Complexe nuragique de Palmavera

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Complexe nuragique de Palmavera
Image illustrative de l'article Complexe nuragique de Palmavera
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sardaigne
Province Sassari
Coordonnées 40° 35′ 44″ nord, 8° 14′ 34″ est

Géolocalisation sur la carte : Sardaigne

(Voir situation sur carte : Sardaigne)
Complexe nuragique de Palmavera
Complexe nuragique de Palmavera

Le complexe nuragique de Palmavera est un site archéologique situé dans l'actuelle commune d'Alghero, dans la province de Sassari dans le sud de la Sardaigne.

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Le site nuragique de Palmavera est classé parmi les nuraghes complexes, c'est-à-dire composées de plusieurs tours reliées entre elles. Les archéologues ont identifié trois phases successives :

Première phase[modifier | modifier le code]

La tour plus ancienne en pierre calcaire, dont les murs ont été recouverts en pietra arenaria pendant la seconde phase

La tour principale appartient à la première phase (XVe – XIVe siècle av. J.-C.) et conserve encore la salle centrale couverte à tholos et réalisée en pierre calcaire. La tour est de type archaïque, avec une entrée sans montants latéraux et avec des niches à peine ébauchées dans les parois de la pièce principale. Il y avait probablement quelques cabanes à l'extérieur du nuraghe[1].

Seconde phase[modifier | modifier le code]

Pendant la seconde phase, située dans la première moitié du IXe siècle av. J.-C., une seconde tour a été ajoutée et les murs de la tour principale ont été recouverts à l'aide de blocs de grès.

Les deux tours communiquent par l'intermédiaire d'une cour intérieure et un couloir avec niches. La cabane des réunions a été réalisée, avec une banquette en pierre qui longe la totalité du périmètre, interrompue uniquement par un bassin dont la fonction reste inconnue, et par un siège rond en pierre destiné au chef avec à côté une niche dans la paroi.

Au centre de la cabane, sur un autel circulaire en grès se trouve la copie d'un modèle réduit de tour nuragique, l'original est conservé au Musée archéologique et ethnographique G.A. Sanna de Sassari. À la même époque ont aussi été construites d'autres cabanes du village de dimensions supérieures [2].


Troisième phase[modifier | modifier le code]

Embouchure du silo souterrain dans la cour extérieure.

Pendant la troisième phase (IXe – VIIIe siècle av. J.-C.) le nuraghe a été de nouveau recouvert à l'aide de blocs en calcaire et un mur extérieur d'enceinte équipé de quatre tours cabanes a été construit formant deux cours extérieures divisés entre eux par un mur sans ouvertures. Dans une de ces cours se trouve la cabane des réunions et dans l'autre a été découverte l'embouchure d'un silo en blocs de pierre.

Destruction[modifier | modifier le code]

Le village a été détruit par un incendie probablement à la fin du VIIIe siècle et a été sporadiquement fréquenté pendant les époques punique et romaine, comme attesté par diverses céramiques retrouvées sur place[3].

Fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Les premières fouilles archéologiques ont été effectuées en 1905 par Antonio Taramelli et Filippo Nissardi. Le village a été remis au jour entre 1961-1963 par Guglielmo Maetzke et des interventions de restauration sur les restes des nuraghes ont été effectués.

D'autres fouilles ont été entreprises par Alberto Moravetti en 1976-1977, 1979 et 1986-1991[4]

Les hauteurs entourant le site étaient défendues par des nuraghes mono tour dont certaines sont encore en bon état de conservation.

Les pièces archéologiques découvertes lors des fouilles effectuées au cours des années 1960, sont exposées dans les musées archéologiques de Cagliari et Sassari.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Alberto Moravetti, Il complesso nuragico di Palmavera, Carlo Delfino, (lire en ligne).
  • (it) Antonio Taramelli, Il nuraghe Palmavera di Alghero, in Mon. Ant. Lincei, XIX,

coll. 225-30

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Moravetti 1992, p. 118
  2. Moravetti 1992, p. 122
  3. Moravetti 1992, p. 122-123
  4. Moravetti 1992, p. 10-41-48.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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liens externes[modifier | modifier le code]