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Andrea Doria

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Andrea Doria
Illustration.
Andrea Doria par Sebastiano del Piombo.
Fonctions
Prince de Melfi Principe di Melfi

(29 ans)
Prédécesseur Jean Caraccioli
Successeur Giovanni Andrea Doria
Biographie
Dynastie Maison Doria
Nom de naissance Andrea Doria
Date de naissance
Lieu de naissance Oneglia (République de Gênes)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décès Gênes (République de Gênes)
Sépulture Église Saint-Matthieu de Gênes
Père Andrea Cœva Doria
Mère Maria Caracosa Doria
Conjoint Peretta Usodimare
Profession Militaire
Religion Catholicisme
Résidence Villa del Principe

Signature de

Andrea Doria, né le à Oneglia et mort le à Gênes, est un condottiere, amiral et homme d'État génois.

Membre de la famille Doria, il servit tour à tour le pape Innocent VIII puis François Ier et Charles Quint qui s'affrontaient pour dominer l'Europe. En 1528, avec l'aide de Charles Quint il rétablit l'indépendance de Gênes et joua un rôle déterminant dans l'histoire de la république de Gênes jusqu'à sa mort en 1560.

Il est l'auteur de la réforme politique de la république de Gênes qui restaure la liberté de la cité et fut considéré comme le père de la patrie et le libérateur de la république de Gênes. Il fut l'un des plus grands généraux et un des meilleurs marins de son siècle.

Il naquit à Oneglia en Ligurie, fils d'Andrea Cœva et de Maria Caracosa, tous deux de la famille des Doria[1],[2]. Voyant sa patrie en proie aux luttes entre les factions (Albergo), il s'éloigna et s'engagea successivement au service du pape Innocent VIII, de Ferdinand Ier d'Aragon, roi de Naples, et d'Alphonse II de Naples, son fils[3].

Lors de l'invasion du royaume de Naples par Charles VIII, Doria resta fidèle à Alphonse tant qu'il y eut espoir de salut, mais il s'attacha quelque temps après à Jean della Rovere, qui tenait pour Charles VIII à Naples, et lutta glorieusement contre Gonzalve de Cordoue.

Ayant ensuite quitté le service de terre pour celui de mer, il arma huit galères à ses frais, attaqua les corsaires Maures et les Turcs qui sillonnaient alors la mer Méditerranée, et les défit partout où il les rencontra, notamment lors d'une victoire majeure à la Bataille de Pianosa[3] en 1519.

L'Italie devint à cette époque le théâtre d'une nouvelle guerre entre la France et l'Autriche. Doria embrassa d'abord le parti de la France[3]. Il fut nommé par François Ier au commandement des galères françaises et battit la flotte de Charles Quint sur les côtes de Provence. Il participa au Siège de Marseille en 1524 où il sauva la ville de Marseille, mais, s'apercevant qu'il était l'objet de la jalousie des ministres français et que François Ier tardait à ratifier les promesses qu'il avait faites en faveur de Gênes, il se tourna plus tard vers Charles Quint[3] (1528), en revendiquant la restauration de la liberté de Gênes. Il chassa les Français de cette ville avec l'aide de la flotte impériale.

En 1528, il crée le Grand et le Petit Conseils de Gênes qui dureront jusqu'à la fin de la république de Gênes en 1797.

Il mit un terme aux querelles des factions dans Gênes, et fit adopter une forme du gouvernement oligarchique en instituant l'exclusivité de 28 maisons, les Albergo, sur les charges de gouvernement, faisant de ces rassemblements de familles des divisions politiques de droit public. Doria fit décréter que les doges qui, auparavant, étaient nommés à vie, seraient élus pour deux ans seulement ; quant à lui, il refusa la dignité de doge (mais accepta celle de censeur à vie).

Le 2 janvier 1547, Gian Luigi Fieschi membre de l'influente famille Fieschi fit un complot contre Doria pour tenter de lui prendre le pouvoir et de l'assassiner ainsi que ses proches mais cela se termina mal pour lui et le jour même il se noya.

Doria continua à servir l'empereur, affrontant plusieurs fois les Turcs dont Khayr ad-Din Barberousse, notamment à la bataille de Préveza, où il fut vaincu. J. J. Norwich, dans son Histoire de la Méditerranée, est beaucoup plus critique, l'accusant de double jeu et de félonie lors d'expéditions conjointes avec les Espagnols et les Vénitiens contre la flotte de la Sublime Porte.

Dans sa patrie, quelques conjurations éclatèrent contre lui (Voir : Gian Luigi Fieschi) qu'il réprima avec sévérité.

Il meurt à Gênes le 25 novembre 1560 à l'âge de 93 ans.

La tombe d'Andrea Doria se situe dans l'Église Saint-Matthieu de Gênes.

Titres et honneurs

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Buste d'Andrea Doria au Palais des Grands-Ducs, à Vilnius.

Représentation d'Andrea Doria

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Portrait d'Andrea Doria en Neptune par Bronzino, vers 1545-1546.
  • Andrea Doria apparaît sur la façade du Palazzo San Giorgio de Gênes aux côtés de d'autres personnages historiques de la république.
Palazzo San Giorgio de Gênes.

Marines italienne et américaine

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Huit navires ont été nommés en son honneurs dont :

Villes avec des rues, avenues et places nommées en hommage à l'amiral Doria

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Station de métro

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L'astéroïde (2175) Andrea Doria découvert en 1977 a été nommé en son honneur.

Notes et références

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  1. Notice.
  2. Notice de Gallica.
  3. a b c et d D'après (en) « Doria, Andrea », dans Encyclopædia Britannica [détail de l’édition], (lire sur Wikisource)..
  4. notice.

Bibliographie

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Sources anciennes
  • Lorenzo Capelloni, Vita del principe Andrea Doria, Venise, 1565.
  • Adrien Richer, Vie d’André Doria, prince de Melfi, général des armées navales de France sous François Ier, ensuite de celles de l'empereur Charles Quint, Paris, Belin, 1783.
  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Andrea Doria » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • Antoine-Marie Graziani, Andrea Doria, Un prince de la Renaissance, Paris, Tallandier, 2008.
Sources modernes
  • Roberto Barazzutti, « Andréa Doria, amiral génois et mercenaire », Guerres & Histoire N°57,‎ , p. 78 à 83 (ISSN 2115-967X)
  • Pierre Gilles Cézembre, « Andrea Doria : Le condottière des mers », La grande histoire des armées, no 18 « Les grands amiraux combats navals légendaires »,‎ , p. 40-41

Articles connexes

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Liens externes

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