Cambia

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Cambia
Cambia
San Petrone. Villages de Cambia et de Loriani (commune de Cambia).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Golo-Morosaglia
Intercommunalité Communauté de communes Pasquale Paoli
Maire
Mandat
Nicolas Saliceti
2014-2020
Code postal 20244
Code commune 2B051
Démographie
Population
municipale
80 hab. (2017 en diminution de 6,98 % par rapport à 2012)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 21′ 51″ nord, 9° 17′ 38″ est
Altitude 765 m
Min. 510 m
Max. 1 421 m
Superficie 8,28 km2
Localisation
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Cambia est une commune française située dans le département de Haute-Corse et la collectivité territoriale de Corse. Le village appartient à la piève de Vallerustie, en Castagniccia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cambia est une commune de l'intérieur de la Corse, située dans la pieve d'E Vallerustie, en Castagniccia, au pied du versant occidental du Monte San Petrone et en limite du Parc naturel régional de Corse. Cambia est dans la haute vallée de la Casaluna.

Communes limitrophes
Rose des vents San-Lorenzo San-Lorenzo Pie-d'Orezza Rose des vents
Erone,
Rusio
N Pie-d'Orezza
O    Cambia    E
S
Rusio Carticasi

Cambia est entourée des communes de : San-Lorenzo au nord, Pie-d'Orezza à l'est, Carticasi au sud, Rusio au sud-ouest, Erone à l'ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la Corse orientale où dominent les schistes, que les géologues distinguent ordinairement de la Corse occidentale ancienne, constituée pour l'essentiel de roches granitiques. Il se trouve en limite de la dépression centrale qui les sépare, un sillon étroit au relief adouci constitué pour l'essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires, qui coupe l'île du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara.

Son plus haut sommet est Testa di Catarello (1 428 m), « à cheval » sur les communes de Pie-d'Orezza, Carticasi et Cambia, sur la dorsale du massif schisteux du Monte San Petrone. Avec Punta Ventosa (1 421 m) l'autre haut sommet « à cheval » sur Pie-d'Orezza, San-Lorenzo et Cambia, ils marquent les limites orientales de la commune. Entre les deux sommets, une grotte à Bocca al Prato (1 296 m).

Cambia occupe deux vallons encaissés, ceux des ruisseaux de l'Ombriato au nord, et de Sarbaio au sud, deux affluents (RD) de la rivière Casaluna. Celle-ci délimite en grande partie son territoire à l'ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Casaluna traverse la commune. Elle y reçoit les eaux des deux affluents rive droite, les ruisseaux de Sarbaio[1] et de l'Ombriato[2]. Le ruisseau de Biligato prend sa source sous Testa di Catarello. Il prend en aval le nom de ruisseau de Sarbiao dont le cours passe entre le village de Cambia et Loriani son hameau. Le ruisseau de l'Ombriato prend naissance à près de 1 150 m sur la commune sous le nom de ruisseau de Mandriolo, sous le lieu-dit éponyme. Il sépare les hameaux de Corsoli et de San Quilico.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le climat est doux dans l'ensemble, tempéré par l'action de la mer Méditerranée qui n'est guère éloignée et les crêtes de la dorsale du San Petrone. Il se caractérisé par un ensoleillement important et par une pluviométrie relativement élevée en automne et en février-mars. La sécheresse frappe le secteur durant les mois d'été.

La commune est très boisée. Quoique se trouvant dans la Castagniccia (qui tire son nom de la forêt de châtaigniers couvrant son territoire), elle est habillée essentiellement de chênes verts. Toutefois, les terrains et l'exposition de la commune en font un terroir particulièrement favorable pour la plantation de variétés de châtaigniers, qui sont célèbres dans toute la Castagniccia, pour la forte teneur en fructose de leurs fruits.

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Cambia se trouve à environ quarante kilomètres de Corti.

Pour s'y rendre, prendre la RN 193, puis la route D 39 de San Lurenzu deux kilomètres après Francardu (Omessa) en venant de Corti et franchir le pont du Golo. Au niveau du pont de Lanu (Pont'à Lanu) poursuivre la D 39 en prenant à gauche. À San-Lorenzo, prendre la D 15, route reliant la Casaluna au Bozio.

Les hameaux de Loriani et de San Quilico sont accessibles par des chemins communaux goudronnés.

Transports[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucun service de transport de voyageurs à Cambia. La gare la plus proche est celle de Francardo. Les port et aéroport les plus proches sont ceux de Bastia Port et de Bastia Poretta.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune de Cambia comprend plusieurs hameaux : Cambia, Corsuli, San Chirgu et Loriani. De fait, la commune actuelle regroupe quatre villages qui constituèrent longtemps quatre entités religieuses, politiques et économiques indépendantes.

Cambia[modifier | modifier le code]

  • Prononciation : ['kãm:bja].
  • Gentilé : Cambinchi.

Village où se trouve la mairie, et dont le nom fournit le politonyme actuel. Ce nom s’est progressivement substitué à celui de Corsuli, pour désigner l’ensemble des quatre communautés.

Corsoli[modifier | modifier le code]

  • Prononciation : l'accentuation porte sur la première syllabe avec par conséquent une voyelle [o] très ouverte (['ko:ʀsulɪ]).
  • Gentilé : Corsulacci.

Ce village, était autrefois le bourg le plus important et le plus connu. Il fut chef-lieu (lieutenance) à l’époque féodale. Puis pendant longtemps, son nom (selon les textes : Corsuli, Corsoli, Cursuli, ou Cusuli) servit encore pour désigner la zone, voire une partie de la pieve.

Le pudestà (podestat responsable élu) de Corsuli était l’un des plus importants de la pieve des Vallerustie. On mesure également la notoriété qu’avait autrefois ce village, à l’usage qui était fait de son toponyme, comme référence connue dans toute la Corse. Ainsi beaucoup de personnages historiques de la pieve (quels que fussent les hameaux dont ils étaient réellement originaires) sont désignés par leur prénom suivi du nom du bourg (principal ou le mieux connu), c’est-à-dire ‘’Corsoli’’.

San Quilico[modifier | modifier le code]

  • Prononciation : [,sã'ki:ʀɢu].
Au hameau de San Quilicu

Le village de San Chirgu se perche sur une arête dominant Corsuli. Il a conservé, pour nom, la titulature de la chapelle : Capella di San Chirgu. Cette titulature correspond en français à saint Cyr. Le prénom (fréquent dans la région) est traduit communément en français par "Quilicus". Autrefois, en langue écrite, le nom de l'église était logiquement traduit en toscan par "Santo Quilico" [,sãnto'kwi:lɪɢo][3].

Loriani[modifier | modifier le code]

  • Prononciation : [lo'ʀjã:nɪ].
  • Gentilé : Lorianinchi et Lorianacci.

Le village s'accroche aux pentes du Monte San Petrone.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cambia est connu pour la survivance protohistorique et historique des cultes dits "lunaires".

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

« Pieve di Vallerustie : Carticasi 111. Cambia 105. Borgo, e Sermano 64. Forci, e Pente 92. Corsoli 73. Russio, ed Errone 332. Aiti, e Lano 208. Tribio, e Cobiti con 2 ville 267. Loriani e S.Quilico 180 »[4].

  • 1768 - L'île passe sous administration militaire française.
  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Survient la Révolution française qui supprime les juridictions royales. La Constituante divise la France en 83 départements. La pieve de Vallerustie devient le canton de Vallerustie.
  • 1790 - Le département de Corse est créé avec Bastia pour préfecture.
  • 1791 - Corte devient chef-lieu du département ; le siège de l’évêché est fixé à Ajaccio.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune qui porte le nom de Cambia, se trouve dans le canton de Vallerustie, dans le district de Corte, dans le département d'El Golo.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 1], au Bulletin des Lois, la commune de Cambia reste dans le canton de Vallerustie dans l'arrondissement de Corte, dans le département d'El Golo.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse[5].
  • 1828 - Le canton de Vallerustie prend le nom de canton de San-Lorenzo.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • 1973 - Cambia passe dans le canton de Bustanico (chef-lieu : Sermano), dans l'arrondissement de Corte.
  • 1975 - La Corse est à nouveau scindée en deux départements : Haute-Corse et Corse-du-Sud.
  • 2010 - Une statue menhir vient d'être découverte au hameau de San Chirgu[6]. Elle est la 95e formellement reconnue en Corse.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
maire en 1897 ? Jean-Paul VINCENSINI    
maire en 1911 ? Vincent-Louis VINCENTI    
mars 2001 2014 Ange Michel ANGELI UMP  
mars 2014* En cours Nicolas SALICETI DVD Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2017, la commune comptait 80 habitants[Note 2], en diminution de 6,98 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
428486458475496496462480405
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
443449394416399327408421436
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
407364383396411424376391112
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
1168980817975757489
2017 - - - - - - - -
80--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Santa Maria[modifier | modifier le code]

Pour la datation l'archéologue Geneviève Moracchini-Mazel écrit : « nous avons proposé de retenir que sa construction, comme celle de l'église de San Chilico, pourrait dater des dernières années du XIIe siècle ou du XIIIe siècle et qu'elle a dû intervenir en remplacement d'une précédente chapelle préromane (remplois dans la campanile). »[10].

Il faut souligner (importance dépassant le cadre local) l’originalité de cette chapelle romane : « c'est le seul autel roman en place qui nous ait été conservé en Corse - G. Moracchini-Mazel ». En outre, sa forme de stazzona (dolmen) est troublante : les trois orthostates et la table lui donnent la forme dolménique classique au sud de l'île, mais dont il ne reste aucune trace en Castagniccia. D'autant plus, que c'est le seul autel de ce type retrouvé intact, et qu'il est attesté que la chapelle a remplacé un précédent édifice préroman.

La chapelle en totalité est classée au titre des Monuments historiques[11]

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Stantara Santa Maria[modifier | modifier le code]

Menhir de Petra Frigiata

Avec une croix gravée sur le nombril, cette statue-menhir christianisée est dressée au pied de la chapelle du même nom.

Elle est l'objet de légendes notamment celle d'un pari stupide. Elle serait la statue d'une jeune fille du village pétrifiée. Pour prouver son courage, la jeune fille aussi intrépide qu'outrageante, aurait tenté une nuit d'enfoncer un bâton dans une tombe. La mort l'aurait saisie, figeant pour l'éternité l'infortunée dans la peur.

Une autre légende raconte qu'une jeune fille du village devait se rendre à minuit à la porte de l'église voisine pour défier un vampire. Un jeune homme caché à l'intérieur lui répondit. Saisie d'effroi, la jeune fille aurait été pétrifiée soudainement. La statue aurait été élevée en son souvenir. On l'appelle depuis la Sainte.

Vieux couvent[modifier | modifier le code]

Les ruines d'un couvent sont visibles à l'arrière de la photo de la stantara. Il s'agit probablement de la chapelle, à en juger par les restes d'une voûte croisée, visibles aux quatre coins de la première pièce encore identifiable.

A Petra Frisgiata[modifier | modifier le code]

Gravure sur la Petra Frisgiada

A Petra Frisgiata (ou Petra frigiata, Petra frisgiada) est un gros rocher plat situé à proximité à la fois de la Stantara Santa Maria et de la chapelle romane Santa Maria. La Petra frisgiada I est le site d'art rupestre le plus complet de Corse (importance dépassant le cadre local) : « 595 signes ont été relevés, ce qui fait de la Petra Frisgiata I le site d'art rupestre le plus complet et par conséquent le plus fourni de l'île. ». « L'étude des superpositions et de la nature des signes renvoie à plusieurs périodes, entre l'âge du fer et la période contemporaine »[12].

Il est remarquable que, en limite de la même pieve, (E Vallerustie), (entre les communes de Carticasi et de Bustanico), se trouve le site d'art rupestre E Schippiate qui est second de Corse pour le nombre de signes gravés. La nuance affichée par ces deux appellations (A Petra Frisgiata et E Schippiate) est, linguistiquement et historiquement, très intéressante. À Cambia, comme dans toute la pieve, d'autres rochers gravés existent dans le maquis.

  • Les trois monuments de Corsuli (Capella Santa Maria, Stantara Santa Maria et Petra Frisgiata di Santa Maria) ne sont pas encore inscrits en tant que MH.

Noyés dans une forêt de chênes verts, ils sont facilement accessibles et bien indiqués depuis Corsoli. Des visites sont même organisées.

Chapelle San Chirgu[modifier | modifier le code]

Plus haut, tout en haut du hameau de San Chirgu, se trouve le sentier menant vers une chapelle romane datant du XIIIe siècle : la chapelle San Quilico ou San Chirgu (Saint Cyr) ornée de décors sculptés. La chapelle a été classée Monument historique[13] le 15 juin 1976 sous le nom de Église San Quilicu[Note 3].

La tradition orale veut que les deux chapelles (qui sont à portée de voix) aient été bâties en même temps. San Chirgu par le père (qui supervisait l'ensemble des travaux), Santa Maria par le fils. Geneviève Moracchini-Mazel confirme qu'elles "ont certainement été bâties en même temps".

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Ces deux chapelles à fresques ont été restaurées en 2008 - 2009 sous l'égide de la Collectivité Territoriale de Corse. Les travaux ont été cofinancés par l'État (70 %), la C.T.C. (25 %) et la commune (5 %).

L'église Santa-Catalina de Loriani[modifier | modifier le code]

Santa Catalina de Loriani

Édifice religieux du XVIe siècle, en pierre, schiste et moellon. Dans la petite niche au-dessus du porche, se trouve la statuette de sainte Catherine la sainte patronne.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Oppidum de Corsuli

Du site du château médiéval, transformé en 1358 lors de la révolution dite de "a terra di u cumunu", il ne reste actuellement qu'une partie de la tour (incorporée depuis ces événements), dans la première maison du village. C’était le lieu de résidence du ‘’Lieu-Tenant’’, représentant les seigneurs Bianculacci, de (Ghjuvellina) au grand fief desquels, la pieve des Vallerustie appartenait. Le mont St-Blaise, promontoire significatif de cet endroit, était probablement un site religieux dont l'histoire se perd dans le passé non encore exploré de l'époque des petre frigiate.

  • Sépulture préhistorique de Loriani (table sur montants naturels). Fouilles Michel-Claude Weiss.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Page-Marie Vincenti

Fils d'agriculteurs, Page-Marie Vincenti naquit à Cambia en 1872. Ce valeureux soldat s'illustrera dans de nombreux combats. Son courage lui vaudra, au-delà du respect qu'il lui fera gagner auprès de ses hommes, d'être décoré sur le champ d'honneur par le maréchal Pétain. Rentré à l'âge de dix huit ans dans l'armée, il participe notamment à la campagne du Tonkin. Lieutenant à la déclaration, il est mobilisé dans le 173e régiment d'infanterie. L'officier ne tarde pas à se faire remarquer par la bravoure qu'il manifeste en montant à l'assaut et c'est ainsi qu'il atteint le grade de capitaine. Vincenti participera à la prise du fort de Douaumont le 24 octobre 1916. Il sera blessé à deux reprises (bras gauche et jambe droite). À son retour il sera élu maire de Cambia.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, il se retire de la vie politique du village et s'éteint à Paris en 1956. Page-Marie Vincenti aura trois fils : Jean-Benoît, François et Charles-Louis Joffre qui tous les trois, à leur manière, résisteront lors du second conflit mondial. Engagé dans l'armée française, Charles-Louis sera fait prisonnier dans le Nord-Ouest de l'Allemagne, puis de nombreux transferts l'emmèneront finalement au Stalag X-B de Sandbostel, où il restera jusqu'en 1944. François, engagé dans la résistance, sera déporté à Dora où il passera deux ans. Son action lui vaudra d'être, comme son père, décoré de la médaille de la Légion d'honneur. Il sera fait chevalier, puis officier.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux ZNIEFF de 2e génération :

Landes et pelouses sommitales du massif du San Petrone

D'une superficie de base de 1 381 ha, la zone concerne 19 communes de la Castagniccia. Elle est composée de trois unités distinctes, distribuées sur les crêtes du massif de San Petrone.
L'intérêt qu'elle présente porte sur deux espèces déterminantes d'oiseaux : l'Aigle royal (Aquila chrysaetos (Linnaeus, 1758)) et l'Alouette lulu (Lullula arborea (Linnaeus, 1758)[14].

Châtaigneraies et bois des versants sud et ouest du massif du San Petrone

La zone d'une superficie de base de 5 550 ha, concerne les formations boisées de 23 communes de la Castagniccia occidentale et du Bozio. Elle s'étend sur les bassins versants des affluents du Golo, de la Casaluna, de la Bravone et du Corsiglièse qui se jette dans le Tavignano.
Son intérêt porte sur deux espèces déterminantes présentes : l'Autour des palombes (Accipiter gentilis (Linnaeus, 1758)) et la Gymnadénie moucheron, Orchis moucheron, Orchis moustique (Gymnadenia conopsea (L.) R.Br., 1813)[15], une orchidée terrestre européenne protégée sur l'île.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  3. Locution constituée d'un surprenant mélange de français et d'italien, le tout assorti d'un "u" final pour faire couleur locale

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Sarbaio (Y7021620) » (consulté le 10 octobre 2012)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de l'Ombriato (Y7021760) » (consulté le 10 octobre 2012)
  3. Il faut relever l'usage fréquent de toponymes impropres : sont apparues des graphies du type * san chilicu, avec, la première syllabe (chi) en corse, la seconde syllabe (li) en italien, et une étrange troisième syllabe (cu) (co en italien, rgu en corse). Il est regrettable que de tels néologismes (forgés sur une pseudo-«re-corsisation» d’un toponyme «toscanisé»), aient été parfois adoptés par les monuments historiques, et par la signalisation routière. Ignorance d’autant plus regrettable que cela fut fait, dans la louable mais maladroite intention, de respecter (conformément à la Charte des Toponymes) le toponyme local corse ‘’’San Chirgu’’’. En ce qui concerne le nom du village, hameau ne portant plus de politonyme, son nom et sa graphie corrects sont également San Chirgu.
  4. Francesco Maria Accinelli L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Corse-Matin du 25 avril 2010
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. Geneviève Moracchini-Mazel, Les Églises romanes de Corse, Librairie C. Klincksieck, Paris, 1967, vol. 2, p. 323
  11. Notice no PA2B000018, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. S.Leconte-Tusoli & L.Franceschini, Guide archéologique de la Corse, sous la direction de M-C Weiss, Albiana, Aiacciu, 2006, p. 67
  13. Notice no PA00099176, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. ZNIEFF 940004201 - Landes et pelouses sommitales du massif du San Petrone sur le site de l’INPN.
  15. ZNIEFF 940004202 - Châtaigneraies et bois des versants sud et ouest du massif du San Petrone sur le site de l’INPN.