Aubepierre-sur-Aube

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Aubepierre-sur-Aube
Aubepierre-sur-Aube
Carte postale ancienne du centre du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Chaumont
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Forêts
Maire
Mandat
Jean-Michel Cavin
2020-2026
Code postal 52210
Code commune 52022
Démographie
Gentilé Aubepierrois
Aubepierroises
Population
municipale
185 hab. (2019 en diminution de 1,07 % par rapport à 2013)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 56″ nord, 4° 56′ 09″ est
Superficie 43,1 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chaumont
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châteauvillain
Législatives Première circonscription
Localisation
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Aubepierre-sur-Aube
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Aubepierre-sur-Aube

Aubepierre-sur-Aube est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Aubepierre-sur-Aube est situé dans un vallon assez resserré où coule la rivière l'Aube. Il est situé à 32 kilomètres, au sud-ouest de Chaumont et à 8 kilomètres à l’ouest d'Arc-en-Barrois.

Les constructions, bien ordonnées, présentent un aspect assez régulier. À la fin du XIXe, de nombreuses fontaines distribuaient l'eau aux habitants. Le vallon fertile occupé par le village est entouré de collines boisées.

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Aubepierre-sur-Aube et des proches communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aubepierre-sur-Aube est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chaumont, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (69,7 %), terres arables (23,8 %), prairies (5,9 %), zones urbanisées (0,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom provient très certainement de carrières de pierre blanche (alba petra) situées sur la rive droite de la rivière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Aubepierre furent affranchis à la fin du XVe siècle. Pendant longtemps domina sur le village une famille aux origines bretonnes dont un représentant fut le comte de Vertu et de Chellane, baron d'Angour, seigneur de Clisson, de Champton, d'Ingrande et de Hudde.

Grâce aux revenus venant de ses forêts, la commune fit construire une église dont la flèche fut détruite par le fameux ouragan du , relaté par le curé Lecharny dans un registre paroissial. L'église actuelle contient douze tableaux restaurés et un maître-autel en marbre, sauvés de l'abbaye de Longuay pendant la tourmente révolutionnaire de 1793.

L'abondance de bois favorisa la création de forges et de hauts-fourneaux en amont de la commune, sur un canal creusé par les moines, dérivé de l'Aube, traversant la zone habitée, pour rejoindre la rivière en aval de Longuay. Jadis, ce canal permettait d'assurer le fonctionnement de deux moulins et l'alimentation en eau des lavoirs et abreuvoirs communaux. Les établissements métallurgiques furent abandonnés depuis les années 1850, et avec eux, disparut une importante population "flottante".

Dans les débuts du XIXe siècle, Aubepierre-sur-Aube comptait 1 000 habitants. Avec le départ des ouvriers travaillant à la forge, avec l'épidémie de choléra de 1854 qui fut responsable de 130 décès, avec le départ des jeunes vers les villes, le nombre d'habitants chuta à 580 vers 1895 (voir statistiques plus récentes ci-dessous).

Les principales ressources de la commune sont la forêt et l'agriculture. Les quatre foires annuelles de jadis se tenaient sous les halles, détruites par l'ouragan du .

Les écarts d'Aubepierre-sur-Aube, répertoriés vers 1895, sont :

  • Longuay (voir ci-dessous), sur l'ancienne route de Langres à Châtillon-sur-Seine, près de la voie romaine allant de Langres à Sens ;
  • La Roche, maison isolée au pied des carrières ;
  • La Forge, restes de forges et hauts-fourneaux à 1 kilomètre en direction de Rouvres ;
  • Chemin Bœuf, ferme située à 3 kilomètres en amont du village, ancienne « grange » de Longuay ;
  • Champlain, maison forestière à 6 kilomètres au sud-est du village, appartenant à monsieur le prince de Joinville (chasse) ;
  • La Champagne, ferme à 3 kilomètres au nord du village, à proximité de deux voies romaines.

Sources historiques[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux d'Aubepierre-sur-Aube.
  • Document manuscrit, écrit par Monsieur Legros, instituteur, destiné à Monsieur Piètremont, Inspecteur d'Académie, en , Histoire et archéologie de la commune d'Aubepierre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aubepierre-sur-Aube Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Michel Defraire    
En cours Jean-Michel Cavin    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2019, la commune comptait 185 habitants[Note 3], en diminution de 1,07 % par rapport à 2013 (Haute-Marne : −4,96 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750684738830920948950896890
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
708705686670641623590581527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
517476483497471463438383376
1962 1968 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019
346296195215213208190187185
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Longuay : Non loin de la route conduisant à Dancevoir existent encore de nos jours quelques restes de l'abbaye cistercienne de Notre-Dame de Longuay.
  • Église Saint-Martin, construite vers 1550, inscrite aux monuments historiques.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Située dans un territoire très forestier, la commune a vocation à être intégrée dans le futur Parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux d'Aubepierre-sur-Aube
  • Article de E-J Gilbert (docteur en pharmacie, ancien Président de la Société mycologique de France), Bulliard Jean-Baptiste-François, dit Pierre (1752-1793) publié dans le périodique "Les Cahiers Haut-Marnais" N°26, troisième trimestre 1951. Dépôt légal 4e trimestre 1951.
  • Pierre Bulliard, 1780, Paris, Chez l'auteur, Didot le Jeune, Debure et Belin, Herbier de la France ou collection complète des plantes indigènes de ce royaume, avec leurs détails anatomiques, leurs propriétés et leurs usages en médecine. Volume 1.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.