Louis Pierre Alphonse de Colbert

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Louis Pierre Alphonse de Colbert
Image illustrative de l'article Louis Pierre Alphonse de Colbert

Naissance
Paris
Décès (à 67 ans)
Rennes
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Commissariat des guerres
Grade Lieutenant général
Années de service 1794-1843
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 12e hussards
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Famille Famille Colbert

Louis-Pierre-Alphonse, comte de Colbert-Chabanais, né le à Paris, mort le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un général de brigade français du Premier Empire. Tout comme ses frères Pierre et Auguste,

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Volontaire au début des Guerres révolutionnaires le 22 vendémiaire an II (13 octobre 1794) dans le 7e bataillon de volontaires de Paris, il pass le 1er pluviôse suivant dans le 7e régiment de chasseurs à cheval, et le 17 thermidor an III dans la légion de police de Paris, qu'il quitte le 17 germinal an IV pour entrer dans le 11e régiment de hussards.

Nommé adjudant provisoire aux commissaires des guerres par le général en chef de l'armée d'Orient le 7 floréal an V, il devient commissaire des guerres le 1er vendémiaire an VII, et commissaire-ordonnateur par nomination du capitaine général de Saint-Domingue le 28 vendémiaire an XI.

Il sert de l'an II à l'an IX aux armées de l'Ouest, de Sambre-et-Meuse, d'Italie et d'Orient. Passé à Saint-Domingue, il y remplit les fonctions d'ordonnateur pendant les ans X et XI.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Soldats dans un village.
Madame Aurore Dupin de Francueil, née Marie-Aurore de Saxe, en compagnie de sa petite-fille, Aurore Dupin et future George Sand, reçoivent le général Louis Pierre Alphonse de Colbert, au château de Nohant en 1815.

Rentré en France dans le mois de frimaire an XII le premier Consul confirme sa dernière nomination par arrêté du 2 pluviôse suivant, et le comprend dans la liste de promotion des membres de la Légion d'honneur du 4 germinal de la même année. Il fait la campagne de l'an XII à l'armée des Côtes, celles de l'an XIII à 1808 aux armées d'Italie et de Naples.

Le 14 novembre 1808, il abandonne la carrière administrative, et entre à cette date comme chef d'escadron dans le régiment des vélites à cheval de la Garde royale napolitaine de Joseph-Napoléon, alors roi des Deux-Siciles. Un décret impérial du 19 de ce mois l'autorise à rester au service de ce prince. Il devient major de son régiment le 12 décembre de la même année, et colonel aide de camp du roi Murat le 28 février 1810. Ayant donné sa démission du service de Naples le 15 décembre 1811, il est réadmis au service de France le 11 janvier 1812 avec son grade de colonel, et placé à la têle du 9e régiment bis de hussards, devenu 12e régiment de hussards, alors à l'armée d'Espagne, il le rejoint.

A l'affaire de Barbastro, il enlève trois positions à l'ennemi, le poursuit dans sa fuite, et le force à abandonner de nouveau et en désordre le lieu où il s'est rallié. Peu de temps après, il attaque la colonne du général espagnol Pedro Sarsfield, et malgré la supériorité de ses forces, il la met en pleine déroute.

1814-1815[modifier | modifier le code]

Rentré en France au commencement de 1814, sa brillante conduite sous les murs de Lyon contre l'armée autrichienne les 11, 18 et 20 mars, lui mérite le 3 avril, le brevet de général de brigade.

Louis XVIII le confirme dans ce grade le 9 juillet, le fait chevalier de Saint-Louis le 19 du même mois, et officier de la Légion d'honneur le 28 septembre suivant.

Appelé le 6 mars 1815 au commandement d'une brigade de l'armée organisée sous Paris pour arrêter la marche de l'Empereur, il suit le mouvement des troupes sous ses ordres, et se range sous le drapeau que Napoléon ramenait de l'île d'Elbe. Le 31 du même mois, il est employé dans la 5e division (Subervie) du 1er corps de cavalerie (Pajol) de l'armée du Nord.

Restauration et Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

La seconde Restauration ne lui tient pas longue rancune. Le ministre de la Guerre le désigne le 12 juillet 1818, pour être adjoint à l'inspection générale de la cavalerie stationnée dans la 12e division militaire (Nantes) : il remplit les mêmes fondions l'année suivante. Le 17 novembre 1824, il est nommé membre de la commission de défense du royaume, et continue à être employé à l'inspection des troupes.

À l'époque des événements de Juillet 1830, le général Colbert commande la 3e subdivision de la 8e division (Var), où il a été appelé le 14 août précédent.

Envoyé le 19 mars 1831 dans le département du Gard, il reçoit le 20 avril suivant la croix de commandant de la Légion d'honneur. Il commande le département de l'Hérault depuis le 29 juin 1835, lorsque le roi le nomme lieutenant-général, et le place le 18 mai 1838 à la tête de la 13e division militaire. Il est mort à Rennes, dans l'exercice de son commandement le 2 juin 1843.

État de service[modifier | modifier le code]

  • Soldat le 13 octobre 1793 ;
  • Chef d'escadron au service du royaume de Naples le 14 novembre 1808 ;
  • Major (Naples) le 12 décembre 1808 ;
  • Colonel (Naples) le 28 février 1810 ;
  • Démissionne du service du royaume de Naples le 15 décembre 1811 ;
  • Repasse au service de la France (colonel) le 11 janvier 1812  ;
  • Général de brigade le 3 avril 1814, confirmé le 9 juillet 1814 ;
  • Mis en non-activité le 9 juillet 1814 ;
  • Commandant d'une brigade de cavalerie du 2e corps de l'armée du Nord du 31 mars 1815 au 3 juin 1815 ;
  • Commandant de la 1re brigade de lanciers de la 5e division (Subervie) du 1er corps de cavalerie (Pajol) à l'armée de Belgique du 3 juin 1815 au 1er août 1815 ;
  • Adjoint à l'inspecteur général de cavalerie dans la 12e division militaire du 12 juillet 1818 au 14 août 1829 ;
  • Commandant de la 3e subdivision (Var) de la 8e division militaire du 14 août 1829 au 19 mars 1831 ;
  • Commandant du département du Var du 19 mars 1831 au 29 juin 1835 ;
  • Commandant du département de l'Hérault du 29 juin 1835 au 18 mai 1838 ;
  • Lieutenant général le 11 novembre 1837 ;
  • Commandant de la 13e division militaire (Rennes) du 18 mai 1838 au 2 juin 1843.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ascendance et postérité[modifier | modifier le code]

Louis Pierre Alphonse de Colbert était le fils puîné de Louis Henri François (°  - Paris † - Paris), titré comte de Colbert-Chabanais, colonel d'infanterie puis maréchal des camps et armées du Roi puis lieutenant général du Roi, chevalier de Saint-Louis et Jeanne (vers 1756-1812), fille de Pierre Félix Barthélémy David (1710-1795), seigneur du Grez, gouverneur du Sénégal (1738-1746), gouverneur général des Mascareignes (1747-1750).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]