Anne F. Garréta

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Anne F. Garréta
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Anne Françoise Garréta
Naissance (56-57 ans)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Anne F. Garréta est une romancière française née à Paris en 1962 (probablement le 23 juin[Note 1]) et lauréate du Prix Médicis en 2002[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Anne F. Garréta est née en 1962, le 23 juin, selon un site indiquant la date de naissance des célébrités françaises[2].

Études[modifier | modifier le code]

Anne F. Garréta est ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (promotion 1982)[3]. Elle a soutenu aux États-Unis une thèse sur Les Fins de romans dans la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles, époque qui lui est chère, comme elle l'explique :

« J'aime la littérature des XVIIe et XVIIIe siècles parce que la division disciplinaire entre la littérature et la philosophie, entre la narrativité et les idées n'y est pas encore accomplie. Parce que c'est stériliser la littérature que de la cantonner dans les limites d'une pure intrigue narrative. La grande force de la littérature, c'est justement de ne pas avoir de terrain. Même vague. Elle est absolument universelle au sens où elle est la remise en jeu de toute la variété du monde.[4] »

Premiers écrits[modifier | modifier le code]

D'abord refusé par Le Seuil, son premier roman, Sphinx, est finalement publié par Grasset en 1986[5] et obtient un gros succès de librairie. Elle n'a alors que vingt-trois ans. Le roman — très maîtrisé — raconte une histoire d'amour entre deux personnes dont le sexe ne peut pas être identifié, l'absence d'indication quant aux sexes des protagonistes ne permettant pas aux lecteurs d'identifier leur genre respectif.[6].

Dés l'année suivante, elle publiera son second roman, dénommé "Pour en finir avec le genre humain". Cette œuvre étant présentée comme un « pamphlet sous forme de dialogue »[7].

Activités universitaires[modifier | modifier le code]

Bâtiments de l'UFR d'arts de l'université Rennes 2

En 1990, Anne F. Garréta est professeur à l'université de Princeton, puis en 1995, elle est nommée maître de conférences à l'université de Rennes 2. Elle enseigne également en alternance dans une université virginienne aux États-Unis[8]. Elle enseigne aussi, à l'université Paris Diderot 7.

Autres activités[modifier | modifier le code]

En 2000, elle devient le premier membre de l'OuLipo qui soit né après la fondation du groupe[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Sphinx, Grasset.
Ce roman décrit une histoire d'amour entre deux personnes dont le sexe ne permet pas d'être défini au cours de sa lecture.
La quatrième page de couverture de ce livre assez complexe se présente ainsi « ...Où il est question de neurones et de bagatelles, de chromosomes et de crabe tourteau, de charogne et de Chateaubriand, de charité et de codicilles, de taupes et de morphine, de quenottes et de chiennerie, de courtisanes et de chrysalides, de Gros-Nounours et Vandushock. »[10]
  • 1990 : Ciels liquides, Grasset.
Ce roman décrit la longue descente aux enfers d'un personnage perdant l'usage de la langue.
  • 1999 : La Décomposition, Grasset.
Ce roman met en scène un tueur en série éliminant au fur et à mesure les personnages du premier tome d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
Ce roman disserte sur le thème du désir. Il s'agit d'un roman autobiographique évoquant douze souvenirs de l'auteure. Ce roman a permis à Anne F. Garréta de recevoir le Prix Médicis
Jacques Roubaud, coauteur de "Éros mélancolique"
  • 2009 : Éros mélancolique (coécrit avec J. Roubaud), Grasset.
Il s'agit du texte d'un chimiste des années 1960, découvert un jour par Jacques Roubaud sur Internet.
  • 2017 : Dans l'béton, Grasset.
Ce roman décrit l'histoire de deux jeunes filles dont la narratrice, et sa sœur Poulette qui apprennent à manier la bétonneuse plutôt que de jouer à des jeux plus enfantins, en raison d'un père qui adore l'béton et plein d'choses du même genre et qui est adepte du recyclage « pur et dur »[11]'[12].

Participation à la bibliothèque oulipienne[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque oulipienne est une collection qui accueille les travaux des oulipiens, individuels et collectifs. Ces textes courts qui composent des fascicules forment une fabrique de créations littéraires ludiques réunis en volumes et régulièrement publiés. Anne F. Garréta a participé à quelques fascicules dans ce cadre :

  • Fascicule 159 : N-amor, 2007.
  • Fascicule 160. Tu te souviens... ?, 2007. (avec Valérie Beaudouin)

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. date indiquée par un seul site web

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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