une autre traduction serait : « Le divin en moi s’incline devant le divin en vous ».

Traditionnellement, on l'exécute de trois manières différentes, mais toujours avec les paumes jointes : en élevant les mains au-dessus de la tête — pour saluer Dieu, en les élevant à la hauteur du visage — pour saluer le guide spirituel (guru), ou encore en les soulevant à la hauteur de la poitrine — pour saluer ses semblables.

Le « gassho » dans le bouddhisme zen[modifier | modifier le code]

Dans le bouddhisme zen, cette salutation s'appelle gasshō, mot qui signifie « paumes réunies ». Mais on peut dire que ce geste, qui peut exprimer le salut, la gratitude, la vénération ou encore la supplique (ce terme traduit le terme original sanskrit, anjāli[2]) est fort répandu en Asie[3]. Pour le zen, ce geste marque aussi la non-dualité, l'unité de tous les phénomènes[3]. En tant que tel, il exprime l'ainséité, c'est-à-dire la nature véritable de la réalité[2]. Dans l'iconographie bouddhiste, c'est aussi une des principales mudra du bodhisattva Avalokiteshvara, qui tient souvent un joyau qui réalise les vœux entre ses paumes réunies et placées devant son cœur[2].

Un sâdhu au cours d'un rituel religieux à Madurai, Inde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constance A. Jones & James D. Ryan, Encyclopedia of Hinduism, New-York, Facts on File, 2006, page 302. (ISBN 0816073368) (Lire en ligne - consulté le 18 juillet 2020)
  2. a b et c (en) Robert E. Buswell Jr. (Ed.) et Donald S. Lopez Jr. (Ed.), The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton and Oxford, Princeton University Press, , 1265 p. (ISBN 978-0-691-15786-3, lire en ligne), p. 48, sub verbo "anjāli".
  3. a et b (en) Ingrid Fischer-Schreiber, Franz-Karl Ehrhard et Michael S. Diener, A concise Dictionary of Buddhism and Zen, Boston, Shambala, 2010 1991, 280 p. (ISBN 978-1-59030-808-0), p. 76, sub verbo "Gassho".
Sculpture en bois doré (vers 1400 - 1600) du bodhisattva Seishi, avec les mains formant le mudra anjāli (gassho).

Voir aussi[modifier | modifier le code]