Pistacia lentiscus

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Fleurs

L’Arbre au mastic, ou Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus L.) est un arbuste poussant dans les garrigues et les maquis des climats méditerranéens. Plante de la famille des Anacardiaceae, à feuillage persistant, elle donne des fruits, d'abord rouges, puis noirs.

Étymologie et histoire[modifier | modifier le code]

Le nom pistachier est un emprunt au grec (via l'italien du Nord et le latin) πιστακη pistaké «pistachier».

Le nom français lentisque est probablement emprunté[1] à l'ancien provençal lentiscle, issu d'un latin vulgaire *lentisculus, diminutif du latin classique lentiscus qui désignait déjà l'arbre « lentisque ».

La première mention des lentisques remonte au botaniste grec Théophraste (Recherche sur les Plantes[2]), (-371 ; -288). Quatre siècles plus tard, l'encyclopédiste romain Pline (Ie siècle) détaille les usages médicinaux des produits tirés des lentisques (Histoire Naturell[3], livre XXIV, 42). Tout est employé : les jeunes feuilles, la graine, l'écorce, la larme, le mastic. À la même époque, le médecin grec Dioscoride consacre la notice I, 70, de Materia medica[4] au mastic (skhinos σχινος). Il recommande l'usage d'une décoction (obtenue en faisant longuement bouillir l'écorce, les racines et le feuilles de l'arbuste) contre la dysentérie et les saignements utérins anormaux. Le jus exprimé des feuilles sert à l'hygiène bucale, l'huile extraite des fruits est utilisée pour ses propriétés astringentes. La résine est réputée pour ses nombreuses vertus médicinales (contre les rhumes, pour l'estomac), ainsi que pour fixer les cils des femmes, ou comme gomme à macher pour rafraîchir l'haleine. Il précise que « l'île de Chios la produit en abondance et d'excellente qualité ».

Les premières descriptions botaniques modernes commencent au XVIIe siècle quand la botanique prend son indépendance vis-à-vis de la médecine. De 1700 à 1702, le botaniste Tournefort effectue une expédition naturaliste au Levant (Crète, Cyclades, Turquie, Arménie). Dans les îles de la mer Égée, il observe et décrit les lentisques et les térébinthes (Relation d'un voyage du Levant, Tome I, lettre IX, p.379)[5]. Tournefort décrit le caractère dioïque des lentisques dans cette formule « les pieds de Lentisque qui fleurissent ne portent pas de fruit, & ceux qui portent des fruits ordinairement ne fleurissent pas » (p. 376). La notion de « fleur » n'était pas encore complètement établie, car s'il décrit correctement les pièces florales incomplètes de ce qu'on appelle actuellement « fleur femelle », il ne lui applique pas encore le terme, et c'est d'ailleurs à son élève Sébastien Vaillant que l'on doit ces précisions terminologiques. Il décrit précisément l'exploitation du mastic tiré par incision de l'arbre tel qu'il l'a observé dans l'île de Chios (Scio), sous domination ottomane à l'époque. Le « Grand Seigneur de Constantinople » (le sultan Moustapha II) exerçait un monopôle sur la vente du mastic. Tous les producteurs étaient redevables d'une partie de leur production au pouvoir central. « Les Sultanes consomment la plus grande partie du mastic destiné pour le Serrail ; elles en mâchent pour s'amuser & pour rendre leur souffle plus agréable, surtout le matin et à jeun ; on met aussi des grains de mastic dans des cassolettes & dans le pain avant de le mettre dans le four » (Relation d'un voyage du Levant, Tome T, lettre IX, p. 379).

Description[modifier | modifier le code]

Morphologie générale et végétative[modifier | modifier le code]

Le lentisque est en général un arbrisseau pouvant atteindre trois mètres, c'est parfois aussi un arbuste ne dépassant pas six mètres. Il se distingue des deux autres espèces de pistachiers méditerranéens (notamment Pistacia terebinthus L. ou térébinthe) par les caractères suivants :

  • les feuilles ont un nombre pair de folioles (paripennées ; elles se terminent par une paire de folioles, tandis que celles des autres pistachiers se terminent par une foliole terminale) ;
  • le rachis portant les folioles est ailé ;
  • le feuillage est persistant ;
  • l'inflorescence est cylindrique.
P. terebinthus P. lentiscus
Feuillage caduc persistant
Feuille imparipennée paripennée
Pétiole non ailé étroitement ailé
Inflorescence grappe composée
axillaire
grappe spiciforme
latérale

Les folioles, assez étroites et coriaces, sont de forme ovale à elliptique, terminées par une petite pointe. Leur nombre varie de deux à douze. Ces folioles portent souvent une galle (voir ci-dessous).

Le térébinthe (Pistacia terebinthus L.) possède des feuilles imparipennées, à rachis non ailé et une inflorescence pyramidale.

Morphologie florale[modifier | modifier le code]

Comme les autres pistachiers, le lentisque est dioïque: les fleurs mâles et femelles poussent sur des arbustes différents. Elles forment des racèmes de petite taille à l'aisselle des feuilles.

Les fleurs sont apétales. Les mâles ont cinq petits sépales dont émergent cinq étamines rougeâtres reposant sur un disque nectarifère. Les femelles, à trois ou quatre sépales, ont un ovaire supère(au-dessus des autres pièces florales) avec un style court à trois stigmates. La floraison a lieu de mars à mai-juin.

Fruit et graines[modifier | modifier le code]

Fruits du lentisque

Le fruit est une petite drupe comestible, arrondie, d'environ cinq millimètres. D'abord rouge et d'une saveur amère elle devient ensuite noire et douce en hiver.

Le pistachier vrai (Pistacia vera) quant à lui a des feuilles ayant moins de folioles : 3 à 5 folioles et des fruits plus volumineux et comestibles.

Aires de répartition[modifier | modifier le code]

  • Pistacia lentiscus est largement répandu dans le pourtour méditerranéen : Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte), Europe méditerranéenne (Espagne, Portugal, France, Italie, Croatie, Albanie, Grèce), Turquie, Iran, Irak, Syrie, Liban, Israël[6].
  • En France, on le trouve en Corse, sur le pourtour méditerranéen et en Charente-Maritime. A Ghisonaccia, se trouve un individu dont l'âge est estimé entre 700 et 1000 ans[7]. En novembre 2011, l'arbre a été élu arbre de l'année 2011 par un jury[8]. En guise de récompense, le pistachier corse sera classé arbre remarquable de France et une jeune pousse de la même espèce sera plantée à l’Élysée.
  • Son origine se situe dans les régions méditerranéennes de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique.
  • Habitat : fruticées et forêts sclérophylles.
  • La variété chia, de l'île de Chios en Grèce, est la plus réputée aujourd'hui et ceci depuis l'Antiquité. Son mastic est très pur. La culture traditionnelle du mastiha de l'île a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO en 2014[9]

Maladies et parasites[modifier | modifier le code]

Galle de pistachier

Il est courant d'observer des galles formées aux dépens du limbe foliaire du pistachier lentisque. Les parasites qui induisent la production de ces galles, et s'en nourrissent ensuite, sont l'acarien Eriophyes stefanii (galle par enroulement marginal serré par en haut) et surtout le puceron Anopleura lentisci (galle réniforme)[10].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mastic (résine).
mastic
larme de résine
  • Résine

Le « mastic », une gomme naturelle, est obtenu par incision répétée des tiges[11]. De ces entailles s'écoule peu à peu une oléorésine qui se transforme en grains de mastic. Chaque arbre peut produire de 150 à 180 grammes par an de mastic et certains arbres exceptionnels jusqu'à 4 à 5 kg par an. De couleur jaune clair, cette gomme dégage une odeur balsamique relativement forte. Dans l'île de Chios, cette résine est exploitée sous le nom de « mastikha » (μαστίχα) ou mastic[12],[13].

En Orient, la résine est traditionnellement utilisée comme masticatoire parfumé pour protéger les gencives et rafraîchir l'haleine. Elle a été utilisée en Europe, au début du XXe siècle, en médecine, comme antidiarrhétique pour les enfants, comme antiscorbutique ainsi que sous forme de cataplasme ou pour faire des fumigations[11]. En dentisterie, elle servait à l'occlusion des dents cariées.

En médecine traditionnelle, on utilise la résine de pistachier lentisque afin de combattre les ulcères d'estomac. Son efficacité contre la bactérie Helicobacter pylori a en effet été récemment confirmée[14]. Elle avait été vérifiée par plusieurs études scientifiques[15] ,[16]. Cette méthode consiste à éliminer la bactérie H. pylori par mastication de résine du pistachier lentisque.

Contre les coliques et les problèmes digestifs, dans la région de Bougie (Algérie), les bougiotes citadins s'en servent pour aromatiser leur eau et l'assainir[réf. souhaitée]. Dans le sud de l'Espagne, des branches de lentisques sont mises dans l'eau des puits désinfectés par la chaux afin d'enlever le mauvais goût résultant de ce traitement[11].

Cette gomme est aussi employée en pâtisserie, en confiserie, et pour la fabrication de liqueurs comme la mastika et de cosmétiques.

  • Bois

Le bois du lentisque est de couleur rose ou ocre, avec un veinage jaune. Il est employé en menuiserie et en ébénisterie. Il sert aussi de bois de chauffage et fournit un excellent charbon de bois[11].

  • L'amande

Le fruit est identique aux pistaches et peut être consommée crue mais on l'emploie généralement pour confectionner une confiserie appelée masticha dans les pays arabes. On fait bouillir la « graine » avec de petites fèves, du blé et des pois chiches, arrosée légèrement avec de l'huile d'olive.

Cette préparation de graines de lentisque est très appréciée notamment dans l'Est Algérien. A Jijel notamment, où il est connu sous le nom de : Maslouq, ainsi qu'à Bougie sekssou be dhro.

  • L'huile de lentisque

Une recherche ethnobotanique menée en Sardaigne, auprès de personnes qui ont gardé une connaissance de la récolte des « graines » de lentisque et de l'extraction de l'huile, a permis de reconstituer cette pratique ancestrale, aujourd'hui disparue[11].

La période de la récolte varie de décembre à janvier, suivant le lieu et l'année. Le murissement des fruits est plus précoce dans les zones ensoleillées. Les fruits cueillis à la main sont portés à ébullition dans de l'eau pendant une demi-heure environ. Ils sont ensuite placés dans un sac de jute qu'un homme piétine pour extraire le jus. À la surface de celui-ci surnage l'huile recherchée, de couleur verte.

Dans plusieurs pays d'Orient et d'Afrique du Nord, l'huile de lentisque est mélangée à de la farine et de la patte d'amandes pour faire une sorte de « beurre » considérée comme aphrodisiaque. Celui-ci est généralement consommé dilué dans le thé. En Sardaigne, on le mange sur du pain « biscotte » ou du pain durci au four.

Au Maroc, cette huile verte est utilisée sous forme d'onguent pour soigner les brûlures ou les douleurs dorsales. Dans les maisons, elle sert pour l'éclairage.

L'huile verte peut être transformée en huile jaune en la portant à ébullition. Cette dernière est réservée à la fabrication des beignets.

L'huile jaune est d'odeur intense et herbacée. Elle est utilisée pour les indications suivantes : varices et jambes lourdes, congestions et stases veineuses, hémorroïdes externes et internes, thrombophlébite. En effet, cette huile essentielle est reconnue comme décongestionnante des systèmes veineux et lymphatique[réf. souhaitée]. Utilisée aussi pour traiter les brûlures, asthme et toux.

Très présent en Algérie, le pistachier lentisque constitue un remède précieux depuis l'antiquité. Dans l'est de l'Algérie, le pistachier lentisque se nomme : edhrou, tro ou troo (prononcer trou en roulant le r !). Tandis que dans la région de la Kabylie le pistachier lentisque se nomme : Imidhek, le fruit quant à lui se nomme tidekt. L'huile de lentisque (Pistacia lentiscus) est utilisée contre la bronchite, l'asthme, la sinusite, l'eczéma (psoriasis et lichen plan) et les brûlures. Les feuilles quant à elles sont utilisées pour préparer des tisanes agissant contre les problèmes de l'appareil digestif (ulcère, colopathie, parasites).

Phytochimie[modifier | modifier le code]

  • Huile essentielle extraite des feuilles

L'huile essentielle obtenue par hydrodistillation des feuilles de P. lentiscus est de composition très variable suivant le lieu de récolte. En Corse l'analyse de 105 spécimens a dégagé la présence d'une dizaine de monoterpènes principaux[17] : myrcène, limonène, terpinène-4-ol, α-pinène, β-pinène, α-phellandrène, sabinène, p-cymène et γ-terpinène. Le partitionnement de données (clustering) dégage trois groupes par rapport au contenu en terpinène-4-ol/α-pinène, limonène et myrcène. L'analyse de l'huile essentielle de lentisque provenant de l'est du Maroc contient une centaine de constituants. Les principaux constituants sont[18] des monoterpènes :

Profil chromatographique
Composant Concentration (%)
Myrcène 39,2
Limonène 10,3
β-gurjunène 7,8
Germacrène 4,3
α-pinène 2,9

Le constituant principal, le myrcène (39,2 %), a aussi été trouvé en abondance en Corse (76,9 %), en Espagne (27 %), en Italie (27 %) et Algérie. Par ailleurs, l'α-pinène, est le constituant principal trouvé au Maroc (à Oulmes) (16,1 - 38,5 %), Algérie (20,0 - 34,2 %), Grèce (24,9 - 9,4 %), Italie (14,8 - 22,6 %), France (25,6 %). D'autres chemotypes ont encore été observés : limonène (40,7 % Corse, 44-29 % Algérie), β-caryophellène (Algérie, Italie) etc.

L'huile extraite de la gomme[19] est composée de monoterpènes dont principalement α-pinène (79 %).

  • Composés phénoliques des feuilles

Les feuilles de lentisque contiennent[20] de l'acide gallique et ses dérivés, des hétérosides de flavonols et d'anthocyanidols (delphinidine 3-O-glucoside, cyanidine 3-O-glucoside).

  • Mastic

Le polymère du mastic a été identifié comme un cis-1,4-poly-β-myrcène[21]. Le mastic contient aussi une petite fraction d'huiles essentielles : les triterpénoïdes identifiés ont un squelette de type tétracyclique (euphane, dammarane), pentacyclique (lupane, oléanane) ainsi que bicyclique et tricyclique. Les constituants de la résine de mastic frais sont très oxydés. Jusqu'à 6 oxygènes sont ajoutés aux composants initiaux de la résine.

Propriétés pharmacologiques[modifier | modifier le code]

  • Extrait des feuilles

Des extraits des feuilles de lentisque inhibent la croissance de micro-organismes[19] comme Pythium ultimum (Oomycète) et Rhizoctonia solani (champignon Basidiomycète). Ils auraient une activité antifongique forte et une activité antimicrobienne faible.

  • Le mastic

La gomme du Pistacia lentiscus var. chia a des propriétés antibactériennes et antioxydantes[22]. Elle inhibe la production cellulaire de superoxyde et de H2O2. Des études cliniques ont montré une activité anti-inflammatoire du mastic de Chios[23].

L'activité antimicrobienne de la gomme de mastic contre des isolats cliniques récents d' Helicobacter pylori a été étudiée par Marone et als[24]. Le mastic a une bonne activité antibactérienne contre H. pylori et induit des changements ultra-structuraux manifestes comme on l'observe en microscopie électronique en transmission. Il a été montré aussi que α-terpinéol et l'(E)-méthyl isoeugénol des composants du mastic ont des activités anti-H. pylori[25]. Ces composés pourraient être utiles pour surmonter la résistance de H. pylori aux médicaments.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres pistachiers :

  • Pistacia afghanistania,
  • Pistacia atlantica,
  • Pistacia chinensis,
  • Pistacia khinjukv,
  • le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus L.),
  • Pistacia mexicana,
  • Pistacia palaestina,
  • le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus L.)
  • le pistachier vrai (Pistacia vera L.),
  • Pistacia wienmannifolia.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cnrs, atilf CNRTL, « LENTISQUE subst. masc. »
  2. Théophraste, Recherche sur les plantes (traduction et commentaires de Suzanne Amigues), Belin,‎
  3. Pline l'Ancien, Histoire naturelle (traduit, présenté et annoté par Stéphane Schmitt), Bibliothèque de la Pléiade, nrf, Gallimard,‎ , 2131 p.
  4. (en) Pedanius Dioscorides of Anazarbus, De materia medica (translated by Lily Y. Beck), Olms - Weidmann,‎ , 630 p.
  5. M. Pitton de Tournefort, Relation d'un voyage du Levant, Tome premier, Imprimerie royale,‎ mdccxvii (1717) (lire en ligne)
  6. Référence GRIN : espèce Pistacia lentiscus (en)
  7. [1]
  8. [2]
  9. Adéa Guillot, Le Monde du 30 décembre 2014, p. 6
  10. P. Dauphin, J.-C. Aniotsbéhère. Les galles de France (2e édition). Mémoires Soc. Linn. Bordeaux, tome 2, 1997
  11. a, b, c, d et e François de Lanfranchi, Bui Thi Mai, Michel Girard, « La fabrication d'huile de lentisque (Linsticu ou chessa) enSardaigne », Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée., vol. 41e année, no 2,‎ , p. 81-100 (lire en ligne)
  12. Michel Botineau, Guide des plantes à fruits charnus comestibles et toxiques, Lavoisier, TEC & DOC,‎
  13. Ambassade de Grèce, « Actu helléniques en France, Le mastic de Chios »
  14. VRP
  15. Sotirios Paraschos, Prokopios Magiatis, Sofia Mitakou, Kalliopi Petraki, Antonios Kalliaropoulos, Petros Maragkoudakis, Andreas Mentis, Dionyssios Sgouras, and Alexios-Leandros Skaltsounis, « In Vitro and In Vivo Activities of Chios Mastic Gum Extracts and Constituents against Helicobacter pylori▿ », Antimicrobial Agents and Chemotherapy, vol. 59, no 7,‎ (lire en ligne)
  16. Huwez FU, Thirlwell D, Mastic Gum kills Helicobacter pylori, New England Journal of Medicine, 339:1946, Dec. 24, 1998
    * Huwez FU, Al-Habbal MJ. Mastic in treatment of benign gastric ulcers. Gastroenterol Jpn 1986;21:273-274
    * Al-Habbal MJ, Al-Habbal Z, Huwez FU. A double-blind controlled clinical trial of mastic and placebo in the treatment of duodenal ulcer. J Clin Exp Pharm Physiol 1984;11:541-4
    * Al-Said MS, Ageel AM, Parmar NS, Tariq M. Evaluation of mastic, a crude drug obtained from Pistacia lentiscus for gastric and duodenal anti-ulcer activity + J Ethnopharmacol 1986;15:271-278
  17. Vincent Castola, Ange Bighelli, Joseph Casanova, « Intraspecific chemical variability of the essential oil of Pistacia lentiscus L. from Corsica », Biochemical Systematics and Ecology, vol. 28, no 1,‎ , p. 78-88
  18. Hassan Amhamdi, Fatima Aouinti, Jean Paul Wathelet andAli Elbachiri, « Chemical Composition of the Essential Oil of Pistacia lentiscusL. from Eastern Morocco », Records of Natural Products, vol. 2,‎
  19. a et b Nahida, Ansari, Siddiqui, « Pistacia lentiscus : a review on phytochemistry and pharmacological properties », International Journal of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences, vol. 4, no supp 4,‎
  20. Abdelwahed A, Bouhlel I, Skandrani I, Valenti K, Kadri M, Guiraud P, Steiman R, Mariotte AM, Ghedira K, Laporte F, Dijoux-Franca MG, Chekir-Ghedira L, « Study of antimutagenic and antioxidant activities of gallic acid and 1,2,3,4,6-pentagalloylglucose from Pistacia lentiscus. Confirmation by microarray expression profiling », Chem Biol Interact., vol. 165, no 1,‎ , p. 1-13
  21. (en) G.A. van Doelen, Molecular studies of fresh and aged triterpenoid varnishes, PhD thesis : Institute for Biodiversity and Ecosystem Dynamics (IBED), University of Amsterdam (UvA),‎ (lire en ligne)
  22. Angelike Triantafyllou, Alfiya Bikineyeva, Anna Dikalova, Rafal Nazarewicz, Stamatios Lerakis and Sergey Dikalo, « Anti-inflammatory activity of Chios mastic gum is associated with inhibition of TNF-alpha induced oxidative stress », Nutrition journal, vol. 10, no 64,‎
  23. Mahmoudi M, Ebrahimzadeh MA, Nabavi SF, Hafezi S, Nabavi SM, Eslami Sh., « Antiinflammatory and antioxidant activities of gum mastic », Eur Rev Med Pharmacol Sci., vol. 14, no 9,‎ , p. 765-9
  24. Marone P1, Bono L, Leone E, Bona S, Carretto E, Perversi L., « Bactericidal activity of Pistacia lentiscus mastic gum against Helicobacter pylori », J Chemother., vol. 13, no 6,‎ (lire en ligne)
  25. Miyamoto, Okimoto, Kuwano, « Chemical Composition of the Essential Oil of Mastic Gum and their Antibacterial Activity Against Drug-Resistant Helicobacter pylori », Nat Prod Bioprospect., vol. 4, no 4,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

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