Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais

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Auguste François-Marie
de Colbert-Chabanais
Image illustrative de l'article Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais

Naissance
Paris
Décès (à 31 ans)
Pieros Espagne
Mort au combat
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade
Années de service 17921809
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 10e chasseurs
Faits d'armes Marengo
Ulm
Austerlitz
Distinctions Baron de l'Empire
Chevalier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'Ordre de la Couronne de fer
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 38e colonne.
Famille Famille Colbert

Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais, né le à Paris et mort le à Pieros (Province de León, Espagne), est un général de brigade français du Premier Empire.

Tout comme ses frères aînés Pierre et Louis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste François-Marie de Colbert-Chabanais entre de bonne heure comme simple soldat au service, mais il ne tarde pas à devenir aide de camp de Grouchy, puis de Murat, et sert avec eux en Italie et en Égypte. Il prend part successivement à l'affaire de Saléhieh et au Siège de Saint-Jean-d'Acre (1799), où il reçoit une blessure très grave.

De retour en France avec Desaix, Colbert passe en Italie et se conduit avec distinction à Marengo. Ses faits d'armes lui valent la croix de chevalier de la Légion d'honneur qui lui est accordée le 19 frimaire an XII, et le 3 nivôse suivant il est nommé au grade de colonel du 10e régiment de chasseurs. C'est en tant que colonel de ce régiment en garnison à Paris qu'il participe en 1804, à la commission militaire qui condamne à l'unanimité le duc d'Enghien à mort.

Il se distingue l'année suivante à Elchingen, à Ulm et à la bataille d'Austerlitz. Élevé au grade de général de brigade à la fin 1805, l'Empereur le charge presque aussitôt d'une mission importante à Saint-Pétersbourg où il est accompagné de son grand ami Claude Testot-Ferry, futur colonel de la cavalerie de la Garde impériale (ils se retrouveront en Espagne).

En 1806, le général Colbert justifie la confiance que Napoléon Ier a en lui. La bataille d'Iéna lui fournit l'occasion de déployer tout son courage et toute son habileté ; il donne dans cette journée des preuves de valeur, et nous lisons dans le 8e bulletin de la Grande Armée que, à la tête du 3e hussards et du 2e chasseurs, il fait sur l'infanterie ennemie plusieurs charges qui ont le plus grand succès.

Il épouse la fille du sénateur de Canclaux dont il a deux fils nés en 1805 et 1808. Le couple vit au château du Saussay (Ballancourt-sur-Essonne), propriété de M. Canclaux.

Auguste François-Marie, baron de Colbert-Chabanais (1777-1809), général[1],[2],[3], François Pascal Simon, baron Gérard (1770-1837), 1809, Château de Versailles.

Envoyé en 1808 en Espagne, le général Colbert est sous les ordres de Bessières à Médina del Rio Seco le 14 juillet 1808) et à Tuleda le 23 novembre sous Lannes. En 1809 il commande la cavalerie d'avant-garde du corps du duc d'Istrie. Sur la route d'Astorga, non loin de Villafranca del Bierzo, il fait 2 000 prisonniers, s'empare de quelques convois de fusils et délivre des hommes tombés au pouvoir des Anglais. Ce succès est le dernier qu'il obtient. Dans la même journée le 3 janvier 1809, au combat de Cacabelos, comme il fait une reconnaissance avec quelques tirailleurs d'infanterie, il reçoit une balle au front et tombe en s'écriant :

« Je suis bien jeune encore pour mourir ; mais au moins ma mort est celle d'un soldat de la grande armée, puisqu'en mourant je vois fuir les derniers et les éternels ennemis de ma patrie ! »

On eût dit que Colbert avait le pressentiment de cette fin prématurée ; l'avant-veille de cette catastrophe, au moment où l'Empereur lui promettait de hautes destinées, il lui a répondu :

« Dépêchez-vous, Sire, je n'ai que trente ans, il est vrai, mais je suis déjà bien vieux. »

État de services[modifier | modifier le code]

Le nom de COLBERT est gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (pilier Ouest, 38e colonne).
  • Volontaire dans la Garde nationale de Tarbes en 1792 ;
  • Soldat en 1793 ;
  • Chasseur le 20 janvier 1794 ;
  • Lieutenant le 3 octobre 1795 ;
  • Capitaine le 19 octobre 1797 ;
  • Chef d'escadron à titre provisoire le 16 août 1798 ;
  • Chef d'escadron le 17 mars 1799 ;
  • Chef de brigade le 18 juillet 1800 ;
  • Général de brigade le 24 décembre 1805 ;
  • Commandant de la 2e brigade de la division de cavalerie Tilly du 1er corps de cavalerie de la Grande Armée du 11 juillet 1806 au 22 juillet 1806 ;
  • Commandant de la brigade de cavalerie légère du 6e corps de la Grande Armée du 22 juillet 1806 à 1808 ;
  • Affecté à l'armée d'Espagne de 1808 au 9 novembre 1808 ;
  • Commandant de la brigade de cavalerie légère du 6e corps de l'armée d'Espagne du 9 novembre 1808 au 3 janvier 1809.

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Statue décapitée du général Colbert-Chabanais dans le parc du Lycée militaire de Saint-Cyr.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire CLH.svg
Blason Auguste-François de Colbert (1777-1809).svg
Armes du baron de Colbert et de l'Empire

D'or; à la couleuvre d'azur, franc-quartier des barons militaires.[8],[9],[10]

  • Livrées : livrées : rouge, pourpre, blanc et noir[8].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Auguste-François de Colbert était le cinquième fils de Louis Henri François (°  - Paris † - Paris), titré comte de Colbert-Chabanais, colonel d'infanterie puis maréchal des camps et armées du Roi puis lieutenant général du Roi, chevalier de Saint-Louis, et de Jeanne (vers 1756-1812), fille de Pierre Félix Barthélémy David (1710-1795), seigneur du Grez, gouverneur du Sénégal (1738-1746), gouverneur général des Mascareignes (1747-1750).

Sa veuve se remariera, le 20 octobre 1814, avec Pierre Arnauld de La Briffe, dont elle eut un fils.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réduction d'un original exposé au salon de 1810, conservé au château d'Ainay-le-Vieil ; gravure datée 1852.
  2. « Notice no 000PE008223 », base Joconde, ministère français de la Culture
  3. « RMN-Grand Palais : [[Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées|Réunion des musées nationaux]] », Agence photographique, sur www.photo.rmn.fr (consulté le 31 octobre 2011)
  4. « Notice no LH/2782/80 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Journal L'Aiglon, avril 1975, no 12.
  6. « Notice no M5037011736 », base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « RMN-Grand Palais : [[Réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées|Réunion des musées nationaux]] », Agence photographique, sur www.photo.rmn.fr (consulté le 31 octobre 2011)
  8. a et b « BB/29/966 page 97. », Titre de baron, accordé par décret du 19 mars 1808, à Auguste, François, Marie Colbert. Bayonne (2 juillet 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  9. « Les amis du patrimoine napoléonien - Premier et Second Empire », COLBERT DE CHABANNAIS (Auguste) Baron - Général de Brigade, sur lesapn.forumactif.fr (consulté le 13 août 2011)
  10. Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir 
  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3,‎ [détail de l’édition] (notice BnF no FRBNF37273876, lire en ligne), p. 143 ;
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. 4,‎ [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 379-382 ;
  • Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 10,‎ [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 61-63 ;
  • Antoine-Vincent Arnault Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy et Jacques Marquet de Norvins, baron de Montbreton, Biographie nouvelle des contemporains : ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers; précédée d'un tableau par ordre chronologique des époques célèbres et des événemens remarquables, tant en France qu'à l'étranger, depuis 1787 jusqu'à ce jour, et d'une table alphabétique des assemblées législatives, à partir de l'assemblée constituante jusqu'aux dernières chambres des pairs et des députés, vol. 4, Librairie historique,‎ (lire en ligne) ;
  • Biographie universelle : ou Dictionnaire de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour, vol. 5, Ode,‎ (lire en ligne) ;