André Del Debbio

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André Del Debbio
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Anael Topenot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction
Cimetière du Montparnasse - André Del Debbio + Anael Topenot del Debbio1.jpg
Vue de la sépulture.

André Almo Del Debbio, né à Carrare en Italie le et mort le , est un sculpteur français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Emmanuel Del Debbio (1886-1937), lui aussi sculpteur, et son oncle viennent de Carrare en janvier 1909, pour travailler à Paris. Ils ont un atelier au 47 rue Blomet et un autre au 182 rue de Vaugirard pour l’exécution des sculptures monumentales.

André Del Debbio s'initie à la sculpture dans les ateliers familiaux dès l'âge de quatorze ans, avant de suivre des cours de modelage aux cours du soir de la Ville de Paris, boulevard du Montparnasse. Au début des années trente, il commence à exposer au Salon d'automne, au Salon des artistes français et au Salon des Tuileries.

De 1939 à 1943, il est massier (chef d'atelier) à l'Académie de la Grande Chaumière, avec les professeurs Charles Despiau et Robert Wlérick. En 1942, il expose pour la première fois au Salon des indépendants, dont il devient le vice-président de 1977 à 2002. Des rétrospectives de ses œuvres ont lieu au Salon des Indépendants en 1998 et 2008.

De 1946 à 1974, à Paris, il assure la codirection de l’Académie Julian, dans les ateliers du 5 rue de Berri, puis boulevard Saint-Jacques jusqu'en 2008.

En 1951, il est le créateur avec Noël Quasquara, de la galerie La Cimaise de Paris, au no 72 boulevard Raspail, où François-Xavier Lalanne, alors peintre, fera ses premières expositions.

En 1954, il crée un cours de sculpture sur pierre impasse Ronsin, dans le 15e arrondissement de Paris, où il loue un atelier dans la même allée que celui de Constantin Brâncuși. En août 1971, il est le dernier artiste à quitter cette impasse, exproprié par les travaux d'agrandissements de l'hôpital Necker.

En 1981, il crée un buste du pape Jean-Paul II, et en 1982 un buste de François Mitterrand.

Plusieurs de ses sculptures sont acquises par la ville de Paris et par l’État, parmi lesquelles la jeune fille mongole, acquise par André Malraux en 1964, alors ministre de la Culture.

En 1999, il fait ses débuts au cinéma en jouant dans le court-métrage d’Éric Rohmer La Cambrure, qui porte le nom d'une de ses sculptures.

En novembre 2009, à l'occasion d'une exposition en son honneur, il est promu au grade d'officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.

Il décède le à la maison de retraite des artistes de Nogent-sur-Marne. Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse. Sa tombe est ornée d'un buste en bronze inspiré de La Joconde, qu'il a sculpté entre 1987 et 1989. Son épouse, Anael Topenot, repose à ses côtés depuis 2018[2].

En 2020, son atelier de l'impasse Ronsin est reconstitué à l'occasion de l'exposition Impasse Ronsin; Meurtre, amour et art au cœur de Paris[3] au musée Tinguely de Bâle.

En 2022, l'exposition Un phare pour l'art[4] au musée Eugène Boudin de Honfleur retrace l'histoire du phare de Honfleur qu'il a trouvé en 1949 et qu'il a fait acheter par l'Académie Julian en 1950, avant de l'occuper à titre privé à partir de 1978, puis de le revendre à la ville en 2005.

Il est l’époux de l'artiste et professeur de dessin et de peinture Sézannaise Anael Topenot Del Debbio, avec laquelle il a eu un fils, Christophe-Emmanuel Del Debbio, réalisateur.

Expositions[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1959 : 1er Prix de sculpture du salon de Taverny.
  • 1969 : 2e Prix de sculpture du salon d’Asnières
  • 1973 : 1er Prix de sculpture du salon de Levallois-Perret
  • 1973 : 1er Prix de sculpture du salon de Franconville
  • 1975 : 1er Prix de sculpture du salon de Colombes
  • 1979 : 1er Prix de sculpture du salon de Courbevoie
  • 1990 : 1er Prix de sculpture du salon de Barbizon

Élèves[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]